15 juin 2012

Dimanche 17 : Une belle occasion de dire #AuRevoirUMP et #DehorsFN !

Dimanche 17 se jouera le dernier acte de ce qui a commencé le 6 mai. La mobilisation de toutes les forces de gauche doit permettre d'envoyer l'UMP dans l'opposition de stopper la progression du FN !




Même si un ancien ministre comme Laurent Wauquiez n'a pas fait figurer sur leurs affiches et documents de campagne, de mention UMP, tout comme d'ailleurs de nombreux élus ou candidats du Mouvement Populaire ça ne suffit pas à tromper les électeurs qui savent très bien qu'ils sont tous comptables de l'exécrable bilan du précédent quinquennat !

Non, les élus candidats de l'UMP n'ont pas changé puisqu'ils proposent le même programme que celui élaboré pendant la présidentielle. Vous savez, celui dans lequel sont mis au ban de la société

Les chômeurs,
Les précaires
Les titulaires des minimas sociaux
Les immigrés

Tout en proposant, dans un tract de dernière minute, de s'opposer à toute augmentation des impôts des classes moyennes alors que ce sont eux qui ont le plus allégé l'imposition des plus riches. Ou de vouloir créer 200 000 solutions de gardes d'enfants supplémentaires qu'ils ont pas créé durant la dernière mandature !






« La droite et la gauche, ce n'est pas pareil, nos programmes sont totalement différents » écrit Jean-François Copé sur le site de l'UMP.

Pas pareil comme l'explique Nadine Morano piégée téléphoniquement a déclaré  : « La droite, la gauche, c’est tout de même pas pareil, ils vont nous mettre le droit de vote des étrangers, je sais pas si vous vous rendez compte » et : « J’ai pas envie que ça devienne le Liban chez moi » ?

C'est d'autant plus grave qu'elle pensait parler à Louis Aliot, le vice président du Front National, avec qui elle se disait prête à continuer ... de dialoguer après l'élection !

Et même si François Fillon a joué le pompier pour parer à la catastrophe en indiquant sur Twitter que Nadine Morano : « aurait dû raccrocher tout de suite car on ne parle pas aux dirigeants du FN » les français auront compris que malgré les consignes officielles de l'UMP, de nombreux élus et candidats sont en train d'ouvrir la voie à un FN, qui n'attendait que celà ! 

Non, le Front National n'est pas un parti comme les autres et ceux qui l'auraient oublié auraient intérêt à se souvenir de la gestion calamiteuse des villes que leurs élus ont dirigé.

L'enjeu de dimanche est donc  double : dire #AuRevoirUMP et #DehorsFN. Ce résultat ne sera obtenu qu'avec une mobilisation générale de tous ceux qui soutiennent la gauche !

Car même si les dernières estimations sont favorables à la gauche, dans de nombreuses circonscriptions, comme par exemple, dans le 93, Pascal Popelin, le candidat PS peut battre Eric Raoult ou à Marseille où Marie-Arlette Carlotti peut gagner face à Renaud Muselier, le résultat se jouera à quelques points !  

Alors, comme le dit avec humour la couverture du dernier Siné Mensuel  : « Achevons les, du pied gauche ça porte bonheur »  Pour qu'enfin on puisse dire que : « Le changement c'est maintenant ! »

Bon vote ! 


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14 juin 2012

Think tank Ultra libéral recherche futurs exilés fiscaux pour ... témoignage !

L'ultra libéral think tank IFRAP lance un appel à témoignage sur son site web aux entrepreneurs et entreprises qui pensent quitter la France. Une démarche insolite pour des gens qui prétendent être en contacts permanent avec les entrepreneurs. 





Dans la famille des think tank libéraux et ultra libéraux, il en est un qui se détache, c'est l'IFRAP. C'est entre autre celui qui déteste le plus : l'administration, les fonctionnaires, les régimes de retraites, les aides sociales, le SMIC, le code et le droit du travail, Pôle Emploi, les syndicats et bien entendu tous les impôts, notamment l'ISF responsable selon eux de la « délocalisation des patrimoines »

On aurait pu penser que de tels spécialistes entretenaient comme beaucoup de think tanks des relations étroites avec des entrepreneurs et des entreprises, ce qui leur permettrait de connaître les tendances et réactions de ceux-ci. Or, on peut lire depuis le 8 juin dernier sur leur site un appel à témoignage étonnant 

« (...) La Fondation iFRAP fait un appel à témoignages auprès des entrepreneurs et entreprises qui pensent à quitter la France pour les pays limitrophes pour des raisons fiscales afin de pouvoir donner aux décideurs des exemples non nominatifs montrant que les mesures fiscales punitives ne sont pas la bonne solution (...) »

Quel est l'argumentaire qui suit cette demande pour le moins insolite ? Extraits

« Le Ministre des Finances Pierre Moscovici ne veut pas commenter les « rumeurs » de délocalisations de personnes physiques et morales qui circulent en France en ce moment (...) Ces « rumeurs » font clairement suite aux annonces d’augmentation de la pression fiscale sur les personnes physiques (et morales) dont nous avons déjà largement explicité les incidences négatives potentielles (...) »

Suit une description de plusieurs cas « dramatiques » d'entrepreneurs qu'on risque entre autre, de priver de bouclier fiscal, et que l'IFRAP semble bien connaître. Pour en arriver à ce morceau d'anthologie 

« (...) A ce stade, il nous a semblé nécessaire que la Fondation iFRAP puisse recueillir des témoignages sur les raisons de ce choix de l’exil afin de faire la pédagogie de la situation auprès de nos décideurs. Ces témoignages n’ont pas besoin d’être nominatifs mais juste détaillés (expliquer comment la conjonction des différentes mesures fiscales incitent au départ) afin de les publier sur notre site internet et de démontrer que la fiscalité punitive n’est pas la bonne démarche (...) »

Suivent quelques témoignages anonymes que nous vous laissons découvrir mais dont les pseudos comme : « Henri IV , Picsou75 ou equité » devraient en réjouir plus d'un. 

Vous avouerez que la méthode est assez étonnante, sauf que IFRAP signifie : Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques ce qui n'a qu'un lien lointain avec la vie des entreprises.

Par contre, Agnès Verdier Molinié sa directrice n'a pas hésité à chiffrer le programme de François Hollande : « A la demande du Figaro Magazine » et d'Eric Brunet qui revendique le fait d'être le premier réactionnaire de France et qui n'hésitait pas à écrire, le 8 juin dernier, sur le droitier site Atlantico : « Pourquoi Nicolas Sarkozy a gagné la présidentielle »

Mais dans la mesure où ni le Figaro, ni Eric Brunet ne semblent plus informés que l'IFRAP sur : « des entrepreneurs et entreprises qui pensent à quitter la France pour les pays limitrophes pour des raisons fiscales » il ne reste plus qu'à attendre la publication des résultats de la consultation en ligne sur le site de l'IFRAP qui, à notre avis ne devrait probablement pas être très favorable à l'actuel gouvernement ...


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13 juin 2012

Les recettes de l'OCDE pour les retraites : Partir à 70 ans et cotiser à une pension privée !

L'OCDE vient de publier un rapport sur l'avenir des retraites dans lequel elle distribue des bons et mauvais points aux pays en fonction de l'âge départ. Elle propose aussi d'avoir recours aux pensions privées pour : « stimuler la croissance » !




Connaissez vous le slogan de l'OCDE ? hé bien c'est : « Des politiques meilleures pour une vie meilleure » Elle l'explique sur son site de la façon suivante : « (...) promouvoir les politiques qui amélioreront le bien-être économique et social partout dans le monde (...) Nous comparons la façon dont les systèmes éducatifs préparent les jeunes à la vie moderne et la façon dont les systèmes de retraite protègeront les citoyens plus âgés (...) »

C'est justement donc au nom de la protection des systèmes de retraites que l'OCDE vient de publier son dernier rapport. Que dit-il ?

« L’espérance de vie continuant d’augmenter partout dans le monde, les gouvernements devront graduellement augmenter l’âge de départ à la retraite pour que leurs systèmes nationaux de pension soient à la fois financièrement viables et adaptés (...) »

Et le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría de donner selon lui une des solution clés du problème : « Il faut agir avec vigueur. Faire tomber les obstacles à la poursuite d’activité au-delà de l’âge habituel d’accès à la retraite sera indispensable pour garantir à nos enfants et à nos petits enfants le bénéfice d’une retraite adéquate au terme de leur vie active »

Il est clair que Angel Gurria ne lit pas les rapports de l'OIT. C'est dommage car il aurait appris que dans le monde, de 196 millions en 2011, le nombre de chômeurs passera en 2012 à environ 202 millions et que l'OIT table pour 2013 sur le chiffre de 207 millions.

Et le Directeur de l'Institut international d'études sociales de l'OIT, Raymond Torres d'ajouter : « (...) il est peu probable que l'économie mondiale croisse à un rythme suffisant ces deux prochaines années pour, simultanément, combler le déficit d'emplois actuel et fournir du travail à plus de 80 millions de personnes qui devraient arriver sur le marché du travail au cours de la même période (...) »

Donc des chômeurs de tous les âges qui cotisent peu ou pas et dont, en ce qui concerne les plus âgés on ne veut plus dans les entreprises ! 

Mais l'OCDE n'en a cure puisque l'objet de son rapport est ailleurs. Son plaidoyer pour le report de l'âge de la retraite idéal qu'elle préconise de : « lier formellement l’âge de la retraite à l’espérance de vie » n'est en fait qu'un alibi pour promouvoir ... les pensions privées !

Ce qu'elle explique clairement : « Quoique ces réformes puissent parfois être impopulaires et douloureuses, elles peuvent aussi (...) contribuer à stimuler une croissance bien nécessaire dans des économies vieillissantes »

De quelle façon ?

« (...) Les personnes qui commencent de travailler aujourd’hui peuvent compter percevoir une pension nette de régime public d’environ la moitié de leurs revenus nets, en moyenne, dans les pays de l’OCDE, si elles prennent leur retraite après une carrière pleine, à l’âge officiel du départ à la retraite. Mais, dans pratiquement les 13 pays qui ont rendu les pensions privées obligatoires, les retraités peuvent espérer percevoir une pension représentant environ 60 % de leurs revenus (...) »

Et pour ceux qui feraient remarquer qu'il est assez gonflé de proposer ce système en pleine crise de l'Euro et d'incertitude économique généralisée, l'OCDE suggère l'idée suivante : « (...) Pour renforcer la confiance dans les pensions privées, les gouvernements devraient aussi améliorer la supervision des fonds pour garantir que les frais ne sont pas trop élevés et minimiser les risques (...) » En résumé, YAKA !

Certains feront remarquer que la démonstration de l'OCDE est en tous points identique à ce qu'a proposé à plusieurs reprises, Laurence Parisot la patronne du Medef, à laquelle ... la Fédération Bancaire Française (FBF) est adhérente. Mais c'est probablement un hasard, puisque l'OCDE affirme ne dépendre pour son fonctionnement que des pays membres. Ce qui n'exclue pas que lesdits gouvernements, tout comme les économistes de l'OCDE, peuvent être sensibles aux arguments du lobby bancaire international  ...

Au fait, pour ceux que la question titillerait : Quel est le régime de retraite des salariés de l'OCDE ? on peut en trouver réponse dans la rubrique Salaires et avantages de son site.

Outre qu'on apprend que : « Les émoluments bénéficient de l'exonération fiscale dans la plupart des pays membres de l'Organisation, y compris en France (...) » et que : « L'OCDE a un excellent système d'assurance médicale et sociale (...) »

Il faut savoir que : « (...) les agents peuvent prétendre dès 63 ans, et après au moins 10 ans de service, à une pension s'élevant à 2 % de leur dernier traitement de base par année de service, jusqu'à un montant maximum de 70 % après 35 ans de service. Une pension réduite peut être payée aux agents prenant leur retraite, dès l'âge de 51 ans (...) » Sachant que les émoluments sont assez éloigné du montant du SMIC français, c'est assez confortable !

Mais, nous ne doutons pas une seconde que l'OCDE après la publication de son rapport ne va pas manquer d'appliquer à titre d'exemple, dans les mois qui viennent, ses recommandations à l'ensemble de son personnel ...


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12 juin 2012

Législatives : La parité socio professionnelle c'est pour quand ?

L'Observatoire des inégalités constate une fois de plus que seul 1% des députés sont issus du monde ouvrier ou employé. Un vrai problème de représentativité qui ne semble pas tracasser outre mesure les grands partis !




Les employés et les ouvriers représentent plus de la moitié de la population active. Or, nous rappelle l'Observatoire des inégalités à quelques jours du deuxième tour des législatives, seul 1% des députés proviennent de leurs rangs. 

Effectivement, comme le fait remarquer le site : « Alors que la parité entre les sexes occupe largement le débat public, peu nombreux sont ceux qui s’inquiètent de l’immense sous représentation des groupes sociaux les moins favorisés.

Et pourtant, ça n'a pas été toujours le cas, puisque : « (...) Les catégories populaires (ouvriers et employés) représentaient 18,8 % des députés lors de la première législature (1946-1951) de la IVe République, qui comptait 150 députés communistes sur 522. Ce sera la représentation la plus forte depuis la création de l’Assemblée nationale. Mais en 1958, cette part était déjà revenue à 4 %. La poussée de la gauche aux élections de 1967 (Ve république) conduit à une remontée à 9 % de l’ensemble ouvriers et employés (...) Par la suite, la représentation des catégories populaires ne va cesser de se réduire, alors que cet ensemble constitue toujours environ la moitié de la population active (...) »

Cliquer sur l'image pour l'agrandir


Ce constat est également partagé par A. François et E. Grossman qui ont publié : « Qui sont les députés français de la Ve République ? » dont une synthèse est disponible sur le site La vie des idées

« L’enquête sur les députés français de la cinquième République soulève deux enjeux principaux. Le premier porte sur la correspondance de ces élus par rapport à la population française. Sont-ils représentatifs de la population française, ou au contraire, représentent-ils un groupe socialement et économiquement homogène, et distinct des électeurs, monopolisant le pouvoir politique ?  (...) »

Sans aller aussi loin, il est évident que les partis de gouvernement ont de moins en moins envie d'investir du temps et de l'argent pour transformer des militants en candidats, et ont tendance à chercher leurs jeunes recrues dans les grandes écoles, dont la professionnalisation est un atout majeur.

Ce qui se traduit par une représentation de 59% des cadres et profession intellectuelles supérieures. Sachant que si on y ajoute les professions libérales, on obtient les trois quart des députés.

Cette situation donne lieu à chaque élection à des emballements dans le monde politique. En effet, d'élections en élections, les partis politiques revendiquent le vote des ouvriers et employés. La gauche au nom de la tradition, l'UMP qui n'a cessé de parler de la « classe moyenne » en opposition aux assistés et le Front national qui s'est auto proclamé parti des ouvriers.

Or, le fait de côtoyer des ouvriers et employés lors de distributions de tracts ou de parler d'eux avec leurs employeurs n'apporte pas de vrais réponses à ces populations à qui pourtant on impose des modifications permanentes des droits sociaux ou du travail. En effet, comment se faire entendre à l'Assemblée Nationale lorsqu'on dispose de seulement 10 élus ouvriers ou employés sur 577 députés ?

Pour changer cette donne, il est indispensable qu'après avoir officialisé la fin du cumul excessif de mandats électoraux, que les partis politiques qui vivent en grande partie des subventions aient l'obligation, sous peine de se voir refuser le financement de l'état, de former et de présenter à toutes les élections (locales comme nationales) un minimum de candidats issus du monde ouvrier et employé. 

Où les former et avec quel argent ?

Et bien il n'y aura qu'à utiliser les centres de formation des élus qui pullulent à droite comme à gauche et qui dans certains cas peuvent servir à financer banquets ou cocktails ou des campus

Il ne reste plus qu'à connaître la position des partis politiques de gouvernement, toujours avides, de plus démocratie ...


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11 juin 2012

21eme siècle : 215 millions d'enfants au travail forcé !

Selon l'OIT, ce sont plus de 215 millions d'enfants qui doivent travailler pour survivre, la moitié d’entre eux est exposée aux pires formes de travail et  5 millions sont victimes de travail forcé !




Comment ne pas être hermétique au concept de « journée mondiale de ». C'est en effet ce qu'on peut penser en apprenant que le 11 juin est celle de la journée mondiale du tricot. Cette date commérorative qui prête plutôt à sourire en précède une beaucoup moins comique, puisque le 12 aura lieu : la journée mondiale contre le travail des enfants. 

Cette journée se déroule sous l'égide le l'Organisation Internationale du Travail (OIT). Celle-ci a rédigé la convention N°182 qu'elle a soumise à l'ensemble des pays. Il faut savoir que cette convention a été la plus rapidement ratifiée de l'histoire de l'OIT depuis sa création en 1919.

A quoi s'engagent les pays ayant ratifié cette convention ?

« (...) les pays signataires s'engagent à agir immédiatement pour interdire et éliminer les pires formes de travail des enfants (...) » Néanmoins, les derniers chiffres fournis par l'OIT indiquent que la ratification à la mise en oeuvre, on est encore loin du compte !

Selon le site suisse RTS citant l'OIT : « (...) Encore 215 millions d'enfants travaillent dans le monde (...) Il existe toujours un grand décalage entre la ratification des conventions sur le travail des enfants et les initiatives prises par les pays pour traiter ce problème (...) »

Ce qui fait dire à Juan Somavia son directeur Général : « Il n'y a de place pour aucune complaisance quand il y a encore 215 millions d’enfants qui doivent travailler pour survivre et que la moitié d’entre eux est exposée aux pires formes de travail des enfants, y compris l’esclavage et l’implication dans des conflits armés. Nous ne pouvons admettre que l’éradication du travail des enfants recule parmi les priorités de l’agenda du développement – tous les pays devraient s’efforcer d’atteindre cet objectif, à titre individuel et collectif »

Ce à quoi, il faut ajouter que : (...) un enfant sur cinq seulement est rémunéré (...)

Et l'OIT de faire le constat suivant : « (...) Le plus grand décalage entre l’engagement et l’action s’observe dans l’économie informelle où se produit la majorité des violations des droits fondamentaux au travail, selon le rapport. Les enfants des zones rurales et agricoles, ainsi que les enfants des travailleurs migrants ou des populations autochtones, sont les plus menacés d’être enrôlés dans le travail des enfants. (...) » Et précise que : « (...) assez peu de plaintes contre le travail des enfants atteignent les tribunaux nationaux. Les sanctions à l’encontre de ces violations sont souvent trop faibles pour être véritablement dissuasives pour l’exploitation des enfants (...) Avant d'ajouter que la résolution du problème est assez simple : « Travail décent pour les parents, éducation pour les enfants, autant d’éléments indispensables aux stratégies pour l’élimination du travail des enfants (...) »

Quels sont les zones géographiques les plus touchés par la travail illicites des enfants ?

Inde, Pakistan et Brésil sont les pays les plus touchés par ce fléau

« Par région, l'Asie compte le plus grand nombre de travailleurs forcés dans le monde, soit 56% de l'effectif global. Le deuxième contingent est en Afrique (18%), suivi par l'Amérique latine (9%). Les pays industrialisés, dont l'Union européenne, abritent 1,5 million de victimes (7%) » - Source TSR

De quelle façon va se dérouler la journée ?

« Des événements se déroulent dans plus d’une cinquantaine de pays et mobilisent les gouvernements, les employeurs, les travailleurs, les Nations Unies, les organisations non gouvernementales ou de la société civile. Les événements prendront la forme de débats politiques de haut niveau, de débats publics, d’événements médiatiques, des campagnes de sensibilisation et de manifestations culturelles » précise l'OIT

En résumé de la communication et de l'affichage pendant 24H00 avant de passer à autre chose. Car si l'objectif de l'OIT est de parvenir à la ratification universelle en 2015 et à l'élimination des pires formes de travail des enfants en 2016, il n'est pas certain que les pays producteurs d'armes ou ceux clients des états producteurs d'énergie fassent pression sur les pays où le travail forcé et la servitude des enfants n'est pas la première préoccupation !

Mais que pèsent le travail forcé des enfants, l'absence des droits de l'homme et la répression syndicale à côté des profits de nombreuses entreprises multinationales dont les pays d'origine participeront demain aux : « débats politiques de haut niveau, événements médiatiques, campagnes de sensibilisation et manifestations culturelles » ...


Bibliographie

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08 juin 2012

Les 10 et 17 juin : Le changement c'est dire #AuRevoirUMP !

Même si les enquêtes et sondages donnent une belle avance aux candidats de gauche pour les législatives, il n'est pas question de se démobiliser. Après avoir dit #AuRevoirPresident le 6 mai, les 10 et 17 juin ajoutons y #AuRevoirUMP !




Les sondages n'ont jamais fait une élection. C'est une réalité. Néanmoins, les instituts de sondages sont pour une fois assez d'accord, la gauche devrait l'emporter aux législatives et être majoritaire à l'Assemblée Nationale. C'est ce que nous explique le site d'Europe1

« (...) Les trois instituts TNS Sofres, Ipsos et OpinionWay convergent, en effet, très largement sur le niveau d'intentions de vote en faveur des principales forces politiques. Selon eux, le PS et les divers gauche obtiendraient entre 31,5-32 % des voix, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) entre 5 et 5,5% tandis que le Front de gauche se situerait dans une fourchette 7,5-8%, l'extrême gauche 1 à 1,5%.A droite, l'UMP et ses alliés engrangeraient entre 33,5 et 35% des voix. Enfin, en embuscade, le FN serait en mesure de s’octroyer, selon ces trois instituts de sondages, entre 15 et 16% des voix (...) »

Néanmoins, pas d'excès d'optimisme ! Il ne devra pas manquer une voix aux candidats de gauche ! Afin de motiver, si cela est nécessaire, les électeurs, nous avons décidé de leur remémorer quelques hauts faits d'armes dont l'UMP et ses partenaires ont été responsables durant les 5 années de mandat de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement. 

La taxation des indemnités d'accident du travail : En 2009, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale proposait de taxer les indemnités journalières liées aux accidents du travail, expliquant que pour lui il était inique de ne pas les taxer alors que toutes les autres indemnités journalières l'étaient !

La prise en compte de la pénibilité dans la dernière réforme des retraites: Véritable imposture puisque : L'assuré doit avoir été exposé pendant au moins dix-sept ans à des facteurs de risque dont la liste est précisément établie. De plus, sur les 30 000 départs annoncés pour pénibilité par le gouvernement, seules  466 demandes ont été prises en compte ! 

La lente dégradation de Pôle Emploi par manque de moyens et de ressources humaines !

La stigmatisation systématique des chômeurs et précaires. Qui a oublié le cancer de l'assistanat de Laurent Wauquiez ? 

La rupture conventionnelle qui est devenue un outil pour se séparer des salariés seniors et éviter les plans sociaux

Les taxes diverses sur la santé ayant conduit un français sur deux à à repousser certains soins pour de simples mais concrètes raisons économiques

La prime dividende dite prime aux salariés dont le montant devait être de 1000 € et qui finalement a bénéficié à très peu de salariés pour des montants allant de 7 à 300 €

La liquidation programmée, en concertation avec le Medef de la médecine du travail  

Sans oublier ce qui devait être leur chef d'oeuvre  : Les accords compétitivité-emploi réclamés à cor et à cri par les organisations patronales, véritable légalisation du chantage à l'emploi et  qui devait permettre aux employeurs de moduler le temps de travail à la baisse, en imposant de travailler plus de 35 heures sans revalorisation salariale 

Et ce sont les députés de cette majorité qui a été au pouvoir de 2007 à 2012 qui comme Nathalie Kosciusko-Morizet et viennent réclamer : « (...) une majorité la plus large possible pour l'UMP aux élections législatives pour rééquilibrer les pouvoirs après l'élection de François Hollande à la présidence (...) » qui pourraient en cas de démobilisation revenir au pouvoir ?

Alors, si vous êtes vraiment las de leurs idées et propositions, les 10 et 17 juin, n'oubliez pas d'aller voter pour dire #AuRevoirUMP et surtout que : Le changement c'est maintenant !



07 juin 2012

M6 « Patron incognito » : Patron cherche à vivre le frisson de la vie de ses salariés

A mi chemin entre « Vis ma vie » et « Secret Story » : « Patron incognito » présentée ce soir sur M6 permet à un patron de découvrir la vie de ses salariés. Un grand frisson patronal qui ne l'a pas obligé à vivre avec le salaire de ses collaborateurs.



Verra t-on bientôt à la télévision, Martin Bouygues manier la truelle, Bernard Arnault penché sur une machine à coudre, Henri Proglio réparer une ligne électrique, Laurence Parisot téléphoner à des français pour connaître leur opinion, ou Nicolas de Tavernost le patron de M6 faire l'accueil des visiteurs ?

C'est la question qu'on peut se poser à l'annonce de la nouvelle émission de téléréalité de M6 : « Patron incognito »

Alors que les partenaires sociaux et le gouvernement sont pleinement investis dans la «  conférence sociale » voulue par François Hollande et que les organisation patronales sont toutes griffes dehors contre une augmentation du SMIC, M6 lance ce soir une nouvelle émission de téléréalité qui s'intéresse aux rapport entre patrons et salariés, adaptation d'une émission britannique « Undercover Boss »

En quoi consiste « Patron incognito » ?

Le concept est présenté sur le site web de M6, et ressemble comme l'écrit Libération à s'y méprendre au « Merci patron », le hit des Charlots dans les années 70. C'est le PDG de UCAR qui a accepté de jouer le rôle et qui a été présenté aux salariés comme : « (...) un chômeur de 53 ans en contrat de réinsertion avec Pôle Emploi, ce qui justifie ... la présence des caméras »

Extraits

« (...) Pour la première fois en France, un patron va tenter une expérience incroyable. Il va redescendre en bas de l’échelle et travailler une semaine dans son entreprise, incognito.

Il va abandonner son statut de PDG et son confort de vie pour redevenir un simple apprenti dans sa propre entreprise (...) Pendant cinq jours, le patron sera sous couverture et va apprendre un métier par jour  (...) À la fin de l’expérience, le patron va révéler sa véritable identité. Comment ses salariés vont-ils réagir en découvrant que c’était le grand patron ?(...) En cette période de crise, chaque patron se doit de connaître au mieux son entreprise et les conditions de travail de ses salariés. Pour s’immerger au coeur de sa société, notre patron incognito va travailler dans plusieurs services avec des équipes différentes (...) Au delà de son entreprise, le patron va pouvoir aller à la rencontre de ses salariés sans la barrière du lien hiérarchique. Quelles images se font-ils de l’entreprise ? Adhèrent-ils aux choix de la direction ? Arrivent-ils à concilier travail et vie privée ? ( ...) À la fin de l’expérience, les employés qui ont côtoyé le patron sans le savoir seront réunis au siège. L’heure pour le patron de leur dévoiler un à un sa véritable identité (...) Quelles leçons employés et patron vont-ils tirer de cette expérience ? »

Outre le fait que Jean-Claude Puerto-Salavert le PDG du loueur low cost UCAR s'offre une belle publicité gratuite pour son entreprise, on ne pourra qu'être choqué par la vulgarité d'un tel concept auquel a adhéré ce patron !

Tout d'abord, utiliser ses salariés à des fins de divertissement télévisuel est à notre sens, proprement inadmissible. Car, dans le cas de « Patron incognito » pas de plages de sable fin ou de tentatrices comme dans « l'île de la tentation » mais simplement un employeur qui s'amuse à découvrir le travail qu'effectuent ses salariés pour gagner leur vie. Et qui aura probablement de belles histoires à raconter à ses amis patrons ou DRH le soir au dîner !

De plus, quelle est la valeur de cette immersion pendant laquelle notre PDG a continué à toucher son salaire et au gré de ses déplacements n'a certainement pas eu à se poser la question de trouver un logement décent pour lui et sa famille !

Bien entendu, il n'est pas prévu que les salariés puissent à leur tour s'amuser à jouer au patron d'UCAR. La plaisanterie a ses limites !

Ce programme semble t-il cartonne aux Etats-Unis, et dans une trentaine de pays. Il ne tient qu'à vous de lui offrir un score d'audience déplorable afin de l'envoyer définitivement aux oubliettes de l'audiovisuel ... 



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06 juin 2012

Financement politique : Le « trèfle » à quatre feuilles du Parti Radical ?

En difficulté de financement depuis sa brouille avec l'UMP le Parti Radical a conclu un accord avec un obscur mouvement écologiste qui lui a permis de renflouer ses caisses. Ainsi va la politique en France !





En termes de financements politiques exotiques, on connaissait la technique du Nouveau Centre d'Hervé Morin, dont les élus de métropole sont adhérents au parti polynésien FETIA API. Ce qui lui permet d'encaisser plus d'un million d'€ par an. Le Parti radical de Jean-Louis Borloo est allé moins loin pour faire son montage, puisqu'il a eu recours à un parti écologiste quasi inconnu : Le Trèfle, situé à Marseille !

En octobre 2011, après avoir fait durer le suspense sur sa candidature à la présidentielle, Jean-Louis Borloo jetait l'éponge. La raison officielle étant que : « (...) la dynamique des centres ne s’est pas créée : ni sur le projet, ni sur les hommes (...) » Officieusement mais de façon plus crédible, nous vous expliquions comment l'UMP afin de décourager sa candidature avait décidé de suspendre son aide financière au Parti Radical.

Or, outre que cet argent était vital pour la candidature de Borloo, il l'était également pour le fonctionnement du Parti Radical, puisqu'il participait au financement de toutes les autres campagnes électorales.

Même si l'UMP a accepté après le retrait de Borloo, de débloquer au compte goutte le montant de l'aide initiale, il était clair que le Parti Radical qui cherche à exister, et à concurrencer le Nouveau Centre d'Hervé Morin, souhaitait disposer d'une autonomie financière.

L'affaire a été révélée en février dernier par Rue89 mais est passée assez inaperçue : « (...) Privés d’argent par l’UMP, Jean-Louis Borloo et le Parti radical ont passé discrètement un accord financier et électoral avec un petit parti écologiste, Le Trèfle. Ils vont ainsi récupérer 800 000 euros, à temps pour les législatives (...) »

Elle a été relancée par Le Progrès qui nous donne les détails de ce montage qui n'honore pas le système électoral et démocratique français !

« (...) L’ancien ministre de l’Environnement a donc fait affaire avec http://www.letrefle-nehna.fr/ Le Trèfle-Les Nouveaux Écologistes. Ce petit parti est issu de plusieurs formations créées par Bernard Manovelli, qui avait le premier compris l’intérêt de la loi aux législatives de 1993. Le Trèfle a maintenu la tradition, multipliant les candidatures aux législatives, jusqu’en 2007. C’est à ce titre qu’il a reçu cette année 155 222,14 €, pour être précis.

L’accord entre le Parti radical et le Trèfle est simple : les dix-neuf députés et sénateurs proches de Jean-Louis Borloo ont adhéré au Trèfle, lui ouvrant la part du financement politique octroyée en fonction du nombre de parlementaires – en l’occurrence, 802 338,73 €, aussitôt reversés au Parti radical (...) les candidats radicaux ne porteront pas l’étiquette du Parti radical, mais celle de l’Urcid (Union des radicaux, centristes, indépendants et démocrates)
que dénonçait très récemment Hervé Morin dans une interview au JDD, et qui va pouvoir précise Le Progrès : (...) encaisser l’aide publique correspondant à ces législatives 2012 (...) »

Avouez qu'on est bien loin des déclarations main sur le coeur du type : « Mon seul but est d'être utile de servir mon pays ». En effet, ces montages sont détestables qu'ils soient employées par la droite, la gauche ou le centre !

C'est d'ailleurs François Bayrou, ancien ami d'Hervé Morin et de Jean-Louis Borloo qui l'exprime le mieux : « (...) On multiplie donc les pseudo-partis et les pseudo-groupements et des candidats qui n'en sont pas vraiment uniquement pour cette raison. Tout cela est anormal et il faudra le changer (...) » Parfaitement d'accord !

Reste à savoir comment le Modem financera son fonctionnement et les prochaines campagnes électorales en cas de lourde défaite aux législatives. Car, tout le monde n'a pas la chance de trouver un « trèfle » à quatre feuilles pour continuer à exister ! 


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05 juin 2012

Salaires : Pour Martin Hirsch mieux vaut augmenter le RSA que le SMIC !

Selon Martin Hirsch, il serait préférable d'augmenter le RSA et pas le SMIC, car cette solution ne pénaliserait pas l'emploi, et serait plus économe pour les finances publiques. Ceux très nombreux qui touchent 1 096,94 € net par mois apprécieront !




Bien que le Comité national d’évaluation du Revenu de solidarité active ait indiqué dans son dernier rapport que le RSA ne remplit par sa mission, dans la mesure où : « (...) les effets sur l’emploi ne sont pas discernables et la réduction de la pauvreté est fortement limitée (...) » Cela n'empêche par Martin Hirsch son créateur de continuer à défendre et surveiller son « enfant chéri »

En effet, alors qu'il occupe toujours les fonctions de président de l'Agence du service civique qui n'est pas un succès foudroyant, il vient de décider prendre la parole dans le débat sur ... l'augmentation du SMIC.

On peut lire ses propositions dans une tribune publiée sur Les Echos

« Il existe incontestablement un problème de pouvoir d'achat des salariés les plus modestes, auquel il faut apporter une réponse. Mais le moyen apparemment le plus simple, l'augmentation du SMIC est-elle la méthode la plus efficace dont disposent les pouvoirs publics ? Il nous semble qu'il y a une alternative qui mériterait au moins d'être discutée et précisément expertisée à l'aune des questions suivantes : comment toucher les salariés les plus en difficulté ? comment ne pas pénaliser l'emploi ? comment être le plus économe pour les dépenses publiques ?

(...) Il existe désormais un instrument plus efficace, mieux ciblé : le revenu de solidarité active, justement conçu pour améliorer les ressources des salariés modestes sans peser sur le coût du travail. En augmentant le barème du RSA, il est possible d'aider davantage les salariés à temps partiel subi et ceux qui ont des charges de famille (...) Le coup de pouce du SMIC a une valeur de symbole. Il est cependant aussi symbolique, au sens de négligeable, pour les salariés les plus modestes. Si une promesse se doit d'être honorée, il serait néanmoins de bonne politique de mettre sur la table des partenaires sociaux un scénario alternatif ou complémentaire incluant le RSA, en l'illustrant par des cas types sur les familles et les salariés à temps partiel (...) Ce gouvernement, attentif à la parité et à la cause des femmes, sait bien que la plupart des salariés à temps partiel subi sont des femmes, ainsi que les foyers où une femme élève seule son enfant. Recourir au RSA, plutôt qu'à un coup de pouce dilué sur le SMIC, c'est prendre le parti des femmes et de la parité des revenus, là où il se pose de la manière la plus aiguë, en bas de l'échelle des salaires (...) »

Etonnant non comme raisonnement ? D'autant plus que ce qu'oublie Martin Hirsch c'est qu'avec sa démonstration il n'y aurait que 445.000 foyers concernés alors qu'une augmentation du SMIC concernerait directement plus de 2,5 millions de salariés nous explique L'Expansion

Ajoutons à celà la très pertinente remarque de FO qui signale que le : « niveau actuel, 1.100 euros net, n'est pas bien éloigné du seuil de pauvreté, 954 euros »

Mais le problème de Martin Hirsch n'est pas de s'occuper des salariés qui touchent le SMIC, il est plutôt de montrer du doigt son augmentation au fait qu'elle : « (...) surenchérit le coût du travail des personnes les moins qualifiées, celles qui sont le plus menacées par le chômage (...) » Ce qui est à priori faux puisque : 2,7 millions de salariés sont payés au Smic en France, dont 500.000 dans la Fonction publique et ne sont pas dans leur grande majorité peu ou pas qualifiés !

On pourra regretter que Martin Hirsch n'ait pas encore donné son avis sur la dernière déclaration de Laurence Parisot qui s'oppose comme lui à une augmentation du SMIC puisqu'elle : « empêcherait les embauches ». Celle-ci propose l'idée suivante : « qu'un salarié ayant passé un certain nombre d'années au SMIC bénéficie d'un entretien de carrière et d'une éventuelle réorientation »

En tous cas, si l'entretien et l'éventuelle réorientation aboutissent au chômage (rupture conventionnelle ?) suivi à terme du RSA, Laurence Parisot et Martin Hirsch pourront toujours converser courtoisement  de l'augmentation du RSA afin d'être : « le plus économe possible pour les dépenses publiques »


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04 juin 2012

Candidature à la tête de l'UMP : A qui le tour ?

L'UMP aura t-elle bientôt plus de candidat à sa présidence que d'élus aux législatives ? En effet, après Alain Juppé, c'est au tour de Bruno Lemaire et de Jean-Pierre Raffarin d'envisager de devenir le patron de l'UMP. A qui le tour ? 




Gros temps à l'UMP où tout le monde veut la place de Jean-François Copé. La contestation actuelle est telle qu'elle pourrait vite tourner à l'émeute au cas où le résultat des législatives serait très mauvais. Il ne fait en effet nul doute que les adversaires de l'actuel patron de l'UMP ne se priveront pas de lui imputer la responsabilité de la défaite.

Or, les premiers résultats du vote des français de l'étranger et qui étaient considérées comme quasi acquises pour l'UMP sonnent comme un début de glas, puisque les candidats du PS et d'EELV sont en tête dans sept circonscriptions sur onze à l'issue du premier tour.

Et comme en politique la maxime : « Malheur aux vaincus » a encore plus de de force qu'ailleurs, il est clair que nombreux sont les ambitieux à l'UMP qui se voient déjà aux commandes du mouvement en remplacement de Jean-François Copé !

François Fillon a été le premier à annoncer ses intentions dans une interview où il regrettait que : « depuis le départ de Nicolas Sarkozy, il n'y (ait) plus, à l'UMP, de leader naturel » l'entourage de l'ex premier ministre se faisant un plaisir de rappeler que : « Jean-François Copé n'a pas été élu par les militants » Alain Juppé, même s'il a mollement démenti ses déclarations à Paris Match, se verrait bien reprendre les rênes d'un parti qu'il a créé et dont il a été le patron jusqu’en 2004.

Ce à quoi il faut désormais ajouter Bruno Lemaire. L'ancien protégé de Dominique de Villepin, ex ministre de l'agriculture, rédacteur du programme de l'UMP et spécialiste en pouvoir d'achat (Voir Slovar du 25/05/2012 ) n'a pas exclu de briguer la direction du parti pour faire valoir ses positions.

Comme si cela ne suffisait pas, il faut noter que Jean-Pierre Raffarin interrogé sur France Info sur son éventuelle candidature à l'UMP, a répondu que : « Rien n'était à exclure »

Mais, ne soyons pas restrictifs. Dans la mesure où le « gentil » Xavier Bertrand se verrait bien à l'Elysée en 2017. Que NKM avait fait part à Jean-François Copé de de sa candidature aux présidentielles de 2017, que Laurent Wauquiez croit également à ses chances, et qu'il est assez probable que la Droite Populaire et les libéraux d'Hervé Novelli ne restent pas inactifs, sans oublier l'Association des amis de Nicolas Sarkozy qui rêve secrètement d'un retour du maître, nous ne devrions pas manquer de candidatures dans les semaines à venir. 

Alors, lorsque Jean-François Copé, François Fillon et Xavier Bertrand exhortent les français à ne pas donner tous les pouvoirs à la gauche, il serait plus juste de leur demander pourquoi, alors qu'ils les ont déjà eu à plusieurs reprises, les français leur ont repris peu à peu.

Et surtout, pourquoi ils feraient preuve de mansuétude à l'égard d'un parti qui, si cela continue, aura probablement bientôt, autant si ce n'est plus, de candidat à sa présidence que d'élus aux législatives ?


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01 juin 2012

Législatives : La fausse interview « rebelle » d'Hervé Morin ?

Dans une interview au JDD, Hervé Morin règle ses comptes avec certains de ses anciens alliés de l'UMP et annonce une violente recomposition du centre dont il espère bien être bénéficiaire avec l'aide ... de l'UMP !  




« Jean-Christophe Largarde a un comportement de voyou et se déplace avec des racailles. Rachida Dati est la plus grand menteuse de la République. Fillon n'a pas vraiment de convictions ». Voila résumées quelques déclarations chocs d'Hervé Morin dans sa dernière interview au JDD. Le patron du Nouveau Centre serait-il devenu un rebelle ?

Bien que l'échéance des législatives approche à grand pas, on a peu entendu les leaders du centre droit ces dernières semaines. Si l'UMP de son côté, compte limiter la casse grâce au redécoupage adroit d'Alain Marleix, il n'en n'est pourtant pas de même pour les élus centristes qui confrontés à des rivalités internes et plus exposés, risquent de payer au prix fort la défaite de Nicolas Sarkozy.

Le Modem et son Président François Bayrou survivront-ils ? Rien de moins certain. En effet, comment continuer à être entendu avec de moins en moins d'élus, et surtout si le grand chef ne siège pas à l'Assemblée Nationale

Du côté du Parti Radical, si Jean-Louis Borloo est particulièrement silencieux, Hervé Morin a décidé de mettre les pieds dans le plat dans une interview au JDD. Et de quelle façon !    Extraits

A la question : Comptez-vous vous représenter à la tête du Nouveau Centre ?

Il répond : « (...) Je n’ai pas l’intention d’abandonner le travail de reconstruction que j’ai entamé. Ne confondons pas l’initiative de quelques individus avec les militants (...) Lors de ce dernier Congrès, nous avions été les témoins d’un comportement de voyou de la part de Jean-Christophe Lagarde, avec des racailles (...) Quoi qu’il en soit, nous verrons, après le 17 juin, qui sera encore vivant sur le champ de bataille (...) »

Vers un massacre à la tronçonneuse au Nouveau Centre ? : « (...) j’exclus ceux qui ont signé en faveur d’une organisation politique encore secrète, l’Union des radicaux, centristes, indépendants et démocrates (Urcid). Une organisation dont on ne connaît pas le début de la signification politique (...) »

Concernant Rachida Dati : « (...) On lui donne la parole, on se demande pourquoi. Je ne comprends pas la fascination qu'elle exerce. C'est la plus grande menteuse de la République (...) »

Sur l'UMP : « (...) A l’UMP, le courant humaniste depuis 2002 n’a jamais existé. Pour l’instant, toutes les grandes responsabilités ont été confiées aux anciens RPR (...) »

Sur François Fillon : « (...) Je ne suis pas capable de définir ce que propose François Fillon (...) j'ai rarement entendu l'ancien Premier ministre s'exprimer sur des sujets de fond ces cinq dernières années (...) »

Mais alors, nul dans l'ancienne majorité présidentielle ne trouverait grâce aux yeux d'Hervé Morin ?

Peut être quand même Jean-François Copé avec lequel il a toutefois quelques sujets où il n'est « pas en adéquation » Cette mansuétude, qu'il dément mollement, n'a bien entendu rien à voir avec le fait qu'il aura besoin dudit Copé, au cas ou celui-ci resterait à la tête de l'UMP,  pour obtenir entre autres, des subsides pour faire fonctionner son mouvement politique !

Néanmoins, nous ne doutons pas qu'au cas où François Fillon prendrait les commandes de l'UMP qu'Hervé Morin n'attendrait pas longtemps pour venir lui proposer d'incarner un grand courant humaniste. A condition d'être rapide car au Parti Radical ou à la Gauche Moderne on est dans le même calcul.

Comme quoi être rebelle a toujours ses limites surtout lorsqu'on est centriste ...


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