27 mai 2011

Radars fixes : Dépensez plus ... pour gagner plus ?

Comment relancer les recettes issues de PV, tout en faisant baisser la mortalité routière ? C'est le dernier casse tête du gouvernement qui, pour l'instant propose de dépenser plus, pour éventuellement, à terme gagner plus ... de recettes ?

Le 6 mai dernier : « Le Premier ministre François Fillon annonçait le gel des dépenses de l'Etat pour les trois prochaines années (...) » Dans le collimateur : Les opérateurs de l'Etat, les aides sociales et l'enseignement !

Gel qui ne s'appliquera définitivement pas, aux radars routiers. Puisque la décision du gouvernement de supprimer les panneaux de signalisation de ces mêmes radars et leur remplacement progressif (mais vague) par des modèles pédagogiques va coûter fort cher avant de rapporter gros !

Les chiffres de la mortalité routière ont parfois bon dos. Surtout lorsqu'on apprend que : « Le produit des amendes qui atteignait 500 millions en 2009 risquait de ne pas dépasser 430 millions en 2011 » Canard Enchaîné du 25 mai 2011

Or, comme l'explique Dominique Seux des Echos : « (...) Longtemps, le produit des amendes radars allait aux collectivités locales, à des investissements de sécurité routière et à l’achat ou à l’entretien des matériels. Donc, rien pour l’Etat. Sauf que (c’est subtil), l’Etat encaissait le produit des amendes majorées, celles payées avec retard, qui sont de nature judiciaire. Depuis cette année, changement : le partage est 50-50 (...) »

Comment donc, optimiser cette cagnotte ?

Tout d'abord en rassurant les députés UMP qui se font incendier par leurs administrés et s'inquiètent d'un vote sanction aux législatives de 2012 : « Il pourra y avoir des radars pédagogiques, le signalement d’une zone où sont pratiqués des contrôles réguliers ou encore (...) des messages variables sur les autoroutes pour prévenir d’itinéraires sous contrôle, mais on est bien sûr à la fin de l’annonce systématique des radars fixes »

Mais, quel va être le prix de cette opération ?

« Interrogé (...) sur le coût d’un tel dispositif, le chef de files des députés UMP, Christian Jacob, sèche mais invoque «une plus grande efficacité que le panneau » - Libération

Il aurait peut être du lire : le Canard Enchaîné et Le Figaro, qui donnent des chiffres précis.

En premier, le démontage des panneaux : Selon le Canard Enchaîné : Le coût de démontage d'un panneau d'avertissement de radar fixe s'élève à 2316 €. Ce qui signifie, si le gouvernement tient sa parole, que le coût total du démontage représenterait : 4,5 millions d''€ ! Ce à quoi il faut ajouter la mise en décharge des dits panneaux, qui ont coûté à l'origine, pose comprise : entre 2778 et 7178 €

En deuxième, la mise en place de radars pédagogiques : « (...) le gouvernement a concédé la mise en place de 1000 radars pédagogiques dont le prix est compris entre : 2000 et 8000 euros, pose comprise, suivant les prestataires et les fabricants » Nous dit Le Figaro qui précise que : « Remplacer tous les panneaux avertisseurs par des radars préventifs devrait ainsi coûter entre 4,4 et 17,6 millions d'euros. Et il ne s'agit que d'une hypothèse basse ! »

Ce qui laisse à penser qu'il n'y aura certainement pas autant de radars pédagogiques que de panneaux fixes et que ... le rendement financier n'en serait que meilleur ! Et comme pour l'instant, nul ne sait vraiment qui, de l'état ou des collectivités locales, va payer la note. La seule certitude, c'est que les français financeront l'opération, qu'ils respectent ou non les limitations de vitesse !

A ceux qui s'étonneraient que des élus UMP, pourtant si prolixes sur les dépenses de l'état et des collectivités locales, aient pu participer, à un trou supplémentaire dans des caisses bien vides, il faut expliquer, que l'un d'entre eux, a décidé de faire des économies substantielles, en étant impitoyable avec ... la fraude aux aides sociales, dont le RSA !

En effet, Eric Ciotti, va créer une : « brigade antifraude, aux aides sociales qui interviendra en cas de doutes, lors de l'ouverture d'un dossier (...) Celle-ci sera composée de seize personnes – agents du département – contrôlant le parcours des bénéficiaires d'allocations versées par le conseil général, qui relèvent de la compétence des Alpes-Maritimes »

En fin de compte, il ne reste plus qu'à trouver un élu UMP qui proposera que ces « assistés » soient installés, munis d'un panneau en carton, cinq heures par semaine, à proximité d'un radar fixe ! et affirmer que : ça coûterait moins cher qu'un radar pédagogique et justifierait leurs indemnités ! ... Pour que la boucle soit bouclée !

Crédit photo
Contrôle Radar

26 mai 2011

Partis de gauche : Un programme, un candidat… la victoire en 2012 !

Pour la gauche, la victoire en 2012 n'est possible que dans l'union. Pour cela, il lui faut s'unir dès le premier tour ! C'est le sens du texte signé par un groupe de blogueurs dont Slovar !

Lorsqu'on est imprégné des valeurs de gauche et qu'on lit, écoute ou regarde les média, on est bien souvent atterré par le nombre potentiel de candidats qui sont censés les porter et les défendre.

A tel point qu'on a envie de tous leur dire : Existe t-il autant de façon de faire le bonheur des gens que de candidats potentiels ?

Mais aussi: N'avez-vous pas, au nom de la confiance et des mandats que vous ont confié le peuple : DES OBLIGATIONS. Dont celle de gagner ! Pour arrêter : le massacre social, le détricotage des droits des salariés, le démantèlement de la santé pour tous et le retour de l'état régulateur face à la spéculation alimentaire ou énergétique ?

Alors, face :

Au bal des égos qui menace une fois de plus le parti socialiste
Au psychodrame permanent des Verts EE
Face à un Front de Gauche qui hésite à se choisir un candidat
Face à un NPA qui a perdu son candidat fétiche
Et au désastreux rapport publié par Terra Nova indiquant qu'il est nécessaire pour la gauche de faire l'impasse sur les ouvriers et employés

Les blogueurs : Captainhaka : Le grumeau , Custin d’Astrée : 365 mots , Cycee : bahbycc , Dominique Darcy : dominiquedarcy, Eric Citoyen : Mon Mulhouse , Gaël : De tout et de rien, Jean-Claude : Slovar les Nouvelles, Jean Renaud Roy : @jr_roy, Juan : SarkoFrance, Jules Praxis : @jules_praxis, Le Coucou : Le coucou de Claviers, Melclalex : A Perdre la raison, MrsClooney : La femme de George (s), Nicolas : Partageons mon avis, Nicolas : La rénovitude, Nicolas Cadène : Débat socialiste, Richard Trois : Richardtrois, Rimbus : Rimbus le Blog, Romain Pigenel : Variae , Ronald : Intox2007, Jacques Rosselin : @rosselin, Seb Musset : Les jours et l’ennui de… , Stef : Une autre vie, Sylvie Stefani : Trublyonne, Valérie de Saint-Do : Microcassandre, Vogelsong : Piratages, Yann Savidan : Carnet de notes de… , Zeyesnidzeno : La France a peur ... ont décidé de publier : Unité 2012 - Lettre ouverte d’un électeur à tous ceux qui font de la politique à gauche

Le Kremlin-Bicêtre, Mai 2011

Chers camarades,

Comme disent les Chinois, il est des coups de massue qui rendent lucides : si la gauche veut remporter l’élection présidentielle de 2012, elle devra aller unie au combat dès le premier tour.

Imaginer que tel ou tel candidat ou candidate évitera la dispersion des voix à gauche entre vos différents partis, provoquera le réflexe d’un vote « utile », est un pari dangereux, une illusion entretenue par des sondages dont on connaît la volatilité… et la fiabilité.

Enterrer Nicolas Sarkozy trop vite est tout aussi illusoire. C’est un redoutable adversaire en campagne électorale, chacun le sait. C’est un des rares domaines où sa compétence n’a pas encore été mise en doute.

Mais surtout, Marine Le Pen sera vraisemblablement au second tour, nul besoin de sondages pour le craindre.

L’élection présidentielle de 2012 se gagnera donc au premier tour. Autrement dit, celui des deux candidats, de gauche ou de droite, qui aura le plus rassemblé son camp avant le scrutin présidentiel aura de fortes chances de l’emporter, soit parce qu’il sera face à Marine Le Pen, scénario hélas le plus probable, soit parce qu’il aura obtenu un score élevé au premier tour et aura donc créé une dynamique suffisante pour gagner le second.

C’est le bête et implacable raisonnement arithmétique qu’impose notre scrutin majoritaire à deux tours. On peut regretter qu’il en soit ainsi, qu’il ne nous soit plus permis de faire un « choix de coeur » au premier tour. Mais c’est comme ça.

Cette réalité électorale doit conduire les politiques que vous êtes à agir en conséquence, c’est à dire à vous battre pour que ce soit bien le candidat de gauche qui rassemble le plus efficacement son camp dès le premier tour, et non celui de droite, Nicolas Sarkozy.

Inutile d’attendre le dernier moment pour bâcler un marchandage de circonstance, purement politicien, ou le programme et les idées passeront à la trappe. Inutile encore de compter sur un accord entre les deux tours, vite fait bien fait, entre les partis de gauche au cas où ce serait l’un des leurs qui accède au second tour. Dans le premier cas, face à Le Pen, pourquoi le candidat s’embarrasserait-il d’une négociation avec ses amis politiques alors qu’il est pratiquement certain d’être élu ? Dans le second cas, face à Sarkozy, redoutable candidat, le spectacle de chefs de partis de gauche se rabibochant opportunément après une campagne qui les aura durement opposés sera d’un effet déplorable et ne peut que favoriser le candidat de la droite.

Avez-vous le droit d’envisager cette défaite ? N’avez-vous pas, au nom de la confiance et des mandats que vous ont confié le peuple, des obligations, dont celle de gagner pour mettre un terme à la politique désastreuse menée par Nicolas Sarkozy ?

Chers camarades, il est temps d’atterrir. D’arrêter d’avancer en ordre dispersé, avec des candidatures tactiques, « providentielles » ou fantaisistes. Bref, il est temps de prendre la mesure de cette nouvelle donne électorale et d’en tirer les conséquences. Dès que possible, vos partis doivent travailler ensemble à une plateforme commune et à la désignation d’un candidat unique pour toute la gauche. Après tout, les primaires ont bien été imaginées pour cela, non ?

Rappelez-vous : n’avaient-elles pas vocation, à l’origine, à sortir des logiques partisanes en s’adressant à tous ceux qui « partagent les valeurs de la gauche », qu’ils soient roses, verts ou rouges ? Imaginez la dimension que prendraient ces primaires si elles mobilisaient tous les partis ! Elles donneraient un autre souffle à la campagne et un autre poids au candidat ainsi désigné. Et avouons-le, elles seraient sûrement prises beaucoup plus au sérieux qu’aujourd’hui.

Pour vous, responsables politiques, ce ne sera pas facile de dépasser les clivages et les rivalités d’appareils, on l’imagine. Certains d’entre vous ne souhaiteront peut-être pas monter dans le train de l’unité. Mais l’enjeu est à la hauteur de l’effort : pour que la gauche remporte ce scrutin présidentiel, l’unité et les concessions qu’elle implique, sont le prix à payer et, soyons plus positifs, le défi à relever.

D’ailleurs pensez-vous sérieusement qu’un programme qui rassemble tous les partis de gauche soit un défi aussi insurmontable ? Nous partageons tous un socle de valeurs communes : écologie, services publics, société solidaire, emploi pour tous, fiscalité redistributive, laïcité, régulation de la finance, éducation, innovation, recherche, et bien sûr, l’ambition d’une France forte, généreuse et influente sur la scène mondiale.

Chers camarades, quelle tâche plus stimulante qu’un programme unitaire pour ceux qui aiment la politique et veulent changer les choses ! Ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Les électeurs le sentent et multiplient les appels dans la presse et sur le Net. Nous sommes à un an de l’échéance, vous avez encore le temps de vous y mettre. N’attendez pas.

Un programme, un candidat… la victoire en 2012 !

Si vous souhaitez devenir signataire et/ou diffuser cette lettre ou la faire parvenir aux responsables politiques de la gauche, rendez-vous sur le site Unité 2012

25 mai 2011

Financements politiques : De l'utilité des micro partis ... pour 2012 ?

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques vient de publier son dernier rapport. Elle y consacre un chapitre important sur les « micro-partis » qui à l'approche de 2012 se multiplient !

Il paraît que les français aiment la politique. Celle-ci lui rend bien ! En effet, la CNCCFP en comptabilise : 320 ! Une offre qui semble totalement disproportionnée, dans laquelle, constate le CNCCFP : les « micro-partis » (lire page 93 du rapport ) autrefois marginaux, ont le vent en poupe, puisqu'il s'en est créé 37, depuis le premier janvier.

Que dit la CNCCFP à ce sujet ?

« Sans cautionner le terme de « micro-parti » abondamment utilisé en 2010 dans le débat médiatique, la commission a tenu à apporter quelques éléments d’éclairage sur la question de l’existence d’un nombre élevé de formations ou groupements politiques entrant dans le champ de la loi sur la transparence financière. Le phénomène dit des « micro-partis » n’est pas nouveau et se révèle fort complexe puisque, quel que soit le critère retenu pour les définir, ils regroupent des entités en réalité fort différentes sur plusieurs aspects (...) »

Les partis politiques ont de l'imagination !

La CNCCFP nous apprend que : « (...) on peut relever l’apparition de structures ayant pour objet de financer une campagne électorale dans une circonscription de moins de 9 000 habitants. En effet, dans ces circonscriptions, les candidats n’ont pas à déposer de compte de campagne et les donateurs ne peuvent bénéficier de l’avantage fiscal. Il peut donc apparaître opportun pour certains candidats ou groupes d’élus de créer un parti politique pour financer la campagne électorale en demandant aux personnes désireuses de les aider financièrement d’apporter leurs fonds non pas directement à eux-mêmes mais aux mandataires des partis qui les soutiennent. Dans ces conditions, les donateurs ou cotisants, voire le candidat lui-même, peuvent bénéficier de l’avantage fiscal (...) »

Que pense la CNCCFP de cette déviance du système ?

« Si la typologie des partis, en raison même de leur liberté de constitution et d’organisation, ne peut que rester évolutive et discutable, le concept de « micro-parti » est lui-même difficile à cerner, aucun critère ne paraissant pleinement satisfaisant. Ainsi l’approche par le critère de l’aide publique (les « micro-partis » seraient ceux qui n’en bénéficient pas), l’approche structurelle ou l’approche en termes d’objectifs affichés se révèlent trop floues ou réductrices. L’approche financière peut apparaître comme la plus objective (...) »

En fin de compte, comment ça fonctionne ?

En 2010, L'Express qui traitait de l'affaire Woerth/Bettencourt l'expliquait très clairement : (...) Le procédé est simple. Le fan de l'UMP donne 7500 euros au parti présidentiel, puis 7500 aux Amis d'Eric Woerth, 7500 au Chêne de Michèle Alliot-Marie,...etc Les mouvements reversent ensuite au vaisseau-amiral tout ou partie de l'argent perçu. En toute liberté puisque les transferts d'argent de parti à parti ne sont pas limités.

Pour encaisser 150 000 euros, on peut donc passer par 33 personnes à 4600 euros. Ou 10 donnant 7500 euros à deux mouvements amis. Ou 2 personnes donnant à dix partis satellites. A charge ensuite de reverser le tout au parti principal (...)

Choquante, cette chasse à l'argent ? Assurément ! Surtout lorsqu'on comprend de quelle manière elle est organisée ... en vue de garnir les caisses pour 2012 !

Alors, direz-vous, qu'attendent les élus et responsables politiques pour y mettre fin ? Et bien, c'est à nouveau L'Express qui nous donne la réponse : (...) Lors de ses auditions au Sénat ou à l'Assemblée nationale, la CNCCFP a bien tenté de limiter ces dons à un seul parti par an mais ses revendications sont pour l'instant restées lettres mortes (...)

Qu'ajouter ?

L'intégralité du rapport du CNCCFP
Cartographie 2010 des micro partis

24 mai 2011

Education nationale : Y a t-il encore un ministre aux commandes ?

Luc Chatel, spécialiste du « faire mieux avec moins», limite de plus en plus son action à des coupes budgétaires drastiques et dramatiques. ce que confirme l'Association des maires de France qui vient saisir le gouvernement notamment sur les suppressions de postes dans le primaire.

Luc Chatel qui fut DRH chez L'oréal, tient plus, depuis sa nomination, du cost killer et du promoteur d'idées gadgets que du ministre de l'éducation nationale.

Dans les idées gadget, on citera : l'improbable signature d'un partenariat avec Facebook destiné à : « (...) ne pas laisser impuni le harcèlement à l’école (...) » et qui se traduira en fin de compte par : « un guide visant à aider les équipes éducatives à repérer et à prévenir le harcèlement » d'une : « campagne d’information nationale » et d’un « site internet et d’une ligne d’aide spécifique (...) »

Et dans le cost killing : les suppressions d'effectifs, qu'il essaye régulièrement de sous estimer, en noyant ses interlocuteurs sous des données statistiques. Données contestées très récemment, chiffres à l'appui par Libération

Malgré ses dénégations, c'est au tour de l'Association des Maires de France par la voix de son président, le député maire UMP Jacques Pélissard, de tirer la sonnette d'alarme. Il vient de faire savoir que l'AMF : « (...) va saisir le gouvernement afin de contester la méthode d’élaboration de la carte scolaire 2011 et demander qu’une analyse objective des besoins scolaires soit effectuée préalablement à toute décision de réductions d’effectifs »

Et pourquoi ?

« (...) les maires font part de leur vif mécontentement au regard de la réduction de 8 967 postes de personnels enseignants du 1er degré en 2011. Elle aura pour conséquence la suppression de 1 500 classes, en milieu rural comme en milieu urbain, sachant que la réserve de remplaçants a déjà été fortement réduite depuis la rentrée précédente, que 379 postes de Rased seraient également supprimés et alors que 4 900 nouveaux élèves sont attendus (...) »

Bien que Jacques Pelissard, interviewé par Le Monde, espère être entendu par le gouvernement au fait que : « (...) C'est une association qui représente tous les maires de France, les maires de droite comme de gauche, les urbains comme les ruraux. En principe, la position de l'AMF a un certain poids (...) » Il y a tout lieu de penser que, notre cost killer de ministre, ne cédera rien ou si peu que ... la situation ne fera qu'empirer !

Par contre, si le ministre sait « montrer toute sa détermination » pour réduire les effectifs, il semble curieusement en manquer, en ce qui concerne le pouvoir d'achat des familles, pour la rentrée 2011.

En effet, Luc Chatel qui s'est autrefois illustré : « (...) Fin 2007–début 2008, lorsque les polémiques sur le pouvoir d’achat soulevaient le pays et qu'il s'emportait contre la flambée des prix » avoue, cette fois-ci, son impuissance à renouveler l'opération : « Les essentiels de la rentrée » pourtant maintenue en 2010

Essentiels de la rentrée ?

Il s'agissait pour le ministère de définir : « (...) Des listes de fournitures scolaires indispensables (...) pour chaque niveau d'enseignement pour limiter le prix de la rentrée (...) » A cette occasion : « (...) Des enseignes de la distribution s'étaient engagées à maintenir le coût global de chacune des listes au niveau de l'année précédente (...) » Le ministère insistait d'ailleurs sur le fait qu'il se mobilisait : « (...) pour la quatrième année consécutive pour maîtriser le coût de la rentrée scolaire »

Et bien, selon Le particulier : le Ministère a décidé de ne pas reconduire l'opération. Laissant aux associations la responsabilité de mener seule les négociations avec la grande distribution ! On notera au passage la détermination de Luc Chatel qui : « (...) recommande aux écoles de limiter les demandes de fournitures scolaires au strict nécessaire (...) » Leur expliquant qu'elles : « (...) pourront (...) s’appuyer sur les listes de fournitures scolaires essentielles, qui seront publiées comme chaque année au Bulletin officiel de l’éducation nationale (...) »

Le regretté Coluche aurait dit : « Dites nous ce dont vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer » ! Quand on vous disait que Luc Chatel était le spécialiste du « faire mieux avec moins »

23 mai 2011

UMP : Chronique ordinaire d'une xénophobie assumée ?

Les déclarations de Claude Guéant et de l'UMP sur les étrangers, quasi copies conformes, à celles du FN, finissent par être prises, au premier degré, par des militants du parti présidentiel, qui n'hésitent plus à se lâcher en public. A jouer avec le feu !

Bien que notre Président continue à affirmer en petit comité que cette élection il la sent bien, on continue à l'Elysée à avoir les yeux rivés sur les sondages d'opinion et intentions de vote pour la présidentielle de 2012. Et comme Marine Le Pen continue d'être une menace pour le Président candidat dans le cas de candidatures multiples à droite ou au centre droit, il est nécessaire de continuer à donner régulièrement des gages à l'électorat potentiel du Front National.

Dernière prestation en date : Celle de Claude Guéant, auteur des : « (...) les Français ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux du fait d'une immigration incontrôlée (...) » - France 24 ou « (...) 24% des étrangers non européens qui se trouvent en France sont des demandeurs d'emploi. C'est presque trois plus que le taux (de chômage) national (...) » - Nouvel Obs

Invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, il a lancé : « (...) Contrairement à une légende, il est inexact que nous ayons besoin de talents, de compétences. Il y a de l’ordre de 2 000 personnes qui viennent à ce titre. Mais on n’a pas besoin de maçons, de serveurs de restaurants. Il y a en France de la ressource parmi les Français »

Comme le fait judicieusement remarquer Libération : « (...) Tout cela rappelle furieusement le slogan du FN, « Un travail aux Français ». Ce qui ne l'a pas empêché Guént d'ajouter : « II y aurait un grand tort des familles républicaines à laisser au Front l’exclusivité des souffrances des Français. Et on devrait être ravi qu’un parti politique s’empare d’un problème pour le régler de façon républicaine (...) »

Mais l'étranger n'est pas seulement un ennemi des ouvriers et employés, puisque Selon Guéant, ses enfants sont prédestinés à l'échec scolaire : « (...) les deux tiers des échecs scolaires, c'est l'échec d'enfants d'immigrés (...) » Il a probablement manqué de temps, pour expliquer, que la diminution du nombre d'enseignants pourrait être, largement compensée, par leur départ ou leur non arrivée en France !

Bêtise, cynisme, carrièrisme ? On se demande ce qui pourrait qualifier, clairement, ces propos, tenus par un ministre de la République, dont le seul but, est de permettre à un candidat et à sa majorité ... de se maintenir 5 ans de plus au pouvoir !

Si nul ne sait encore, si les « saillies » de Claude Guéant ont le moindre impact, sur ceux qui souhaitent voter pour la candidate du FN, il serait intéressant de connaître celui qu'elles ont sur les militants UMP. Or, un fait récent et peu médiatisé, remontant au 19 mai dernier, nous donne quelques pistes !

Ce jour là, se tenait à Besançon un séminaire de formation de l’UMP auquel participaient Jeannette Bougrab et d’Alain Joyandet. « (...) Le mot de trop est tombé juste avant la pause déjeuner des 280 participants (...) nous raconte Le Pays, sur son site Web : « (...) à l’occasion d’un débat sur la laïcité et plus précisément sur la construction de mosquées par rapport à l’état de délabrement de certaines églises. C’est à ce moment précis qu’un militant haut-saônois, ancien médecin, a lancé : « De l’argent, il n’y en a que pour les bougnoules ! »

Emoi de la secrétaire d'état qui a quitté la réunion. Mais plus grave : « (...) selon certains témoins catégoriques, une partie de la salle aurait apporté son soutien au militant raciste (...) »

Panique à la section locale de l'UMP, qui a donné tout de suite des consignes, pour que l'incident ne filtre pas à l’extérieur. A tel point nous dit Le Pays que : « De retour à Paris, la secrétaire d’État annonce un communiqué qui devait être transmis à la presse par Michel Viennet (secrétaire départemental de l’UMP du Doubs) . Il ne parviendra jamais dans les rédactions (...) » On aurait, semble t-il, en haut lieu, décidé de tirer un trait, si le militant envoyait une lettre d'excuses à la ministre !

Lettre publiée par France3 Franche Comté

« Madame,

Je vous prie de bien vouloir m’excuser pour la phrase que j’ai prononcée comme une boutade lors du séminaire de Franche-Comté. Mon intervention n’était pas de blesser les personnes réunies dans la salle mais ces paroles qui me font honte aujourd’hui faisaient suite à une intervention d’un jeune de l’UMP.

Il avait déclaré que la restauration de la cathédrale de Strasbourg n’était pas aidée financièrement, mais celle de la construction de la mosquée l’était. Je n’ai pas cherché à vérifier la véracité de ces propos. Je me suis offusqué à tort, j’ai eu un mauvais réflexe que je regrette amèrement aujourd’hui.

Cela fait plus de trente ans que j’assiste aux réunions de l’UMP et je n’avais jamais entendu véhiculer d’idées fausses. Depuis ma retraite, j’étudie l’économie politique, je fais un travail dans ce sens, je suis venu pour parfaire mes connaissances.

Je vous prie de croire, Madame, à l’expression de mon profond respect ». "

Une Boutade ? Ben voyons !


Crédit photo
Les inrocks

20 mai 2011

Les salaires deviendront-ils la future variable d'ajustement de la conjoncture ?

Les salariés pourraient-ils voir leurs rémunération varier à la hausse comme à la baisse en fonction de l'activité ? En tous cas c'est la dernière idée en vogue à l'UIMM, le patronat de la métallurgie !

Un de mes anciens employeurs, expliquait tous les matins à ses troupes, la chance qu'ils avaient de profiter de ses locaux (au demeurant, mal chauffés en hiver) et de toucher en toute insouciance, un salaire (les plus bas de la profession) alors que lui, ne connaissait que les tourments, des affaires fluctuantes ! Ce qui l'amenait, à la fin de chaque mois, lorsqu'il distribuait les bulletins de salaires, à nous déclarer : « On ne devrait payer les employés que lorsque l'entreprise a de l'activité » !

Bien entendu, en fin d'année positive, en ce qui concerne une distribution, même symbolique des bénéfices, nous devions nous limiter à un ... discours sur le bonheur, que nous aurions à ... recommencer un nouvel exercice ... coûteux pour la trésorerie de l'entreprise !

Et bien, le rêve de ce monsieur, pourrait bien devenir une réalité, si on en croît l'information, révélée ce matin, par Marc Landré, un des meilleurs spécialistes des sujets sociaux, au Figaro !

En effet, on apprend que l'UIMM propose : « (...) d'ajuster temporairement la durée du travail et les rémunérations des salariés, à la hausse comme à la baisse, en fonction de la conjoncture »

Pour ceux qui ignoreraient encore qui est l'UIMM, il faut leur expliquer qu'il s'agit, d'une : « organisation professionnelle dont la vocation est de représenter et de promouvoir les intérêts des entreprises de la métallurgie de toutes tailles et couvrant de nombreux secteurs d’activités (...) l’industrie automobile, le nucléaire, la construction navale, aéronautique, spatiale et ferroviaire, la fabrication d’équipements ménagers, la construction mécanique, la métallurgie et la transformation des métaux, ou encore les industries des composants et des équipements électriques et électroniques, auxquels peuvent être associées les entreprises de services à l’industrie (...) » - Source UIMM

Outre être un des plus gros employeurs de France, l'UIMM s'est illustré par des : « (...) retraits suspects de 16,5 millions d’euros retirés en liquide entre 2000 et 2007 (...) semble t-il destinés à « fluidifier le dialogue social » et d'avantages financiers indus, comme : contrats d'assurance-vie payés par l'organisation patronale, complément de retraite (en liquide), au profit de quelques uns de ses membres

Néanmoins, après que L'UIMM, soupçonnée d'avoir versé des primes non déclarées à des salariés entre 2004 et 2007, ait été mise en examen pour : travail dissimulé, en 2010, Frédéric Saint-Geours, son nouveau président, affirmait que tout était rentré dans l'ordre. Dont acte !

C'est le même Frédéric Saint-Geours qui selon Marc Landré, aurait présenté, jeudi, lors de la convention de l'UIMM, un document préparatoire au « Manifeste pour l'industrie » qu'elle compte : « (...) présenter à l'automne dans le cadre de la présidentielle »

Outre les pistes pour : « (...) limiter le coût et l'impact de l'assurance-chômage » et la « redéfinition du licenciement économique », il faut être attentif, à une des propositions, qui pourrait, si elle était reprise dans le programme électoral du parti qui gagnera les élections de 2012, réserver une bien mauvaise surprise aux salariés !

Quelle est-elle ?

L'UIMM a confié à Pierre Cahuc (coauteur avec Gilbert Cette et André Zylberberg d'un rapport « Salaire minimum et bas revenus » et qui recommandait au gouvernement de : remettre en cause les règles d'indexation du salaire minimum et plus récemment, avec Francis Kramarz d'un rapport recommandant la création d'un contrat de travail unique ) la responsabilité de la rédiger Il propose de :

« (...) donner plus de marges de négociation aux partenaires sociaux dans l'entreprise, en permettant via un accord collectif d'«ajuster temporairement la durée du travail et les rémunérations des salariés, à la hausse comme à la baisse, en fonction de la conjoncture». Bref, pouvoir augmenter salaires et temps de travail quand l'entreprise fait face à une hausse temporaire de ses commandes… et les baisser en période de vaches maigres. «De tels ajustements ont contribué à amortir l'impact sur l'emploi de la récession de 2008 en Allemagne, plaide Pierre Cahuc (...) »

Une remarque au passage : Il n'est pas question dans ce raisonnement de voir les salaires augmenter mais plutôt de faire travailler plus d'heures rémunérées en période de pointe. Donc : Exit les heures supplémentaires ! Ce qui équivaut à toucher la même chose en ... le répartissant sur l'année entière !

Autres conséquences pour les salariés d'une telle proposition ?

Première conséquence : Dans la mesure où la négociation ne serait plus nationale mais entreprise par entreprise, il y aurait une grande disparité d'accords dont la qualité risque d'être très inégale !

Deuxième conséquence, la pire ! : Obliger les salariés à gérer leur budget au gré des fluctuations économiques alors que ceux-ci n'ont absolument pas la même faculté que les entreprises à négocier avec leur banque pour payer leurs charges et dettes !

Une « grande idée » que nous pourrions bien retrouver, dans les programmes électoraux de l'UMP et des quelques centristes dissidents, pour 2012. A vous d'être attentifs !

Crédit image
Rodho

19 mai 2011

Prime aux salariés : Maxi promesse mini certitude !

Notre Président a affirmé qu'il ne cèderait pas sur la prime aux salariés. De son côté le Medef, qui refuse toujours son principe, est prêt à utiliser toutes les ficelles juridiques, pour lui tordre le cou ou la minimiser

Lors de son déplacement à Nancy sur le thème de l'emploi des seniors, Nicolas Sarkozy a réaffirmé le fait qu'il ne cèderait pas, au refus des organisations d'employeurs de verser une prime aux salariés : « (...) Exonérée de charges sociales jusqu'à hauteur de 1 200 euros (..) prime, rapellons le, qui serait : « obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés qui distribuent des dividendes en hausse à leurs actionnaires (...) »

En ce qui concerne le Medef, on continue d'estimer que : « (...) cette mesure bafoue complètement le dialogue social dans les entreprises (...) » Sur quoi s'appuie cet argument ?

Il faut lire pour cela, la déclaration de Laurence Parisot, au point presse du Medef du 17 mai dernier, où on apprend « l'amour immodéré » de son mouvement pour le paritarisme ... Du moins, lorsque ça l'arrange !

« (...) Le dossier prime liée à dividendes, est un dossier qui devrait être traité dans le cadre du paritarisme (...) Or, en 2007, une loi a été votée par l’actuelle majorité qui dit : il convient aujourd’hui d’approfondir le dialogue social et la démocratie sociale (...) Vraiment, il ne faut pas que la loi Larcher soit une loi qui reste de l’ordre du symbole, il faut en garder l’ esprit, qui est le signe d’une profonde transformation du dialogue social dans notre pays »

Mais, lorsqu'on explique à Laurence Parisot que les résultats de la croissance au premier trimestre, sont bons, elle reconnaît que : « (...) tout le monde a fait beaucoup d’efforts depuis plus de deux ans pour remettre notre pays sur les rails de la croissance et de la prospérité économique. Il faut féliciter chaque Français pour ce travail (...) »

Alors, une prime pour ces français, qui ont travaillé si dur, se justifierait donc ?

Et bien non, puisque le lendemain, 18 mai : « (...) Laurence Parisot a (...) répété son opposition à la prime pour les salariés des entreprises dont les dividendes progressent telle qu'elle est présentée par le gouvernement. « Le dossier doit être traité à l'intérieur de la négociation que nous menons actuellement (...) »

Et comme il faut ajouter que : L'idée émise début mai par Laurence Parisot et soumise à Xavier Bertrand de demander : « (...) aux dirigeants des 40 plus grands groupes français cotés de faire un geste exceptionnel (...) » vient d'échouer puisque : « (...) la présidente du Medef, qui avait un temps pensé pouvoir fédérer les grands groupes autour d'un engagement commun sur une prime, pour éviter qu'elle ne soit imposée aux PME, n'y est pas parvenue »

Ceci rend caduc les exigences de Xavier Bertrand, dont celle : « Que les employeurs ne prétextent pas de la non-rétroactivité de la prime pour ne pas avoir à la verser » - Les Echos

C'est à dire ?

Et bien tout simplement que le Chef de l'Etat savait, en lançant l'obligation de la prime que celle-ci pourrait être soumise, à un problème juridique de rétroactivité. En clair un problème constitutionnel ! En effet, il l'avait reconnu dans une interview, publiée par L'Express : « On me dit qu'il peut y avoir un problème juridique de rétroactivité (...) »

Et quel est le problème ?

Tout simplement : « Parce-que les assemblées générales d’actionnaires définissant la répartition des dividendes et les modalités de leur versement ont lieu actuellement dans les grandes entreprises. Or le montant de cette prime devra, on le sait, être calculé sur le montant des profits encaissés, donc à partir des comptes-rendus validés par ces réunions d’actionnaires à une époque où la loi n’existait pas » nous explique le site Conseil juridique

Ce qui signifierait, en l'état, que : Au mieux, le montant des primes versées serait de l'ordre symbolique, au pire qu'elle ne verrait jamais le jour ! Et, dans la mesure où la possible annulation de la prime serait une catastrophe pour l'image du futur candidat Nicolas Sarkozy, il y a tout lieu de penser que dans tous les cas de figure, les dindons de la farce seront ... les salariés !

18 mai 2011

G8 : Haro sur le net et impasse sur les paradis fiscaux ?

Le G8, présidé par la France se réunira le 24 avant de se rendre à Deauville, les 26 et 27 mai. S'il est prévu d'évoquer : « toutes les questions liées au développement d'internet », nul ne sait par contre, si le sujet des paradis fiscaux, toujours bien vivants, fera partie des débats.

Souvenez-vous : Du G8 de 2008 au G20 de Pittsburg, un des principaux sujets se trouvait être les paradis fiscaux. La France qui se voulait en pointe déclarait alors : « (...) des sanctions sont prévues dès le mois de mars 2010 contre les pays qui ne se seront pas mis en règle (...) le président de la République annoncera très vite des mesures de durcissement de la réglementation fiscale sur les paradis fiscaux (...) »

Annoncés comme disparus, pour cause de conventions fiscales, par les chefs d'états et de gouvernement, il semblerait qu'ils ne figurent plus au programme de la présidence française des G8 et G20.

Et pourtant, à quelques jours du G8 organisé et présidé par la France, un intéressant document publié le 4 mai 2011, par le Centre d'Analyse Stratégique, affirme que les : « Centres financiers offshore et le système bancaire fantôme » affichent une santé insolente !

Que dit ce document ?

« La crise financière a mis en lumière le rôle décisif joué par le système bancaire fantôme - expression qui recouvre la plupart des acteurs financiers non régulés - dans la propagation du risque systémique.(...) Certaines de ces institutions ont profité des contournements possibles de la régulation en se domiciliant dans les centres financiers offshore (...) Les centres financiers offshore (CFO) ou paradis prudentiels font ainsi figure de lignes de faille de la supervision macroprudentielle nécessaire à la stabilité du système financier (...) Cette note vise à cerner ce concept de CFO, flou du point de vue juridique, en explorant les données révélant leur rôle de production d’ingénierie financière pour le reste du monde. Elle donne un aperçu du degré d’imbrication des centres offshore dans les places financières classiques, élément important durant la crise (...) »

Système bancaire fantôme ?

Selon le Centre d'Analyse Stratégique, il est constitué des : « (...) organismes de crédit non bancaires, ainsi que les organismes de placement collectif monétaires et les banques d’investissement qui les financent (...) le système fantôme est extrêmement connecté aux banques (...) Peu ou pas régulé et à l’origine d’une grande opacité concernant la localisation des risques et l’exposition des agents bancaires traditionnels, il a été un facteur important de contagion du risque systémique, particulièrement durant la crise économique récente (...) » Page 9 du document

Et où sont-ils installés ?

Extrait du document page 6 : « (...) Le noyau dur est constitué des juridictions à l’imposition inexistante et où l’importance des transactions financières est étonnante au regard de leur économie. Il regroupe les îles Caïmans, le Luxembourg, les Bahamas, Jersey, Bahreïn, Guernesey, les Antilles néerlandaises, la République de Maurice, l’île de Man, les îles Marshall et la Barbade. L’exportation de services financiers par les îles Caïmans est particulièrement significative. Le Luxembourg est également présent en tant que noeud central en Europe des transactions entre fonds : en 2010, c’est le troisième gestionnaire mondial de fonds en total d’actifs financiers, après le Royaume-Uni et les États-Unis, et le deuxième marché des fonds communs de placement, en étant notamment le principal destinataire de fonds provenant du Liechtenstein et des îles Caïmans, qu’il redistribue ensuite aux principaux centres financiers (...) »

(...) Ces centres alimentent des niches spécifiques : les Bermudes attirent un tiers du marché mondial de la réassurance grâce à un traitement fiscal favorable ; les îles Caïmans sont le premier marché des hedge funds ; les îles Vierges britanniques accueillent plus de 800 000 entreprises internationales. La Suisse, créatrice du secret bancaire, détient 27 % (environ 2 000 milliards de dollars) du patrimoine des particuliers placé offshore, selon le dernier rapport du Boston Consulting Group sur la richesse mondiale (...) » - Boston Consulting Group - Global Wealth 2010, Regaining Lost Ground : Resurgent Markets and New Opportunities, juin

Ce qui signifie que le problème est très loin d'être résolu. Mais plus grave, rien n'empêche ce « système bancaire fantôme», comme l'écrit L'Expansion de : « déstabiliser le système financier mondial ». Avec comme corolaire une une addition encore plus lourde à faire payer ... aux populations !

Mais dans l'immédiat, il était préférable, comme l'expliquait la Quadrature du Net, d'imposer le concept de « l'internet civilisé » qui sera présenté au cours du Forum e-G8 et dont l'inspiration, selon la Quadrature, trouverait ses origines : « (...) dans le modèle chinois du contrôle d'Internet (...) »

Et oui, que voulez-vous, entre mettre au pas des prédateurs financiers ou des effrontés, dont les écrits, peuvent déplaire, le choix est vite fait !

Intégralité du document du Centre d'Analyse Stratégique


Crédit image
Présidence Française G8 G20

17 mai 2011

Travailler plus longtemps : La grande mystification du quinquennat !

La visite du Président en Meurthe-et-Moselle sur le thème du développement de l'emploi et du travail des seniors ne pourra cacher les faits : Aucune mesure prise par le gouvernement n'aura permis de maintenir, durablement, les seniors dans l'emploi !

Notre Président, toujours pas déclaré candidat à sa succession en 2012, continue de défendre son bilan en visitant la France d'en bas. Le thème d'aujourd'hui, comme l'indique le site de l'Elysée est : L'emploi et le travail des seniors.

Il est assez peu probable qu'il retrouve les accents lyriques du 6 mai 2008, lors d'une table ronde sur l'emploi des seniors : « Je veux dénoncer le gâchis que représente pour la France la mise à l'écart des travailleurs dès 50 ou 55 ans. Il faut arrêter de penser qu'à 50 ans, on devrait s'excuser de vouloir travailler. A 50 ans, on est un travailleur, avec une force de travail et de l'expérience. »

Il est plus raisonnable de penser qu'il glorifiera sa prime de : « 2.000 euros d'aide à l'embauche en contrat de professionnalisation d'un chômeur de 45 ans et plus », annoncée en mars dernier et dont les détails ont été fixés par le le décret (n°2011-524) du ... 16 mai 2011 !

Mais, à part quelques entreprises chasseuses de primes pour qui, ce sera un nouvel effet d'aubaine, il y a fort à penser que cette initiative, ressemblera à un cautère sur une jambe de bois !

En premier lieu, parce que les entreprises continuent à se débarrasser des plus âgés en se servant de la rupture conventionnelle dont notre président et sa majorité nous ont vanté en son temps les vertus.

Or, comme l'écrit Marc Landré sur son blog : « (...) Sur les 542 586 rupture conventionnelles homologuées par le Ministère du travail depuis 2008 (...) D'après les dernières statistiques disponibles, un chômeur sur cinq qui s'inscrit à Pôle emploi suite à une RC a plus de 50 ans, soit le double de leurs autres motifs d'entrée. Les entreprises de plus de 250 salariés raffolent de surcroit des RC car près d'une séparation à l'amiable sur cinq touche les plus de 58 ans, soit 13 points de plus que dans les moins de 50 personnes. L'Unedic a d'ailleurs commandé une étude sur le sujet dont on devrait connaitre les conclusions avant la fin juin (...) »

En deuxième lieu, parce que les entreprises pratiquent de façon dissimulée ou non une discrimination à l'embauche assez systématique. Un exemple, parmi tant d'autres, nous est donné par le site Pour se Former

« Consultante free-lance en organisation dans le domaine de la billetterie de spectacles, Marianne, 45 ans, a ainsi répondu à une annonce pour un CDD de un an de responsable adjointe dans un grand établissement public culturel (...) qui correspondait (...) largement à son expérience, elle qui travaille dans ce secteur depuis dix-sept ans (...) Marianne envoie son CV bâti sur ses compétences avec sa photo, sans mentionner son âge (...) Quelques jours après, Marianne reçoit un mail poli du recruteur, s’excusant de [lui] demander [son] âge, car la responsable du service a une trentaine d’années (...) En réponse, Marianne indique son âge, en prenant soin de préciser dans son courriel que cela ne lui posait aucun problème d’avoir une supérieure hiérarchique plus jeune, que seuls comptent le respect et l’esprit d’équipe et qu’elle était prête à en discuter au besoin par téléphone. Mais à ce jour, aucun retour… (...) »

Or, il faut rapeller que :

Le Code du travail (art L.1132-1) stipule qu’aucune personne ne peut être écartée d’une procédure de recrutement ou de l’accès à un stage ou à une période de formation en entreprise […] en raison de […] son âge. Mais, pour obtenir un avis tranché sur le sujet, il faudra probablement attendre la nomination du tout nouveau Défenseur des Droits, s'il en trouve le temps !

Discrimination que certains animateurs ou conseillers de Pôle Emploi reconnaissent : « (...) Avec le plan seniors, les entreprises se sont surtout engagées dans une dynamique de maintien dans l’emploi des seniors. Mais les demandeurs d’emploi de cette catégorie sont restés peu concerné » déclare une animatrice du Pôle emploi de Courbevoie (92) qui a créé un « club seniors »

Un exemple ?

« Brigitte, 54 ans (...) a testé un job dating proposé par une agence d’intérim : Comme d’habitude, on m’a dit que mon CV ne correspondait pas aux attentes (...) on me dit vous êtes formidable (...) Face au découragement de Brigitte (...) les deux animatrices du Club, n’hésitent pas à lui conseiller de prendre une semaine de vacances. Lâchez pendant une semaine. Vous êtes fatiguée. Plus de CV, de mails, de lettres… Vous reviendrez à nouveau motivée (...) »

Nous pourrions malheureusement multiplier les exemples de ces salariés à qui on explique qu'ils sont : « trop expérimentés » ou à qui on recommande : « (...) de bien se renseigner sur le marché du travail et d'explorer le marché caché, en faisant jouer le réseau relationnel (...) » tout en leur répétant : Qu'ils doivent croire en eux !

La réalité, c'est qu'en prétextant un hypothétique, futur changement de mentalité chez les employeurs, qui pourrait intervenir vers ... 2060. Le gouvernement a validé toutes les propositions des organisations d'employeurs, qui expliquaient que pour relancer l'emploi des seniors, il fallait : « (...) annoncer que l’on allait relever l’âge légal de la retraite, comme l’ont fait tous les pays européens (...) » Ainsi que : « (...) supprimer la dispense de recherche d’emploi des plus de 57 ans et demi (...) » Que le même gouvernement s'est satisfait des nombreux codes de bonnes conduites ou intentions destinés à éviter toute obligation ou sanction : Seniors Compétence de la CGPME ou Emploi des seniors le guide pratique du Medef. Avec les résultat qu'on connaît aujourd'hui !

Mais, dans la mesure où, il y a peu de chances que le Président, son gouvernement et sa majorité se mettent brutalement à imposer, quoi que soit, aux entreprises, à quelques mois de la présidentielle, il est assez probable qu'on demande, dans les mois à venir, aux seniors privés d'emploi de : Croire en eux ! Avant que, fin de leurs indemnités oblige, ils découvrent (s'ils y ont droit) les minima sociaux et la possible obligation, de travailler ... gratuitement 5 heures par semaines !


Crédit montage
Tropic@lBoy

16 mai 2011

Service civique : Futur fournisseur de salariés bon marché ?

A l'UMP, si on a peu d'idées pour faire reculer le chômage, on en a plein sur : les obligations de travail des titulaires du RSA et des prisonniers ou la mise en concurrence des salariés et chômeurs avec des populations sous rémunérées !

Ainsi, après Laurent Wauquiez, proposant d'imposer une contrepartie d'activité au versement du RSA. Oubliant au passage comme l'expliquait Marc Landré sur son blog, qu'actuellement ces missions sont déjà effectuées par des personnes : « (...) la plupart du temps en contrat aidé - déjà très éloignées du marché de l'emploi (bénéficiaires de minima sociaux, chômeurs de longue durée ou en fin de droits, handicapés...) et dont le petit boulot qu'elles exercent est censé les aider à leur remettre le pied à l'étrier (...) »

Ou Richard Mallié, député UMP des Bouches-du-Rhône (monsieur travail du dimanche ) qui propose, d'exiger que les détenus soient obligés de travailler, au fait que : « Un détenu est nourri, logé, blanchi aux frais de la princesse par le contribuable. Si on exige de lui qu’il fasse une activité utile, et payée en plus si c’est un travail, cela vous choque ? » - Libération

C'est au tour de Jean-François Copé, d'utiliser une autre idée de son meilleur ennemi, Martin Hirsch : Le service civique, pour proposer : (...) l'instauration d'un service civique obligatoire de quatre mois pour tous les jeunes entre 18 et 25 ans (...) Originalité de la proposition : . « Après un tronc commun de quinze jours, au cours duquel chaque jeune définirait son projet personnel, le service proprement dit suivrait. Il s'agirait de missions de service public pour lesquels les jeunes seraient rémunérés 350 € par mois (...) ».

Mais qu'en est-il actuellement du service civique ?

Prenons un exemple, publié le site de la République des Pyrénées : « (...) Pour expliquer aux Billérois la gestion des espaces verts selon les principes du développement durable et la nouvelle organisation de la collecte des déchets, la municipalité a décidé de faire appel à deux personnes majeures en contrat service civique, pour une durée de 6 mois (...) L'indemnisation prévue est de 442,11€/mois auxquels s'ajoutent 105€ de chèques restaurant/mois pour une durée de travail hebdomadaire de 28h (...) »

Ou cet autre exemple d'interview publiée dans Ouest France, de la mission locale de Redon : « (...) L'avantage pour les structures, c'est le coût. Elles déboursent peu. Nous n'aurions pas eu les moyens d'engager quelqu'un en CDD. En service civique, si, affirme d'ailleurs Bruno Chéron, directeur de la Fédération d'animations rurales en Pays de Vilaine (Fédé), qui a recruté deux jeunes hommes depuis janvier dernier (...) »

En fin de compte, le service civique est un excellente affaire pour les : « associations, fondations, fédérations, ONG ou personnes morales de droit public : Etat, collectivités locales, établissements publics » - Association Mode d'Emploi qui bien que bénéficiant de moyens financiers (collectes, subventions, budget de l'état ou des collectivités) restent ... des employeurs, comme les autres !

Maintenant, imaginez une seconde ce qui pourrait se passer, si du volontariat (à peine 10.000 jeunes par an), on passait, pour les 18 à 25 ans à une obligation ?

Nous assisterions tout simplement à une mise en concurrence impitoyable entre les salariés (et demandeurs d'emplois) et ce nouveau « vivier » de main d'oeuvre bon marché. Le tout arbitré par les « bénévoles » du RSA !

Scandaleux ? Certainement ! Et, surtout inconscient, dans un contexte ou plus de 4 millions de français sont touchés par le chômage total ou partiel !

Mais dans la mesure ou pour l'UMP, des jeunes de 18 à 25 ans occupés pendant 4 mois dans des : associations, fondations, fédérations, ONG ou personnes morales de droit public, ce seraient des jeunes qui sortiraient (provisoirement) des chiffres du chômage ... Le pire est à craindre !

13 mai 2011

De quelle gauche Terra Nova parle t-elle ?

Terra Nova le think tank de gauche l'affirme : « la gauche centrée sur la classe ouvrière est en déclin » et explique l'incapacité de cette gauche à renouer avec ces classes populaires. Mais de quelle gauche parle t-elle ?

Ainsi, après l'UMP, spécialiste des débats « sans tabou », c'est au tour de Terra Nova, think tank qui se réclame de gauche, de succomber à cette mode .

Dans un rapport publié sur son site Terra Nova affirme que : La sociale démocratie ne pourrait gagner en 2012 qu'en faisant l'impasse sur le vote des classes populaires et en misant sur celui d'autre catégories plus porteuses !

Or, au moment où les appels à l'union à gauche se multiplient, essayant de regrouper sous une même bannière, toutes les composantes de celle-ci. Le débat que viennent de lancer Bruno Jeanbart et Olivier Ferrand ressemble bien à un mauvais coup porté à leur camp.

Et, bien qu'Olivier Ferrand essaye de se défendre dans un billet, parfaitement contradictoire avec le rapport et portant le titre de : Qui défend les classes populaires publié aujourd'hui, le mal est fait !

Outre ce qu'expliquait mon camarade Variae sur son blog hier : « (...) Le groupe de travail Terra Nova, confondant cause et conséquence, inspecte les facteurs déterminant le vote de gauche aux dernières élections, et en tire, au petit bonheur la chance, un inventaire à la Prévert de catégories mélangeant genre (les femmes), origine (les immigrés), âge (les jeunes), diplôme (les diplômés du supérieur) et situation professionnelle (les CSP+) (...) »

Terra Nova écrit que : « Partout en Europe, la social-démocratie est en crise. Elle ne gouverne plus que dans 6 pays sur 27 (...) Le modèle de société porté par la social-démocratie – l’économie sociale de marché, autour de la construction de l’Etat-providence – n’est plus compatible en l’état avec le nouveau monde globalisé. Il doit être refondé (...) »

Mais, vous êtes vous posé messieurs les beaux esprits de Terra Nova la question de vraiment savoir pourquoi la sociale démocratie ne fait plus recette en Europe ?

Peut être d'avoir finit, dans beaucoup de cas, à tellement ressembler à la droite que leurs électeurs ont préféré voter pour les écologistes, des formations plus à gauche ou tout simplement se réfugier dans l'abstention !

Ou peut être d'avoir oublié ses valeurs en cours de route comme l'écrivait Philippe Marlière sur D&S : « (...) Avant son recentrage des années 80, la social-démocratie s’était définie à travers son action contre les injustices sociales (économiques et culturelles). A ce titre, elle a toujours été perçue par le public comme une force de gauche. Après vingt années de « modération » économique, de cogestion néolibérale et d’alliances avec la droite sur le plan national et européen, la nature de gauche des partis sociaux-démocrates est incertaine. En tout cas, elle n’apparaît plus comme allant de soi pour un nombre croissant d’électeurs. L’Europe sociale, revendiquée par les sociaux-démocrates, n’a connu aucune avancée majeure, car elle est rejetée par une majorité des partis issus du Parti des socialistes européens (...) »

En France, la sociale démocratie n'a pas perdu ses électeurs des classes populaires parce : « (...) Les classes populaires (ouvriers et employés) ont (...) des valeurs culturelles conservatrices (ordre et sécurité, refus de l’immigration et de l’islam, rejet de l’Europe, défense des traditions…) » Mais bien parce qu'elle a délaissé le champ social, le laissant aux seuls partenaires sociaux avec le déséquilibre que l'on connaît entre la puissance des organisations d'employeurs et les syndicats de salariés.

La mondialisation acceptée, telle quelle, par la droite et une partie des sociaux démocrates a touché en premier ces mêmes ouvriers et employés qui ont du, soit accepter de baisser leurs salaires (travailler plus pour le même tarif) ou simplement voir fermer leurs usines !

Ce qui serait, selon Terra Nova, une chance pour les sociaux démocrate puisque: « (...) il est possible d’identifier au sein des classes populaires des sous-catégories plus aisées à raccrocher à la gauche. Il y a d’abord les précaires, les chômeurs, les exclus : ceux-là votent à 70% à gauche (...) » Quant aux autres, pas de temps à perdre puisque :« le problème de la gauche se situe avec les classes populaires au travail, qui sont en CDI mais qui ont peur du déclassement (...) »

Mais direz-vous, quid des réactions à gauche et notamment au PS sur cette vision bien particulière de faire de la politique ?

Arnaud Montebourg a écrit sur son blog : « (...) Mon analyse diffère radicalement de celle de la note de Terra Nova (...) Même si les catégories populaires s’abstiennent massivement aux élections régionales, cantonales ou européennes, je n’oublie pas que le taux de participation a été massif en 2007 parmi elles comme dans l’ensemble du pays. Je n’oublie pas que leur vote est déterminé par la capacité ou non de la gauche à répondre aux causes et conséquences de la mondialisation. La clé de la victoire pour la gauche, dans l’avenir proche comme sur le long terme, c’est le lien qu’elle doit renouer avec ces classes populaires (...) »

Pierre Moscovici a également, sur RFI, rejeté les arguments de Terra Nova !

Et enfin, Solférino 2012 qui est un groupe de plus de 50 députés socialistes qui veut conforter l'action de Martine Aubry à la tête du Parti socialiste a écrit : « (...) Ce choix, défendu dans certains milieux bien pensants et ripoliné en modernisme, serait mortifère pour la Gauche. D'abord parce que ce qui a toujours été au coeur de la Gauche et qui l'a réunie est la volonté d'améliorer d'un même mouvement les conditions de vie quotidiennes des classes moyennes et populaires. Toutes les victoires de la Gauche se sont bâties sur ce principe, et notamment celle du 10 mai 1981 (...) »

Et oui, monsieur Ferrand, il ne suffit pas aujourd'hui de publier une sorte de rectificatif qui permettrait de décrypter ce que vous avez publié la veille. C'est hier qu'il fallait le faire figurer avec votre « essai » !

Reste maintenant à savoir si certains candidats à la primaire socialiste sont en mesure d'approuver le raisonnement de Terra Nova. Si c'est le cas, qu'il se fassent connaître rapidement, afin que les votants à cette primaire, les éliminent rapidement et sans remord !


Crédit photo
Terra Nova