29 mai 2012

Législatives : Les cathos traditionalistes tête de pont du FN ?

Des sites dirigés par des cathos traditionalistes multiplient appels et pétitions pour que candidats et électeurs de l'UMP votent Front National en cas de duel PS/FN. Leurs cibles : Les homosexuels et des députés UMP ou du Centre sortant jugés « non conformes »






Si nul ne s'interroge sur la position politique de la mouvance qui se réclame du catholicisme traditionaliste, il est intéressant de connaître leur position à quelques jours du premier tour des législatives. En fait, ceux-ci on décidé de faire pression pour que les dirigeants de l'UMP qui ont pour l'instant refusé toute alliance nationale ou locale avec les candidats du Front National, revoient leur copie.

Cette pression s'exerce essentiellement sur le Net où des sites comme Chrétienté.info, les Nouvelles de France ou le Salon Beige multiplient les appels et les pétitions.

Sur le site Nouvelles de France : « site internet 2.0 développé par des journalistes et des internautes de droite, libéraux et conservateurs » on peut lire et signer la pétition suivante : « La France est majoritairement à droite. Les récentes élections présidentielles l’ont encore confirmé. Malgré cela, le candidat socialiste l’a emporté. Pour une unique raison : les états-majors politiques de droite obéissent aux diktats de la gauche et des médias « bien-pensants » et refusent toute entente entre les différentes tendances de la droite française (...) Il n’est pas tolérable que cette alliance, si facile à gauche, soit interdite à droite (...) Nous vous demandons de constater qu’il existe plus de différence entre un homme de droite et un socialo-communiste qu’entre deux hommes de droite (...) Électeurs de droite, nous vous demandons, à vous qui dirigez les formations politiques de droite, et qui êtes élus grâce à nous, de préférer l’entente à droite à l’alliance avec la gauche. Nous ne pouvons pas admettre que la France soit abandonnée à une minorité d’agitateurs sectaires et irresponsables simplement parce que les élus de droite préfèrent obéir à leurs adversaires que suivre leurs électeurs (...) »

Sur le Salon Beige : « (...) laïcs catholiques, dans la tranche d'âges 20-40 ans (...) Fidèles au Pape, au Magistère de l'Eglise (...) » on peut lire le texte suivant :

« (...) Tout doit être fait en juin pour éviter une telle majorité, dont dépendrait notamment la légalisation de l'euthanasie, la redéfinition du mariage et, si elle est massive, l'extension du droit de vote aux étrangers (...) Concernant le FN : (...) si une alliance au niveau national semble tout à fait improbable, voire peu souhaitable si elle est faite dans la précipitation, une normalisation des relations entre les deux partis est indispensable au succès de l'un comme à l'autre (...) L'aile gauche de l'UMP, qui appelle à voter PS plutôt que FN en cas de non-maintien du candidat UMP, devra quant à elle faire face aux conséquences électorales de son choix. Rappelons que 6 électeurs de l'UMP sur 10 - et autant au FN - soutiennent une entente entre ces partis »

Mais il n'y a pas que « l'aile gauche de l'UMP » qui est visée dans les propos tenus sur le blog Salon Beige. Il y a aussi des candidats de droite et du centre soupçonnés de future collaboration avec un gouvernement et une majorité de gauche !

On peut en effet trouver une liste des : « députés sortants de la droite et du centre anti-mariage et/ou pro-euthanasie »

Extrait : « A la veille des législatives, nous avons renoncé à mettre à jour notre classement de 2010 afin de concentrer notre attention sur les députés de la droite et du centre qui risqueraient le plus de voter avec la gauche sur les deux grands projets de destruction sociétale qui se profilent à l'initiative de cette dernière: la dénaturation du mariage et la légalisation de l'euthanasie.

Sont répertoriés ci-dessous:

Les députés qui ont voté le 14 juin 2011 une proposition de loi socialiste voulant redéfinir le mariage en y incluant deux personnes de même sexe ("X") ou qui se sont volontairement abstenus ("A"), valant approbation du principe de la redéfinition.
Les députés qui ont co-signé la proposition de loi N°857 du 7 mai 2008 voulant légaliser l'euthanasie (...) »

Même si le site ne donne pas explicitement de consigne pour faire battre ces députés, les commentaires des internautes vous permettront de comprendre comment ce document va être largement diffusé dans les circonscriptions des députés candidats et quel choix est proposé aux électeurs pour les faire battre.

Pour finir, nous vous conseillons la visite édifiante du site Catholiques en campagne qui écrit : « (...) le nouveau président de la république porte un programme dangereux pour la culture de vie et la simple morale naturelle (...) C’est pourquoi le collectif Catholiques en Campagne, au sortir de l’élection présidentielle, lance une nouvelle campagne pour les législatives 2012. Il a élaboré un questionnaire destinés aux candidats de ces législatives, afin de savoir quelles sont les positions de ceux qui se présentent pour nous représenter à l’assemblée (...) Ont-ils mesuré les conséquences du mariage pour les paires homosexuelles et des mères porteuses ? (...) »

En résumé, si un candidat de droite souhaite bénéficier des voix des électeurs catholique traditionalistes, il est nécessaire qu'il soit opposé : A l'euthanasie, au mariage homosexuel et à l'adoption accordée aux couples homosexuels ainsi qu'au remboursement total de l'avortement et bien entendu, s'engage ... à se désister pour le candidat du FN, s'il se trouve en duel au deuxième tour, face à un candidat de gauche !

Le tout étant comme le déclare le président du CNIP que : « l’intérêt national nécessite d’avoir une Assemblée nationale majoritairement à droite le soir du 17 juin »

A méditer, à la droite républicaine comme à gauche ...



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Le Figaro

28 mai 2012

Medef : Echangerait plans sociaux contre flexibilité et précarité ?

Le Medef prétend que les nombreux plans sociaux en cours et à venir ne sont que la conséquence de la perte de compétitivité de la France. Objectif : Essayer d'obtenir la flexibilité des salariés que lui promettait Nicolas Sarkozy !  




Même si Laurence Parisot s'en défend, le nombre de plans sociaux camouflés pendant la durée de la campagne présidentielle et qui ressortent, est considérable. En effet, ce sont pas loin de 45 000 emplois qui sont menacés de disparaître.

Ce chiffre fournit par la CGT qui s'est livrée à un minutieux travail de recensement  et qui sera  livré mardi au gouvernement, est à peine contesté par Laurence Parisot qui déclare : « (...) Il n'y a pas plus de plans sociaux que l'an dernier, de plans sociaux retenus ou de choses cachées (...) » dénonçant : « peut-être » un habillage politique de la part de la CGT (...) »

Et Laurence Parisot de désigner les coupables : La baisse de compétitivité et le possible retour de la retraite à 60 ans pour certains salariés ! 

Quels sont ses arguments ?

A propos des plans sociaux : « (...) Ce qui est annoncé ou en préparation n'est malheureusement que la conséquence de cette perte de compétitivité (...) lutter contre les licenciements, c'est d'abord favoriser l'embauche. Et donc éviter toute mesure économique et sociale qui freine les embauches (...) »

Et quelle est donc cette mesure  économique et sociale qui freine les embauches ?

Hé bien, semble t-il, c'est le financement du projet du gouvernement de permettre aux salariés ayant commencé à travailler tôt de partir à la retraite à 60 ans. C'est pourquoi, elle stigmatise : « (...) le danger d'ajouter des charges nouvelles aux entreprises » Ben voyons !

Pour être plus concret, il est nécessaire de prendre connaissance d'un court article du Figaro dans lequel Laurence Parisot explique les objectifs que son organisation s'est fixée

« (...) Lors d'une conférence de presse, Mme Parisot a souligné qu'avec le ministre du Travail, Michel Sapin, qu'elle a rencontré lundi, elle n'a aucune divergence sur l'organisation d'une conférence sociale (...) pour elle, le thème prioritaire qui doit y être abordé est celui du marché du travail. Nous devons avoir le courage, dans l'esprit de concertation qui anime le président de la République, d'aborder le fonctionnement du marché du travail (...) Alors que le gouvernement va abandonner la TVA sociale, Mme Parisot s'est dite favorable à une augmentation de la CSG afin de réduire les charges sur les entreprises (...) » ajoutant sans rire que : « (...) La modernisation du dialogue social et la qualité de vie au travail sont les deux autres thèmes qu'elle souhaite aborder lors de cette réunion (...) »

Résumons-nous. Ayant acquis la certitude que le programme du Medef, qui préconisait entre autre, la mise en place d'accords compétitivité-emploi permettant aux entreprises de moduler à volonté les horaires et salaires de leurs employés, le durcissement des conditions d'indemnisation des chômeurs porté et le transfert d'une partie des cotisations sociale des entreprises vers l'impôt, soutenus par l'UMP et le candidat Sarkozy ne pourraient pas être imposés aux salariés, quoi de mieux qu'un beau chantage aux licenciements pour faire essayer de faire céder l'actuel gouvernement ?

Et puis, tant qu'à faire, pourquoi ne pas remettre sur le tapis le contrat de travail unique à droits progressifs qui fragiliserait les salariés en CDI sans pour autant apporter de solutions durables à ceux actuellement en CDD ou intérim, mais tellement avantageux pour les entreprises puisqu'il leur de licencier plus facilement à un coût dérisoire ?

Ce qui signifie, à destination du gouvernement et des salariés : Medef échangerait plans sociaux contre flexibilité et précarité !

Et que se passerait-il au cas ou le gouvernement accepterait de suivre le Medef dans ses réflexions ?

Une précarisation généralisée du salariat dans la mesure où à l'exception de quelques salariés jugés stratégiques et qui se verraient proposer des conditions exceptionnelles, le reste de la population alternerait entre courtes périodes d'emploi et plus ou moins longues périodes de chômage le tout bien entendu sans réel filet de sécurité.

Mais direz-vous, pourquoi seuls les salariés seraient-ils mis à contribution. Les actionnaires ne pourraient-ils pas aussi être contributaires en cas de difficulté des entreprises ?

Sachez que selon madame Parisot, ce n'est pas à l'ordre du jour, puisque : « (...) le Medef indique clairement que les dirigeants et actionnaires ne seront pas contraints de faire le même effort que les salariés ! En clair, pendant que les salariés voient leur rémunération baisser, celles des dirigeants restent intactes et les actionnaires continuent à toucher des dividendes ! Au final, les entreprises pourraient donc baisser les rémunérations pour augmenter leur profit ! (...) »

A suivre, avec attention, dans les jours et semaines à venir ...


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25 mai 2012

Et si vous essayiez de vivre avec le SMIC Monsieur Le Maire ?

Selon l'ancien ministre le l'Agriculture, ces sont les augmentations du SMIC qui sont responsables de l'augmentation ... du chômage. Lorsqu'on connaît le bilan du gouvernement auquel il appartenait en termes d'emploi on pourrait presque en rire !





Comme on dit chez moi : Si les salariés acceptaient d'être bénévoles, c'est certain qu'il y aurait beaucoup moins de chômage. A rapprocher de ce qu'a déclaré Bruno Le Maire chez  iTELE : « Les augmentations du Smic depuis plusieurs années ont contribué à l'augmentation du chômage »

Même si Bruno Le Maire n'était pas l'un des ministres les plus médiatiques du gouvernement Fillon, il ne faut pas oublier qu'il était le rédacteur du très droitier projet 2012 de l'UMP. Dans lequel, au passage, il préconisait : La mise en place d'un code pénal spécifique pour les mineurs, avec sanctions dès 12 ans !

C'est lui qui mercredi dernier encore nous rejouait le couplet du vrai travail contre l'assistanat : « (...) Le vrai travail, ça veut dire les gens qui prennent leur voiture le matin pour se rendre dans leur entreprise, leur usine, leur exploitation, qui travaillent toute la journée, rentrent le soir et ont encore mille choses à faire pour leur famille, pour eux-mêmes, pour gérer leur foyer. C'est la différence avec ceux qui vivent des revenus de l'assistance (...) »

Le problème, c'est qu'un nombre de plus en plus important des salariés français : « qui prennent leur voiture le matin pour se rendre dans leur entreprise, leur usine, leur exploitation, qui travaillent toute la journée, rentrent le soir .... » touchent le SMIC et n'arrivent pas à joindre les deux bouts !

C'est donc en pensant à eux que monsieur Le Maire a déclaré : « Les augmentations systématiques du Smic depuis plusieurs années ont participé à l'augmentation du chômage dans notre pays (...) Pour moi, la priorité, c'est la défense de l'emploi et la défense de notre production (...) »

Référence aux accords compétitivité-emploi et au transfert des cotisations patronales vers l'impôt réclamés à cor et à cri par le Medef qui, celà ne vous étonnera pas, fait une crise de nerfs dès qu'il est question d'augmenter le SMIC au fait que : « Si on continue d'étrangler les entreprises, on se prive du surplus de création de richesses qui vous apporterait le surplus de recettes » et exerce une fois de plus son chantage habituel : « Tout mouvement au-delà de la simple valorisation économique du smic, tout coup de pouce trop généreux aurait un impact considérable et négatif sur l'emploi »

Oubliant de préciser comme le fait remarquer le blog Dans le collimateur : « (...) que la France produit, à euros constant, le double de richesse par rapport à 1981 (prés de 2000 milliards) pour seulement 10% de population en plus (...) » Ce dont les actionnaires se félicitent d'ailleurs !

Néanmoins, les Smicard seront contents d'apprendre que Bruno Le Maire trouve que la taxe exceptionnelle sur l'SF sur laquelle réfléchit le gouvernement relève : « toujours de la même logique... qui mènera la France dans le mur »

Même si ces salariés pourront grincer des dents en apprenant que le Président Sarkozy cher à Bruno Lemaire a pu gaspiller pour 9,4 millions euros de sondages et études sur : DSK, Le Pen, les écologistes et l'islam ou sur l'avis des français sur : « son mariage possible avec Carla Bruni »

Mais que ces mêmes Smicards se rassurent puisque le candidat à la députation dans l'Eure qui même en cas de défaite, ne connaîtrait pas les affres du salaire minimum, reconnaît : « qu'il n'est pas facile de vivre en France aujourd'hui avec un Smic »

Mais que ne ferait-on à l'UMP pour : «  les gens qui prennent leur voiture le matin pour se rendre dans leur entreprise, leur usine, leur exploitation, qui travaillent toute la journée, rentrent le soir et ont encore mille choses à faire pour leur famille, pour eux-mêmes, pour gérer leur foyer » et ... qui touchent le SMIC  !


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24 mai 2012

Législatives : Voterez vous pour l'UMP un parti de « mal élevés » et « d'hypocrites » ?

Tétanisés par une probable défaite aux législatives, les leaders de l'UMP ne cessent de s'invectiver et s'injurier. Français, oseriez-vous confier l'avenir de la France à un parti de « mal élevés » et « d'hypocrites » ?




En politique, perdre le pouvoir est la pire chose qui puisse arriver à un parti. Dès lors, plus question de courtoisie forcée, puisqu'il faut, outre éviter le naufrage, chercher des responsables de l'échec et bien entendu mettre la main sur les instances du parti en vue d'une hypothétique reprise de ce fameux pouvoir perdu !

Ce constat s'applique à l'UMP depuis la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. Il est d'autant plus douloureux pour eux que cette défaite intervient après 10 ans aux commandes de la France. D'où un psychodrame assez pitoyable dont les acteurs aspirent toutefois à gérer ensemble l'avenir des français.

Imaginons un instant que l'UMP soit majoritaire après les scrutins des 22 avril et 6 mai 2012. Que vaudrait la phrase de Jean-François Copé : « Soyons rassemblés, soyons vigilants face aux folies de la gauche et constructifs surtout »

Verrait-on François Fillon gouverner avec Jean-François Copé qui le traite d'hypocrite et affirme qu'il ne : « (...) ne peut pas prétendre être le leader de cette formation politique sans qu'il y ait eu un débat démocratique, sans que les militants se soient prononcés (...) »

Quelle belle entente future avec Bernard Debré qui a avoué avoir dit à l'ex premier ministre : « J'ai dit à Fillon : François, il faut fermer sa gueule (...) »

Tout comme avec Rachida Dati qui a jugé : « déloyal, désagréable, ingrat et mal élevé de la part de François Fillon d'assurer qu'il n'y avait pas de leader naturel à l'UMP (...) Elle a également jugé que François Fillon était un petit peu ingrat vis-à-vis de Nicolas Sarkozy qui l'a fait ce qu'il est aujourd'hui (...) On dit à nos enfants : faut être bien élevé, bien éduqué. C'est mal élevé vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Il n'est pas mort non ? »

Sachant par ailleurs qu'entre Rachida Dati et Bernard Debré se sont déclaré la guerre puisque la première soutien une candidature dissidente dans la circonscription du second

Sans oublier Xavier Bertrand dont l'inimitié avec Jean-François Copé n'est un mystère pour personne.

Du côté de la solidarité entre anciens membres du gouvernement, nous aimerions connaître le nom de son ancien collègue qui a affirmé vouloir « casser la gueule » de Laurent Wauquiez parce qu'il a annoncé qu'il renonçait aux 6 mois de salaires qu'il devait toucher en tant qu'ancien ministre. Et les noms de ceux qui l'ont traité de démago expliquant que sa décision était de l'escroquerie et un gadget de communication, faisant perfidement remarquer au passage que celui-ci : « (...) continuera à toucher son indemnité de maire du Puy-en-Velay ainsi que celle de député, s'il est élu. De plus, en tant qu'énarque, il pourrait réintégrer la haute administration en cas d'échec aux législatives (...) »

N'oublions pas non plus cette preuve de bonne entente de la part de Nathalie Kosciusko-Morizet qui, en comité stratégique au siège de l'UMP n'a pas hésité à régler ses comptes en lançant :  « (...) Comme beaucoup d'entre vous, je suis sur le terrain, on est au feu. Les balles dans le front, je veux bien. Mais les balles dans le dos, je préfère éviter »

Encore faudrait-il que tout ce beau monde puisse s'entendre avec la Droite Populaire qui ne cesse de clamer sa future autonomie et rêve de créer un groupe autonome à l'Assemblée Nationale.

Voilà en quelques lignes à quoi ressemble actuellement le parti « des droits et des devoirs » qui appelle les français à lui donner une majorité pour « équilibrer les pouvoirs »

Devant une telle cacophonie et de telles distensions, les français seraient bien avisés de suivre le conseil d'un ancien Premier Ministre qui déclarait : « sans majorité [à l'Assemblée Nationale], le Président de la République ne peut pas mettre en œuvre le projet que vous avez choisi à l’élection présidentielle. Alors je vous le demande, mes chers compatriotes : donnez au Président de la République une majorité, et nous pourrons ensemble rénover notre pays, préparer l’avenir des générations futures » un certain ... François Fillon !


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23 mai 2012

Logement social : Lobbying et coups tordus du lobby bancaire contre le Livret A ?

La Fédération bancaire française vient de lancer une opération de lobbying contre l'engagement de François Hollande de doubler le plafond du Livret A en faveur du logement social . Il faut dire que cette mesure pénaliserait surtout leurs autres produits d'épargne !



Dans ses 60 engagements de son projet, François Hollande indiquait : « (...) J’agirai pour que soient construits au cours du quinquennat 2,5 millions de logements intermédiaires, sociaux et étudiants, soit 300 000 de plus que lors du quinquennat précédent, dont 150000 logements très sociaux, grâce au doublement du plafond du livret A (...) » Proposition 22

Ce que concède ... mais conteste la Fédération Française Bancaire : « l'organisme qui rassemble toutes les entreprises bancaires en France » en clair : le lobby bancaire français !

Quels sont les reproches de la Fédération Française Bancaire à cette mesure ?

Tout d'abord que : « Le doublement du plafond du Livret A est une mesure inadaptée » Et pourquoi donc ?

D'après un de leurs communiqués : « Le problème du logement social ne relève pas d'une insuffisance de financement - ce qu'une augmentation du plafond du Livret A chercherait à corriger - mais tient davantage de la rareté du foncier, des prix élevés et de la capacité à construire (...) »

Par ailleurs : « (...) Le doublement du plafond du Livret A représentera un coût supplémentaire pour les finances publiques (...) Les Français vont transférer de l'épargne qui est aujourd'hui fiscalisée sur un produit qui ne l'est pas (...) »

Et comme l'écrit Politis : « Pour conclure son communiqué, le patronat bancaire de la FBF n’a pas hésité à adopter un ton très gauchiste » En effet, la Fédération Française Bancaire n'hésite pas à écrire : « Le doublement du plafond du Livret A avantage les épargnants les plus aisés. En effet, le Livret A ne compte qu'une minorité seulement de détenteurs ayant atteint le plafond de 15300 euros (...)  »

On notera aussi une attaque en règle de François Pérol patron du groupe bancaire BPCE. Pérol qui rappelons le est un ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée, nommé par Nicolas Sarkozy, directeur de la deuxième banque de France, issue de la fusion entre les Caisses d'Epargne et les Banques Populaires. Alors que la BPCE est historiquement un des plus gros collecteurs d'épargne de Livret A.

Or, l'argument sur la raretée du foncier est fallacieux dans la mesure où comme le rappelle  Jean-Baptiste Eyraud, de l'Association Droit au Logement (DAL) : « (...) Il a d'abord beaucoup de friches urbaines aux alentours des grandes agglomérations (...) ensuite, François Hollande s'est engagé à livrer des terrains qui appartiennent à l'Etat pour construire des logements sociaux (...) En outre, l'argent du livret A ne sert pas qu'à construire, il permet aussi aux organismes HLM d'acheter des immeubles et de les transformer en logements sociaux (...) »

Ce à quoi Jean-Philippe Gasparotto, le secrétaire général de la CGT Caisse des dépôts ajoute : « (...) Les prêts au logement social financés par le livret A, sont également destinés à la réhabilitation des bâtiments, et notamment à leur réhabilitation thermique (...) »

Mais, soyons sérieux deux minutes. Qu'est ce qui dérange vraiment les banques françaises dans la proposition du Président de la République ?

C'est Politis qui nous donne la version la plus simple et la plus concrète : « (...) la mesure de François Hollande (...) aurait aussi pour effet de réduire les dépôts bancaires et les bénéfices tirés d’une épargne logée dans des fonds, dont les assurances vie (...) Même si elles disposent d’une partie de l’épargne du Livret A (35 à 40 %, environ 40 milliards sans contrepartie et utilisée à des fins spéculatives) et du LDD, les banques seraient ainsi privées d’une partie de leurs ressources, tandis que les assureurs pourraient être déstabilisés par une baisse de leurs encours d’assurance-vie (...) L’enjeu est donc important pour le lobby bancaire et des compagnies d’assurance, de plus opposé au retour à la centralisation de cette gigantesque épargne gérée la Caisse des dépôts (...) le gouverneur de la Banque de France et président de l’Autorité de contrôle prudentiel, Christian Noyer (...) soutient l’idée que le logement n’a pas de problème de financement. Le même gouverneur avait préconisé de ne pas relever le taux de rémunération du Livret A ni du Livret de développement durable en février, alors que l’évolution des prix à la consommation aurait dû le faire grimper à 2,5 %. On voit de quel côté se situe les recommandations de Christian Noyer, lequel préfère soutenir les marchés financiers (...) »

Politis qui conclue par : « (...) Peu importe que plus de 10 millions de personnes éprouvent de graves difficultés à faire face aux dépenses de logement et craignent de le perdre, qu’elles soient accédantes ou locataires (...) »

Effectivement, pour la Fédération Bancaire Française, peu importe ...  


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22 mai 2012

Retraite à 60 ans : L'insupportable chantage du Medef !

Selon le Medef, autoriser des salariés ayant commencé à travailler dès 18 ans et cotisé 41 ans à partir à la retraite à 60 ans serait insupportable. Par contre se séparer des seniors à coup de ruptures conventionnelles serait une mesure ... sociale phare ! 




Il se dit qu'au Medef, nombreux sont ceux qui reprochent à Laurence Parisot ses prises de positions et diverses « déclarations d'amour »  à l'encontre l'ex président Sarkozy pendant la présidentielle. A tel point qu'elle déclenché des ricanements dans son propre camp en déclarant : « Les entreprises ne sont ni à gauche, ni à droite »

Néanmoins, si elle s'est vite reprise, en constatant les résultats, annonçant qu'elle était impatiente de travailler avec le nouveau gouvernement, il semble bien qu'elle ait décidé de faire payer aux salariés le très probable abandon de la TVA sociale et des accords compétitivité-emploi inclus dans le programme de son champion de candidat.

En effet, alors que la complicité entre le précédent gouvernement et le Medef a permis de mettre en place la rupture conventionnelle qui s'est avérée être un des meilleurs outils pour se séparer des seniors, les DRH affirmant avec délice que : « La rupture conventionnelle du contrat de travail est considérée comme la mesure sociale phare du quinquennat Sarkozy », Laurence Parisot a décidé de faire barrage à la possibilité pour les salariés ayant commencé à travaillé dès 18 ans et atteint 41 ans de cotisation à prendre leur retraite à 60 ans ! 

Quels sont les arguments de notre « amie» Laurence ?

Dans l'Usine Nouvelle « (...) Elle se demande par exemple si dans le prochain calcul seront pris en compte uniquement les trimestres cotisés ou, comme certains le demandent, des trimestres validés intégrant congés maternité, périodes de chômage etc. Dans cette hypothèse, l'impact financier n'est tout simplement pas le même (...) » Oubliant au passage de poser la question du coût pour l'UNEDIC des chômeurs seniors de longue durée. Mais, dans la mesure où l'indemnisation ne dure que trois ans, le compte est vite fait pour madame Parisot !

Bien que nous soyons opposés aux restrictions contenues dans le programme de François Hollande sur le sujet, la réponse figurait dans les engagements du candidat : Seules périodes de trimestres cotisées seront prises en compte. Donc, une polémique de plus donc madame Parisot est coutumière ! Ce qui ne l'empêche pas de menacer : « (...) si l'Agirc et l'Arcco devaient financer ce surplus, le Medef serait amené à poser des questions importantes et très structurelles sur ce que nous voulons faire de ces régimes (...) »

Polémique qui ne résout pas le problème principal : Est-il possible de rester dans l'emploi au delà de 50 ans ?

Rester dans l'emploi et surtout en retrouver un, une fois qu'on l'a perdu ! Mais, sur ce dernier sujet, il ne faut pas compter sur Laurence Parisot pour obtenir la moindre réponse. Car, selon la logique de l'organisation patronale, le salarié n'est qu'une variable d'ajustement dans une économie mondialisée. En clair, le jour où l'entreprise préfère recruter un plus jeunes (plus économique et moins revendicatif) à défaut de l'archaïque harcèlement moral, elle utilisera la moderne rupture conventionnelle. Par contre, pas question de perdre du temps avec les plus de 850 000 inscrits de plus de 50 ans à Pôle Emploi !

Soyons clairs madame Parisot, vous exigez que les salariés partent le plus tard possible à la retraite, votre objectif étant, comme votre ami François Fillon d'atteindre 67 ans. Mais pourquoi puisque vous refusez toute obligation ou quota en ce qui concerne les salariés âgés ?

En toute probabilité parce que vous savez qu'en repoussant au plus loin l'âge légal, il se trouvera bien un gouvernement qui mettra en place un pilier obligatoire de capitalisation permettant à ceux qui le peuvent de cotiser individuellement et de partir à la retraite à la carte en faisant l'impasse sur les pénalités du régime général !

Et ce jour, vos adhérents banquiers et assureurs pourront acheter la totalité du stock de vins de champagne pour fêter la captation sur le long terme de l'épargne des français en vue de financer leur retraite privée. Bien entendu, banques et assurances n'offriront aucune garantie à leurs clients (krachs financiers inclus) et pourront comme n'importe quel fond de pension spéculer et dépecer des entreprises pour verser au retraités leur pension.

Mais que vous importe, puisque vous auriez réussit là ou tous vos prédécesseurs ont échoué : liquider une bonne fois pour un des plus importants volet du programme du Conseil National de la Résistance. 

Alors, votre posture qui consiste à exiger une rencontre avec Marisol Tourraine la nouvelle ministre des Affaires sociales, pour faire revenir le gouvernement sur son projet de décret autorisant un départ à la retraite à 60 ans pour des salariés ayant commencé à travailler tôt, tout comme votre chantage, ne  trompent personne.

Mais peut être êtes, misez-vous sur une possible victoire des candidats de l'UMP aux législatives qui vous permettrait d'obtenir une précarisation généralisée des salariés, un nouveau report de l'âge légal de la retraite et ... son financement privé. 

Confirmant par là même que votre propos sur  « Les entreprises qui ne sont ni à gauche, ni à droite » était comme à l'accoutumée une aimable plaisanterie qui a du bien faire rire dans les couloirs du Medef ... 


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16 mai 2012

Législatives : Stop à l'interdiction de cantine scolaire des enfants de chômeurs !

Nombre d'élus UMP continuent de bannir les enfants de chômeurs des cantines scolaires. Une profonde injustice qu'il mériterait à elle seule une sanction pour les candidats du Mouvement Populaire aux prochaines législatives !



En septembre 2011 nous écrivions : « Perdre son emploi est toujours vécu comme un drame, auquel s'ajoute, dans certaines communes gérées par l'UMP, l'humiliation d'expliquer à ses enfants pourquoi ils sont exclus de la cantine scolaire ! Quel point commun entre Thonon-les-Bains, Bordeaux, Nice, Meaux, Troyes ou Toulon ? Et bien hormis qu'elles sont dirigées par l'UMP, elles ont mis en place un système de restriction ou d'interdiction de leurs cantines scolaires aux enfants de chômeurs »

Et ce n'est pas un épiphénomène puisqu'à la rentrée 2011, au moins 70 communes effectuaient une sélection à l'entrée des cantines selon divers critères.

Loin d'être terminée, ce bannissement continue de faire des émules chez les élus du « parti des droits et des devoirs » En effet, on apprend par nos amis du site Actuchomage que le maire de Saint-Cyr-l'École (78) a instauré des restrictions envers les enfants dont l'« un des parents ne travaille pas »

la mairie UMP de Saint-Cyr-l'École explique Actuchomage : « (...) perpétue la tradition (...) le département des Yvelines est l'un des plus riches de France et son taux de chômage très inférieur à la moyenne nationale (...) Là aussi, l'UMP est aux manettes, quitte à faire dans l'illégalité. Sébastien est un saint-cyrien privé d'emploi qui vient d'apprendre l'exclusion de sa fille de la restauration scolaire deux jours par semaine. En effet, sa mairie a mis en place un « guide de l'enfance » qui prévoit de nouvelles priorités et conditions d'accès aux services périscolaires : cantines, accueils, centres de loisirs. Les enfants dont l’« un des parents ne travaille pas » ont moins de droits que les autres : deux jours de restauration autorisés par semaine au lieu de quatre, centre de loisirs une fois par mois au lieu de tous les mercredis, etc. Seconde restriction amplifiant cette discrimination : ces enfants stigmatisés ne seront admis que « suivant les places disponibles ». Sont en particulier visés les chômeurs, bien sûr, mais aussi les malades de longue durée (...) »

Ulcéré par cette discrimination il a décidé de se battre pour que l'égalité entre tous représentée par les valeurs de l'école républicaine soit appliquée sans restriction.  De la même façon que Actuchomage, nous soutenons son initiative qui prend la forme d'une pétition publiée sur un site Web qu'il a créé pour l'occasion.

Tout comme nous invitons les électeurs qui sont révolté par le bannissement d'enfants de chômeurs des cantines scolaires à interroger les candidats UMP aux législatives sur ce sujet. Car, il ne suffit pas de diffuser un tract : « Choisissons la France » dans lequel on peut lire : « Construisons une France plus généreuse pour aider les plus fragiles » pour s'exonérer de la pire des injustices, voire des saloperies : La stigmatisation d'un enfant !

A bon électeur/entendeur ...


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15 mai 2012

Elections professionnelles dans les TPE : Syndicats cherchent votes ou adhérents ?

Moins médiatiques que la Présidentielles et les législatives, les élections professionnelles dans les TPE sont toutefois importantes. Elles vont en effet, participer à la représentativité des syndicats. Mais qu'en sera t-il du sort des salariés des TPE une fois les élections passées ? 




En France, le taux de syndicalisation des salariés est faible, ce qui est regrettable dans la mesure où  des syndicats puissants sont plus à même de peser dans les négociations avec les organisations d'employeurs ou les pouvoirs publics.

Ce constat prend encore plus de valeur lorsqu'on traverse une période de crise financière et économique où le moindre acquis social est la cible des économistes libéraux pour qui les seules solutions sont la flexibilité et la remise en cause du contrat et du droit du travail.

Ajoutons à cela que la part de salariés travaillant dans des entreprises de plus de 1000 personnes n'a cessé de se raréfier années après années au profit de PME ou même de TPE dans lesquelles le taux de syndicalisation est quasi nul. Tout comme d'ailleurs le taux d'adhésion des patrons de ces entreprises à une organisation patronale.

Le gouvernement Fillon a pourtant décidé de ne mesurer que l'audience et la représentativité des syndicats de salariés au travers de la réforme de la loi du 20 août 2008. Celle-ci : « (...) se fondera principalement sur l'audience électorale des syndicats. Ainsi, pour être représentatif au niveau de la branche et au niveau national et interprofessionnel, un syndicat devra notamment totaliser 8 % des votes exprimés au premier tour des élections professionnelles. Ces pourcentages seront déterminés à partir de la somme des suffrages obtenus à la fois :

Dans le cadre des élections professionnelles « classiques », à savoir les votes pour le comité d'entreprise, les délégués du personnel et le délégué unique du personnel.

Et,

Dans le cadre de scrutins régionaux réservés aux TPE de moins de 11 salariés (...) »

Or, nous expliquent Les Echos, ce sera au tour des salariés des entreprises de moins de 11 personnes de voter dans le cadre des élections professionnelles. Ce qui a une importance capitale pour les syndicats puisque, les résultats : « (...) seront agrégés à ceux des élections professionnelles dans les plus grandes sociétés pour déterminer, dès 2013, la représentativité des syndicats - c'est-à-dire leur droit de négocier - dans les branches et au niveau national (...) »

Bien que les députés de l'UMP à la demande du Medef et de la CGPME ont réussi à enterrer le projet de loi de dialogue social dans les TPE, ce qui a ôté une grande partie de l'intérêt du scrutin pour les salariés de ces entreprises, il va falloir, pour les syndicats, déployer les grands moyens pour attirer les salariés/électeurs. D'autant que le scrutin se fera par Internet et sur sigle !

Et là, il va y avoir du boulot ! En effet, dans les TPE, le simple fait de réclamer la convention collective de la branche peut vous valoir une surveillance accrue de l'employeur. Alors, le soupçon d'une appartenance syndicale ... 

Néanmoins, le droit du travail est applicable à tous les salariés y compris à les apprentis ou ceux qui travaillent pour un particulier dans le cadre des services à la personne. Donc, les syndicats vont essayer d'informer le plus large public au travers d'actions que nous présentent Les Echos

« (...) la CGT, a présenté hier son bus « Info-droits » qui sillonnera le pays jusqu'à la mi-juin puis à la rentrée (...) La CFTC qui craint de ne pas obtenir le seuil minimum de représentativité : (...) multiplie les rencontres de terrain depuis décembre et accélérera cet été, en participant entre autre à la caravane du Tour de France et en sillonnant les plages en camping-car (...) » FO de son côté : « (...) a créé pour l'occasion un syndicat FO TPE et a édité 450.000 dépliants (...) la CFDT et la CFTC font le tour des centres de formation des apprentis (...) »

Ok, mais que se passera t-il pour les salariés des TPE une fois le scrutin terminé ?

C'est toute la question puisque jusqu'à présent, les syndicats de salariés ont toujours privilégié leurs bastions ou places fortes (grandes entreprises ou fonction publique) sans vraiment se préoccuper des TPE. Et, comme le font remarquer Les Echos : L'exercice est très difficile, faute de moyens et de relais dans les TPE.

Et pourtant, c'est un enjeu majeur pour le futur des syndicats dans la mesure où 97% des salariés travaillent aujourd'hui dans des entreprises de moins de 20 salariés ! Il est évident que si la présence sur le terrain ou les opérations d'information par le Web ne devaient pas avoir de suite une fois le scrutin terminé qu'il s'agirait d'un échec pour les syndicats et surtout pour les salariés des TPE.

D'autant, explique Pascale Coton de la CFTC que ces salariés : « (...) se sentent lésés et ont envie de s'exprimer, mais ils sont isolés et ne connaissent pas leurs droits (...) »

Alors au boulot, et ne décevez pas ceux que vous rencontrerez et avec qui il sera nécessaire d'avoir un dialogue ... durable ! 


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14 mai 2012

Législatives : Le dernier tract électoral de l'UMP est-il illégal ?

L'UMP en vue des législatives va distribuer un tract bleu-blanc-rouge édité à 8 millions d'exemplaires. Problème, selon le code électoral, l'appropriation des 3 couleurs est interdite sur les affiches et circulaires !

C'est le 15 mai, date de l'investiture du nouveau Président de la République que l'UMP a décidé de diffuser son tract en vue des législatives. Si sans surprise on y retrouve les « grandes réussites » de la législature :

Le pouvoir d'achat
La lutte contre le chômage
La lutte contre la délinquance
L'Immigration

Cliquer sur l'image pour lire le document dans son contexte

 


Dont les candidats de l'UMP proposent de s'occuper au cas où les français leur donneraient une majorité aux prochaines législatives. Si le slogan : « Ensemble choisissons la France » peut faire sourire, on pourra par contre légitimement s'étonner de l'utilisation d'une marée de drapeaux bleu-blanc-rouge en couverture du document !

Si l'UMP argue que : « (...) La présence des drapeaux tricolores sur ce document de quatre pages (...) et le choix du slogan se veulent une réponse, selon l'UMP, à la fête de la Bastille, le soir de l'élection de François Hollande, dimanche 6 mai, où les partisans du nouveau président avaient brandi des drapeaux français et étrangers (...) »

Cette appropriation du principal symbole national par l'UMP est assez choquante dans la mesure où elle sous entend que les autres formations et candidats seraient moins français que les siens. Mais, que ne ferait-on pas pour attirer les électeurs du parti qui fête Jeanne d'Arc le 1er mai !

Il serait toutefois bon de rappeler à l'UMP et à ses candidats qu'on ne peut pas faire n'importe quoi avec les couleurs nationales !

En effet, il suffit de lire l'article R27 du code électoral pour s'en convaincre : « Les affiches et circulaires ayant un but ou un caractère électoral qui comprennent une combinaison des trois couleurs : bleu, blanc et rouge à l'exception de la reproduction de l'emblème d'un parti ou groupement politique sont interdites »

Ce qui en clair signifie que l'UMP joue avec le feu légal en s'attribuant une marée de drapeau bleu blanc rouge pour faire campagne !




Il ne reste plus maintenant qu'à savoir si la justice sera saisie pour cette initiative du parti « des droits et  des devoirs » pour utilisation illégale des symboles de la nation. Utilisation  qui quoi qu'il arrive ne trompera personne et ne saurait éviter une défaite cuisante à l'UMP aux prochaines législatives ! 


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UMP 

11 mai 2012

Mission de Pôle Emploi : Priorité des priorité du nouveau quinquennat !

La création de Pôle Emploi voulue par Nicolas Sarkozy aura créé plus de problèmes que de solutions pour les chômeurs. François Hollande lui donnera t-il une vrai stratégie et les moyens d'être efficace  ? En tous cas, il y a urgence à faire mieux !




Le 17 octobre 2009, on pouvait lire, sur le site du gouvernement, le texte suivant : « Pôle emploi : c’est le nom de l’organisme issu de la fusion ANPE-Unedic dévoilé le 16 octobre par Christine Lagarde et Laurent Wauquiez. (...) Laurent Wauquiez a indiqué que l'objectif de cette fusion ANPE-Unedic et triple : simplicité pour le demandeur d'emploi, accompagnement sur mesure, efficacité pour le retour vers l'emploi. Pôle emploi mettra en place des guichets uniques pour assurer à la fois l'accueil, l'orientation, la formation, le placement des demandeurs d'emploi et pour leur verser un revenu de remplacement. Par ailleurs, chaque demandeur d'emploi aura, dès son inscription, un conseiller attitré chargé de l'accompagner sur la durée. Le secrétaire d'Etat a par ailleurs indiqué vouloir instaurer une "culture du résultat" au sein de Pôle emploi : à l'horizon de trois ans, la France doit bénéficier du service public de l'emploi le plus moderne et le plus efficace d'Europe »

Texte qui pourrait faire sourire si la France ne comptait pas plus de 5 millions d'inscrits à Pôle Emploi ! Or, les français l'ont exprimé à de nombreuses reprises ces dernières années, leur première préoccupation est le chômage et son traitement ! 

Alors, comment mieux prendre en compte le problème des chômeurs et leur permettre de retrouver le chemin de l'emploi durable ?

Dans la mesure où le nouveau Président n'a pas encore pris officiellement ses fonctions et n'a pas encore nommé de Ministre du travail, il faut se contenter des réflexions de la direction de Pôle Emploi présentées par le journal Les Echos.

Pôle Emploi a répartit les chômeurs en trois catégories :

Les plus éloignés de l'emploi
Les moins éloignés du marché du travail
Les proches du marché du travail

Compte tenu de l'allongement progressif de la durée moyenne du chômage, que propose Pôle Emploi pour :  « Les plus éloignés de l'emploi » qui sont de plus en plus nombreux.

« (...) Pour les chômeurs « qui sont les plus éloignés de l'emploi », le texte préconise un « accompagnement renforcé ». Les « conseillers dédiés » qui traiteront ces dossiers - 50 à 70 chacun au maximum - devront avoir un contact « au moins mensuel » avec ces personnes. Tout demandeur d'emploi qui n'a eu « aucune période d'activité au cours des neuf mois suivant son inscription » bénéficiera d'un « entretien approfondi »

Ce qui n'est pas sans rappeler les illusoires promesses de 2008, émises par Christine Largarde qui affirmait vouloir tenir l'objectif de : « (...) 70 à 80 demandeurs d'emploi suivis par agent » alors que quatre ans plus tard, le nombre de 300 est devenu commun ! 

En clair, un recyclage de « bonnes intentions » qui fait l'impasse sur les dégâts causés par le processus de déshumanisation dans lequel on a placé les chômeurs.

Eh oui, l'époque est à l'efficacité (faire mieux avec moins) et à la rentabilité. Alors, passer quelques minutes avec un conseiller devient un privilège. Le reste du temps, un numéro de téléphone, très souvent saturé ou un site web qui propose des réponses standards sont les seuls liens avec Pôle Emploi. Quand ils ne sont pas des outils de sanction destinés à suspendre provisoirement les indemnités !

C'est pourtant cette déshumanisation qui est en partie responsable de l'inefficacité du système ! C'est également elle qui est à l'origine du climat de tension entre salariés et usagers de Pôle Emploi !

Dans l'immédiat, le site La Fusion pour le Nuls citant Le Monde nous apprend que : « (...) le prochain gouvernement pourrait demander à Jean Bassères (actuel patron de Pôle Emploi) de revoir sa copie (...)  » Bonne idée, mais dossier à suivre, avec attention ...

10 mai 2012

Législatives 2012 : L'exécrable « bilan social » des députés UMP - Volet 2

Si les dirigeants de l'UMP ont retenu : « Choisissons la France » comme slogan de campagne législative, dans le domaine social, ils ont surtout choisi celui des organisations patronales. Exemple : La pénibilité !




L'UMP a dévoilé hier son slogan officiel pour les législatives : « Choisissons la France ». Outre nous apprend L'Express, qu'ils n'ont fait que piquer une formule utilisée dans la profession de foi de François Hollande pour le second tour, on se demande bien en quoi les élus du Mouvement Populaire représenteraient mieux la France que les autres partis ou mouvements politiques.

Par contre, reconnaissons aux élus de l'UMP une constance de 5 ans dans leurs choix sociaux puisque comme nous l'avons démontré à de nombreuses reprises ils ont reproduit jusqu'au copié collé les demandes des organisations patronales. Un des meilleurs exemples étant : La prise en compte de la pénibilité dans la dernière réforme des retraites !

Le 16 juin 2010 à l'Assemblée Nationale, le gouvernement et les députés de la majorité présidentielle réfléchissaient sur la prise en compte de la pénibilité dans le cadre de la réforme des retraites. Eric Woerth avec sa délicatesse coutumière lançait : « On pourrait bien sûr dire que tous les métiers, que le travail en général, comme la vie d’ailleurs, sont fatigants ; c’est vrai que quand on est éveillé, c’est plus fatigant que lorsque l’on dort ! »

Le tout aboutissant à considérer la pénibilité comme ... une invalidité, ce qui existait déjà depuis longtemps !

Or, en décembre 2011, on obtenait les résultats du volet pénibilité que l'UMP commentait comme une grande avancée sociale pour les salariés.

S'appuyant sur les conditions dans lesquelles un salarié peut demander son départ à 60 ans pour cause de pénibilité.

« Les assurés qui justifient d'un taux d'incapacité permanente d'au moins 20 % provoqué par une maladie professionnelle ou un accident du travail peuvent continuer à liquider leurs droits à 60 ans (...) Ceux qui souffrent d'une incapacité comprise entre 10 % et 20 % peuvent également faire une demande, mais la retraite à 60 ans ne leur est pas accordée automatiquement. Une commission pluridisciplinaire examine leur dossier. L'assuré doit avoir été exposé pendant au moins dix-sept ans à des facteurs de risque dont la liste est précisément établie (...) »

On apprenait que de 30 000 départs annoncés par le gouvernement, seules  466 demandes avaient abouti à un départ à 60 ans ! Si du côté gouvernemental, , écrivions-nous, on préfère justifier ce nombre ridicule, par le manque d'information des salariés, du côté de la CGT on est plus réaliste : « (...) de nombreuses personnes qui ont eu des carrières pénibles ne sont plus en activité à 60 ans mais au chômage, en invalidité ou aux minima sociaux. »

Néanmoins, le 18 avril dernier Eric Woerth qui figure dans l'organigramme de l'UMP comme conseiller politique, n'hésitait pas à déclarer au site Atlantico : « (...) Nous avons créé la notion de pénibilité, qui, pour la première fois, permet à certains salariés « usés » par le travail de partir à la retraite de façon anticipée (...) » et concluait façon visionnaire : « L'attitude de François Hollande sur les retraites est en réalité la même que celle de Martine Aubry, à l'époque, au sujet des 35 heures : celle du déni de la « valeur travail » et de l'effort ! Cette France hésitante et irresponsable, les Français sauront la refuser. Le 6 mai, ils ne s’y tromperont pas et feront le choix de l’action et du courage. J’en suis certain »

Choix de « l'action et du courage » qu'ils vont très probablement, une fois de plus rejeter en juin, histoire de rapeller aux députés de l'UMP qu'on ne peut pas se moquer impunément d'eux ! 


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