20 septembre 2011

L'envie de mourir pour la patrie, critère d'obtention de la nationalité française pour l'UMP ?

Connaissez-vous la dernière lubie de l'UMP ? Exiger des personnes qui souhaitent acquérir la nationalité française, un serment par lequel elles seraient prête à mourir pour la patrie au cas ou celle-ci serait en danger !

Le 22 février 1996, nous dit la Documentation Française : « (...) le Président de la République annonce au cours d’un entretien télévisé une profonde réforme de la Défense reposant sur trois axes (...) » Dont un qui a changé la vie de millions de jeunes français : le passage à l’armée de métier. Jacques Chirac l'expliquait ainsi : « (...) Le service militaire a été créé en 1905, comme vous le savez, à une époque où il fallait des poitrines à opposer à d'autres poitrines -si j'ose dire - face à un danger extérieur (...) Cette époque est complètement révolue. Nous n'avons plus besoin d'appelés, de gens faisant leur service militaire » Cette décision mettait également fin à l'obtention de la nationalité française pour ceux de ceux qui né hors de France ou de parents étrangers avaient effectué leur service militaire dans notre pays.

Depuis, le débat sur les bienfaits perdus de la conscription comme : le brassage, l'intégration, la camaraderie et ... les beuveries, revient régulièrement sur devant de la scène. Or, on a oublié qu'entre ceux qui bénéficiaient d'un piston leur permettant de se retrouver proche de chez eux ou planqués dans un état major quelconque, qui obtenaient d'être réformés sur certificat médical de complaisance ou qui par leur naissance n'étaient pas obligés de répondre à l'appel. Tout le monde avait finit par reconnaître que le système était très loin des valeurs et de l'esprit de 1905.

Donc exit le service militaire, et place au service civique, cher à Martin Hirsch qui pour l'instant est toujours en rodage, et ne plait pas à tous ceux qui regrettent le temps des : « poitrines à opposer à d'autres poitrines »

Toujours est-il qu'à l'UMP on regrette visiblement cette époque, si l'on en croît 20 Minutes. En effet, dopé par le succès des troupes françaises en Lybie et persuadé que les électeurs seront sensibles à l'action de Nicolas Sarkozy dans le domaine de la défense, les élus de l'UMP, tiennent mardi : « (...) une convention sur la défense (...) » au cours de laquelle ils pourraient proposer une nouveauté aux demandeurs de la nationalité française !

Selon 20 Minutes, cette proposition issue des trente que compte annoncer l'UMP, on en trouve une franchement hallucinante : « (...) l' UMP souhaite que les personnes qui acquièrent la nationalité française fassent « allégeance aux armes » de la France. En clair, il s’agirait d’une déclaration ou d’un serment dans lequel l’acquéreur s’engagerait à se battre du côté de la France en cas de conflit armé (...) « Il y a des pays dans lesquels cela va de soi », rétorque Hervé Mariton, conseiller politique de l’UMP. « La France n’est pas simplement un mode de consommation, c’est l’adhésion à un projet qui mérite d’être défendu », assure François Cornut-Gentille, secrétaire national à la réforme des armées (...)

Or, rappelle 20Minutes, dans la mesure où la France a fait le choix d'une armée de métier et que nul conflit ne nécessite comme en 1914 ou en 1939 la mobilisation générale, on se demande bien d'où sort cette idée parfaitement saugrenue !

La bonne question serait plutôt : Combien de français ont envie de mourir pour la nation ? Et dans ce cas, les résultats pourraient bien être désastreux pour nos cocardiers bellicistes de l'UMP. Mais pourquoi pas envisager, aussi, de demander aux français réfugiés fiscaux en Belgique, au Luxembourg ou en Grande Bretagne, par exemple, de s'engager à revenir sur le sol national pour le défendre les armes à la main ?

Mais dans l'immédiat, on se demande si pour ces aspirants à la nationalité française il ne faudra pas envisager de : s'engager par écrit à prendre sa carte à l'UMP en cas où le mouvement serait en danger et pourrait perdre les élections ?

Après tout, le slogan de 2007 n'était-il pas : Ensemble tout devient possible ?

16 septembre 2011

Intersyndicale : La CFDT saborde la journée d'action du 11 octobre !

Les négociations de l'intersyndicale, en vue d'une journée d'action interprofessionnelle, le 11 octobre contre le plan antidéficit du gouvernement, sont un échec. La CFDT et l'UNSA s'opposant à toute action nationale concertée !

« Qui ne dit mot consent » dit le proverbe. En clair qui reste silencieux ou peu revendicatif face à une situation ne pourra en aucun cas nier par la suite son adhésion à celle-ci !

C'est ce que le gouvernement pourrait arguer aux syndicats de salariés qui ont décidé à l'issue de la dernière réunion de l'intersyndicale de ne lancer : « Aucun appel à la grève ou à des arrêts de travail pour manifester contre le plan antidéficit du gouvernement »

En effet, selon Les Echos, la CFDT soutenue par l'UNSA a réitéré : « (...) son opposition à un appel à des manifestations et des grèves, jugeant que « ce n'est pas la réponse adaptée à la situation et à l'attente des salariés » Conclusion : « Il reviendra donc aux troupes de décider au cas par cas des actions »

Car selon la CFDT : « le principal souci des salariés est actuellement le risque d'éclatement de la zone euro, pas le plan Fillon »

Donc, exit la mobilisation nationale portant sur des revendications pourtant approuvées le 1er septembre 2011, par la CFDT et l'UNSA. Et qui devait être défendue lors de la journée du 11 octobre prochain :

« (...) Abandonner la taxation des complémentaires santé ; supprimer les exonérations et la défiscalisation des heures supplémentaires ; conditionner toute aide publique à son efficacité sociale et économique, aux politiques sociales dans les entreprises.
• Mettre en œuvre la taxe sur les transactions financières.
• Faire de l’emploi, en particulier celui des jeunes, une priorité. Stopper les suppressions d’emplois dans la Fonction publique.
• Soutenir le pouvoir d’achat notamment des plus bas revenus et réouvrir les négociations salariales dans les entreprises et la Fonction publique pour réduire les inégalités notamment entre les femmes et les hommes (...) »

Ce qui n'empêche pas Marcel Grignard, secrétaire général adjoint, et négociateur de la CFDT, de souhaiter que la journée du 11 octobre soit réussie, tout en proposant comme moyen d'action : « D'aller à la rencontre des salariés pour leur expliquer la position de la CFDT » !


Aller à la rencontre des salariés pour leur dire quoi ?

Que le gouvernement et le Medef n'ont pas cédé un pouce de terrain aux demandes de la CFDT ?

Car, que reste t-il de la main tendue de François Chérèque à Laurence Parisot lors des grèves et manifestations sur les retraites ? ou de la réunion ( qui a remplacé le « sommet social » réclamé par la CFDT) avec François Fillon ?

Ou tout simplement leur expliquer à la façon Coluche, que la CFDT : « C'est celui qui fait le moins grève ... donc, on gagne plus »

Ou plus plus prosaïquement, que la CFDT, dont le réformisme n'a pas fait ses preuves ces quatre dernières années, préfère ne pas mettre la pression de la rue sur le gouvernement, dans l'attente du résultat incertain des élections de 2012 ?

Et pour finir, leur expliquer, le plus sérieusement du monde, qu'en fin de compte, leur principal souci est : « le risque d'éclatement de la zone euro, pas le plan Fillon » ?

Succès assuré !

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L'Express

15 septembre 2011

Apprentissage : Les belles campagnes de communication du gouvernement ?

Cheval de bataille du gouvernement contre le chômage des jeunes et des seniors, les contrats d'apprentissage, d'alternance et de professionnalisation sont en chute libre. D'où l'apparente discrétion de Nadine Morano et Xavier Bertrand sur le sujet ?

Contrairement à ce qu'affirmaient Xavier Bertrand et Nadine Morano, l'apprentissage et les contrats de professionnalisation, présentés comme la clé contre le chômage des jeunes, n'ont visiblement pas la cote auprès des entreprises.

Témoin, cet article d'Educpro du 8 septembre dernier : « Après un mois de juin 2011 catastrophique, qui avait enregistré une baisse de 44% des contrats d’apprentissage par rapport à juin 2010, le mois de juillet n’aura pas redonné le moral aux acteurs de l’apprentissage : les chiffres du ministère du travail soulignent ainsi pour le mois de juillet 2011 une baisse de 60% sur les contrats de professionnalisation et de 20% sur les contrats d’apprentissage… »

Et pourtant, le 5 mai 2011, Nadine Morano lançait en fanfare la campagne de communication sur l’apprentissage. Cette campagne faisait suite au : « (...) plan exceptionnel en faveur de l’emploi et de la formation, notamment en direction des jeunes (...) » avec pour objectif : « (...) de porter le nombre de jeunes formés par l’alternance de 600.000 à 1 million à terme (...) »

Détail des outils de communication utilisés

Une campagne radio à destination des jeunes et de leur famille sur Europe1, Virgin, RFM, RTL, Fun radio, Nrj, Chérie FM, les Indépendants, RMC et France Inter.
Une campagne de bannières Internet à destination des jeunes et des chefs d’entreprises
Une page dédiée aux jeunes et une page dédiée aux chefs d’entreprises sont publiés sur le site www.emploi.gouv.fr.
Deux dépliants à destination des chefs d’entreprises à télécharger sur le site www.emploi.gouv.fr

Or, écrivaient Les Echos, le 7 septembre : « (...) Il est évidemment trop tôt pour faire des pronostics sur la campagne 2011-2012, mais il est clair qu'elle a mal démarré. C'est d'autant plus inquiétant que le 1 er mars sont entrées en vigueur l'exonération de charges pour l'embauche d'alternants supplémentaires pour les PME de moins de 250 salariés et l'aide de 2.000 euros sur les contrats de professionnalisation pour les plus de 45 ans, qui n'ont pour l'instant été utilisées que pour 10.000 contrats au total (...) »

A la question de ces mêmes Echos, adressée à Nadine Morano : « Les formations en alternance n'ont toujours pas décollé. N'êtes-vous pas inquiète ? » Celle-ci, tout en relativisant les résultats était bien obligée de reconnaître, à demi mots, que les résultats sont assez médiocres : « (...) il nous faut évidemment aller plus loin. Sous l'impulsion du Premier ministre, nous appelons à la mobilisation générale. Septembre et octobre seront cruciaux pour les formations en alternance (...) » et de proposer d'organiser avec Xavier Bertrand ... une grande campagne de communication à destination des entreprises !

Si elle est aussi efficace que la première, ça promet ! Mais, il ne faut pas jeter la pierre au gouvernement, puisque celui-ci a pris une décision importante en ce qui concerne l'avenir des apprentis !

Ceux-ci seront heureux d'apprendre qu'un arrêté du 3 août mais publié le 6 septembre au Journal Officiel indique : « Pour l'application du présent article, l'assiette mensuelle est calculée sur la base de 151,67 fois le montant horaire du SMIC en vigueur au 1er janvier de l'année au cours de laquelle est versée la rémunération. »

Ce qui signifie en clair que cet arrêté va réduire : « (...) le nombre de trimestres validés par les apprentis pour leur retraite. C’est un effet collatéral de la réforme des retraites de 2010 : l’assiette mensuelle de cotisations des apprentis sera désormais calculée sur la base des 35 heures (au lieu de 39) , ce qui, d’après FO, devrait faire perdre 1 ou 2 trimestres aux apprentis (...) »

La CFDT, citée par le site boulangerie-patisserie.net, de son côté affirme que : « (...) 50 000 jeunes salariés seront dans cette situation chaque année (...) »

Or, cette mesure, nous apprend WK-RH avait reçu : « (...) un avis négatif rendu par les administrateurs, tant syndicaux que patronaux (...) »

Mais, affirme t-on au cabinet de Xavier Bertrand : « La crise des finances publiques a accéléré la publication de cet arrêté » Tout en reconnaissant que : (...) L’État, qui compensait cette exonération de charges, réalisera ainsi une économie non pas de 70M€, comme annoncé en 2010, mais de 100M€ en année pleine »

Et ça, il a fort à parier que Nadine Morano qui déclare, la larme à l'oeil : « (...) Je me félicite que, aujourd'hui, 65 % des jeunes déclarent avoir envie de suivre une formation en alternance, que 91 % des parents se déclarent prêts à la recommander à leurs enfants (...) » en fasse un élément de communication pour la prochaine campagne sur l'apprentissage !


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Ministère du travail et de l'emploi

14 septembre 2011

UMP : « travailler plus pour gagner plus » nouveau slogan pour le RSA ?

ça faisait longtemps que plus aucun ministre ou député de la majorité ne parlait du « travailler plus pour gagner plus » Et bien, ce slogan devrait selon Marc-Philippe Daubresse faire fureur auprès ... des titulaires du RSA !

Minée par les rivalités entre clans et les outrances de certains de ses élus, l'unité du parti majoritaire n'est plus qu'un beau souvenir ... de 2007. Alors comment faire pour ranimer la flamme ? Et bien taper une fois de plus sur les titulaires du RSA !

A l'UMP, rien ve va plus ! En effet, comme l'expliquait Laureline Dupont dans Marianne2, le concept de « Droite Juste » de Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez, destiné à contrebalancer la Droite Populaire et, draguer l'électorat centriste a provisoirement du plomb dans l'aile. Et dans la mesure où le projet 2012 de Bruno Lemaire a fait l'unanimité ... contre lui, l'UMP envisagerait de : « réactiver le débat d'idées »

En attendant que jaillissent des nouvelles idées susceptibles d'éviter la déroute électorale qui se profile, l'UMP a trouvé une cible commune et habituelle : Les titulaires du RSA ! Mais oui, vous savez ceux qui symbolisent le : « cancer de l'assistanat » popularisé par Laurent Wauquiez et dénoncé de la droite sociale à la droite populaire.

C'est Marc-Philippe Daubresse, que le Figaro présente comme le : « (...) Représentant de l'aile centriste au sein du parti » et qui se veut le chantre des : « (...) valeurs traditionnelles de la droite de gouvernement et de son triptyque libéralisme, gaullisme et centrisme (...) » qui s'est chargé au nom du mouvement de cette mission ... fédératrice.

Selon le même Figaro qui s'est procuré ( ou à qui on a procuré ) son rapport de 111 pages. L'essentiel des propositions de Wauquiez sur le principe de travail obligatoire serait repris, la seule différence étant la rémunération de ces heures.

Comment celà devrait-il fonctionner ?

Il prendrait la forme d'un : « (...) contrat de sept heures par semaine, financé par l'Etat, permettrait « d'offrir une palette de contrats aidés plus large et de répondre à des difficultés d'accès au marché du travail », explique l'ex ministre. Les activités concernées devront « être utiles socialement » et « couvrir des besoins qui ne le sont pas », tels que le bricolage, la collecte des déchets, la maintenance du patrimoine (...) »

Sauf que ces petits boulots, façon « ateliers nationaux » au rabais, pourraient concerner un certain nombre de chômeurs, ou sont actuellement du ressort de salariés (précaires) d'entreprises de services à la personne.

Mais l'affirme Daubresse l'objectif est « d'inciter à la reprise d'un emploi ». Car, comme chacun le sait, le plein emploi règne en France et les titulaires du RSA qui touchent la somme mirifique de : 466,99 € pour une personne seule à 1027,38 €, pour une personne avec 3 enfants sans revenu en 2011 s'en sortent très bien.

Et l'ex ministre de claironner : « On va dans le sens du travailler plus pour gagner plus »

Et à combien va s'élever ce « travailler plus pour gagner plus » ?

Dans la mesure où : « la journée de travail hebdomadaire serait payée au smic, ils enregistreraient au final », selon l'ex ministre : « un gain net d'environ 130 euros par mois » qui ajoute, façon CQFD : « (...) l'Etat baisse le taux de pauvreté et les bénéficiaires voient leur pouvoir d'achat augmenter (...) »

Et dire qu'à l'UMP on n'avait pas encore pensé à cette idée de génie susceptible de rendre jaloux tous ceux qui ne touchent pas le RSA !

Au fait, comment va t-on surveiller ce système destiné à baisser le taux de pauvreté et augmenter le pouvoir d'achat ?

Et là, Marc-Philippe Daubresse nous a déçu ! En effet, au lieu de proposer , ce qui aurait certainement ravi les plus extrêmes du parti, c'est à dire un tatouage code barre sur le bras ou une puce électronique greffée sous la peau, il se limite à ce : « que soit créée une carte électronique centralisant les informations sur les aides sociales perçues par chaque personne (...) »

En résumé, une grande idée qui devrait : « réactiver le débat d'idées » et séduire de la Droite Sociale à la Droite Populaire. Comme quoi les pauvres peuvent toujours servir à quelque chose, surtout s'il s'agit de recréer une dynamique à l'UMP !


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La Voix du Nord

13 septembre 2011

Cantines scolaires : L'UMP continue sa chasse aux « assistés » ?

Perdre son emploi est toujours vécu comme un drame, auquel s'ajoute, dans certaines communes gérées par l'UMP, l'humiliation d'expliquer à ses enfants pourquoi ils sont exclus de la cantine scolaire !

Quel point commun entre Thonon-les-Bains, Bordeaux, Nice, Meaux, Troyes ou Toulon ? Et bien hormis qu'elles sont dirigées par l'UMP, elles ont mis en place un système de restriction ou d'interdiction de leurs cantines scolaires aux enfants de chômeurs.

Interrogé par l'Humanité le 4 septembre 2011, Luc Chatel le ministre de l'éducation nationale (et maire UMP de Chaumont ) avait botté en touche, expliquant que : « (...) la question des cantines scolaires relève des collectivités territoriales (...) » et que : « (...) ce sont donc les conseils municipaux qui décident des priorités dans l’accueil des enfants au sein des cantines scolaires (...) »

C'est sur cette particularité et devant l'indolence du gouvernement que la FCPE vient de publier sur son site un appel aux parents d'élèves : « Cantine scolaire : stop aux décisions illégales ! »

« Depuis la rentrée la FCPE est encore interpellée par des parents d’élèves qui ne peuvent pas inscrire leurs enfants au restaurant scolaire, au motif qu’ils ne peuvent justifier d’un emploi salarié ou ne peuvent produire des documents justificatifs, tels qu’attestations d’employeurs, de Pôle emploi ou de feuilles de paye… (...) »

Quelques exemples ?

Bordeaux : « (...) Les parents chômeurs sont toutefois autorisés à laisser leur enfant à la cantine les jours où ils ont une convocation pour un entretien. Mais ils doivent prévenir la mairie et la cantine à l'avance et présenter un justificatif de l'entretien (...) » a déclaré une adjointe à la vie scolaire interrogée par La Dépêche

Thonon : « L’accès aux restaurants scolaires de la ville de Thonon les Bains est réservé aux enfants scolarisés dans les écoles maternelles et élémentaires publiques de la commune dont :

le ou les parent(s) exerce(ent) une activité professionnelle.
le ou les parent(s) sont demandeurs d’emploi. Dans ce cas, l’inscription est limitée à un jour par semaine avec possibilité de réserver des jours supplémentaires pour un motif lié à la recherche d’emploi sur présentation d’un justificatif » Compte rendu du Conseil municipal du 27 juillet 2011

Mais direz-vous, c'est légal ?

Et bien, ce n'est pas tout à fait illégal et chaque recours contre une restriction ou exclusion relève du Tribunal administratif. Ce qui donne du temps aux communes qui appliquent cette discrimination.

Discrimination, qui n'est pas vraiment une, au regard du droit français, explique La Dépêche qui indique : « (...) Si la jurisprudence française a reconnu le caractère « discriminant » d'une sélection à l'entrée des cantines sur critères socioprofessionnels, celle-ci demeure pour l'instant légale au regard des textes français (...) » Et rappelle que : « la Convention européenne des droits de l'homme mentionne explicitement (Article 14) l'origine sociale et la fortune. Ratifiée par la France, elle est censée être appliquée (...) »

On notera au passage, que si ces communes arguent un problème de bonne gestion des finances locales, elles ne trouvent rien à redire sur le montant des frais d'avocats, inhérents à une procédure, comme le fait remarquer Jean-Louis Galand, un restaurateur de Thonon-les-Bains qui, outré de la décision de la municipalité a décidé, avec quelques amis commerçants d'offrir le repas de midi aux 35 petits bannis de la cantine.

C'est devant ces incongruités que la FCPE : « appelle les parlementaires à déposer une proposition de loi pour garantir dans la loi ce droit reconnu par les tribunaux »

Ce qui pour l'instant n'a pas l'air d'avoir autant de succès chez les députés et sénateurs UMP que « l'adoucissement de la taxation des plus values » ou la suppression des manuels scolaires de : « l'enseignement de la théorie du genre »

Ce qui est vous l'avouerez beaucoup plus important que de savoir si pour certains enfants, la cantine scolaire est parfois le seul repas complet de la journée !

Triomphe de la pauvreté, que notre Président avait pour objectif de : « (...) réduire d'au moins un tiers en cinq ans (...) » et pour lequel il annonçait : « Je ne veux pas gérer la pauvreté, je veux la combattre (...) J'ai voulu nous mettre dos au mur pour rendre des comptes aux Français » ?

Réponse des français sur ces comptes ... dans quelques mois !


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France3

12 septembre 2011

Gouvernement : L'hypocrite communication sur la taxation des mutuelles de santé ?

Le gouvernement et l'UMP essayent de faire croire que les mutualistes pourraient être les seuls responsables d'une possible augmentation des contrats de santé, alors qu'elle résulterait d'un nouveau prélèvement de l'état. Communication et hypocrisie au programme.

Les français se souviennent de la formidable mobilisation des députés UMP et notamment de celle de Jean-Pierre Raffarin menaçant l'unité de la majorité, pour faire supprimer l'augmentation de la TVA sur les parcs de loisirs.

Le compte-rendu de la réunion de la commission, qui a siégé à l'Assemblée Nationale, le 3 septembre dernier, est éloquent. Extraits :

Michel Bouvard : « La mesure resterait peut-être sans conséquence sur le pouvoir d’achat global, comme l’assure l’étude d’impact, mais il existe un lien entre la demande et le prix d’entrée »

Jean-Yves Cousin : « Les parcs à thème emploient beaucoup de monde, en particulier l’été, et une hausse de 14 points de TVA les placerait dans des difficultés considérables. Je comprends la nécessité de trouver des recettes, mais pas avec une telle brutalité et sans aucun dialogue avec la profession »

François Goulard : « (...) La demande du secteur n’est pas du tout élastique et une augmentation de 14 points induira une baisse brutale de la fréquentation »

En résumé : si on augmente, au travers des taxes, le prix d'un service, celui-ci augmentera irrémédiablement. Celà aura immanquablement une influence sur le consommateur qui pourrait, à cause de son budget qui n'est pas élastique le supprimer de ses dépenses.

Etonnament, cette brillante démonstration de l'UMP ne semble pas s'appliquer aux assurances complémentaires de santé, souscrites par les français, pour faire face à la baisse contante des remboursements de la sécurité sociale !

Concernant la proposition d'augmentation de la taxe sur les contrats de complémentaires santé, nos députés se sont ils offusqués de la : « brutalité et sans aucun dialogue avec la profession ? » NON !

Se sont-ils inquiétés de la « baisse brutale » qui pourrait intervenir dans la mesure ou plusieurs clients des mutuelles et compagnies d'assurance serait amenés à diminuer leurs garanties, ou même à ne plus s'assurer ? NON !

Messieurs Bouvard, Cousin et Goulard auraient-ils, si la TVA sur les parcs d'attraction avait été votée, demandé à leurs propriétaires de diminuer leurs marges, pour ne pas augmenter le prix du ticket d'entrée ? NON !

Néanmoins, comme l'affirme Nora Berra : « Chaque citoyen est capable de comprendre qu'on doit se serrer la ceinture (...) » surtout en ce qui concerne les complémentaires de santé qui ne méritent aucune mansuétude !

En effet, si les députés UMP ont voté sans le moindre remord : : « (...) le doublement de 3,5% à 7% de la taxation sur les contrats solidaires et responsables, qui représentent désormais la quasi-totalité des contrats proposés par les complémentaires santé (...) »

Le gouvernement est en train d'essayer de convaincre les sociétaires des mutuelles que celles-ci pourraient utiliser un hypothétique trésor de guerre pour leur éviter une augmentation liée au prélèvement de l'état !

Xavier Bertrand : « (...) Les mutuelles, les compagnies d'assurances ne sont pas obligées de répercuter totalement cette augmentation (...) Aucune mutuelle, aucune compagnie d'assurance n'est en situation financière difficile (...) »

Nora Berra : « (...) J'appelle la mutualité à la raison pour ne pas répercuter cette somme sur les citoyens » - France Soir

Ce qu'oublient de dire nos deux ministres, c'est que les mutuelles ne fonctionnent pas comme une entreprise classique. En effet, comme le rappelle Etienne Caniard, le président de la Mutualité Française : « (...) elles fonctionnent avec une seule ressource – les cotisations – et une seule source de dépenses, à savoir leurs prestations. Dans ces conditions, comment pourraient-elles faire face aux nouvelles taxes sans les répercuter sur leurs tarifs ? »

Traduction : S'il est impossible de mettre à contribution les actionnaires des parcs de loisir et d'attraction pour ne pas augmenter le prix d'entrée, il serait par contre possible de mettre à contribution les sociétaires/assurés des mutuelles.

Et pour quelle raison le gouvernement et les députés sont-ils si déterminés ?

La taxation des contrats des mutuelles et compagnies d'assurances va toucher infiniment plus de français que celle, morte née, des parc d'attraction et de loisirs. De plus, le gouvernement et sa majorité savent parfaitement que si l'on peut se priver de rendre visite à Mickey, au Futuroscope, à Vulcania ou à Astérix, comment faire l'impasse sur un contrat de santé même minimal ?

Ce qui est toutefois un mauvais coup de plus au pouvoir d'achat des français !

D'où l'idée d'essayer d'accuser les mutualistes de vouloir gagner de l'argent sur le dos de leurs sociétaires en augmentant les cotisations, alors que c'est l'état qui impose un prélèvement (donc un impôt supplémentaire) destiné à renflouer les caisses vides !

Il faut dire que le montant qui sera ponctionné sera impopulaire car important dans la mesure où comme l'explique Challenge il sera de : « (...) 100 millions d'euros dès 2011 puis 1,1 milliard en année pleine, selon les calculs du gouvernement (...) »

C'est donc le gouvernement, qui ne cesse de nous expliquer que chaque nouvel euro de dépense doit être compensé par une recette, qui explique à tous les sociétaires des mutuelles, quelque soient leurs moyens financiers, d'assumer le prélèvement de l'état.

En effet, les mutuelles étant la proprité de leurs sociétaires, comment pourraient-ils refuser de répercuter le prélèvement de l'état sans mettre les finances de l'organisme en danger ?

Belle tentative, toutefois un peu grossière, de manipulation des français, qui ne devrait pas les tromprer. Il faut dire que ceux ci sont bien là, des arguments de communication fallacieux, comme seule solution à un problème aussi important, que leur santé.

09 septembre 2011

Taïwan nouveau modèle économique et social de l'UMP ?

Les ONG sont unanimes : Les conditions de travail dans les usines du secteur de l’électronique de Taïwan sont « inhumaines ». Ce que ne semblent pas avoir perçu un groupe de députés UMP enthousiastes, en visite dans l'île !

La Croix consacrait, il y a peu un fort intéressant reportage sur les conditions de travail des salariés des entreprises de Taïwan. Le journal faisait référence au rapport de l'ONG China Labor Watch, publié cet été sur dix entreprises, travaillant pour de grandes marques mondiales comme : Dell, IBM, Ericsson, Philips, Microsoft, Apple, HP et Nokia.

L'ONG dénonçait : « (...) le fossé existant entre le discours de responsabilité sociale de ces multinationales et la réalité de ces usines (...) » et montrait du doigt : « L’intensité du travail et les horaires excessifs. Les salaires bas obligeant à accepter des heures supplémentaires (...) »

L'exemple type de ces conditions de travail et du respect porté aux salariés étant illustré par la réaction du PDG de Foxconn qui, confrontée à de nombreux suicides d'employés, avait demandé formellement à tous les employés de : « (...) s’engager par écrit à ne pas attenter à leur vie (...) Néanmoins, ce grand humaniste qui avait, devant la bronca générale, été obligé d'augmenter de près de 70% les (très faibles) salaires avait décidé sur le champs de remplacer 500.000 employés du groupe par des robots sous trois ans !

C'est ce « modèle » qu'un groupe de députés UMP est allé visiter : « A l’invitation du ministère des Affaires étrangères à Taipei (...) » écrit Taïwan Info qui précise : « (...) et comme à plusieurs reprises chaque année, une délégation de 7 députés français est en visite dans l’île depuis dimanche. Menée par Denis Jacquat, député de la Moselle et vice-président du Groupe d'études à vocation internationale sur l'expansion économique de Taiwan de l'Assemblée nationale (...) »

Mais pour y faire quoi ?

Et bien d'avoir : « (...) l'occasion de prendre connaissance de la situation politique à Taiwan mais également de ses progrès sur le plan économique et social (...) »

Explications par Denis Jacquat qui selon Taïwan info se rend très régulièrement dans l’île : « Ce type de visite permet de faire connaître à nos députés cette nation souvent trop ignorée (...) Elle est l'occasion de leur faire prendre conscience de son énorme potentiel économique et d’observer la surprenante efficacité de Taiwan en termes de production, un aspect relativement méconnu de sa réussite économique. En effet, ce qu’il est important de noter, c’est que Taiwan, qui fabrique pour un grand nombre de marques étrangères comme Apple, est en fait numéro un mondial en matière de production dans un grand nombre de secteurs. »

Bien que coutumier des voyages à Taïwan, monsieur Jacquat ignorerait donc que la production d'Apple et HP est effectuée par des sous traitants en Chine Populaire où on avait constaté une vague de suicides ?

Néanmoins, Philippe Morenvillier et sa collègue Sophie Delong, de leur côté ont été : « impressionnés » par la capacité et l’ardeur au travail des Taiwanais (...) »

La lecture complète de l'article de Taïwan info suffira à vous faire comprendre à quel point nos élus ont été ravis de leur voyage à tel point que Sophie Delong a trouvé le séjour : « trop court »

Il est clair qu'une visite parfaitement encadrée par les pouvoirs publics taïwannais au cours de laquelle on ne vous propose que des images d'épinal est une référence. Et de plus, lorsque vous êtes reçu par Vincent Siew, le vice-président de la République, ça aide à modérer tout esprit critique, et donner l'idée d' y revenir au plus vite, pour tester la formidable qualité ... de l'accueil réservé aux élus de la nation !

On peut facilement imaginer que le ravissement de Sophie Delong et de ses collègues donne lieu à leur retour en France à des récit parfaitement élogieux de ce merveilleux pays , où on peut travailler plus pour gagner plus et où la notion de code du travail n'est pas un obstacle à l'esprit d'entreprise et ne tolère pas ... l'assistanat.

Assistanat fustigé en avril dernier par le député Pierre Lang, qui proposait de faire travailler gratuitement les chômeurs en échange de leurs indemnités, et qui faisait justement, partie du groupe de visiteurs !

En conclusion, un bien beau voyage au pays du « travailler plus sans entrave » qui permettra sans doute à nos députés enthousiasmés d'expliquer à leur collègues, les vertus d'un système doté d'un : « énorme potentiel économique » et à la « surprenante efficacité », pour peu qu'on accepte des conditions de travail certes, un peu inhumaines, mais tellement importantes pour affronter la mondialisation ....

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Journal du Geek

08 septembre 2011

UMP : Baisse des subventions à Pôle Emploi avant ... privatisation ?

Pour le Président les réponses au chômage, ce sont : L'optimisme et la ténacité. Et certainement des moyens pour Pôle Emploi, que Gilles Carrez, Rapporteur Général du Budget et député UMP, envisagerait pourtant ... de diminuer.

Toujours fidèle au slogan « Travailler plus pour gagner plus », lors de son déplacement dans la Loire, où il n'a pas manqué de lancer une provocation, à plus de 4 millions de français, qui aspirent à un temps plein de 35H00 : « Par inclinaison personnelle, j'ai plutôt envie de donner satisfaction à ceux qui disent laissez moi travailler plus, plutôt qu'à ceux qui disent, je veux travailler moins ». Notre Président, s'est montré moins volubile, quelques jours plus tôt, dans les Vosges pour livrer ses recettes contre le chômage se résumant, si l'on en croît l'AFP à : « (...) une pincée de contrats aidés en plus et, surtout, une bonne dose de ténacité (...) »

Mais l'essentiel pour lui, ses ministres et sa majorité présidentielle est de continuer à jouer aux illusionnistes sur les salaires et le chômage, le tout sur fond ... de caisses vides ! Néanmoins, pendant ce temps là, à l'Assemblée Nationale, on émet des idées, un peu particulière sur le traitement du chômage.

En effet, Gilles Carrez, Rapporteur Général du Budget et député UMP du Val-de-Marne qui a déploré la taxation des boissons sucrées et les parc à thèmes (cette dernière ayant été supprimée par l'Assemblée) a proposé de de diminuer la part de l'état dans : « (...) les dépenses courantes des opérateurs (...) » au travers d'une baisse : « (...) de leurs subventions pour charges de services publics (...) » Il propose donc de placer au rang de premier contributeur : Le ministère du Travail, comme l'indique Acteurs Publics

Et à votre avis, quel opérateur de l'état relevant du Ministère du travail serait touché de plein fouet ?

Et bien Pôle Emploi ! Si l'on en croît Michel Abhervé (1) : « (...) La mission la plus concernée, de loin, est celle du Travail et de l’Emploi, et le plus gros contributeur à cette économie, et de très loin, si cette mesure était adoptée, serait Pôle emploi dont la dotation serait réduite de 68 Millions d’Euros (...) »

Bon, ça c'est pour le présent. Mais à la lecture d'un texte publié par La Fusion pour les Nuls, on soupçonne que l'UMP pourrait aussi réfléchir aux propositions du très libéral think tank IFRAP avec lequel Hervé Novelli est très lié.

L'IFRAP, très écouté par la majorité, propose tout simplement un « renouveau du service public » que le think tank, résume par : « Moins dépenser (réduction homothétique) mais réduire le périmètre de l’intervention publique et supprimer des missions de l’État. (…) » Un des services devant être prioritairement privatisé étant ... Pôle Emploi (Vidéo à 2'31 ) qui n'est : « (...) pas au coeur des missions régaliennes de l'état (...) »


Précisons au passage que la présidente de l'IFRAP, Agnès Verdier-Molinié, auteure de : « Les fonctionnaires contre l’Etat. Le grand sabotage » qui frise la théorie du complot, propose également de retirer le statut de fonctionnaire aux infirmières travaillant dans un hôpital public et de confier au privé les établissement scolaires située en ZEP . Tout en défendant bec et ongles la fameuse niche Copé à 22 milliards et réclamant la suppression de l'ISF au fait que celui-ci : « détruit l’emploi »

Quelques pistes indiquant à quelle sauce les français pourraient être mangés en 2012 en cas de réélection de l'actuelle majorité présidentielle ?

Mais, dans l'immédiat, les députés UMP, qui doivent se représenter en 2012, devraient se concentrer sur des mesures, moins extrêmes. Et se contenter d'essayer de « gratter » 68 millions d'euros au service de l'emploi. Belle leçon d'optimisme et de ténacité !

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07 septembre 2011

Medef : Changer les manuels scolaires pour transformer les patrons en super héros ?

Le Medef va lancer une campagne auprès des parlementaires et des ministères concernés par l'éducation nationale. Objectif : Adapter certains manuels scolaires trop négatifs pour les entreprises et valoriser l'image du patron « super héro »

Toute proposition de réécriture des manuels scolaires a forcement une odeur de souffre. Témoin, le récent débat lancé par quelques députés UMP, sur l'identité sexuelle. Mais comme le disait Jacques Chirac, promoteur de la loi sur le rôle positif de la colonisation : « Ce n'est pas à la loi d'écrire l'Histoire » Et pourtant, au Medef, on ne rechigne pas à proposer que la loi puisse éventuellement réécrire l'histoire !

Ainsi, Charles Beigbeder, au nom du Medef, vient d'annoncer la parution d'un livre blanc : « (...) sur la création d’entreprise qui concerne en partie le système éducatif (...) » indiquant au passage vouloir : « (...) que s’instaure un réel dialogue, régulier, entre les enseignants et les chefs d’entreprise, notamment au sein de la Commission des programmes : contre la vision négative de l’entreprise qui transparaît dans certains manuels (...) »

Ni plus ni moins que le retour des censores librorum, només au quinzième siècle, par le pape, qui étaient : « chargés de s'assurer que rien de contraire à la foi ne puisse être publié » ?

Que propose le livre blanc sur la création d'entreprise ?

C'est le site Educpro qui le révèle dans une interview de Charles Beigbeder : « (...) Nous souhaitons que l’entreprise soit un vrai partenaire des enseignants (...) Il faut aussi continuer à développer les témoignages comme nous l’avons mis en place dans une vingtaine d’universités, dans le cadre du plan Etudiants entrepreneurs (...) Nous souhaitons que s’instaure un réel dialogue, régulier, entre les enseignants et les chefs d’entreprise, notamment au sein de la Commission des programmes : contre la vision négative de l’entreprise qui transparaît dans certains manuels (...) Présenté lors d’une conférence de presse, le livre blanc sera diffusé auprès de tous les réseaux et de tous les adhérents du Medef. Il sera aussi porté auprès des parlementaires et des ministères concernés. En cette année d’élections présidentielles, nous espérons qu’une partie de ces propositions sera reprise par différents candidats (...) »

Donc, il s'agirait de gommer dans les manuels scolaires, les éventuelles dernières traces anti capitalistes, probablement installées par des enseignants gauchistes et militants syndicalistes « attardés». Et pourquoi pas, de faire disparaître des livres d'histoire et d'économie : les turpitudes de certains patrons en temps de guerre, les faillites frauduleuses, les patrons voyous, la constitution de caisses noires, les rémunérations «extravagantes», les conflits sociaux dus aux bas salaires et aux mauvaises conditions de travail, les délocalisations et, soyons fous : la responsabilité des banques et organismes financiers dans les nombreuses crises financières et économiques ?

Mais le but final serait, selon Beigbeder, de proposer aux jeunes générations de devenir eux aussi des super héros.

En effet, la partie la plus savoureuse du livre blanc indique comment transformer, aux yeux de ces niais d'étudiants, les patrons, en super héros des temps modernes et leur donner envie d'en devenir un !

Car comme l'indique le livre blanc, l'idée est de : « Témoigner de la réalité de l’entreprise en classe, ce qui nécessite une remise à jour urgente des manuels scolaires et un travail régulier entre les enseignants et les entreprises, à travers une participation active du Medef dans la Commission des programmes (...) » mais aussi de : « (...) Développer les témoignages d’entrepreneurs dans les collèges et les lycées, à l’aide notamment d’un guide d’entretien coproduit avec les enseignants pour préparer ces rencontres (...) »

Pour l'instant, nul ne sait encore si cette proposition d'évangélisation aura autant de succès que la candidature de la France au jeux olympiques d'hiver, dont Charles Begbeider assumait la charge.

Néanmoins, faisons confiance au Comité d'éthique du Medef dont la mission est : « (...) d’apporter des réponses aux nombreuses questions exprimées par la société civile vis-à-vis de l’entreprise et de l’économie de marché (...) » pour nous produire d'autres brillantes idées !

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Première

06 septembre 2011

Pour Dassault : « Les pauvres c'est fait pour être très pauvres et les riches très riches » ?

« Les pauvres c'est fait pour être très pauvres et les riches très riches » disait en 1971, Louis de Funès dans « La Folie des grandeurs ». Serge Dassault vient, quarante ans plus tard de nous en offrir une imitation moins amusante mais plus réaliste !

Ne cherchez pas le nom de Serge Dassault, 6eme fortune française, dans la liste des seize grands patrons qui : « ont demandé à payer une taxe exceptionnelle destinée à les faire participer davantage à l’effort collectif de réduction des déficits » il ne s'y trouve pas !

En effet, comme la quasi totalité des 500 plus grandes fortunes françaises, il ne s'est pas associé au coup de communication réalisé par Maurice Levy, le patron de Publicis. Mais si les titulaires de ces fortunes se sont montrés discrêts sur leur ... non motivation, c'était sans compter sur Serge Dassault, qui a décidé de nous gratifier d'un avis tranché, sur la question !

Le sénateur avionneur et président de la Fédération des métiers de l’Air, de l’Espace et de la Défense de l’UMP : Serge Dassault, dont la diversité des questions au gouvernement peuvent surprendre, allant de la : « Robotisation des entreprises industrielles » à celui de la : « pérennité de la filière cressicole » aime prendre souvent la parole.

Ses sujets de prédilection sont le budget de la défense dont il est ... un des principaux bénéficiaires, la dévaluation de l'Euro pour mieux vendre ses avions, l'interdiction des grèves et la chasse toutes les sortes « d'assistés » et de « parasites chômeurs » qui plombent les finances publiques.

Pour mémoire, nous citerons une de ses déclarations de juin 2008 : « (...) c'est quand même anormal de vouloir donner de l'argent de l'Etat qui n'en a pas beaucoup à des gens qui ne veulent pas travailler parce qu'on les paye trop et coûtent aussi beaucoup d'argent à l'Etat (...) On réduirait carrément les aides aux chômeurs, ce serait quand même plus efficace si on veut les faire travailler que de vouloir donner de l'argent sur denier de l'Etat (...) » insistant au passage sur ce qui relève pour lui du scandale suprême : la Prime pour l'emploi !

Or, pour Serge Dassault, la décision de Nicolas Sarkozy de mettre en place une taxation exceptionnelle sur les plus riches d'entre nous, est une honte !

Il s'en est ouvert aux délégués présents à l'université d'été de l'UMP d'une façon que Louis de Funès, qui disait, dans la folie des grandeurs : « Ne vous excusez pas, ce sont les pauvres qui s'excusent. Quand on est riche, on est désagréable ! » n'aurait pas renié !


Déclaration de Serge Dassault : « ça ne sert à rien, ce n'est pas comme ça qu'on va régler le problème du déficit. C'est idiot et nul ! » avant d'ajouter : « On ferait mieux de supprimer la prime pour l'emploi, on économiserait beaucoup plus d'argent ! »

Jusqu'à aujourd'hui, aucun responsable national de l'UMP ne s'est exprimé sur cette ... généreuse idée. Mais, poussé dans ses derniers retranchements, il se trouvera bien un responsable du mouvement pour affirmer que le sénateur Dassault a voulu « éveiller les consciences par le rire » !

Néanmoins, comme le disait Guy Bedos dans un de ses sketch : « Je crains que ce ne soit pas vraiment un rire de bonne qualité » Qualité qu'il nous faudra subir encore un certain temps, puisqu'à 86 ans, il a annoncé être à nouveau candidat aux sénatoriales. Avis à ceux qui, de la droite populaire à la droite sociale, voudrait lui prendre son leadership !


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Le Media

05 septembre 2011

La « combine » de Xavier Bertrand pour déstabiliser l'intersyndicale ?

Le gouvernement craint les manifestations et grèves, contre sa future politique de rigueur. Comme d'habitude, il tend la main à la CFDT, en proposant de discuter d'une de ses proposition : Les droits au chômage « rechargeables ». Histoire de déstabiliser la fragile union intersyndicale ?

Même si le gouvernement craint la réaction des syndicats de salariés, il sait parfaitement que ceux-ci peinent à trouver un mode unitaire de réponse, aux mesures d'austérité annoncées. En effet, lors de la dernière réunion de l'intersyndicale, la CFDT a refusé de se joindre à l'organisation d'une journée de grandes manifestations avec appels à la grève, au profit d'une une petite journée d'action le 11 octobre. Journée à laquelle ne se joindrons pas FO, la CFTC et la CGC.

Néanmoins, comme nous l'écrivions le 18 août dernier, les organisations représentées dans l'intersyndicale, sont significatives puisqu'elles représentent presque 70% des suffrages exprimés, lors des dernières élections prud'hommales. Il est donc difficile, en ce cas, pour le gouvernement, de s'appuyer sur les organisations « dissidentes ». D'autant que la proposition de Bruno Lemaire sur le chômage des cadres, a braqué la CGC.

Alors, pourquoi ne pas utiliser la bonne vielle méthode, qui marche à tous les coups, qui consiste à mettre en valeur la CFDT en proposant de reprendre l'une de ses propositions ?

Déjà utilisée par François Fillon lors de la demande François Chérèque d'un « sommet social » qui a eu lieu ... à titre individuel, par téléphone, celle-ci reprend du service par le truchement de Xavier Bertrand qui vient d'annoncer dimanche : « (...) qu'il souhaitait discuter avec les syndicats, qu'il va recevoir à partir du 13 septembre, de la possibilité pour les chômeurs de maintenir des droits à indemnisation non utilisés en cas de reprise du travail (...) »

Et d'où vient cette subite idée, qui aurait pu être proposée il y a bien longtemps, compte tenu des chiffres épouvantables du chômage ?

Et bien, de la CFDT qui la proposait en janvier 2011 : « (...) la CFDT souhaite introduire de nouveaux avantages pour les chômeurs. Notamment des « droits rechargeables », qui consisteraient à récupérer ultérieurement, en cas de nouvel accident de carrière, la durée d’indemnisation non consommée. Ce serait une incitation à reprendre un emploi », insiste le secrétaire général, François Chérèque (...) »

Et que dit Xavier Bertrand ?

« Aujourd'hui, il faut travailler quatre mois pour être indemnisé, mais si vous reprenez un emploi pour deux mois, ça s'arrête (...) La tentation peut être d'aller au bout de son chômage indemnisé avant de reprendre un emploi (...) Ce que je propose, c'est un compte avec des droits à indemnisation qui, même si on reprend une activité de courte durée, soient préservés » qui a ajouté vouloir : « en finir avec tout ce qui éloigne de la reprise d'activité »

Beau copié/collé qui devait amener la CFDT à appeler à la modération syndicale en termes de manifestations et permettre à Xavier Bertrand de marginaliser la CGT. Tout en valorisant, bien entendu, son image sociale ... face à Jean-François Copé !

Problème, cette idée : « (...) a été renvoyée à l'unanimité en janvier à un groupe de travail qui doit se réunir dès cette rentrée pour préparer la prochaine convention ... en 2013 (...) » nous dit Marc Landré sur son blog « Les dessous du social »

Puisque, précise t-il : « (...) Personne n'est en mesure d'évaluer le coût de cette mesure qui s'applique déjà aux intérimaires. Elle implique une modification des comportements que l'on est incapable de mesurer », avouait Stéphane Lardy (FO). Et vu l'état des finances de l'Unedic - un déficit cumulé de plus de 10 milliards d'euros - (...) »

Mais, pour Xavier Bertrand et le gouvernement, il suffit maintenant d'attendre que les principaux média relayent l'information, et prouvent par là même, que le gouvernement se soucie de la première préoccupation des français : le chômage. Et maintien le dialogue social avec les syndicats ... réformistes, trop contents de cette aubaine ... médiatique !

Car, Xavier Bertrand et François Chérèque le savent, les « droits rechargeables » ont été rejetée par le patronat, tout comme l'idée de : l'instauration d'un malus de cotisation chômage sur les emplois précaires. Mais, après tout, pour le gouvernement, sur le chômage, comme sur les autres sujets, il suffit de faire illusion ... jusqu'à la présidentielle !


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Le Figaro