09 mai 2012

Législatives 2012 : L'exécrable « bilan social » des députés UMP !

Paniquée par une probable lourde défaite aux législatives, l'UMP aimerait bien qu'on oublie le traitement réservé aux salariés durant la dernière mandature, comme par exemple : la taxation des indemnités d'accident du travail ! 




Ainsi, l'UMP afin d'éviter une déroute aux législatives, a demandé aux français de lui donner une majorité à l'Assemblée Nationale pour rééquilibrer les pouvoirs ! Néanmoins, comme nous l'écrivions précédemment il serait étonnant que les français après avoir infligé la plus sévère des corrections à l'UMP, à chaque élection, décide de donner massivement leurs votes à un mouvement ... qu'ils ne cessent de rejeter. Mais à l'UMP on fait mine de croire qu'un si faible argument pourrait influencer les électeurs salariés !

Ce qui est dommage car les Copé, Bertrand, Morano, Wauquiez et députés de l'UMP qui nous ont chanté sur tous les tons la valeur travail auraient pu profiter de la campagne des législatives pour justifier l'une des mesures les plus scandaleuses du quinquennat : La Taxation des indemnités d'accident du travail !

Pour ceux qui l'auraient oublié : En 2009, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblé nationale proposait de taxer les indemnités journalières liées aux accidents du travail, expliquant que pour lui il était inique de ne pas les taxer alors que toutes les autres indemnités journalières l'étaient ! Copé qui déclarait : « C’est un revenu qu’il s’agit de soumettre à l’impôt. Cela n’a rien de choquant (...) cela rapportera environ 150 millions d’euros »

Revenu bien involontaire dans la mesure où nul salarié ne souhaite être victime d’un accident du travail. Ce que faisait judicieusement remarquer la FNATH dans L’Expansion : «  (...) Si les indemnités journalières versés aux victimes du travail ne sont pas taxées, c’est parce qu’elles constituent non pas un revenu de remplacement, mais la réparation d’un préjudice subi du fait d’un risque professionnel (...) »

La Fondation Copernic lançait une pétition reprise par de très nombreux sites dans laquelle elle écrivait : 

« Il y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à imposer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair. Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail.

Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base. Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.

Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent. La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.

Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n’était qu’une frêle compensation. La supprimer serait scandaleux. D’autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécoms, ne sont pas reconnus légalement autant qu’il le faudrait comme des accidents.

Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008.

On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d’autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.

Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vies que l’organisation du travail brise. Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine »

Il est à noter que dans le même temps : Le ministre du Budget restait opposé à toute réforme du bouclier fiscal qui permet aux ménages de ne pas verser en impôts plus de 50% de leur revenu. Ce qui montrait clairement que le gouvernement et une majeure partie des parlementaires UMP avaient plus de considération pour les titulaires du bouclier que pour les victimes d'un accident du travail invalidant.

Le ministre du Budget Eric Woerth de son côté expliquait que :  le gouvernement soutiendrait la fiscalisation des indemnités journalières pour les accidents du travail, réclamée par le chef des députés UMP Jean-François Copé (...) »

En clair comme l'expliquait la FNATH : « (...) nous pouvons donc aller travailler, mais surtout en n’ayant pas d’accident ! »

Il ne reste donc plus que quelques semaines aux anciens ministres et députés candidats de l'UMP pour justifier aux électeurs cette scandaleuse mesure, aux antipodes de la valeur travail si chère à leur mouvement politique !

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07 mai 2012

Législatives : Après #AuRevoirNS nous n'oublierons pas de dire #AuRevoirUMP !

Le mouvement dirigé par Jean-François Copé ne pourra pas s'appuyer sur la victoire et le bilan de Nicolas Sarkozy pour éviter une déroute aux  les législatives. Leur seul argument sera de demander aux français une majorité UMP pour rééquilibrer les pouvoirs !





Question : Un mouvement politique qui a perdu toutes les élections durant les cinq dernières années, y compris la présidentielle, peut-il implorer les français de lui donner une majorité à l'Assemblée Nationale ? A priori non.Eh bien c'est pourtant ce que l'UMP demande aux électeurs !

En effet, Nathalie Kosciusko-Morizet  n'hésitait pas hier soir à lancer : « Nous avons perdu cette élection », mais « ce n'est pas fini » Avant d'ajouter aujourd'hui qu'elle souhaitait : « (...) une majorité la plus large possible pour l'UMP aux élections législatives pour rééquilibrer les pouvoirs après l'élection de François Hollande à la présidence (...) on a le nouveau président de la République, le Sénat, la plupart des régions, un très grand nombre de départements, beaucoup de grandes villes, qui sont à gauche (...) Je rêve d'un rééquilibrage à l'occasion des législatives. Ce serait inédit en France que tous les pouvoirs soient aux mains d'un seul parti, en l'occurence les socialistes (...) »

Donc, si on comprend bien le message de Nathalie Kosciusko-Morizet, les français après avoir infligé la plus sévère des corrections à l'UMP, à chaque élection, devraient dans leur grande mansuétude, donner massivement leurs votes à un mouvement ... qu'ils ne cessent de rejeter ? Mais dites moi chère madame, pourquoi ne vous a t-on pas entendue vous offusquer lorsque la droite parlementaire dirigeait sans partage le pays ?

Au delà du comique involontaire des propos, on notera surtout que l'UMP, en cas de défaite importante aux législatives, risque de se retrouver devant un sérieux problème ... de trésorerie. Car, comme tout le monde le sait, les dotations de l'état aux mouvements et partis politiques sont liées aux résultats électoraux. Dans le cas d'une déroute ou du moins d'un mauvais résultat, quid du remboursement du nouveau siège de l'UMP, du fonctionnement du parti (permanents, matériel de propagande, ...) et surtout du financement des prochaines campagnes à venir (municipales) ?

Vous avouerez qu'on en bien loin des convictions ou engagements de la présidentielle. Surtout que ceux-ci ayant échoué à convaincre les français ne devraient pas être mis en avant par les candidats de l'UMP ! Néanmoins, Slovar dans les semaines qui viennent ne manquera pas de vous rappeler le contenu des programmes de l'UMP et du Président candidat validé par le même UMP !

Dans le domaine des convictions, on pourra au passage s'amuser du courage politique d''Alain Juppé qui a déclaré : « Nous ne ne renoncerons pas, bien sûr, à nos convictions, nous allons repartir à la prochaine bataille, celle des élections législatives » mais ne se sera pas candidat à Bordeaux, alors qu'en mars dernier, il expliquait au Figaro qu'il le serait. Il faut dire que : Dans la deuxième circonscription où Alain Juppé aurait été opposé à la députée sortante socialiste Michèle Delaunay, le nouveau chef de l'État a obtenu 59% des suffrages ... Alors, l'excuse du non cumul de mandats ....

On finira (provisoirement) par le courage politique de ces ministres ou députés UMP qui ont souhaité trouver au plus vite une circonscription accueillante qui leur éviterait un combat difficile ?

Alors, madame Kosciusko-Morizet, monsieur Juppé et monsieur Copé, il va falloir trouver d'autres arguments que le simple rééquilibrage des pouvoirs pour éviter de sombrer corps et biens dans quelques semaines. Et comme c'est assez improbable ...


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04 mai 2012

Le 6 mai, ne vous laissez pas tromper par le candidat du « vrai travail » !

Nicolas Sarkozy a raison de dire que l'élection de dimanche est un choix crucial pour la France. En effet, en cas de victoire, celui qui affirme être le candidat du « vrai travail » deviendrait le liquidateur des droits des salariés !



Dimanche, les français vont désigner le Président de la République pour les cinq années à venir. Compte tenu de la situation délicate de l'économie française, il devrait rapidement se pencher sur l'avenir de millions de salariés et le sort de plus de 4 millions de chômeurs.

Le Président candidat s'il a occulté le sujet entre deux tours pour se concentrer sur les frontières et les immigrés, n'a pas caché au début de sa campagne son alignement sur les demandes des organisations patronales : Medef, UIMM et Afep.Pour ceux qui les auraient oublié, nous rappellerons

La TVA sociale

Celle ci fera augmenter les prix à la consommation et donc écornera un peu plus le pouvoir d'achat. Par contre, elle devrait permettre aux entreprises de regonfler leurs marges sans pour cela créer d'emploi, du moins à temps plein, puisque l'investissement et les embauches ne sont visiblement pas la priorité du Medef !

Laurence Parisot : « (...) l'entreprise pourra profiter des baisses de cotisations pour baisser son prix hors taxes, investir, augmenter les salaires... ou conserver sa marge. Pas question de négocier des engagements. « Il faut laisser la liberté d'utiliser les marges de manoeuvre »

Droit et contrat de travail

Les organisations patronales sont obsédées par le droit et le code du travail qu'elles souhaitent réduire toujours plus. D'où l'idée de mettre en avant les accords compétitivité-emploi considérés comme prioritaires par le Medef, l'UIMM et le Président candidat. Le but :  Transformer la rémunération des salariés en variable d'ajustement de l'activité économique !

Afin d'y parvenir, il est nécessaire de priver ces salariés du droit de s'opposer à une modification unilatérale de leur contrat de travail ! Les organisations patronales n'ayant pas ce pouvoir, elles comptent sur une réélection de Nicolas Sarkozy pour obtenir satisfaction !

Petit détail : « (...) le Medef indique clairement que les dirigeants et actionnaires ne seront pas contraints de faire le même effort que les salariés ! En clair, pendant que les salariés voient leur rémunération baisser, celles des dirigeants restent intactes et les actionnaires continuent à toucher des dividendes ! Au final, les entreprises pourraient donc baisser les rémunérations pour augmenter leur profit ! (...) »

Chômage et indemnisation

Le Medef ne cache pas qu'il souhaiterait revenir à une forme de dégressivité des allocations versées aux chômeurs et un raccourcissement de leur durée. C'est exactement ce qu'a évoqué Xavier Bertrand le 28 novembre dernier dans Le Figaro dans lequel il se posait la question : « des freins au retour à l'emploi » avec comme exemple : « la réintroduction d'une dégressivité des allocations chômage, incitative à la reprise d'emploi (...) »

Flexibilité et précarité pour tous !

On n'oubliera pas non plus le manifeste des 25 grands patrons français, publié en avril dernier, réclamant : « Des assouplissements du droit du travail, encore plus de flexibilité pour les salariés et des obligations revues à la baisse en cas de plans sociaux » , qui est en réalité un synthèse des demandes patronales avec la quelle Xavier Bertand est en osmose.

Voilà donc ce qui attend les salariés et chômeurs français au cas où le Président candidat venait à être réélu. Maintenant c'est vous qui voyez !


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L'Express

03 mai 2012

Affaire Viveo : La justice refuse de condamner les « licenciements sans motif économique » !

Depuis plusieurs mois les salariés de Viveo veulent faire annuler un plan social non motivé par des difficultés économiques. S'ils avaient gagné la première manche, leur patron a gagné la seconde. La belle se jouera en Cour d'appel mais sans grand espoir pour les salariés ! 




Patrons, DRH, avocats et syndicats attendaient avec la plus grande impatience la réponse de la justice à une question : « Un juge peut-il revenir sur un plan social s’il considère que les difficultés économiques invoquées par l’entreprise sont insuffisantes ? » Cette question se référait à l'affaire Viveo dont Slovar vous avait longuement parlé

« (...) En mars 2010 les salariés de Viveo France manifestaient contre la mise en place d'un plan de restructuration par la société suisse Temenos qui était en train de les racheter. Le Comité d'Entreprise de Viveo mandatait un expert indépendant pour analyser la situation économique du groupe. Le rapport de l'expert concluait qu' « il n'y avait pas de motif économique au projet de restructuration présenté et visant à supprimer plus du tiers des effectifs de Viveo France. Fort de ces éléments le CE assignait la direction en justice, devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, afin que soit prononcée la nullité du PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi) en raison de l'absence de motif économique. La direction de Temenos France affirmant de son côté que le PSE était justifié par une perte de compétitivité des produits Viveo sur le marché domestique. Résultat des courses, le PSE de Temenos était annulé, ce qui était confirmé par la Cour d'Appel (...) »

Ce qui mettait en rage un des cabinets d'avocats préféré des DRH qui affichait clairement sa volonté de mettre hors jeu les juges qui vérifient la validité des plans sociaux et lançait ce chantage : « (...) si la Cour de Cassation devait donner raison aux salariés de Viveo, ce serait ouvrir : « la porte à l'interdiction de tout licenciement en France » et nuirait « à l'attractivité de la France et à sa capacité à retenir ou créer des emplois »

Et pourtant, depuis son début, cette affaire n'a quasiment pas été médiatisée. Ce qui est assez extraordinaire lorsqu'on sait qu'elle symbolise un modèle économique et un mode de management méprisants à l'encontre des salariés. 

Or, on apprend aujourd'hui que : « (...) la chambre sociale de la Cour de cassation a invalidé l'arrêt de la Cour d'appel de Paris annulant, pour absence de motif économique (...) »

Ce qui a fait dire au représentant CGT de Viveo que : « (...) cette décision de la Cour de cassation donnait carte blanche pour les licenciements après le 2ème tour de la présidentielle (...) » En effet, après la décison de la Cour de Cassation, les entreprises pourront continuer à alléger leurs effectifs même si elles affichent une excellente santé, dans la mesure où la justice ne s'opposera pas à des licenciements sans motif économique ! Et comme de nombreuses entreprises ont accepté à la demande de Xavier Bertrand de reporter les dégraissages après le résultat du 6 mai ...

L'affaire devra néanmoins être rejugée par la cour d'appel de Versailles qui statuera à nouveau « en conformité avec l'analyse de la Cour de cassation ». Ce qui laisse aux salariés de Viveo peu de chances et beaucoup d'amertume. Et pour tout les salariés français beaucoup d'inquiétude pour les mois et années à venir !

A 3 jours de la présidentielle, la balle est désormais dans le camp des politiques qui devront décider en cas de victoire, si un modèle économique et social qui méprise les salariés, au point d'exiger de ne pas avoir de raison à leur donner pour les licencier, mérite de l'indulgence ou une réelle sanction !   



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02 mai 2012

Apprentissage : Le meilleur et le pire expliqué par les apprentis

Si les politiques n'ont pas assez de mots pour magnifier l'apprentissage. Or, on connaissait peu ou pas l'avis des jeunes qui ont fait ce choix. C'est pourquoi l'étude que la Jeunesse ouvrière chrétienne vient de publier est intéressante !






Très longtemps, l'apprentissage a eu mauvaise réputation. En effet, il serait aisé de faire témoigner de très nombreux anciens apprentis, qui au lieu d'apprendre un métier ont passé le balai, ont fait les courses des employeurs, ont préparé les repas ou on servi de baby-sitters. 

Mais, affirment les dirigeants politiques et économiques aujourd'hui tout cela est terminé. D'ailleurs l'apprentissage est représenté par une Nadine Morano : « ministre auprès du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle »  qui en parle avec des larmes d'émotion dans les yeux.

Devant une telle unanimité, nul n'avait jusqu'à présent pensé à demander leur avis aux premiers concernés : Les apprentis. C'est en partie réparé grâce à l'enquête réalisée par La JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne) auprès de 1080 jeunes de 15 à 30 ans, qui organisait hier 1er mai des tables rondes avec des syndicats, des responsables politiques, des employeurs et des jeunes.

Que disent et pensent les apprentis de leur formation, de leur conditions de travail et de vie ?

S'ils reconnaissent que l'apprentissage est une des moins mauvaises solutions pour obtenir un emploi durable. Ils sont : « (...) 68,3 % des jeunes interrogés à penser qu'ils ne sont ni entendus, ni respectés dans la société (...) Et sont 54,2% à considérer qu'ils n’ont pas de bonnes conditions de travail (...) »

En résumé : S'ils sont une large majorité (61,3%) à indiquer que leur formation est passionnante, ils déplorent majoritairement le très faible niveau de rémunération (70%). Et surtout : Ils disent être perçus comme étant des subalternes qui ne comptent pas dans la vie de l'entreprise ou dans la vie sociale et politique. Le fait que les apprentis n'aient aucune représentation officielle n'y est sûrement pas pour rien écrit la JOC.

JOC qui conclut : « (...) Cette enquête inédite montre bien que les campagnes de publicité ne suffiront pas à changer l'image de l'apprentissage. Reconnaissance, salaire, conditions de travail et d'étude, logement (...) sont autant de sujets qui demandent de vrai changements pour que les apprentis soient enfin reconnus à leur juste valeur »

Ce qui ne semble pourtant pas avoir été la préoccupation des parlementaires de l'UMP dont les priorités auront été de déposer une proposition de loi visant à « adapter l'apprentissage aux situations locales ». C'est à dire : « faire sauter l'interdiction pour les jeunes apprentis de travailler de nuit » et ont cherché par deux récents décrets à remettre en place l'apprentissage à 14 ans !

En clair, permettre à l'éducation nationale de se séparer des gamins les plus en difficulté pour les envoyer dans le monde de l'entreprise. Gamins qui risquent de se retrouver dans une impasse sans possibilité de retour. Mais auront fourni une main d'oeuvre temporaire, bon marché, pour certaines entreprises peu regardantes ou ... opportunistes !

 Alors, plutôt que hurler au miracle comme le font le Président candidat et son gouvernement, n'est-il pas plus judicieux de prendre le temps de réfléchir à la condition d'apprenti et son amélioration au lieu de vouloir pratiquer une politique du chiffre qui relève de la communication politique ?

Le résultat de la présidentielle et des législatives qui suivront donneront certainement un début de réponse ....


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30 avril 2012

Austérité, flexibilité et démantèlement des droits des salariés nous mènent dans le mur !

Alors que Nicolas Sarkozy continue de brandir la valeur travail, le recours à la plus grande des flexibilités et réduction des droits des salariés, l'OIT vient de publier un rapport dans lequel elle remet en cause cette stratégie et appelle à un changement de cap !


Demain, le Président candidat rassemblera ses troupes à Paris pour parler du « vrai travail » qui n'est comme le fait remarquer avec justesse BFM qu'une version actualisée du « travailler plus pour gagner plus »

Ainsi, il suffirait de faire travailler plus ceux qui ont un emploi, faire varier le temps de travail et de généraliser les petits boulots précaires pour sortir du marasme issu de la crise de 2008 !

Or, cette légende ne résiste pas un seconde à la lecture du rapport de l'Organisation Internationale du Travail qui s'inquiète du nombre particulièrement élevé de chômeurs, mais aussi de la mauvaise qualité des emplois créés.

En effet, après avoir indiqué que : « (...) Fin 2011, le monde comptait 196 millions de personnes au chômage et pronostiqué que fin 2012, ce chiffre devrait atteindre 202 millions (...) » L'OIT met en garde contre ceux qui expliquent qu'il serait aisé de réduire le nombre de chômeurs et écrit : « (...) Après quatre années de crise mondiale, les déséquilibres du marché du travail sont devenus plus structurels, et de ce fait plus difficiles à surmonter. Certaines catégories de personnes, comme les chômeurs de longue durée, sont menacées d’exclusion du marché du travail. Ce qui signifie qu’elles ne parviendront pas à obtenir un nouvel emploi, même s’il y avait une forte reprise (...) En outre, pour une proportion grandissante de travailleurs qui occupent un emploi, le travail est devenu plus instable ou précaire. Le travail à temps partiel contraint s’est développé dans deux-tiers des économies avancées et le travail temporaire dans plus de la moitié de ces économies (...)  »

Et l'OIT d'expliquer que les politiques d'austérité couplées au démantèlement du droit des salariés en Europe mènent à la catastrophe 

« (...) Dans les faits, l’austérité s’est traduite par une faible croissance économique, une volatilité accrue et une détérioration des bilans des banques qui débouche sur une contraction supplémentaire du crédit, une baisse de l’investissement et, par conséquent, de nouvelles pertes d’emplois. Paradoxalement, cela a aussi altéré les budgets des gouvernements, exigeant encore plus d’austérité. De plus, il n’y a guère eu de progrès en matière de déficits budgétaires dans les pays qui mènent avec détermination des politiques de rigueur. Quant aux politiques de dérégulation, le Rapport estime qu’elles ne permettront pas de relancer la croissance ni l’emploi à court terme – un horizon pourtant crucial en période de crise. En effet, les effets sur l’emploi des réformes du marché du travail dépendent en grande partie du cycle économique. En période de récession, une réglementation moins contraignante pourrait conduire à davantage de licenciements sans contribuer pour autant à la création d’emplois. De même, un affaiblissement de la négociation collective enclencherait sans doute une spirale à la baisse des salaires, retardant d’autant la reprise (...) »

Constat qui invalide les déclarations des politiciens et économistes libréaux qui nous répètent que la flexibilité et l'adaptabilité sont la clé du plein emploi à moyen terme. Mais par contre, rejoignent la décision de François Hollande de renégocier le pacte de stabilité pour y ajouter un « volet croissance »

Car, il est clair que l'Europe doit réagir vite sous peine de connaître une récession sans fin. Pour ce faire l'OIT prône une : « (...) stratégie de croissance et d’emploi (...) En Europe, la stratégie pourrait intégrer une approche coordonnée pour résoudre la crise de la dette, dans laquelle des mécanismes de financement novateurs et une meilleure utilisation des Fonds structurels européens – mieux orientés pour répondre aux déficits d’emploi actuels – seraient précieux (...) »

Par ailleurs, l'OIT recommande : (...) aux pays européens aujourd’hui confrontés à un marché de l’emploi sinistré de privilégier la stimulation de la qualité des emplois et le renforcement des institutions plutôt que d'aller vers une dérégulation tous azimuts (...) »

C'est à dire tout le contraire des propositions des organisations patronales (Medef, UIMM et AFEP) reprises intégralement par le Président candidat et confirmées par Xavier Bertrand qui préconise de les imposer par la force : « Je préfère avoir moins de signataires ou pas de signataires mais avoir une réforme 100% efficace »

A prendre en compte, assurément, avant de voter dimanche !

Sources
World of Work Report 2012 "Better Jobs for a Better Economy" (ENG)
Résumé du rapport sur le travail dans le monde 2012 (Fra)

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CyberPresse

27 avril 2012

Défilés du 1er mai et meeting du « vrai travail » : Méfiez-vous des contrefaçons !

Le meeting du « vrai travail » initié par le Président candidat est une imposture. En effet, comment glorifier la valeur travail lorsqu'on est comptable, entre autre, de 11 mois consécutifs de hausse du chômage !




Nicolas Sarkozy après avoir nié avoir parlé de fête du vrai travail pour finalement reconnaître son utilisation hier, à l'émission Des paroles et des Actes, affirmant que : « ce n'était pas une expression heureuse » sera donc présent le 1er mai place du Trocadéro pour défier les syndicats de salariés.

Il est à peu près certain qu'il y parlera des assistés et des chômeurs faignants qui ne se ruent pas sur les milliers d'emplois qui ne trouvent pas preneurs. Et on y célèbrera la valeur travail tout en assénant que : « Nicolas Sarkozy est le seul à proposer des mesures puissantes pour faire reculer le chômage »

Mesures qui sont décrites avec « délice » par Jean-Christophe Le Feuvre CEO de PIANA HR Group et auteur de « Faut-il jeter le Code du travail aux orties ? »
« (...) Il suffirait par exemple d’ouvrir la base de données de Pôle Emploi aux recruteurs pour véritablement permettre à l’offre et à la demande de se rencontrer ! Ou encore favoriser le retour à l’emploi en permettant aux chômeurs de percevoir 100% de leur salaire pendant 12 mois au lieu de 50% pendant 23 mois. Voilà de vraies mesures qui relanceraient le marché de l’emploi en France ! (...) Une bonne idée à explorer est celle du « contrat unique » de travail, moins protecteur que le CDI mais plus avantageux que le CDD. Mais si dans celui-ci, l'employeur peut le rompre, sans justifier de motifs économiques ou disciplinaires, en s'acquittant seulement d'indemnités de licenciement en fonction de l'ancienneté du salarié, cela va favoriser la précarité de l’emploi (...) »

On brandira également les accords compétitivité emploi « merveille des merveilles » qui permettraient de faire varier le temps de travail et les salaires en fonction du carnet de commande, alors que : « (...) les dirigeants et actionnaires ne seront pas contraints de faire le même effort que les salariés (...) Au final, les entreprises pourraient donc baisser les rémunérations pour augmenter leur profit ! (...) »

Et enfin, on devrait y fustiger les 4,582 millions chômeurs, dont 1 336 200 sont imputables aux quinquennat, tout en expliquant que leur formation, suivie d'une offre d'emploi non négociable, résoudra en deux temps trois mouvement le problème.

Dans le même temps, dans toute la France, les syndicats CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA organiseront des défilés, et seront porteurs de revendications, bien éloignées du meeting d'un Président candidat, qui les accuse de faire de la politique mais ne trouve pas anormal que le Medef soutienne son action et ... sa candidature !

Ce 1er mai, comme les autres, restera la fête des salariés. Le meeting du Président candidat ne trompera personne. La fête du « vrai travail » quant à elle sombrera dans l'oubli, ce qui est toujours le sort réservé aux contrefaçons !

Carte de France des manifestations et défilés du 1er Mai

26 avril 2012

Xavier Bertrand ministre du chômage mais promoteur du « vrai travail » !

Les chiffres du chômage de mars seront mauvais prévient Xavier Bertrand qui, du haut de son incapacité, se fait le chantre du « vrai travail » et préconise des réformes d'envergure ...  à 10 jours du 2eme tour de la présidentielle !





Terminée la « baisse tendancielle de la hausse du chômage » inventée par le Président candidat pour les chiffres du mois de février. Cette fois-ci Xavier Bertrand annonce la couleur : « (...) On aura une situation qui restera difficile, chacun s'en doute, vu la conjoncture économique (...) la situation reste difficile (...) »

En clair, le ministre du travail confirme que la politique de l'emploi du gouvernement est un échec cuisant qui succède à celui de l'engagement pris par Xavier Bertrand le 28 juillet dernier de refaire passer le taux de chômage sous la barre des 9% avant fin 2011

Devant un tel bilan, la plupart feraient profil bas. Ce n'est pourtant pas le cas du Ministre qui appelle à des réformes d'envergures. Expliquant au passage que : « Nicolas Sarkozy est le seul à proposer des mesures puissantes pour faire reculer le chômage » ce qui pourrait faire sourire, si le nombre de demandeurs d'emplois inscrits à Pôle Emploi, n'avait pas dépassé les 5 millions de personnes !

Néanmoins, Xavier Bertrand a souhaité promouvoir la fête du « vrai travail » en opposition avec « l'assistanat » lancée par le Président candidat et qui se déroulera le 1er mai. Attention, déclarations d'anthologie !

« Certains font mine aujourd’hui de s'étonner que nous voulions un rassemblement pour fêter la valeur travail (...) Ni la gauche, ni l’extrême gauche ne nous imposeront un couvre-feu pour nous empêcher de nous mobiliser pour la valeur travail le 1er mai (...) Nous on veut mettre en avant la valeur travail et la différence avec l’assistanat (...) »

Or, il y a quelques heures, Henri Guaino, se rendant compte de l'impact négatif auprès des français, de l'expression « vrai travail », lâchait : « Laissons tomber cette formule du vrai travail (...) Je ne reprends pas le terme » Ce qui nous donnait un réjouissant numéro d'amnésie au Président candidat sur TF1





"Vrai travail" : l'amnésie du candidat Sarkozy


Transmis à Xavier Bertrand qui pourra quand même essayer de tester la formule du « vrai travail » lundi, lors de sa visite à La Réunion où le taux de chômage local en 2011, atteignait 29,5% de la population active !



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Nice Matin

25 avril 2012

Nicolas Sarkozy : L'improbable course aux électeurs du Front National ?

Même si le Président candidat a affirmé qu'il n'y aurait aucun accord avec le FN, le score de Marine Le Pen le pousse de plus en plus à utiliser ses arguments, sans pour autant avoir la moindre certitude de conquérir ses électeurs.



La malhabile droitisation de la campagne du Président candidat aura eu pour effet de provoquer des réactions indignées dans son propre camp. De Chantal Jouanno en passant par Patrick Devedjian, ils sont de plus en plus nombreux dans l'actuelle majorité présidentielle à considérer que faire campagne avec les valeurs de l'adversaire frontiste, ne peut que mener à un désastre électoral.

Peu importe, puisque du côté du Président candidat et ses conseillers, on doit se repasser en boucle un sondage d'OpinionWay Fiducial pour Les Echos et Radio Classique dans lequel on apprenait que : « 64% des électeurs de Nicolas Sarkozy sont favorables à un accord entre l'UMP et le Front national avant les législatives (...) Pour Bruno Jeanbart, directeur des études politiques et d'opinion d'OpinionWay, ce score s'explique par le désir de l'électorat UMP de voir son candidat gagner quoi qu'il en coûte (...)  »

Sauf que, ajoute Jeanbart : « Les électeurs de Marine Le Pen sont eux 41% à refuser une telle alliance »

Donc, haro sur les 59% restant qui sont censés apprécier par exemple : La fête du « vrai travail » le 1er mai à Paris.

Quant aux éléments de langage, comme on peut le lire dans un édito du Monde :  « (...) il a désormais adopté le langage, la rhétorique et, partant, les idées, ou plutôt les obsessions, de Mme Le Pen. Ainsi de cette façon d'attiser les peurs de la société française plutôt que de tenter de les apaiser. Ainsi de cette stigmatisation des élites, jetées en pâture au peuple. Ainsi de cette dénonciation du système, dont on se demande bien ce qu'il est, sinon la République dont il devrait être le garant (...) »

Témoin, le « show » de Longjumeau, au cours duquel il a déclaré se tourner vers : « les Français qui souffrent » indiquant que le vote FN n'était pas « répréhensible », car : « compatible avec la République » qui n'aura servi à rien dans la mesure où, au Front National on enfonce le couteau dans la plaie. 

Steeve Briois, Secrétaire Général du Front National a publié le 24 avril, un communiqué sur le site du FN indiquant : « Le Front National apprend avec effarement que les appels à voter PS aux législatives se multiplient de la part de hauts dirigeants de l’UMP. Après ces multiplications d’appels à voter en faveur du PS, le Front National constate combien il est malheureux de voir des dirigeants du parti de Nicolas Sarkozy faire ainsi la courte échelle à François Hollande. Cette multiplication d’appels à voter PS aura deux conséquences :

- Ces cadres et dirigeants de l’UMP organisent la victoire de François Hollande, accréditant ainsi l’idée qu’il ne serait finalement pas si mal que cela…
- Ces cadres sont donc prêts à voter pour le PS, donc prêts à voter pour des candidats favorables au droit de vote des étrangers et à la régularisation des clandestins »

Au delà d'un impossible grand écart entre les électeurs centristes et ceux du Front National on est bien obligé de faire le même constat qu'Emmanuel Todd : En usant et abusant des propositions du Front National sur l'identité nationale, l'assistanat, l'immigration : « (...) Le FN a eu comme attaché de presse très actif Nicolas Sarkozy pendant cinq ans (...) »

En effet, qui peut avoir oublié qu'après 2002, Nicolas Sarkozy s'était donné comme principal objectif, de récupérer les voix des électeurs d'extrême droite, en empruntant au FN une partie de son programme : l'immigration, l'identité nationale et l'insécurité. Allant, expliquait Olivier Duhamel : « (...) jusqu'à reprendre à son compte le slogan La France, tu l'aimes ou tu la quittes  (...) »

Il ne faut donc pas s'étonner qu'après avoir pillé l'argumentaire du Front National mais affiché en tant que président, un taux de chômage record, un pouvoir d'achat en baisse et une précarité qui s'accroît, les électeurs du FN soient revenus au bercail.

Dans ces circonstances, les regrets de Chantal Jouanno : « (...)  je regrette que certains membres de l'UMP aient légitimé le parti de Marine Le Pen en tenant parfois les mêmes discours qu'elle, notamment sur la question du halal ou de l'islamisation de la société (...) les solutions radicales proposées par le FN ne sont pas les bonnes réponses (...) Certes, les questions d'immigration, de laïcité, de sécurité sont importantes, mais il ne s'agit pas des seuls fondamentaux de la droite traditionnelle ! Et ce ne sont pas les préoccupations majeures de nos concitoyens. Quand je vais tracter sur les marchés, les Français ne me parlent pas de ces sujets. Je crains que la droitisation ne soit qu'un mirage douloureux. Dans les prochains jours, j'appelle de mes voeux un discours beaucoup plus équilibré dans le choix des thèmes de campagne et dans les mots utilisés (...) » risquent bien de rester lettre morte et l'UMP de connaître à défaut d'éclatement, une longue traversée du désert !


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Europe1

24 avril 2012

Fête Sarkozy du « vrai travail » : Retour aux idéaux des années 40 ?

En vue du deuxième tour, le Président candidat a désigné les responsables et coupables selon lui des difficultés de la France : Syndicats, titulaires des minima sociaux, chômeurs et émigrés. Les mêmes cibles qu'en ... 1940 !  


En 1987, Michel Noir, à l'époque député maire RPR de Lyon, jetait un pavé dans la marre politique en publiant une tribune dans laquelle il écrivait : « qu'il valait mieux perdre une élection que son âme ... » pour rejeter toute connivence avec le Front National

C'est cette vision que Chantal Jouanno, entre autre, explique en 2012. Elle dit : « (...) craindre que la droitisation ne soit qu'un mirage douloureux (...) Dans les prochains jours, j'appelle de mes vœux un discours beaucoup plus équilibré dans le choix des thèmes de campagne et dans les mots utilisés (...) »

Droitisation qui si elle devait se confirmer ne ferait qu'accréditer l'idée brandie de longue date par Jean-Marie Le Pen à savoir qu'un jour : « les électeurs préféreront un jour l'original à la copie »

Droitisation qui devient pourtant la tasse de thé du Président candidat bien aidé en cela par ses « experts » Patrick Buisson et  Guillaume Pelletier, qui sont vraisemblablement, l'un ou l'autre, à l'origine de la dernière provocation qui consiste à tenir meeting le 1er Mai ... pour fêter le « vrai travail ».

Ce qui fait écrire à Thierry de Cabarrus : « Ce qu’il veut, c’est marquer les esprits, diviser les Français, provoquer la gauche, et surtout, surtout, attirer l’attention des révoltés, des frustrés, des déçus de son camp, récupérer coûte que coûte ceux qui avaient cru à ses promesses, qui se sont sentis trahis par lui et qui ont choisi de voter Marine Le Pen (...) »

Cette droitisation qui semble de plus en plus prendre ses racines dans une idéologie qu'on croyait pourtant disparue, celle de la révolution nationale chère à Philippe Pétain. Extraits de son discours au peuple français du 11 Octobre 1940.

« (...) Seuls le travail et le talent deviendront le fondement de la hiérarchie française. Aucun préjugé défavorable n'atteindra un Français du fait de ses origines sociales, à la seule condition qu'il s'intègre dans la France nouvelle et qu'il lui apporte un concours sans réserve (...) Tous les Français, ouvriers, cultivateurs, fonctionnaires, techniciens, patrons ont d'abord le devoir de travailler, ceux qui méconnaîtraient ce devoir ne mériteraient plus leur qualité de citoyen (...) Les organisations professionnelles traiteront de tout ce qui concerne le métier, mais se limiteront au seul domaine professionnel. Elles assureront, sous l'autorité de l'État, la rédaction et l'exécution des conventions de travail (...)  Elles éviteront enfin les conflits, par l'interdiction absolue des « lockout » et des grèves, par l'arbitrage obligatoire des tribunaux de travail (...) »

Pour mémoire : Un an plus tard, nous rappelle Gilles Devers sur son blog : « L’activité des syndicats nationaux était suspendue, et leur biens saisis. Alors, Pétain avait les mains libres pour recréer à sa façon une fête du travail et de l’unité du pays, le 1° mai devenant « la fête du travail et de la concorde sociale (...) »

Beaucoup répondront que le but de Nicolas Sarkozy n'est pas de faire disparaître les syndicats et que, ses (trop) nombreux propos opposant les petites gens aux titulaires des minima sociaux ou au chômeurs, ne sont qu'un leurre destiné à attirer les électeurs de Marine le Pen.

Ce qui revient, vous en  conviendrez, à risquer de perdre son âme pour gagner une élection et finalement expliquer aux électeurs que l'original vaut largement la copie. Français, à vous de voir si vous souhaitez vraiment ouvrir la boîte de Pandore ! 


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23 avril 2012

Présidentielle : Votez Sarkozy pour ... « chasser plus » ?

Les français connaissaient le célèbre « travailler plus pour gagner plus ». Ils devront s'habituer désormais à : « chasser davantage ». A condition toutefois que les chasseurs et les français se décident à voter majoritairement pour le Président candidat !







Les chiffres ont parlé : C'est la première fois depuis la création de la 5 eme République que le Président sortant est devancé au premier tour des élections présidentielles. Et dans la mesure où le Président candidat semble avoir fait le plein des voix de son camp, il lui est indispensable de soigner tous les électorats catégoriels.

C'est d'ailleurs ce qu'il a fait le 12 avril dernier, nous dit 20Minutes. Il a adressé une lettre à Frédéric Nihous, président du parti Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT). 20Minutes qui en publie des extraits

« (...) Il était de ma responsabilité d’accompagner ce mouvement et de permettre aux chasseurs de perpétuer leur tradition et de demeurer au cœur des politiques rurales et environnementales de notre pays. Loin de toute idéologie ou sectarisme, la majorité actuelle a dû d’abord mettre un terme à la culture de défiance à l’égard des chasseurs et à la politique de sanctuarisation de la nature qui prévalait avant 2002 (...) Dans les Pyrénées, comme dans d’autres régions, je défends cette chasse responsable qui peut concourir à la protection d’espèces sensibles comme le Grand Tétras, avec des prélèvements adaptés et un entretien permanent des espaces naturels »

Pour s'en convaincre, on aura soin de lire, un article publié le 27 juillet 2011 portant le titre suivant : « La France offre les derniers grands tétras aux chasseurs ». dans lequel on pouvait lire : « les derniers résultats des comptages de grands tétras dans les Pyrénées sont catastrophiques et ne font que confirmer la vertigineuse chute d’effectif que connait l’espèce (...) »

Sans oublier le cadeau de noël fait aux chasseurs le 24 décembre 2011 les autorisant à tirer les bernaches du Canada !

Ces deux décisions ayant été validées sans le moindre remords par Nathalie KOCSUSKO-MORIZET, ministre de l'écologie. D'ailleurs, n'est ce pas elle qui en février 2011 annonçait à la Fédération Nationale des chasseurs qu'elle signerait leur agrément comme ... association de protection de l'environnement ?

Alors, voter Sarkozy pour ... « chasser plus » ? 

« (…) Nous veillerons à ce que les données scientifiques ne servent plus uniquement à restreindre tes périodes de chasse, mais qu’elles soient aussi, dès lors que l’état des populations le permet, un argument recevable pour chasser davantage » a déclaré le Président candidat

On notera au passage que le Président candidat soutient, certainement au nom de la tradition : Les combats de coqs et la chasse à courre !

Ce à quoi Frédéric Nihous de Chasse Pêche Nature et tradition qui s'est rallié à Nicolas Sarkozy (voir leur site), dédie au Président sortant une véritable déclaration d'amour.

Il s'est félicité du « partenariat gagnant/gagnant pour une ruralité forte dans une France forte » ajoutant qu'il est : « important que le monde des chasseurs s’unisse et se rassemble derrière le candidat qui a pris de réels engagement pour soutenir les droits des chasseurs et qui a corrigé nombre de problèmes frappant les chasseurs (...)  »

Et Nihous de prévenir de la menace que représenterait une défaite du candidat de son coeur : « (...) la chasse court (…) un grave danger dans cette élection présidentielle avec des candidats qui s’en moquent et l’ignorent totalement. (…) »

Les chasseurs d'escargots, de bigorneaux, de moules, de coques, ... savent maintenant où adresser leurs revendications dans les deux semaines qui nous séparent du deuxième tour !


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