28 septembre 2007

« Au CRIBLE ! » : La politique expliquée aux jeunes ?

On fait parfois des découvertes sur le Web. C’est par contre moins le cas en ce qui concerne le monde de l’édition de livres. Il y a quelques jours, au détour d’un site, je découvre un encart dont le titre avait tout pour m’attirer : « La politique ne se limite pas au bulletin de vote ! » le tout présentant la jaquette d’un livre où on voyait notre président de la république barré par le titre suivant : « Qu’y a-t-il derrière « Valeur travail » et « identité nationale ».

L’encart proposait des tracts (ou un PDF) afin de participer à la diffusion du livre. L’adresse du site Web de l’éditeur y étant indiqué, j’ai pris contact avec l’éditeur et lui est proposé une « interview citoyenne » sur le lancement de ce livre. Et que pensez-vous qu’il arriva ? : Il a accepté et surprise complémentaire, l’auteur du livre s’est joint à l’interview.

Interview de Sandrine MINI directrice de la maison d’édition SYROS, et de Philippe GODARD, auteur du premier volume de la collection « Au crible ! ».

Bonjour,

Quelques sites Web parlent d’un livre qui doit sortir début Octobre 2007 dont le titre est « Valeur travail » et « identité nationale ». Je cite un extrait du texte de promotion qui lui est associé : « Selon Nicolas SARKOZY, « La France est devenue le pays qui travaille le moins en Europe » Pourtant les statistiques de l’OCDE montrent que les Français sont parmi ceux qui travaillent le plus en Europe et que leur productivité est l’une des meilleures du monde » … / … En refusant la polémique facile, les titres de la collection « au crible ! » sont des outils politiques à part entière » Cet ouvrage est publié aux éditions SYROS et doit sortir en librairie le 4 Octobre.

Q : Pouvez vous nous présenter les éditions SYROS ?

Sandrine Mini : Syros a été fondé en 1972 par trois membres du Parti Socialiste Unifié, le PSU. Dès le départ, cette maison d’édition a donc occupé une place à part dans l’édition française. En 1980, la CFDT est entrée dans le capital, puis la Ligue de l’enseignement et diverses mutuelles. Les éditions Syros ont longtemps été liées aux éditions Alternatives puis aux éditions La Découverte. En 2005, le fond adulte est repris sous la marque La Découverte. Syros Jeunesse, secteur qui est né en 1984, devient Syros, un éditeur qui se consacre essentiellement aux livres pour enfants.

Editeur pionnier, Syros a installé sa notoriété grâce à une politique éditoriale militante et audacieuse. Avec « Souris noire », puis « Rat noir », Syros fut le premier éditeur à proposer aux enfants et aux adolescents des polars écrits par les plus grands noms du roman policier adulte. Toujours leader dans ce genre, Syros a su ouvrir son catalogue à la littérature, aux albums, aux contes et aux documentaires. Le secteur documentaire Syros touche plus particulièrement les grands adolescents. Conçues à partir de discours et de témoignages, « J’accuse ! » (collection créée en 1992), « Femmes ! » et « Les documents Syros » proposent des ouvrages intergénérationnels, qui permettent aux adultes et aux adolescents d’échanger entre eux sur les grands enjeux du monde. La nouvelle collection « Au crible ! » s’inscrit dans cette continuité.

Q : Votre site Web présente une collection orientée jeunesse sans référence précise à la collection « Au CRIBLE ! » pourquoi ?

Sandrine Mini : La collection n’est pas encore mentionnée sur le site web, en effet, mais nous sommes en train d’y remédier. Nous sommes une petite équipe et manquons souvent de temps ! Elle sera présentée avec les trois autres collections documentaires que vous pouvez d’ores et déjà découvrir en suivant le lien Collection (livres en feuilletage, présentations, interview…)

Q : Quel sont les origines et les objectifs de cette collection ?

Philippe Godard : Je suis parti d’une constatation : il n’est pas facile de décrypter le discours politique de Nicolas Sarkozy parce qu’il dit souvent tout et son contraire. Ou alors il annonce quelque chose, comme un New Deal écologique planétaire, et il fait le contraire en France même, par exemple en renonçant purement et simplement au plan rail-route.

Il est donc nécessaire d’analyser ce discours qui part dans toutes les directions, et de mettre l’accent sur les contradictions énormes que Sarkozy nous présente avec aplomb, comme s’il ne s’agissait que de banales évidences. Par exemple, les Français seraient selon lui ceux qui travaillent le moins en Europe. Mais non ! Nous ne sommes pas ceux qui travaillent le plus, mais nous travaillons à coup sûr davantage que les Norvégiens, les Italiens, les Néerlandais ou les Allemands ! C’est l’OCDE qui l’affirme. J’ai donc proposé une idée de collection à Sandrine Mini…

Q : Cette collection se veut-elle un outil de vulgarisation ? Dans quels domaines ?

Sandrine Mini : Plutôt que de vulgarisation, avec l’idée de faire œuvre encyclopédique, là, il s’agit d’un outil critique, avec, il est vrai, l’idée d’expliquer de façon simple des choses complexes. Mais l’auteur ne se limite pas à expliquer, ni même à décrypter. Il donne aussi des outils qui permettent de réfléchir, de débattre, de se forger une opinion, de critiquer. Pour le moment, les deux premiers domaines traités sont la « valeur travail » et l’ « identité nationale », puis, dans le deuxième volume, la sécurité et la politique des « quartiers ».

Q : Dans le contexte actuel ou l’on parle de faire disparaître les acquis de 68, n’avez-vous pas peur qu’on vous reproche d’initier les adolescents à la chose politique ?

Philippe Godard : Tant mieux ! Pour nous, ce n’est pas un reproche, c’est exactement ce que nous souhaitons faire !

Q : SYROS diffuse des ouvrages qui ont été sélectionnés par l’éducation nationale. Ne craignez-vous pas des réactions ministérielles après la sortie de ce livre ?

Sandrine Mini : De nombreux livres Syros sont en effet reconnus et plébiscités par les enseignants, pour leurs qualités et leurs sens profonds (ouverture d’esprit, autre regard sur le monde…). Ce sont les qualités littéraires de nos textes qui expliquent que l’Education nationale en ait inscrit un certain nombre à la liste de référence des ouvrages de littérature jeunesse pour l’école primaire (cycle 3)

Je crois qu’il ne faut pas oublier qu’une maison d’édition est une entreprise d’abord intellectuelle et culturelle. Et que l’Éducation nationale n’est pas un ministère de censure politique. Nous ne pensons pas qu’il y aura un retour de bâton. Si cela se produisait, ce serait un recul flagrant de la démocratie dans ce pays, mais franchement, nous n’y croyons pas.

Q : Le ministère de l’Éducation nationale est-il au courant de la parution de ce nouvel ouvrage ?

Sandrine Mini : Non, il n’y a pas de relation directe entre le ministère et la totalité des parutions. La dernière fois que nous avons été sollicités, ce fut pour la constitution d’une liste de référence d’œuvres littéraires et graphiques pour les petits (cycle 2), qui devrait bientôt être diffusée. Et encore une fois, le premier titre d’ « Au crible ! » n’est pas une parution strictement jeunesse, mais un livre critique pour les 15 ans et plus, vendu en rayon adulte.

Q : Le tract indique clairement « La politique ne limite pas au bulletin de vote » et plus loin : « Décortiquer le programme politique de Nicolas SARKOZY. Comprendre et critiquer l’action du gouvernement, Débattre avec ses proches » Vous donnez l’impression de vouloir faire du prosélytisme anti-gouvernemental. Est ce le cas ?

Philippe Godard : « Prosélytisme », sûrement pas. Cela supposerait que nous représentons un parti dans lequel regrouper nos prosélytes. Or, ce n’est absolument pas le cas. Nous prétendons apporter un outil critique présentant des arguments sérieux, de caractère non polémique, et permettant donc de nourrir une réflexion critique au meilleur sens du terme. Nous espérons que « Au crible ! » aidera ses lecteurs à élaborer un discours politique critique, sérieux, qu’ils seront toujours mieux à même d’’argumenter pour qu’ils ne se laissent pas abuser par certaines propagandes.

Q : Philippe GODARD, vous êtes un familier des éditions SYROS. Quels sont vos ouvrages déjà publiés par la maison d’édition?

Philippe Godard : Je dirige la collection « J’accuse ! », dans laquelle j’ai publié un livre sur les castes en Inde avec un dalit indien (Une enfance intouchable), un volume sur les prisonniers en France (Derrière les barreaux), un autre sur la violence des gangs en Amérique centrale (Marabuntas), et enfin je viens tout juste de publier, avec une ethnologue péruvienne, Bidonplanète, sur la question des bidonvilles.

Dans la série des « Documents Syros », je suis l’auteur de trois livres éminemment politiques sur Malcolm X, Che Guevara et Gandhi. Pour ces trois derniers livres, j’ai notamment traduit l’intégralité de discours inédits de ces personnages majeurs du siècle passé.

Q : Pour le lancement de ce livre, vous semblez avoir joué la carte du « buzz » en proposant aux internautes des tracts en format numérique. Est ce une première et pourquoi ce choix ?

Philippe Godard : Le but de « Au crible ! » est de toucher le plus large public possible. C’est pour cela que son prix n’est que de 4,90 euros : nous voulons le mettre à la portée de toutes les bourses. Il nous a semblé logique de faire fonctionner tous les réseaux de diffusion, afin que les lecteurs aient envie de lire ce livre, même si, d’habitude, ils ne sont pas des habitués des librairies.

Q : Est ce une expérience ou pensez-vous généraliser ce type de promotion pour la collection « Au CRIBLE ! » ?

Sandrine Mini : C’est vrai que c’est une première fois. Le tract, disponible en PDF et téléchargeable, permet à tous de participer à la diffusion de l’information sur ce livre. Le bouche à oreilles sur le web nous semble un excellent outil pour ce type d’ouvrage, dont la vocation est de toucher un public le plus large possible !

Nous espérons également mieux utiliser ce média pour faire découvrir nos autres collections documentaires qui trouvent difficilement leur place en librairie (il n’y a pas de rayon grands adolescents en non-fiction !).

Q : Envisagez-vous de « prolonger » la collection par un forum ou un blog qui donneraient la parole à vos lecteurs ?

Philippe Godard : Nous en avons en effet déjà parlé. Mais pour le moment, nous ne pouvons pas répondre à la question, car il faut d’abord voir comment marche la diffusion du livre avant d’envisager les suites possibles. En tout cas, il y aura d’autres volumes dans la collection, c’est certain.

Q : Le livre peut-il (ou pourra t-il) être commandé sur votre site ?

Sandrine Mini : Non, nous ne faisons pas de vente directe en ligne. Le plus simple est d’aller chez votre libraire. Le livre sort le 4 octobre, et on le trouvera dans toutes les librairies. En cas de problème, les lecteurs peuvent nous contacter à l'adresse suivante : contact@syros.fr


Merci à tous les deux d’avoir répondu à mes questions


Jean Claude BENARD

Sources et crédit photo
Editions SYROS

Choix de société ?

Franchises médicales, durcissement des conditions d'allocations diverses, chasse aux chômeurs "fraudeurs", 15 milliards d'allègements fiscaux au plus aisés et bientôt TVA sociale. Sans oublier bien entendu l'annonce "souriante" de notre premier ministre sur la faillite du pays.

Beaucoup de français commencent à, comprendre que "Tout est possible" n'était pas seulement un slogan. Décidément, REISER avait raison lorsqu'il dessinait il y a bien longtemps la Une de Charlie Hebdo sur le vote des citoyens de notre beau pays (voir ci-dessous)

Enfin, il reste à attendre les prochains scrutins pour savoir si la "magie" de notre président et de sa majorité font toujours le bonheur des électeurs.

Que voulez-vous, les français sont comme ça !!!

27 septembre 2007

Le retour d"Arrêt sur images" ne dépend que de vous !!

Communiqué du site Web arretsurimages.net

Vous avez été près de 200 000 (dont Slovar les nouvelles - NdR) à signer la pétition de soutien à Arrêt sur images, après sa suppression par France 5.

Les dirigeants de la télévision publique sont restés sourds à votre appel, pourtant sans précédent.

La télévision publique ayant renoncé à la mission d’éducation à l’audiovisuel et aux medias que lui a pourtant assignée le législateur, l’équipe d’Arrêt sur images n’a d’autre ressource que de l’accomplir ... sur le Net.

Nous allons relever ce défi. Nous allons faire renaître Arrêt sur images sur Internet. Et elle sera financée par... vous.

@rrêt sur images ressemblera-t-elle à Arrêt sur images ?

Oui et non. Ce ne sera « ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre ». Plutôt qu’une longue émission hebdomadaire, @rrêt sur images vous proposera des rendez-vous télévisés plus courts, plus fréquents, ainsi que des enquêtes et des dossiers multimedia.

Mais vous y retrouverez le ton, et la plupart de l’équipe, que vous aimiez. Comment l’émission sera-t-elle financée ?

Exclusivement par ses abonnés, et par la publicité. Pour rester totalement indépendants, nous n'avons pas voulu faire appel à des investisseurs. Les seuls actionnaires de l'émission seront les partenaires et les salariés qui contribueront à sa production.
Pourquoi s’abonner dès aujourd’hui ?

Pour nous permettre justement de vous construire le plus beau site définitif possible. Nous espérons pouvoir le mettre en ligne dès le 7 janvier 2008, à 13 heures (les abonnements commenceront à courir le jour de sa mise en ligne)

Nous souhaitons par exemple, dès son ouverture, vous y proposer un large choix d'archives de l'émission, classées par dossier. Une équipe de journalistes, de documentalistes et de webmasters va entamer ce travail dès aujourd'hui. En outre, dès l'automne, une partie de l'équipe sera à pied d'œuvre, pour préparer des dossiers et des émissions « à blanc ».

Quels sont les tarifs de l’abonnement ?

L’abonnement coûte 3 euros par mois (au total, 30 euros par an : les deux mois d’été sont offerts)

Vous pouvez souscrire un abonnement d’essai de trois mois, pour 10 euros.

Pour les étudiants, les chômeurs et les précaires, l'abonnement est fixé à 1 euro par mois (soit 12 euros par an). Pas besoin de justificatif, nous avons choisi de vous faire confiance.

Si vous souhaitez soutenir le projet d’@rrêt sur images, le montant de l’abonnement de soutien est sans limite. Vous pouvez souscrire pour 50, 100 euros, ou davantage ... / ...


Lire la suite ou s'abonner en suivant le lien http://arretsurimages.net/ ou en cliquant sur l'image illustrant ce texte

26 septembre 2007

Appel contre les franchises - Communiqué

CONTRE LES FRANCHISES MÉDICALES, POUR L'ACCÈS AUX SOINS POUR TOUS MOBILISONS-NOUS LE 29 SEPTEMBRE ! A partir de 14h

Nicolas Sarkozy a annoncé la création de franchises médicales au prétexte de financer les plans « cancer » et « Alzheimer » ainsi que les soins palliatifs.

Plus ça va, plus on fait payer les malades

D'abord présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd'hui proposées pour traiter des maladies graves, aujourd'hui, proposées pour financer le plan Alzheimer, les franchises se rajouteraient à ce que les assurés sociaux doivent déjà payer. De lois en décrets, sous des prétextes variables - responsabilisation, trou de la sécu. - les assurés sociaux doivent payer toujours plus pour se soi-gner. 1967 déjà : le ticket modérateur - partie non remboursée par la sécurité sociale - devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du forfait hospitalier au forfait par consultation en passant par les dépas-sements, ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en moyenne par personne et par an. Et pour 900 000 personnes cela atteint même 1 000 euros ! Pour beaucoup, c'est impossible. De plus, les franchises pour-raient remettre en cause la prise en charge à 100 % dont bénéficient les personnes atteintes de pathologies graves.

Avec les franchises, les malades paient pour les malades

Les gens qui n'ont pas les moyens renonceront à certains soins comme c'est déjà le cas pour les lunettes et pour les dents. Nous refusons l'instauration de telles franchises, socialement injustes, économiquement inefficaces et dan-gereuses pour la santé publique. Pour ceux qui ont une mutuelle, le ticket modérateur et le forfait hospitalier peuvent, dans certaines limites, être pris en charge. Mais les franchises ne le seront pas. La fran-chise au début c'est 50 euros, mais après. On voit ce qui se passe : le forfait de 1 ? par consultation qui - promis juré - ne devait pas augmenter et était plafonné à 1 € par jour quel que soit le nombre d'actes peut aller depuis le 1er août jusqu'à 4 € par jour. Les dépassements d'honoraires, ces franchises occultes, devaient rester « raisonnables », mais aujourd'hui peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros pour une opération. Peu à peu les dépenses non remboursées augmentent.

Les franchises, c'est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la Sécu

Parce que - riches ou pauvres, jeunes ou vieux. - nous devons tous être égaux dans l'accès aux soins, la France a créé la Sécurité sociale en 1945. Le principe en est simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.À l'opposé de ce système solidaire, celui des assurances : selon le niveau - et donc le prix - du contrat, la couverture varie. Ainsi, se développe une médecine à plusieurs vitesses.

Le financement solidaire, condition indispensable pour améliorer notre système de santé

Il faut d'abord améliorer la prévention des maladies. Transformer les conditions de vie, de travail, d'environ-nement, d'alimentation. autant de pistes pour réduire la venue des maladies, comme le cancer, le diabète, et peut-être même l'Alzheimer. Notre pays n'a jamais été aussi riche. Il faut donc exiger un débat sur la part des richesses dévolue à la santé. C'est un choix de société. Alors, il faut choisir. Soit, comme l'a fait Nicolas Sarkozy, multiplier les cadeaux fiscaux (13 milliards d'euros) aux plus favorisés et les exonérations de cotisations pour les employeurs soit partager les richesses pour maintenir une Sécu fondée sur la solidarité. Là est le coeur du débat.

PAS DE LOI SUR LES FRANCHISES
SUPPRESSION DE TOUTES LES FRANCHISES
LE 29 SEPTEMBRE, DANS TOUTE LA FRANCE, NOUS EN DISCUTERONS.
NOUS SOMMES TOUS PROPRIÉTAIRES DE LA SÉCU.
ALORS, PENSONS SON AVENIR ENSEMBLE !

Act up ; Aides ; Alter Ekolo ; Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF) ; Appel contre la Franchise ; Association Nationale des Médecins Référents (AMedRef) ; ATTAC France ; CADAC ; Collectif « La Santé n'est pas une marchandise » ; CGT de l'administration centrale des Affaires sociales ; CNDF ; Confédération paysanne ; Convergence Citoyenne ; Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services publics ; Collectif des Médecins Généralistes pour l'Accès aux Soins (CoMéGas) ; Coordination des Collectifs unitaires anti-libéraux ; Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité ; Fondation Copernic ; FSU ; LCR ; Les Alternatifs ; Les Verts ; LMDE ; Mars-Gauche répu-blicaine ; MRC ; ONSIL ; Parti Socialiste ; PCF ; Résistance sociale ; Syndicat de la Médecine Générale (SMG) ; SNES-FSU ; SNUipp-FSU ; Syndicat national des Infirmier(e)s conseiller(e)s de Santé-FSU (SNICS-FSU) ; Sud Education ; Union des Familles laïques (UFAL) ; Union Nationale Alternative Mutualiste (UNAM) ; UNEF ; Union Syndicale Solidaires ; Union Fédérale Sud Protection Sociale ; Union fédérale Sud Santé Sociaux ; Union Nationale des Groupements Mutualistes Solidaires (UNGMS) ; Union Nationale des Retraités et des personnes âgées (UNRPA) ; Union Syndicale de la Psychiatrie (USP)


Samedi 29 septembre, 14 heures
CONTRE LES FRANCHISES MÉDICALES
POUR L'ACCÈS AUX SOINS POUR TOUS
4 heures de débat et de mobilisation

FRANCHISES OU SOLIDARITÉ
Débat introduit par le professeur Grimaldi

INÉGALITÉS SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES DANS LA SANTÉ
Débat introduit par l'économiste Pierre Volovitch

AMPLIFIER LA MOBILISATION
Débat introduit par Françoise Nay, gérontologue et Christian Lehmann, initiateur de l'Appel contre la franchise

24 septembre 2007

Et si vous décidiez de travailler dans l’économie sociale et solidaire ?

Interview de Nicolas FROISSARD initiateur du 2ème salon de l’emploi dans l’économie sociale et solidaire organisé par le CJDES et l’AFIJ.

Le salon et l’’économie sociale et solidaire

Pouvez-vous nous expliquer l’origine de ce salon ?

L’économie sociale et solidaire (ESS), qui intervient dans tous les secteurs d’activité et représente plus de 11% des salariés français, propose aussi des modes de gestion d’entreprise et d’entrepreneuriat originaux. Il paraissait donc intéressant de donner un coup de projecteur sur ce secteur. Nous souhaitons montrer qu’on peut y faire carrière, y exprimer pleinement ses compétences tout en y trouvant un sens supplémentaire.

Comme tous les secteurs, en raison du papy boom, l’ESS va avoir besoin dans les années qui viennent d’attirer les candidats et particulièrement les jeunes. Ce forum peut aider le secteur à relever ce défi en le faisant d’avantage connaître. Et puis ce type d’évènement peut aussi permettre de tordre le coup à certaines idées reçues. Nos concitoyens pensent souvent par exemple que les associations coûtent très cher à l’Etat et ne reposent que sur le bénévolat.

Or, les associations se sont beaucoup professionnalisées ces dernières années et emploient aujourd’hui plus d’un million de personnes. Elles sont un allié important de l’Etat qui leur confie de plus en plus de missions d’intérêt général. Dans de nombreux départements, le secteur associatif est le premier employeur. Je me rappelle avoir été surpris en apprenant récemment que l’économie sociale et solidaire est le premier employeur de la région Midi-Pyrénées, alors qu’on n’y parle que d’Airbus. Exemple intéressant d’ailleurs et qui rappelle que les sociétés commerciales sont régulièrement subventionnées par l’Etat.

Combien d’entreprises participantes cette année ?

Une centaine d’organisations seront présentes ou représentées.

Et combien de postes sont à pouvoir ?

Environ 3000.

L’économie sociale et solidaire bien qu’elle emploie plus de 11% des salariés français à du mal à se faire connaître du grand public. Comment l’expliquez vous ?

L’ESS n’a jamais cherché à communiquer. Elle a plutôt eu tendance à se concentrer sur ses activités. Il est donc logique qu’elle ne soit pas très connue. La diversité qu’on peut trouver dans notre secteur est une chance et une richesse. Mais c’est aussi plus difficile de communiquer de façon globale et homogène sur ce secteur. C’est en train d’évoluer. Les organisations de l’économie sociale commencent à insister sur leurs spécificités. Et à se concerter, y compris de façon transnationale car l’économie sociale est partout dans le monde, pour proposer des messages communs.

Qu’est ce qui distingue les entreprises de l’économie sociale et solidaire des autres ?

Est-il forcément nécessaire de définir l’ESS par rapport aux autres secteurs ? Il faut faire attention de ne pas tomber dans une démarche manichéenne qui opposerait les entreprises de l’ESS qui « placeraient l’homme au cœur de leurs préoccupations » des autres qui ne rechercheraient toujours en permanence que la seule maximisation des profits. Une définition de l’ESS devrait être suffisante.

L’économie sociale est définie par référence à ses statuts. Ce secteur se compose des coopératives, mutuelles et associations. L’économie sociale constitue un secteur autonome au sein duquel les structures sont gérées selon le principe « une personne, une voix ». La destination des excédents éventuellement réalisés est originale : soit ces excédents ne peuvent être partagés entre les adhérents (c’est le cas pour les associations) soit ils profitent équitablement à tous les adhérents ou salariés. L’économie solidaire quant à elle est axée vers les initiatives de développement local, de réinsertion et de lutte contre l’exclusion : insertion par l’économique, commerce équitable, tourisme solidaire…


Si je souhaitais créer une entreprise, pourquoi choisirais je le statut de scop ?

Si vous souhaitez entreprendre collectivement, le statut de scop est intéressant. Il permet à chaque salarié de l’entreprise créée d’en devenir actionnaire. Et d’être pleinement associé aux grandes décisions. Ce statut est tout à fait compatible avec une activité économique performante. La SCOP Chèque Déjeuner rivalise sur son marché avec des poids lourds du secteur classique. Comme tout projet collectif, il faut beaucoup dialoguer. Mais cela favorise un excellent climat social, ainsi que la pérennité de l’entreprise car une partie importante des bénéfices sont obligatoirement placés en réserve, pour parer les éventuels coups durs que réserverait l’avenir.

On parle de plus en plus des nouveaux emplois de services. L’ESS est-elle présente dans ce secteur ?

Les associations sont historiquement très présentes dans le domaine des services et du soin à domicile. L’économie sociale qui a une tradition d’implication des parties prenantes et particulièrement des usagers dans la définition et la conduite de ses projets est forcément à même de relever le défi du développement des services à la personne et de la satisfaction des besoins. A titre d’exemple, la SCOP Domicours est présente dans le champ des cours particuliers et la SCOP Domiance , qui vient d’être créée, propose aux ménages tout type de prestations à domicile.

La situation économique

La précarité est un des problèmes majeurs de notre époque. Quelle réponse l’ESS apporte t-elle ?

On retrouve dans le secteur de l’insertion par l’activité économique des entreprises qui permettent à des personnes en difficulté (chômeurs longue durée, handicapés, jeunes sans formation…) de retrouver un emploi dans quelque métier que ce soit. Et de retrouver une autonomie et une utilité sociale indispensables à leur bien être.

Allez boire un chocolat à Puerto Cacao, entreprise d’insertion située dans le 17ème arrondissement de Paris. Cela rompt avec l’image misérabiliste qu’on peut avoir parfois de ces entreprises. Ce salon de thé est magnifique. Vous y consommerez d’excellents produits à base de cacao équitable. Et Guillaume, jeune entrepreneur tout droit sorti d’une grande école de commerce et qui a monté de "A à Z" ce projet, vous expliquera concrètement ce qu’est une entreprise d’insertion.

En tant qu’organisateur du salon de l’emploi dans l’ESS. Lorsque vous entendez la phrase devenue célèbre : « Travailler plus pour gagner plus » qu’est ce que cela vous inspire ?

Comme toutes les petites phrases elle est réductrice. Même son auteur serait sans doute prêt à le reconnaître. Certes, des français souhaitent travailler d’avantage pour augmenter leur rémunération. Mais il y a aussi beaucoup de salariés qui ne souhaitent surtout pas augmenter leur temps de travail en raison de la pénibilité de leurs taches.

Et puis un récent sondage montrait que 70% des français ne sont pas heureux dans leur travail. Alors si travailler plus veut dire déprimer plus, ça pose question ! La question du pouvoir d’achat et donc de la rémunération est importante. Mais il ne faut pas négliger non plus la question du sens que l’on trouve dans son travail.

Le Groupe SOS auquel vous collaborez œuvre de façon importante pour la réinsertion. La présence de Martin HIRSCH au gouvernement est-elle pour vous un atout ?

Un peu tôt pour le dire.

Le chef de l’état a annoncé la création d’une commission indépendante sur le SMIC. Pensez-vous que la fixation du montant du salaire minimum ne doit plus être faite par l’état ?

Il me semble que cette question est suffisamment importante pour que l’Etat reste compétent en la matière. Après, qu’il y ait une consultation la plus large possible sur cette question, c’est indispensable.

Ethique, entreprises et emploi

Bien que peu d’entreprises aient mis le développement durable à l’ordre du jour et que la RSE soit naissante en France, quelle est la position actuelle de l’ESS face à ces sujets ?

L’ESS a l’habitude de dire qu’elle fait du développement durable depuis toujours. Il est vrai que sa lucrativité limitée lui permet de se concentrer sur la qualité de sa gestion des ressources humaines et de la relation client ou usager. Mais quand on parle développement durable, on pense évidemment aussi au respect de l’environnement. Et là peut-être que nos organisations et particulièrement les associations, en dehors des associations environnementales bien sûr, ne se sont pas toujours senties très concernées par ce thème au combien important. C’est en train de changer.

L’éthique et le commerce équitable sont de plus en plus considérés comme importants par les français. Sont-ils porteurs en termes d’emplois et auront-ils leur place sur votre salon ?

Le commerce équitable, le tourisme solidaire et plus largement la solidarité internationale auront leur place. Ce secteur peut aujourd’hui offrir de belles carrières. Les ONG ont avancé sur le chemin de la professionnalisation et sont aujourd’hui capables d’offrir des conditions de travail et des rémunérations correctes. Le commerce équitable est encore un secteur émergeant. Les postes sont encore peu importants mais une entreprise comme Ethiquable démontre que lorsque les produits proposés sont de qualité, la croissance et le développement et donc l’augmentation du personnel sont au rendez-vous. L’enseigne Alter Mundi propose quant à elle à des entrepreneurs en devenir de créer leur emploi en développant leur boutique de commerce équitable.



Merci Nicolas

2ème salon de l’emploi dans l’économie sociale et solidaire
les 4 et 5 octobre prochain à
l'Usine à La-Plaine-Saint-Denis
Plan d’accès et horaires

21 septembre 2007

Les bonnes idées du Président : 1 - Le contrat de travail

Nicolas Sarkozy estime qu'il faut "remettre le travail et l'emploi au cœur des politiques sociales, une bonne fois pour toute". Cela passe par l'assouplissement "incontournable" des 35 heures. Il souhaite donc donner plus de place aux négociations d'entreprise et de branche concernant le temps de travail, et permettre aux salariés de monétariser leur compte épargne-temps.

Emballés par les déclarations de notre "timonier", nous avons enquêté auprès des syndicats d'employeurs et nous vous livrons en avant première les idées que ceux-ci comptent lui proposer pour "remettre le travail et l'emploi au cœur des politiques sociales"

Et dire que Nicolas SARKOZY a affirmé ne pas penser à se représenter dans 5 ans. C'est dommage !!!!

Crédit image et copyright
Dominique GOUBELLE

20 septembre 2007

Super !!! Notre Président ce soir à la télévision

Nicolas Sarkozy entend expliquer aux Français, jeudi soir aux Journaux télévisés de TF1 et France 2, les réformes sociales qu'il a annoncées cette semaine. Slovar les Nouvelles vous présente ci-dessous en exclusivité quel sera le ton de cette intervention

Cliquez sur l'image pour voir l'animation

La présence de M. Sarkozy dans les médias - outre ses interventions dans les JT, tous ses discours sont retransmis à la télévision - est sans précédent, alors que ses prédécesseurs, François Mitterrand et surtout Jacques Chirac avaient opté pour une "rareté" de la parole présidentielle. "L'hypervisibilité est devenue une nécessité", théorisait dans le Monde du 16 septembre Alastair Campbell, ex-conseiller média de Tony Blair.

La mise en application sarkozyste de cet axiome ne semble pour l'heure pas déplaire aux Français: 57% ont une bonne opinion du président, 33% étant d'un avis contraire (BVA-l'Express )

Merci qui ?

Remerciement graphiques
Sarkozynews
Sources et copyright
AFP

19 septembre 2007

Préparez vos mouchoirs ®

La dernière intervention du chef de l'Etat a fait des heureux : Les organisations d'entrepreneurs. La CGPME est la première à faire sauter les bouchons de champagne dans son dernier communiqué. Extraits :

La CGPME approuve le discours de vérité du Président de la République sur la nécessité de remettre travail et emploi au cœur des politiques sociales. La stratégie du partage du temps de travail était une erreur, il est bon que cette page se tourne.

En ce sens, les mesures annoncées d'assouplissement des 35 heures ouvrent de nouvelles perspectives aux entreprises, en particulier en ce qui concerne les heures choisies.

Si on prend au pied de la lettre le communiqué de la CGPME, la production de biens et de services est donc déficitaire face à la demande et augmenter le nombre d'heures travaillées permettrait de relancer durablement la croissance ! Dans le domaine, on n'en a jamais fait autant en termes idéologiques.

Interrogez individuellement les employeurs, il vous diront qu'ils pensent plutôt à maintenir les effectifs plus qu'à augmenter le temps de travail tant la demande actuelle est faible.

Le seul moteur possible de l’activité auraient pu être l’Etat et les collectivités territoriales mais dans la mesure ou la France a des impératifs de désendettement …

Les "heures choisies", le Ministère de l'emploi en donne la définition suivante :

"Le salarié qui le souhaite peut dans le cadre prévu par une convention ou un accord collectif, effectuer des « heures choisies » au-delà du contingent d'heures supplémentaires applicable dans l'entreprise ou dans l'établissement.

Ces « heures choisies » reposent sur un accord entre le salarié et son employeur ; bien qu'elles soient effectuées au-delà du contingent d'heures supplémentaires, elles ne sont pas soumises à l'autorisation de l'inspecteur du travail et n'ouvrent pas droit au repos compensateur obligatoire.

Une telle possibilité d'effectuer des « heures choisies » doit être prévue et encadrée par une convention ou un accord collectif de branche, de groupe, d'entreprise ou d'établissement.
Cette convention ou cet accord doit en outre :

- préciser les conditions dans lesquelles ces heures choisies sont effectuées,
- fixer la majoration de salaire à laquelle elles donnent lieu et, le cas échéant, les contreparties, notamment en termes de repos.

Le taux de la majoration ne peut être inférieur au taux applicable pour la rémunération des heures supplémentaires dans l'entreprise ou dans l'établissement .../ ..."

Qu'en pense un avocat spécialisé en droit du travail ?

Il y a longtemps que les employeurs ont des outils pour allonger la durée hebdomadaire du travail au-delà de 35 heures. La loi du 31 mars 2005 notamment autorise les « heures choisies ». Il suffit d’un accord entre le salarié et son employeur pour effectuer des heures au-delà de la durée légale sans l'autorisation de l'inspecteur du travail et sans qu’un repos compensateur soit obligatoire moyennant bien sûr une majoration de salaire au moins équivalente à celle d’une heure supplémentaire. Les entreprises n’ont quasiment pas eu recours à ce texte ... / ... Source L'Entreprise

Alors que signifient les propos de la CGPME ?

"De même, il est heureux de donner davantage de cohérence aux mesures en faveur de l'emploi des seniors en envisageant, par exemple, la suppression progressive de la dispense de recherche d'emploi ... / ..."

Qui sont ces seniors dispensés de recherche d'emploi :

Sont dispensés, à leur demande, de la condition de recherche d’emploi, les bénéficiaires de l’Are et de l'ASS qui satisfont à une condition d’âge. Celle-ci est fixée à :

- 57 ans et 6 mois ou plus pour les bénéficiaires de l’allocation d’aide au retour à l’emploi qui ne justifient pas d’au moins 160 trimestres validés d’assurance vieillesse,
- 55 ans ou plus pour les bénéficiaires des allocations d’assurance chômage justifiant d’au moins 160 trimestres validés d’assurance vieillesse, les bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique ainsi que pour les chômeurs non indemnisés.

Mais puisque la CGPME se veut un vertueux défenseur des seniors, peut elle nous expliquer son acharnement à voir disparaître la "contribution Delalande" Contribution qui était due par tout employeur qui se séparait d'un salarié de 50 ans et plus sous CDI ?

Nous espérons partager la joie de la CGPME en apprenant dans les semaines qui viennent qu'elle lance un plan d'embauche massif des quelques 63% de salariés de plus de 55 à 64 ans qui sont au chômage et qui ne demandent qu'à travailler.

"De même, il convient de souligner que le chef d'entreprise doit impérativement conserver la possibilité de former librement son personnel, sous peine de s'engager dans une démarche éloignant la formation de l'entreprise ... / ..."

Jean Pierre RAFFARIN a fait voter la loi sur le DIF qui il me semble s'applique à TOUS les salariés et qui a été ratifié par TOUS les syndicats.

Extrait du site du ministère du travail

Le droit individuel à la formation (DIF) a pour objectif de permettre à tout salarié de se constituer un crédit d'heures de formation de 20 heures par an, cumulable sur six ans dans la limite de 120 heures. L'initiative d'utiliser les droits à formation ainsi acquis appartient au salarié, mais la mise en oeuvre du DIF requiert l'accord de l'employeur sur le choix de l'action de formation. La formation a lieu hors du temps de travail sauf disposition conventionnelle contraire ; elle est prise en charge par l'employeur selon des modalités particulières .../ ...

Des actions de formation prioritaires peuvent être définies par accord collectif d'entreprise ou de branche ou par accord interprofessionnel. Le salarié peut alors choisir une formation parmi celles-ci, bien que ce ne soit pas une obligation.

La déclaration de la CGPME consisterait-elle à demander une dérogation ou une modification de la loi ? De même, combien de salariés d'entreprises de moins de 20 personnes ont-ils pu faire valoir ce droit à la formation depuis la publication du texte de loi ?

Le MEDEF de son côté est plus sobre dans ses déclarations. la raison en est probablement liée à la promulgation quasi intégrale de ses propositions par le Président de la République

Que déclarait Laurence PARISOT au media il y a quelques mois et durant la campagne des présidentielles ?

"Pourquoi faut-il se retenir d’embaucher pour éviter le pire au cas où les choses tourneraient mal ? Pourquoi rendre le pire ingérable et le faire redouter parce qu’il serait ingérable ? Pourquoi faudrait-il absolument que l’un des deux soit en faute lorsqu’un salarié et un chef d’entreprise se séparent ?"

"Trente-deux ans après l’invention en France du divorce par consentement mutuel, quelle audace, je propose que nous commencions à définir dans le monde du travail une séparabilité à l’amiable et aux conditions honorables pour les deux parties."

"On nous fait d’ailleurs bien des reproches à ce sujet. Je répondrai seulement que les mêmes reproches ont été adressés en leur temps au divorce à l’amiable. Ceux qui aujourd’hui nous accusent de penser que les salariés sont jetables, ce qui n’est jamais notre façon de voir, c’est une autre démagogie que de l’insinuer, ceux- là me rappellent les traditionalistes d’autrefois qui s’opposaient au divorce à l’amiable sous prétexte qu’il allait favoriser les caprices !"

"La séparabilité, j’en suis sûre, ce serait une révolution qui permettrait immédiatement nombre d’embauches. Mille embauches peut-être d’un côté pour un litige de l’autre. Car c’est clair, ce que nous cherchons à éviter en inventant la séparabilité à l’amiable, c’est une judiciarisation dont le coût en temps, en argent, en liberté, en confiance en l’autre est incalculable !"

Ou encore cette citation qui ira droit au coeur des salariés

"La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?" (Le Figaro Economie, 30 août 2005)

Lorsque le chef de l'état annonce la création d'une commission idépendante sur le SMIC, c'est à rapprocher d'une déclaration de Laurence PARISOT du 25 janvier 2007 : " Elle préconise encore de supprimer les 35 heures, et toute référence à une durée légale du travail, ou encore de modifier les règles du Smic pour qu`il soit fixé par une commission indépendante et non par le gouvernement" ... / ..."

Ce qui justifie certainement une joie "modérée" puisque le "'copié/collé" a bien fonctionné. Il reste juste à convaincre les salariés du bien fondé de l'union libre vue par les entrepreneurs !!!

La représentativité syndicale

Nicolas Sarkozy a souhaité que soit engagée dès 2008 la réforme des critères de représentativité et de financement des syndicats. Les règles de validation des accords doivent être également revues pour élargir le champ de la négociation par rapport à celui de la loi.

Si du côté des syndicats de salariés, les chiffres sont accablants puisqu'il n'y a que 8 % de salariés syndiqués, trois fois moins que la moyenne européenne et pratiquement dix fois moins que dans les pays scandinaves. Dans le secteur privé, la syndicalisation est encore plus faible : elle touche un actif sur vingt. Aucune centrale française n'atteint le million d'adhérents.
La CFDT pointe en tête avec 800.000 adhérents,
suivie de la CGT, qui en déclare 700.000,
et FO, 300.000.

Mais que dire alors de la représentativité des organisations et syndicats d'entrepreneurs ?

71% des patrons de TPE ne sont pas syndiqués et ils ne sont que 38% à considérer que les syndicats patronaux défendent bien les intérêts des entreprises

Si on se réfère au classement de satisfaction chez les syndiqués :
45% plébiscitent les syndicats de branche
42% le MEDEF
27% l’UPA
26% la CGPME
19% l’UNAPL

Il faut ajouter à ce résultat que ces fédérations patronales sont inconnues de plus d’un dirigeant sur quatre. Ils sont d’ailleurs 57% à ne pas reconnaître la représentativité des syndicats patronaux pas plus qu’ils ne croient à leur capacité à influencer les prochains débats électoraux, y compris parmi leurs adhérents.

Quelle est la situation des syndicats dans ces entreprises ?

2% des patrons de TPE affirment employer au moins un salarié syndiqué. Lorsqu’on les interroge sur l’obligation des salariés d’adhérer à un syndicat, ils sont :

Défavorables à 71% (plutôt pas favorables 27% - Pas du tout favorables 44%)
Favorables à 29%

Baromètre Fiducial - IFOP


Emploi et chômage

En France, c’est bien connu, les chômeurs refusent massivement le travail qu’on leur propose. Selon Nicoals Sarkozy, il est grand temps de mettre en œuvre un « gigantesque plan contre la fraude ». N'oublions pas le célèbre « À la fin du mois, celui qui travaille ne peut pas avoir la même situation que celui qui ne travaille pas ».

Quelques chiffres pour contredire les propos de notre Président :

Plus d'un chômeur sur deux n'est pas indemnisé

Ils n'ont pas cotisé assez pour ouvrir des droits (jeunes, précaires…), ou ils sont en fin de droits et survivent aux minima sociaux (20%) mais si leur conjoint travaille ils n'ont droit à rien non plus (l'ASS ou le RMI sont attribués par foyer fiscal). Ceux qui ne peuvent prétendre à aucune allocation ne voient pas l'intérêt de s'inscrire et de pointer à l'ANPE (notamment les moins de 25 ans qui n'ont même pas accès au RMI) : ils sont donc occultés des statistiques.

• Seuls 47,5% des chômeurs sont indemnisés (contre 41% en 2003)
A noter que 80% de ces "exclus" de l'assurance-chômage ne perçoivent RIEN.
• Baisse constante des chômeurs indemnisés
Pour limiter son déficit, l'Unedic a fait en sorte de durcir toujours plus les conditions d'accès à l'assurance-chômage :
• Assedic : 10% d'allocataires en moins sur un an - Actuchomage


TVA sociale

On se demande pourquoi il fallait absolument que M. BESSON ait remit son rapport début septembre 2007 sur la TVA sociale ?

En effet, même en cherchant bien, on n'en trouve pas trace dans le discours du président. C'est en lisant la récente déclaration de Christine LAGARDE qu'on y voit plus clair :

La TVA sociale ne serait "pas propice" actuellement en raison de la faiblesse de la croissance, a déclaré ce mardi le ministre de l'Economie, Christine Lagarde, reprenant l'argument du rapport remis ce mardi au Premier ministre, sur "la faisabilité juridique et technique aussi bien que financière" de la mesure, "en vue de permettre une mise en oeuvre rapide". "

"En tant que telle, en l'état de la croissance et sans un accompagnement ferme en matière de maintien des prix, (la TVA sociale) ne serait pas propice en ce qu'elle serait facteur d'inflation et probablement peu créatrice d'emplois", a-t-elle expliqué, avant d'ajouter que la TVA sociale restait toutefois "une piste opportune". La tribune 11 septembre 2007

La proximité des élections municipales nous aura exonéré de cette nouvelle mesure mais pour combien de temps ?

Néanmoins, Bernard ACOYER aurait de son côté une idée lumineuse : Le président du groupe UMP de l'Assemblée Nationale, déclarait préférer à la TVA sociale une « contribution sociale sur la distribution », expliquant que, grâce à la mondialisation de leurs approvisionnements, les grandes enseignes n'auraient pas besoin de la répercuter sur leurs prix.

Réaction presque immédiate de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution qui s'élève, par la voix de son président Jérôme Bédier, contre cette nouvelle « taxe sur la consommation ».
Ce dernier a rappelé que les marges des distributeurs ne sont pas particulièrement élevées et a invité M. Accoyer à venir dans les entreprises de la distribution pour voir la réalité sur le terrain.

Un nouveau débat semble lancé... pour savoir qui payera l'addition.

Nul doute que les changements souhaités par notre Président de la République seront suivis attentivement par les ministères concernés et que les dérapages seront durement sanctionnés et pas uniquement pour les salariés, seniors et autres chômeurs. Il va s'en dire ....


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Blog de OPC
Sources, bibliographie et copyrights
La Tribune
CGPME
Ministère du travail
L'entreprise
Infotravail
Copyright titre
Préparez vos mouchoirs - Bertrand BLIER
Crédit et copyright photo
Europe1


18 septembre 2007

Sarkoborat ?

Dans une intervention sans précédent, Bernard Kouchner a appelé dimanche 16 septembre la communauté internationale à se préparer à une action militaire contre l'Iran.

Si nous avions le moindre doute sur le côté "va-t'en-guerre" du Président de la République et de son hussard Kouchner, nous sommes maintenant assurés d'être en première ligne en cas de conflit avec l'Iran.

Merci qui ?

Crédit image
Lobo

13 septembre 2007

Il vaut mieux s'en aller la tête basse que les pieds devant

"Votez à droite c'est soit pour préserver la société soit pour écraser l'ouvrier"

"A la guerre, on devrait toujours tuer les gens avant de les connaître"

"Je me suis rendu compte que j'avais pris de l'âge le jour ou j'ai constaté que je passais plus de temps à bavarder avec les pharmaciens qu'avec les patrons de bistrot"

Vous avouerez que ce sont des phrases intemporelles et au combien vérifiables au quotidien. L'auteur de ces lourdes sentences s'appellait Michel AUDIART et il nous a quitté en 1985 en nous privant du plaisir de ses formules à "l'emporte pièce".

C'est vrai qu'on aimerait bien l'entendre en ce moment nous commenter l'actualité et les nombreuses déclarations politiques ou les appels à la prévention dans tous les domaines.

Le fidèles dont je fais partie n'ont pas oublié

Les traditions? C'est comme ça qu'on appelle les manies dès qu'il s'agit de fêtes militaires ou religieuses.


L'été: les vieux cons sont à Deauville, les putes à Saint-Tropez et les autres sont en voiture un peu partout.


A partir de novembre, pour les clochards, il n'y a plus que deux solutions: la Côte d'Azur ou la prison


Si pour beaucoup son nom restera attaché aux "Tontons flingueurs", les très fidèles n'ont pas oublié Antoine ROBINEAU (interprété par Jean CARMET) VRP pitoyable qui proposait aux bistrots le "VULCANI vermouth des intrépides" alcool frelaté fabriqué par sa mère alcoolique.

Si ce n'est pas son plus grand film, c'est le plus déjanté. Voir et entendre Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Stéphane Audran, Jane Birkin, Evelyne Buyle, Daniel Prévost et tant d'autres dans des rôles de minables ou d'opportunistes au petit pied est un très grand moment.

Je en résiste pas à vous donner ci-dessous la tirade que toutes les écoles de vente devraient faire apprendre par coeur à leurs étudiants. Attention Chef d'oeuvre !!!

Présence mystérieuse, le volcan, jadis maléfique, a été domestiqué pour devenir l'ami d'l'homme... Le bienfaiteur de l'organisme... En dehors de ses fabuleuses propriétés, telles que réchauffer en hiver, rafraîchir en été, stimuler les lymphatiques et calmer les névropathes, c'est une explosion d'art et de rêve que le Roi des Vermouths offre à la méditation des poètes ! ... Le Vulcani ne fait pas d'réclame... Arrière, la bête hideuse !... Il fait entrer l'génie d'l'humanité dans l'foyer du consommateur... Je m'explique. Pour tout achat d'une douzaine de bouteilles de... du précieux nectar, Vulcani vous offre non seulement la Pléiade des cendriers coulés dans la lave des Îles Éoliennes, mais encore... ça ! ... L'aristocratie de Westminster... La robustesse de Besançon... La finition suisse... Le chic parisien..


Pour ceux qui reçoivent Direct8, le film est programmé le 18 septembre à 20H35. Préparez vos cassettes !!!

Sources - Bibliographie et citations
Evene
Proverbes et citations
Audiard.net
Audiard.com

Crédit photo et copyright
GAUMONT

12 septembre 2007

Dépénalisation du droit des affaires

Jeudi 30 août à Jouy-en-Josas, Nicolas Sarkozy lâchait une bombe : "La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur, je veux y mettre un terme." Applaudis par les patrons, ses propos ont été accueillis avec plus de froideur par les juges et les syndicats de magistrats.

Le 12 septembre Rachida DATI ministre de la justice semble adoucir l'envolée du mois d'août

"L'abus de bien social fera toujours l'objet d'une sanction pénale", a assuré mercredi la ministre de la Justice Rachida Dati lors du conseil des ministres, selon le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez.

Rachida Dati a par ailleurs précisé qu'il "était hors de question d'aller vers une dépénalisation "quand la sécurité et la santé des consommateurs est en question".

La ministre de la Justice a expliqué vouloir "supprimer les sanctions pénales qui ne se justifient plus, avoir un recours plus large aux procédures civiles et commerciales, renforcer le pouvoir des autorités administratives, notamment l'Autorité des marchés financiers et le Conseil de la concurrence, et renforcer certaines sanctions administratives pour s'assurer du respect des obligations".

Rachida Dati a expliqué qu'elle entendait arriver à un "point d'équilibre" pour "sanctionner pénalement tout ce qui porte atteinte aux intérêts collectifs" et "sanctionner par d'autres voies tout ce qui peut être réparé et ne met en cause que les intérêts privés". "Il est hors de question que la dépénalisation se traduise par une impunité", a souligné la garde des Sceaux.

Sources et copyright
La Tribune
Le Monde
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La république des fourmis