29 décembre 2009

Les cadeaux du Président du "pouvoir d'achat" aux français pour 2010

ça doit cogiter ferme, en ce moment, chez Henri Guaino et ses scribes de l'Elysée, pour préparer le traditionnel discours de voeux du Président !

En effet, il faut permettre à celui-ci de nous expliquer en quelques mots, comment l'an 2009, si mauvais, aux dires de tous les économistes et organismes officiels, aura été une : "année de transition bien gérée par le Président, son gouvernement et sa majorité"

Transition, oui, mais vers où et quoi ? ça, personne ne le sait ! Mais :

- Avec des paradis fiscaux, loin d'avoir disparu (voir argentsale.org),
- Des banques qui fêtent joyeusement le retour aux profits (Fusions acquisitions en 2009) et en remercient au passage ... les contribuables,
- Un tissu industriel qui ressemble de plus en plus à une désertification désorganisée et
- Une dette devenue incontrôlable,

il va vraiment falloir déployer beaucoup de talent pour convaincre les français que : "la croissance, certes, légère, est une nouvelle fois au rendez-vous du 3ème trimestre comme au 2ème. A la veille de la nouvelle année, ces statistiques doivent nous donner espoir, mais doivent surtout nous convaincre qu'il faut poursuivre dans le sens qui a été choisi pour la France" comme l'a déclaré Frédéric Lefebvre (l'un des rois de l'absentéisme au Conseil régional d'Ile de France )

S'il est par contre un domaine où le Président ne cédera pas, c'est sur les impôts : Son ministre du Budget l' a réaffirmé : "il n'y aurait pas d'augmentation d'impôts en 2010". "Les ménages ne payeront pas plus de prélèvements fiscaux au sens large du terme en 2010", a déclaré M. Woerth. "Les recettes ne viendront pas de l'augmentation des impôts, mais de l'activité". Il a de nouveau exclu tout assouplissement du bouclier fiscal, refusant toute exception à ce dispositif fiscal qui plafonne l'impôt d'un contribuable à 50% de ses revenus. "Sur le bouclier, on est très ferme, nous ne changerons pas les choses" - Source E24

Pas d'augmentation des impôts peut être mais quid des taxes ou prélèvements nouveaux ?

Il ne nous étonnerait pas que notre Président nous explique comment les autres chefs d'état et de gouvernement l'ont empêché de sauver la planète ! Et surtout que ce sont eux, qui sont responsables, du fait que la France va s'imposer unilatéralement une nouvelle taxe : La taxe carbone

En effet : "C'est le 1er janvier 2010 que la taxe carbone entrera en vigueur. Et pour éviter les mauvaises surprises, l'association de consommateurs Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) a mis en ligne un outil permettant aux ménages de calculer le montant de cette nouvelle taxe tant contestée.

Combien vous coûtera la contribution climat-énergie, qui vise à taxer les énergies fossiles pour en diminuer la consommation au profit des énergies renouvelables ? ... / ... Contestée par les particuliers comme les professionnels, la taxe carbone dont le montant a été fixé à 17 euros par tonne de CO2, entrera en vigueur dès vendredi prochain. Son prix augmentera ensuite progressivement pour atteindre 100 euros en 2030. - Source Maxisciences

Autre conséquence de cette taxe : Les tarifs du gaz vont connaître une hausse de 3,14 euros/MWh pour le gaz naturel.

Et comme le slogan : "travailler plus pour gagner plus" est à ranger définitivement, au panthéon des déclarations politiques (du fait des plus de 4 millions de chômeurs et de précaires) le fameux pouvoir d'achat cher à notre Président va encore, au gré des augmentation traditionnelles de début d'année, se recroqueviller un peu plus !

Quelques hausses :

Santé
- Le forfait hospitalier va augmenter de deux euros passant de 16 à 18 euros.
- Les cotisations des mutuelles santé devraient augmenter d’au moins 3,9 %.

Transports
- La course de taxis va augmenter de 1,2% et le prix minimum, supplément inclus, passe de 6€ à 6€10.
- SNCF : les billets de TGV vont subir une hausse de 1,9%.
- Assurances automobiles : hausse moyenne de 5% ainsi que pour la taxe d’habitation.

Epargne
Doublement du «forfait social» instauré l'an dernier (taxe sur l'intéressement, la participation ou l'épargne salariale). «Remise en cause» de l'exonération de prélèvements sociaux dont bénéficiaient jusqu'à présent certains contrats d'assurance-vie en cas de décès du bénéficiaire.

Mas comme diraient certains élus de l'UMP, il y aura quelques "privilégiés"

Le Revenu de solidarité active (RSA) augmentera de 1,2%, à 460,09 euros pour une personne seule sans enfant. Par exemple pour un couple sans enfants ou une personne seule avec un enfant le RSA passera à 690,14, pour 3 personnes (couple avec enfant ou personne seule avec 2 enfants c’est 828,17 euros qui seront perçus par le foyer.

Le montant du Smic. Le Smic est porté à 8,86 euros l’heure, soit 1.343,77 euros mensuels bruts (quelque 1.056 euros nets) sur la base de 35 heures (Liste complète fournie par Le Télégramme )

Devant tant de difficulté à nous ciseler un discours encourageant, si Henri Guaino hésite, nous pouvons toujours lui conseiller de se replonger dans un texte fondateur du Sarkozysme présidentiel : "Mon projet : ensemble tout devient possible" qui reste une référence en termes de promesses à tenir, même ... pour 2010 !

1. Mettre fin à l'impuissance publique
2. Une démocratie irréprochable
3. Vaincre le chômage
4. Réhabiliter le travail
5. Augmenter le pouvoir d'achat

6. L'Europe doit protéger dans la mondialisation

7. Répondre à l'urgence du développement durable

8. Permettre à tous les Français d'être propriétaires de leur logement

9. Transmettre les repères de l'autorité, du respect et du mérite

10. Une école qui garantit la réussite de tous les élèves

11. Mettre l'enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux

12. Sortir les quartiers difficiles de l'engrenage de la violence et de la relégation

13. Maîtriser l'immigration

14. De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables

15. Fiers d'être français


Bon courage, à lui et surtout aux français ...

28 décembre 2009

Plan emploi seniors : Laurent Wauquiez se complaît dans les mesures cosmétiques !

Laurent Wauquiez et le gouvernement n'en finissent pas de chercher des solutions pour améliorer la situation du chômage en France.

Après avoir officialisé le travail du dimanche sans qu'on puisse noter jusqu'à présent son résultat sur l'emploi, le gouvernement qui s'apprête à dévoiler aux français sa réforme des retraites (après les élections régionales bien entendu) essaye de nous faire croire à son nouveau dispositif emploi seniors.

Et oui, car pour vendre aux salariés un allongement de la durée de cotisation, il faut faire croire qu'on est en mesure de les prolonger au delà de 50 ans dans le monde du travail. Or, depuis des années, on sait qu'en France, les entreprises se sont délestées des salariés de 50 ans et + et surtout n'en recrutent quasiment aucun.

Que déclare Laurent Wauquiez à ce sujet : "Le secrétaire d'État a reconnu "deux points d'attention", "les seniors et le chômage de longue durée". "Cela me conforte dans ma détermination absolue d'appliquer les textes à la rentrée.

Il faut absolument que les branches et les entreprises bougent sur la place accordée aux seniors", a-t-il déclaré. Au 1er janvier, les employeurs comptant au moins 50 salariés s'exposent à une pénalité s'ils ne sont pas couverts par un accord de branche ou d'entreprise ou un plan d'action de trois ans pour l'emploi des seniors ... / ... " - Source Le Point

Bo, ça c'est pour la "media attitude" car dans la réalité, en lisant le dernier communiqué de la CGPME (23 décembre), on peut lire :

"La crise économique fragilise tout particulièrement les PME. La CGPME s'est donc fortement mobilisée pour alerter les pouvoirs publics sur les conséquences négatives en matière d'emploi, de la pénalité senior d'une part et de la surcontribution Agefiph (emploi des personnes handicapées dans les entreprises du secteur privé) d'autre part. Le gouvernement, conscient de la situation délicate des petites entreprises, vient d'accepter de laisser un délai supplémentaire de 3 mois aux PME de 50 à 300 salariés pour conclure un accord ou définir un plan d'action en faveur de l'emploi des seniors ... / ... "

Ce qui confirme, comme nous l'avons écrit à plusieurs reprises, que dans la mesure où cette pénalité ne sera applicable qu'aux entreprises de plus de 50 salariés, elle n'aura aucun effet sur l'emploi seniors.

En effet : Les entreprises de moins de 20 salariés représentent aujourd'hui environ 97% du parc français et ne sont donc soumises à aucune contrainte.

En ce qui concerne les grandes entreprises

A titre exemple, voici quelques bonnes pratiques identifiées dans le domaine du recrutement :

- la formalisation par l’entreprise de l’engagement de développer le recrutement de personnes seniors, demandeurs d’emploi ou retraités ; - la visibilité, en interne et en externe, de l’engagement de l’entreprise contre toute forme de discrimination à l’égard des seniors ; - la contractualisation des principes et des objectifs de non-discrimination avec les intermédiaires du marché de l’emploi (Pôle emploi, entreprises de travail temporaire…) ; - la réduction des risques de discrimination dans les processus de recrutement (recours au CV anonyme, collégialité des décisions de sélection…) ; - la méthode de recrutement par simulation : aptitudes révélées par des tests en coopération avec des intermédiaires du marché de l’emploi ; - l'Assessment Center : aptitudes révélées par mise en situation dans un centre d’évaluation de l’entreprise ; - le testing : audit sur les réponses aux candidatures confiées à un organisme interne ; - le tableaux de bord : sur les recrutements par tranche d’âge, par source d’embauche.

Ce catalogue de bonnes pratiques, remis par Nicole Notat à Laurent Wauquiez, sera "adressé aux branches, aux entreprises, aux partenaires sociaux, aux chambres de commerce, etc. Le but est que les plans d'actions des entreprises pour l'emploi des seniors piochent dans cette liste." Jobetic RH

En d'autres temps, ça nous aurait fait sourire ...

Ce qui faisait écrire au JDD le 21 décembre : "... / ... Seuls 1000 sites de plus de 300 salariés sont allés jusqu’à la signature. Il faut préciser que les PME sont exonérées du dispositif dès lors que leur branche a négocié. "Les entreprises ont réalisé tardivement qu’elles risquaient des sanctions. Certaines ont inclus les seniors dans la négociation annuelle sur les salaires, en toute fin d’année, pour lui donner davantage de poids", analyse Bernard Borrely, avocat en droit social chez Landwell, cabinet de PricewaterhouseCoopers ... / ... Le gouvernement fera les comptes à la mi-2010. A moyen terme, son baromètre est le taux d’emploi des 55-64 ans, actuellement de 38,1% ... / ... Les centrales syndicales, elles, peinent à y croire. "J’ai peur qu’il s’agisse surtout d’effets d’annonce, sans changements effectifs" et surtout : "Il n’y a aucune obligation de résultat". Et le JDD de préciser en conclusion : " Les seniors constituent la moitié des séparations à l’amiable"

Et, ça ne risque pas de s'améliorer !

"Le nombre de demandeurs d'emploi en fin de droits (sans indemnisation de la part du régime d'assurance-chômage) augmente de façon inquiétante. En 2010, plus de 1 million de demandeurs d'emploi seront dans cette situation" ... / ..." Signale FO. "... /... les indicateurs publiés le 28 décembre 2009, montrent que la crise a durablement exclu certaines populations du marché du travail : la durée d'inscription au chômage s'allonge et le nombre d'inscrits depuis plus d'un an a fortement augmenté en octobre (+ 2,4 %). Les chômeurs de plus de 50 ans, qui n'auront bientôt plus aucune dispense de recherche d'emploi, sont en forte augmentation (+ 1,4 %, à 644.800) ... / ... " - Source Les Echos

Néanmoins, il y a au moins un responsable politique pour se réjouir de la situation : Frédéric Lefebvre !

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a estimé que "les chiffres de novembre montrent que le chômage est stabilisé en France", après la publication jeudi du nombre de demandeurs d'emploi en novembre. "Les chiffres de novembre montrent que le chômage est stabilisé en France, le chômage des jeunes amorçant une baisse, ce qui mérite d'être souligné, et est bien sûr, le fruit des mesures mises en place par le gouvernement", écrit M. Lefebvre dans un communiqué. "Ces bons chiffres confirment que la reprise enclenchée est solide, et que les choix du gouvernement en 2009 ont été les bons, n'en déplaise au Parti Socialiste", poursuit le porte-parole ... / ... " - Source Le Point

Mais après tout, comme le faisait remarquer, avec virulence, l'acteur Jacques Weber : " ... / ... Mais, naturellement, ce n’est pas un hasard si on prend le plus vulgaire, le plus con, le plus effroyable qui soit pour parler à la population. La population est bête et imbécile donc il faut un bête et un imbécile pour leur parler ... / ... " - Source Nouvel Obs

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MINEFI

27 décembre 2009

Le dernier des chics en France sera de passer la nuit dans une ancienne prison reconvertie en hôtel 4 étoiles !

"C’est officiel depuis mardi 22 décembre, l’ancienne prison Saint-Anne, située près du palais des Papes, deviendra un hôtel de luxe 4 étoiles Plus. C'est la première fois qu’un ancien pénitencier français est transformé en luxueux hôtel ... / ..." Ecrit le site Zigonet

Bonne nouvelle diront certains qui vont pouvoir une fois les travaux terminés se donner pour des prix élevés le frisson en s'imaginant dans un épisode de Prison Break ou en se disant que leur chambre a peut être hébergé un assassin, un braqueur et pour les plus pervers : un violeur.

Ce joli conte de noël ne sera en tout cas pas perçu de la même façon par ceux qu'on entasse à quatre dans des cellules vétustes, ni par le personnel pénitentiaire qui ne cesse de prévenir sur les dangers du manque de place et de s'insurger contre des conditions de travail de plus en plus déplorables !

Exemple : Le 13 décembre dernier : Venu rencontrer l’équipe médicale de la maison centrale d’Ensisheim pour parler de santé en détention, le secrétaire d’État à la Justice, Jean-Marie Bockel, a été interpellé, hier, par le personnel pénitentiaire sur le non paiement des heures supplémentaires ... / ... À quinze jours de Noël, ils ont été « scandalisés » d’apprendre qu’ils ne toucheront pas le montant de leurs primes et de leurs heures supplémentaires du mois d’octobre, soit en moyenne 600 € par fonctionnaire.

... / ... Jean-Marie Bockel, qui a écourté sa visite de l’établissement pour discuter avec les représentants syndicaux, a admis des « difficultés budgétaires à financer les heures supplémentaires ». Le secrétaire d’État a expliqué que le recours aux heures supplémentaires, demandé au personnel par les établissements, a conduit « au doublement, puis au triplement voire au quadruplement des coûts » et a admis que « nous aurions dû les anticiper. » Il s’est engagé à « mettre la pression maximum sur Bercy afin qu’on puisse régler la question rapidement, dans les derniers jours de décembre ou les premiers de janvier. » ... / ... " Source L'Alsace

Mais aussi : "Le taux de suicide dans les prisons de France métropolitaine a quintuplé en 50 ans, constate l'Institut national d'études démographiques (INED) dans son dernier bulletin mensuel publié mercredi. Mais "contrairement aux idées reçues", la surpopulation carcérale et le suicide "n'évoluent pas de façon parallèle", selon l'INED.

Le taux de suicide en milieu carcéral est passé de quatre suicides pour 10.000 détenus en 1960 à 19 pour 10.000 en 2008, explique l'INED. Le niveau le plus élevé a été atteint en 1996 avec 26 suicides pour 10.000 détenus. Après une baisse au cours des dernières années, une "nouvelle augmentation" a caractérisé l'année 2008, précise cette étude publiée dans le bulletin "Population et sociétés" ... / ... " Source La Tribune

Ou bien : Etat des lieux des prisons en France : « une humiliation pour la République »

" ... / ... Malgré les recommandations du Comité européen pour la Prévention de la Torture (CPT) qui avait visité il y a quelques années des établissements pénitenciers à Lille et Toulon, la France ne fait pas face. On pourrait même dire qu’en la matière, la France mène parfois une politique de l’autruche quand on voit à quel point les lois pénitentiaires entrées en vigueur depuis cette visite ne respectent ni les recommandations du CPT, ni les règles pénitentiaires européennes. Les conditions de détention sont catastrophiques. La surpopulation carcérale conduit à des conditions d’hygiène et d’insalubrité insupportables, à une augmentation du nombre de détenus en cellule, créant des risques de conflits, de violences voire de suicides.

... / ... En observant la jurisprudence européenne, on constate que régulièrement, la France se fait condamnée par le Cour Européenne des Droits de l’Homme et ce pour diverses raisons ... / ... " Source Le Taurillon

Le problème, c'est que crise économique ou pas, les prisons sont systématiquement "zappées" des budgets et coûtent sans jamais ... rapporter le moindre Euro

Il est plus facile aux ministres en charge de la police et de la justice d'expliquer qu'après tout : Ce sont des canailles ou de la racaille ! Et comme nous sommes dans une période d'élection, ce qui a permis à notre président de ressortir son argumentation sécuritaire, vous pensez bien qu'on ne va pas perdre du temps sur les conditions de vie des détenus, alors qu'on fait la course aux électeurs d'extrême droite !

Mais pour en revenir à l'ancien pénitencier d'Avignon, il était bon de remplacer la racaille et le gibier de potence par quelque chose qui frappe le citoyen.

"Ainsi, l’ancienne prison Saint-Anne devrait devenir en 2013 un luxueux hôtel Marriott. Le début du chantier est prévu pour 2010 et le bâtiment a été vendu 2 millions d’euros pour des travaux estimés à 36 millions d'euros.

Pour l’architecte Michel Macary, qui a notamment conçu le stade de France et la Pyramide du Louvre, il s’agit avant tout là de "transformer un lieu de souffrance en un lieu de plaisir". L’hôtel devrait abriter 90 chambres pour une surface moyenne de 35 m² chacune, quelques suites de 55 m² et une suite présidentielle d’une surface de 140 m².

Le bâtiment disposera également d’un bar, d’une piscine extérieur, d’un spa, d’une salle de congrès de 700 sièges. A savoir également qu’il vous faudra débourser en moyenne 300 euros pour avoir le privilège de loger pendant une nuit dans cet endroit d’exception." - Source Zigonet

Sans commentaire ...


Photos
Prison Sainte Anne
Bibliographie
Les programmes immobiliers de la justice




24 décembre 2009

Bientôt 2010 ! : Vacances des ministres et prévisions économiques Fillon/Sarkozy

Fêtes de fin d'année ou manque d'argument ? On ne peut pas dire qu'on entend vraiment le gouvernement ces dernières heures !

Il faut dire qu'entre le débat sur l'identité nationale qui part en vrille, les jeunes pops qui ont ridiculisé plusieurs ministres importants, les résultats désastreux du "Sarkopenhague", les chiffres désastreux de l'activité économique et l'explosion des chiffres du chômage, mieux vaut se faire discrets en se faisant oublier quelques jours entre les deux fêtes de fin d'année.

Tiens, au fait, où seront-ils nos ministres et secrétaires d'état pendant ces quelques jours ?

C'est France Soir qui indique les destinations de quelques uns :

"... / ... Prisée l’an passé, l’étoile de l’Egypte a pâli dans le ciel de Noël. Seul Patrick Devedjian prend le risque d’être démodé : le ministre de la Relance, privé de vacances en fin d’année dernière car trop récemment nommé, va profiter, dès aujourd’hui, d’une petite semaine de repos sous le soleil égyptien.

Non loin de là, Brice Hortefeux a décidé de joindre l’utile à l’agréable en séjournant en Israël et en Jordanie. Au menu du ministre de l’Intérieur : quelques réunions de travail entrecoupées de farniente …

... / ...Le repos. Voilà qui a présidé au choix de la destination de vacances de Christine Lagarde. La ministre de l’Economie va s’éloigner de Paris pour se mettre au vert en famille, « mais elle restera en France métropolitaine pour pouvoir rentrer en cas d’urgence », précise son cabinet.

Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, pose ses valises en Haute-Marne, tandis que Xavier Darcos, ministre du travail, et Eric Woerth, ministre du Budget, privilégient un Noël blanc. Le premier s’installe quelques jours en Savoie, le second à Chamonix pour s’adonner à sa passion, l’alpinisme.

Quant au chef de l’Etat : Il a répondu à l’invitation du roi du Maroc Mohammed VI et passera Noël dans l’un des palais présidentiels. - Source France Soir

Il est à noter qu'en ce qui concerne l'opposition, nous avons relevé cette information sur le Canard Enchaîné concernant Cécile Duflot. Après s'être distingué en se rendant par le train à Copenhague et effectué le retour en avion (retrouver les micros et caméras françaises ne pouvait pas attendre 13H00 de train) celle-ci, interrogée par la presse sur son lieu de vacances pour la fin d'année, a répondu : "C'est un voyage privé".

Renseignements pris, elle s'apprêterait à passer quelques jours, aux ... Maldives ! Or qui dit voyage privé ne bénéficie pas de l'alibi du réchauffement climatique ou comme l'écrit le journal : "Ou alors elle a honte de ne pas y aller à pédalo ?"

Pour finir 2009 et entamer avec le sourire, l'an 2010, les stratèges de Matignon et de l'Elysée ont livré, si l'on en croît le même Canard Enchaîné, leurs prévisions sur l'activité économique et le chômage pour l'an nouveau !

Pour le chômage en 2010, François Fillon prévoit le pire : "Créer des emplois suppose une croissance à 3 points" affirme le Premier Ministre. Trois points de croissance, on est pas prêt de les atteindre a t-il ajouté. On est sur une croissance molle, peu créatrice d'emplois. Dire qu'on va sortir de la crise en 2010, je n'y crois pas. La crise n'est pas quelque chose qui va s'arrêter comme on éteint la lumière en appuyant sur un bouton en entrant dans une pièce"

Pour Nicolas Sarkozy, même optimisme : "En 2009, la France, grâce à la hausse des pretations sociales et au maintien de la consommation a connu une récession inférieure à celle de la zone Euro. En 2010, en revanche, c'est un argument que nous ne pourrons plus utiliser, car le taux de croissance prévu pour la France rique d'être inférieur à celui des autres pays" Quant au chômage, que dit notre oracle : "... / ... les dernières projections ne sont pas bonnes : Il va être difficile de ne pas nous retrouver à un taux proche de 10%" - Source Canard Enchaîné du Mercredi 23 décembre 2009.

En gros, ce soir, si vous en avez les moyens, reprenez du foie gras, de la dinde et de la bûche !

Et si vous avez abusé un peu des boissons alcoolisées, pourquoi ne pas entonner, façon supporters de football le formidable : "Ensemble tout est possible"

Bon Noël !

Crédit photo
Le Grand Soir




23 décembre 2009

Dialogue social dans les TPE : 4 millions de salariés victimes d'ambitions électorales au MEDEF ?

"Xavier Darcos, le ministre du travail a menacé en octobre dernier : Les partenaires sociaux ont désormais jusqu’au 1er janvier 2010 pour négocier et trouver un accord sur la question du dialogue social dans les TPE" - Source Création d'Entreprise

Et pourtant : "Le Medef et la CGPME ont annoncé qu'il n'y aurait pas de négociation avec les syndicats sur l'instauration d'un dialogue social dans les très petites entreprises (TPE), ... / ... Des pourparlers préliminaires avaient été entamés le 13 octobre sous la forme d'une "délibération sociale" mais Laurence Parisot avait affirmé que ce dossier n'était pas "une priorité".

La question est : Ces deux organisations sont-elles assez représentatives des TPE pour bloquer toute négociation ?

On parle souvent de représentativité des syndicats de salariés et du nombre trop important de ceux-ci. Or pour négocier, les syndicats de salariés ont besoin d'interlocuteurs employeurs.

Alors, on est en droit de se poser la question suivante : Qu'en est-il du côté des organisations d'employeurs ?

Et bien, elles sont beaucoup plus nombreuses que celle des syndicats de salariés

Le Medef (Mouvement des entreprises de France) qui regroupe 85 fédérations ou branches professionnelles qui fédèrent 600 syndicats.
L'UPA (Union professionnelle artisanale) qui réunit 50 fédérations professionnelles nationales et 4 500 syndicats départementaux, regroupés au sein des 3 confédérations professionnelles de l'artisanat :
- la CAPEB, Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment,
- la CNAMS, Confédération nationale de l'artisanat, des métiers et des services,
- la CGAD, Confédération générale de l'alimentation en détail.
La CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises) qui regroupe ses adhérents (Fédérations professionnelles et de Syndicats) à travers 4 Unions de branche :
- l'UNPMC, Union nationale des PME du commerce,
- l'UNPMI, Union nationale de la petite et moyenne industrie,
- l'UNPS, Union nationale des prestataires de services,
- l'UNA, Union nationale de l'artisanat.
L'Unapl (Union nationale des professions libérales)
La FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles)

Et d'autres associations ou clubs chargés de défendre les entreprises comme Ethic, le CJD, Croissance plus, la FEEF, ... " - Source APCE

Le nombre de grandes entreprises (chasse gardée du MEDEF) n'augmentant plus, c'est sur le "créneau" des PME et surtout des TPE que toutes les organisations d'employeurs jetent leur dévolu !

Ainsi, on a vu Laurence Parisot, dont la "clientèle" traditionnelle fait partie du CAC40, lancer sa "PME attitude" au grand dam de la CGPME qui déteste qu'on lui conteste son prétendu leadership sur le créneau.

Alors, justement, quelle est leur représentativité chez les chefs d'entreprises de TPE ?

Etonnament, les organisations patronales, ne sont pas plus transparents que les syndicats de salariés sur le nombre de leurs adhérents. Néanmoins, le 01 mars 2007, nous avions pu vous donner des chiffres issus du Baromètre Fiducial - IFOP Janvier 2007

71% des patrons de TPE ne sont pas syndiqués et ils ne sont que 38% à considérer que les syndicats patronaux défendent bien les intérêts des entreprises

Si on se réfère au classement de satisfaction chez les syndiqués :
45% plébiscitent les syndicats de branche
42% le MEDEF
27% l’UPA
26% la CGPME
19% l’UNAPL

Il faut ajouter à ce résultat que ces fédérations patronales sont inconnues de plus d’un dirigeant sur quatre. Ils sont d’ailleurs 57% à ne pas reconnaître la représentativité des syndicats patronaux pas plus qu’ils ne croient à leur capacité à influencer les prochains débats électoraux, y compris parmi leurs adhérents.

Quelle est la situation des syndicats dans ces entreprises ?

2% des patrons de TPE affirment employer au moins un salarié syndiqué. Lorsqu’on les interroge sur l’obligation des salariés d’adhérer à un syndicat, ils sont :

- Défavorables à 71% (plutôt pas favorables 27% - Pas du tout favorables 44%)
- Favorables à 29%


Oui, mais, Xavier Darcos, le ministre du travail a menacé en octobre dernier !

Alors comment réagissent les organisations patronales opposées à toute négociation ?

La CGPME, la plus virulente sur le sujet, a diffusé à ses adhérents un communiqué dans lequel elle fait référence à une étude qui prouverait que ce sont les salariés qui sont les plus hostiles à toute réforme :

"... / ... Plus de 80% des salariés (sondage Fiducial-Opinion Way) ne ressentent pas le besoin d'un intermédiaire ou d'un représentant pour discuter ou négocier avec leur patron ! ... / ... Dans ces conditions, l'acharnement de l'UPA à vouloir, contre l'avis des salariés et des patrons de TPE, alourdir les relations entre les dirigeants de TPE et leurs salariés est suspecte. La CGPME, quant à elle, dans l'esprit pragmatique qui l'anime, continuera à promouvoir de véritables relations humaines basées sur la proximité et la confiance entre le chef d'entreprise et ses salariés"

Revenons en à cette étude ... providentielle !

Sur quel échantillon a t-il été construit ?

- Un échantillon représentatif de 1 007 dirigeants de TPE de 1 à 10 salariés, raisonné sur les critères de secteur d’activité de l’entreprise (agriculture incluse), taille de l’entreprise et redressé selon les données INSEE. Interrogé par téléphone du 27 octobre au 3 novembre 2009
- Un échantillon représentatif de 1 276 salariés de TPE de 1 à 10 salariés raisonné sur les critères de secteur d’activité de l’entreprise, taille de l’entreprise, sexe, âge des salariés et redressé selon les données INSEE. Interrogé en ligne du 27 au 30 octobre 2009.

Une petite remarque au passage : S'il a été facile de trouver dans les fichiers les coordonnées des entreprises, il a bien fallut que les entreprises donnent les noms et coordonnées de salariés, ce qui donne un aspect "curieux" à cette étude.

D'ailleurs, la première page de l'étude est édifiante :

98% des patrons de TPE de 1 à 10 salariés considèrent que la qualité du dialogue avec leurs salariés est bonne. De leurs côtés, les salariés portent la même appréciation (82% de bonne qualité et même 32% de très bonne qualité). 68% des salariés ont le sentiment que leurs droits sont mieux, voire autant respectés dans une petite entreprise que dans une plus grande. 84% estiment aussi qu’ils y sont, en tant qu’individu, davantage écoutés et respectés.

La petite taille de ces entreprises explique fortement la qualité du dialogue qui se construit quotidiennement entre les patrons de TPE et leurs salariés. Côté chef d’entreprise, 92% déclarent avoir au moins un échange quotidien avec leurs salariés ; déclaration partagée par 65% des salariés. La proximité permet de tisser des liens plus étroits que dans les plus grandes entreprises, bien que le sujet le plus abordé soit l’organisation du travail devant la famille, les loisirs et le temps libre. En revanche, et fort logiquement, le temps de travail et les rémunérations sont moins évoqués.

Bravo aux sondeurs qui ont réussit à faire croire que les salariés de ces entreprises ne sont pas soumis comme les autres à un "lien de subordination" et considèrent que leur employeur est un "ami" qui toutefois : "évoque moins que les autres le temps de travail et les augmentations"

Nous sommes en plein conte de féés !

Car : "Après cinq années de baisse, le nombre de recours devant les prud’hommes a augmenté en 2008 (source "Les chiffres clés" du Ministère de la Justice). Ce sont ainsi plus de 202 000 nouvelles affaires dont 43 000 référés qui se sont présentées en 2008 : deuxième plus forte progression avec +4,8 % d’une année sur l’autre derrière celle des affaires portées en cours d’appel. La durée moyenne des affaires a également progressé de 10,2 mois en 2008 à 10,5 mois en 2008. Le taux d’appel pour les affaires présentées en conseil de prud’hommes en 1er ressort reste à un niveau très élevé de plus de 58%". - Source Finaxim

Nulle doute qu'on y trouve une large part de salariés issus d'entreprise où : " qualité du dialogue avec leurs salariés est bonne"

Vous avez du, toutefois, remarquer dans le communiqué de la CGPME, la mise en cause directe de l'UPA (qui représente les artisans, donc encore mieux les TPE) : "Dans ces conditions, l'acharnement de l'UPA à vouloir, contre l'avis des salariés et des patrons de TPE, alourdir les relations entre les dirigeants de TPE et leurs salariés est suspecte"

Et oui, car dans cette affaire, l'UPA a décidée de se désolidariser du MEDEF et de la CGPME comme nous l'explique WK RH

" ... / ... L’Union professionnelle artisanale (UPA) et les cinq organisations syndicales de salariés (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT et FO) ont convenu, le 22 décembre, de travailler ensemble à la rédaction d’une lettre sur le dialogue social dans les très petites entreprises (TPE), après le refus du Medef et de la CGPME de négocier sur le sujet.

Cette lettre commune serait destinée au gouvernement qui prévoit de présenter un projet de loi au 1er trimestre 2010. Les cinq centrales syndicales et l’UPA se reverront, le 20 janvier, pour examiner la possibilité de la rédiger ... / ... "

Le point de vue des syndicats de salariés

"Si les syndicats sont très désireux d'instaurer un dialogue réglementé avec les patrons des TPE, qui emploient quelque quatre millions de salariés, privés d'élus du personnel. leurs visions sont encore un peu divergentes : La CFDT et la CGT ont des positions quasi similaires. ... / ... Pour Bernard Valette, la CFE-CGC est prête à envisager « quelque chose de mutualisé au niveau de la branche quand ça fonctionne bien comme le BTP ou territorial ».... / ... De son côté, FO, s’interroge sur le type d’élections qui pourraient voir le jour et propose donc de regarder les élections qui existent déjà. La CFTC, demande de laisser du temps ... / ... "

Àlors : "A quoi joue le Medef, signataire de la position commune qui avait amené la loi du 20 août 2008 sur la rénovation de la démocratie sociale ?" écrit l'Humanité

" ... / ... voilà qu’il prend la responsabilité de priver 4 millions de salariés du droit de négociation, d’information et de consultation collective. ... / ... En France, plus de 40 % des salariés du secteur privé travaillent dans des entreprises de moins de 50 salariés. Les PME et TPE représentent quelque 98 % des entreprises. L’objectif était donc d’imaginer un système de représentation adapté, la négociation devant dans un premier temps aboutir avant le 30 juin 2009. Mais le Medef a traîné des pieds et finalement jeté l’éponge. ... / ... "

Oui, mais Laurence Parisot vient de perdre la Fédération des industries de l'agroalimentaire, qui a décidé de quitter le MEDEF, à partir du 1er janvier 2010. Or, ce secteur industriel, le premier par son chiffre d'affaires (162,9 milliards d'euros en 2008) est une grosse perte !

De plus, interrogée sur Europe1 le 21 décembre, Laurence Parisot a confirmée "sa détermination totale" à briguer un nouveau mandat à la tête du MEDEF.

Alors, de là à penser, que les 4 millions de salariés concernés puissent être victimes d'une campagne de réélection, dont les patrons de TPE pourraient bien être les arbitres, il n'y a ... qu'un pas ...

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Le Point

Identité nationale : Slovar soutient la pétition de SOS Racisme

Comme nous l'avons déja écrit et le revendiquons, nous refusons de participer au débat sur l'identité nationale.

Le 3 décembre dernier nous avons publié : "Identité nationale : Appel de Mediapart: "Nous ne débattrons pas" qui rappelons-le, pour nous, est faux débat destiné à drainer les voix des électeurs de droite extrême et surtout, une manipulation indigne d'une : "démocratie irréprochable" comme la promettait le candidat Sarkozy en 2007 !

C'et pourquoi nous avons décidé de relayer la pétition de SOS Racisme : "Arrêtez ce débat, Monsieur le Président !"

Depuis le 2 novembre 2009, la France a été entraînée, malgré elle, dans les tourments d’un débat sur l’identité nationale. De nombreuses voix s’étaient pourtant élevées pour avertir que le lien posé d’emblée entre l’immigration et l’identité nationale était de nature à libérer une parole au « mieux » stigmatisante, au pire raciste.

Malheureusement, ces prédictions apparaissent aujourd’hui se situer bien en-deçà d’une réalité inquiétante et nauséabonde. En effet, depuis plusieurs semaines, les débats sur l’identité nationale sont apparus comme des espaces de libération d’une parole raciste, prompte à remettre en cause, de façon insidieuse ou explicite, la légitimité de la présence sur le sol national de catégories entières de la population.

Un nombre substantiel de réunions nous font honte tant les propos qui y sont tenus heurtent nos consciences de républicains et de démocrates, attachés aux valeurs du vivre ensemble. Propos violents envers les immigrés et leurs enfants, vision caricaturale des « jeunes de banlieue », obsession autour de la figure du musulman comme euphémisation d’un racisme anti-arabe qui n’ose plus s’exprimer en ces termes : voilà quelles semblent être les principales réflexions qui émergent des réunions tenues sur le territoire.

Pire, des responsables politiques de premier plan ont cédé au tropisme de la stigmatisation. Ainsi, il y a quelques jours, une Ministre de la République, Nadine Morano, livrait en creux sa vision du musulman, essentialisé dans la position de celui qui refuse de s’intégrer à la Nation, fût-il français.

La technique consistant, face aux tollés soulevés par de tels propos, à expliquer que ces derniers ont été mal compris ne doit pas faire illusion. La preuve n’est plus à faire que le débat sur l’identité nationale, bien loin de renforcer l’adhésion aux valeurs de la République, est un facteur de haine et de désunion, là où notre pays devrait s’atteler à cultiver le vivre ensemble. Un vivre ensemble trop fragile pour qu’il soit affaibli à travers un débat qui, posé en ces termes, ne pouvait finalement rien produire d’autre.

Face à cette réalité qu’il est inutile de vouloir camoufler, il est tout aussi inutile de sortir la carte du « peuple dont l’expression est légitime ». Car, dans notre pays comme dans toutes les grandes démocraties, le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. À cet égard, les propos racistes tenus dans des réunions organisées par les préfectures sont d’autant plus graves que l’Etat vient apposer sa légitimité à l’expression de pensées qui n’ont pas lieu d’être dans l’espace public.

C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, de mettre un terme à ces réunions, sans quoi la République française que vous représentez aura fait le choix de laisser se tenir en son sein et avec son assentiment un débat de nature à briser durablement les fondements de notre vivre ensemble.

La liste des signataires de l'Appel et signer la pétition

Les auteurs et participants à la vie de Slovar les Nouvelles sont signataires de cet appel

22 décembre 2009

1% logement : un scandale peut en cacher un autre !

Le 1% logement est bien connu des français, dans la mesure où il a contribué à l'achat du premier logement de nombreuses générations de jeunes ménages.

Ils ne sont par contre pas très nombreux à savoir que celui-ci, touché par plusieurs scandales a été obligé par le gouvernement de changer de nom et de réduire de 109 à 21 son nombre d'organismes collecteurs pour des raisons d'efficacité.

Gouvernement qui en a également profité pour trouver une étonnante destination pour une partie des fonds collectés ...

"Fondé en 1943 dans le Nord, à l’initiative du patronat textile roubaisien, le « 1 % » obligeait à l’origine les entreprises d’au moins dix personnes à consacrer 1 % de leur masse salariale à la construction de logements, l’argent étant versé à des « collecteurs », appelés Comités interprofessionnels du logement (CIL).

Hélas, avec le temps, les prélèvements ont été sérieusement rabotés : en 1992, la ponction a été ramenée à 0,45 % et, depuis 2006, seules les sociétés de plus de vingt salariés sont concernées. ... / ... Le « 1 % » est censé être paritaire, mais dans les faits les syndicats sont souvent débordés, inattentifs ou divisés. Résultat : ce sont surtout les représentants du patronat qui mènent la danse. Et pas n’importe quel patronat : la sulfureuse Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) ... / ... " Extrait du "Petit livre noir du logement" par Jeudi Noir, éditions La Découverte

Il y a peu, Le Parisien révèlait un rapport du gendarme du 1% qui épinglait les rémunérations très élevées des dirigeants des organismes collecteurs.

Ainsi, sur 89 directeurs généraux :

* trois gagnaient plus de 200 000 euros par an
* 19 entre 150 000 et 200 000 euros
* 31 entre 100 000 et 150 00

Et cerise sur le gâteau, on apprenait dans la foulée, le montant du parachute doré de l'ancien directeur général de Solendi, un autre organisme collecteur. En 2007, celui-ci est parti à la retraite avec un chèque de 1,3 million d'euros. - Source EcoRue89

Le 1% comment ça fonctionnait ?

La « participation des employeurs à l’effort de construction » (PEEC), est plus communément appelée « 1 % logement ». Les employeurs occupant au moins dix salariés sont soumis à une obligation d’investissement dans le logement des salariés, dont ils se libèrent dans leur quasi-totalité par un versement représentant aujourd’hui 0,45 % de leur masse salariale, soit 1,4 milliards d’€uros en 2004.

Cette cotisation sociale est redistribuée par des organismes collecteurs : les Collecteurs interprofessionnels du logement (CIL) et les Chambres de commerce et d’industrie (CCI), présents sur l’ensemble du territoire (168 collecteurs). Au niveau national, le 1 % logement est piloté par l’Union d’économie sociale du logement (UESL), gérée par les partenaires sociaux. (Voir description complète sur le blog Ministère de la crise du logement )

Première mesure prise par Christine Boutin qui était ministre du logement : Le 1% Logement a changé de nom au profit d’"Action Logement", un nom : "plus dynamique et plus en adéquation avec la restructuration profonde que subit l’organisme"

Deuxième mesure : Le 1% Logement subisait une restructuration en profondeur. ... / ... le mouvement réduit son réseau d’organismes collecteurs à 21 contre 109 précédemment. Une restructuration qui va permettre de réduire les coûts de fonctionnement et d’assurer un meilleur contrôle de la gouvernance de l’organisme. - Source Partenaire européen

Jusque là, rien à redire, si ce n'est que : L'Etat a obligé le 1% logement à verser 850 millions d'euros supplémentaires par an, de 2009 à 2011, pour financer à hauteur de 320 millions l'Anru, de 480 millions l'Anah et de 50 millions la politique de rénovation des quartiers anciens dégradés.

Ce qui signifie, comme l'écrit Alternatives Economiques que : " Les scandales à répétition du 1% ont facilité sa reprise en main par le ministère du Logement qui a puisé dans son budget pour compenser la baisse des crédits du ministère..."

Et oui, il faut bien se résoudre à considérer que le point 8 du document en ligne sur Sarkozy.fr : Mon projet : ensemble tout devient possible, qui dit : "Permettre à tous les Français d'être propriétaires de leur logement" était aussi crédible que "Vaincre le chômage" ou "De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables"

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PCF Avion
Partenaire européen




21 décembre 2009

Exemplarité budgétaire : Les partis politiques français ont dépensé 177 millions d'euros en 2008

Vous avez été beaucoup, à être choqués, d'apprendre que notre Président de la République avait dépensé 7 500 000 Euro pour sa communication en 2009 !

Nous en connaissons qui, en lisant le chiffre cité dans le titre de cet article vont traiter le Président (mais pas son parti l'UMP) de "petit joueur"

En effet, lorsqu'on connaît le chiffre dérisoire du nombre d'adhérents de chaque parti ou formations politiques, on est en droit de se demander comment ils peuvent afficher un tel montant de dépenses !

Bien que notre propos ne soit pas de reproduire le "tous pourris" cher aux extrêmes, il est quand même normal de se pencher sur le coût exorbitant de ce financement au moment ou on parle d'endettement, de trou abyssal de la sécurité sociale et de mesures de restrictions budgétaires, ...

"Populisme" vont immédiatement hurler certains ! "C'est le prix de la démocratie" diront d'autres, la main sur le coeur et un oeil (humide) sur le drapeau !

D'ailleurs, comme le faisaient remarquer les sénateurs en justifiant le mode de financement des partis politiques : "La démocratie n'a pas de prix, mais elle a un coût ... " Source : Sénat

177 000 000 d'Euro. Mais, d'où viennent ces chiffres ?

Et bien tout simplement du site Web de la COMMISSION NATIONALE DES COMPTES DE CAMPAGNE ET DES FINANCEMENTS POLITIQUES (CNCCFP) sur lequel Slovar les Nouvelles va régulièrement chercher des informations sur l'utilisation des fonds publics des partis ou formations politiques (voir "La réforme et l'UMP sont en panne ... d'argent" et "Eric Woerth Ministre fait la manche pour Eric Woerth trésorier de l'UMP")

Que dit le rapport ?

"Après avoir beaucoup dépensé en 2007 pour les élections présidentielle et législatives, les grandes formations politiques ont eu besoin, en 2008, de reconstituer leurs réserves financières. Ce qui explique des campagnes pour les élections municipales et cantonales menées 'à l'économie'. D'une année sur l'autre, les dépenses des partis politiques ont baissé de près d'un tiers (- 31,6 %) alors que leurs recettes diminuaient d'environ un cinquième (- 19,3 %)" - Source Le Monde

Certes, mais nous avons profité de cette longue lecture de ce dernier rapport pour découvrir et vous faire découvrir quelques éléments qui méritent qu'on s'y arrête

A. – La définition du parti politique
Ni la Constitution ni la loi n’ont défini de façon précise la notion de parti politique. L’article 4 de la Constitution dispose qu’ils « concourent à l’expression du suffrage » et « se forment et exercent leur activité librement ». La loi no 88-227 du 11 mars 1988 se limite à reconnaître que : « [les partis politiques] jouissent de la personnalité morale (1) ».

L’absence de définition pose problème dès lors qu’il s’agit de fixer des principes et des règles de financement des partis politiques, et en particulier lorsqu’il s’agit de déterminer le champ d’application d’une loi sur le financement ... / ... est considérée comme parti politique la personne morale de droit privé qui s’est assigné un but politique :

– si elle a bénéficié de l’aide publique (art. 8 et 9 de la loi du 11 mars 1988) ou si elle a régulièrement désigné un mandataire financier (art. 11 à 11-7) ;
– et si elle a déposé des comptes certifiés par deux commissaires aux comptes auprès de la CNCCFP (art. 11-7).

Ainsi toute personne morale de droit privé qui s’est assigné un but politique doit, si elle a perçu l’aide publique ou si elle a désigné pour recueillir des fonds un mandataire qui peut être soit une personne physique dont le nom est déclaré à la préfecture, soit une association de financement agréée par la CNCCFP, déposer des comptes certifiés.

Le montant de l’aide publique affecté au financement des partis et groupements politiques est inscrit dans le projet de loi de finances et fait l’objet d’une répartition par décret. Ce montant est divisé en deux fractions égales :

– une première fraction destinée au financement des partis et groupements en fonction de leurs résultats aux élections à l’Assemblée nationale (avec des dispositions particulières pour les partis présentant des candidats exclusivement outre-mer) ;
– une seconde fraction spécifiquement destinée au financement des partis et groupements représentés au Parlement ... / ...

Des données générales sur les comptes des partis en 2008

A. – Le nombre de formations politiques concernées
283 formations au total étaient juridiquement tenues de déposer des comptes certifiés par deux commissaires aux comptes au plus tard le 30 juin 2009 pour l’exercice 2008, parmi lesquelles 49 éligibles à l’aide budgétaire publique en 2008 ... / ... "

Les données chiffrées brutes concernant les 221 formations ayant déposé des comptes certifiés exploitables (ycompris ceux déposés hors délai)
– 113 formations ont eu un exercice déficitaire ;
– 108 formations ont eu un exercice excédentaire.
Le déficit cumulé des partis déficitaires s’élève à 5 659 954 € ... / ... "

Si vous avez envie de découvrir l'ensemble des partis mouvements, officines et clubs politiques qui aspirent, à profiter de la manne publique, nous vous proposons de vous rendre à la page 12 du document mis en ligne par le CNCCFP pour consulter les 22 pages recensées !

Puis, si vous n'êtes pas encore las ou franchement énervé, poursuivez par le chapitre : COMPTES DES FORMATIONS POLITIQUES AYANT SATISFAIT À LEURS OBLIGATIONS LÉGALES POUR L’EXERCICE 2008 - (215 comptes) qui va vous donner un exemple des comptes des 22 pages précédentes, soit 500 pages (intégrant les comptes déposés)

Bien que le journal Le Monde écrive : "Après avoir beaucoup dépensé en 2007 ... / ... D'une année sur l'autre, les dépenses des partis politiques ont baissé de près d'un tiers (- 31,6 %) alors que leurs recettes diminuaient d'environ un cinquième (- 19,3 %)"

Même avec quelques baisses, il reste encore de quoi s'occuper et aider les copains des agences, les permanents, quelques causes ...

Car si, le Web, au travers des sites (partis et candidats) vidéos (lipdub) réseaux sociaux (MODEM, PS, UMP) est beaucoup moins coûteux que les campagnes traditionnelles des agences de communication, le montant reste totalement disproportionné par rapport à l'action des partis politiques qui est, déjà bien relayée, gratuitement par la presse et les media audiovisuels !

Il fut un temps ou ceux qui briguaient nos suffrages connaissaient les cages d'escaliers et les meetings sur une simple place de marché mais beaucoup moins les plateaux de télévision ou l'Internet.

ça peut sembler ringard à certains, mais au moins, ceux là connaissaient vraiment la France et les problèmes des français ... A moindre coût !

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Election Politique

Copenhague : Débauche de communication et "gueule de bois" à prévoir !

A force de croire qu'on peut gérer un pays, l'Union Européenne ou la planète comme on gérait la mairie de Neuilly sur Seine, il est évident qu'on finit par souffrir d'un problème de crédibilité !

Et oui, notre "omniprésident" en quête d'une stature internationale, vient encore de se distinguer en s'autoproclamant chef des chefs d'état et en leur distribuant bons et mauvais points.

Coût de l'opération : Un échec personnel qui vient s'ajouter aux nombreux autres dont il gratifie les français depuis son élection !

L'histoire ne retiendra certainement pas l'image de Nicolas Sarkozy tapant du poing sur la table à son arrivée à Copenhague pour réclamer une réunion de crise des principaux dirigeants du monde afin de débloquer des négociations qui allaient selon lui "droit à la catastrophe"

Non, l'histoire retiendra, l'un des résultat des plus médiocres, que même Luc Chatel, le porte parole du gouvernement n'est pas arrivé à valoriser

"Copenhague pour moi, c'est un petit pas dans la bonne direction", a résumé le porte-parole du gouvernement ... / ... "Quand Nicolas Sarkozy arrive jeudi après-midi, il n'y a aucune décision qui est en passe d'être prise et on se prépare à un fiasco", a noté Luc Chatel. Le président français a pris "l'initiative de réunir 28 chefs d'Etat et de gouvernement" pour que ceux qui peuvent "faire bouger les choses se retrouvent et discutent" et "à la fin on évite un fiasco total", a-t-il assuré.

... / ...Le ministre a reconnu que Copenhague se termine sur "un certain nombre de signaux décevants", comme l'absence d'"objectifs quantitatifs imposés à l'ensemble des pays" ou d'accord sur une organisation mondiale de l'environnement. Mais "il y a une mécanique inéluctable qui est maintenant en marche", a-t-il voulu croire. "On a un accord qui n'est certes pas optimal mais qui permet d'engager la suite avec un certain optimisme" - Source AP/Yahoo

Quel est le résultat de ce "petit pas dans la bonne direction" ?

- Faute de consensus entre les 193 pays réunis depuis le 7 décembre dans la capitale danoise pour la Conférence de l'ONU sur le changement climatique, le document de compromis élaboré vendredi à l'arraché par les Etats-Unis, la Chine, et d'autres pays émergents dont l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud n'a pas formellement été entériné. La présidence de la Conférence a simplement "pris acte" samedi de l'Accord de Copenhague, ce qui "lui donne la même validité que s'il avait été accepté", selon l'ONU.

- Ce texte de quelque trois pages ne comporte pas d'engagement chiffré en matière de réduction des émissions des gaz à effets de serre (GES). L'objectif principal est une limitation du réchauffement mondial de deux degrés Celsius, seuil au-delà duquel les conséquences pour la planète pourraient être irréversibles selon les scientifiques.

Pour espérer y parvenir, estiment-ils, il faudrait réduire d'au moins 50% d'ici 2050 les émissions de GES. Cet objectif a figuré sur un des textes de travail élaboré vendredi, mais n'a finalement pas été retenu.

- Les pays en voie de développement feront état tous les deux ans des mesures qu'ils ont prises sur la base du volontariat pour réduire les émissions de GES. Ces rapports seront l'objet de "consultations internationales et analyses".

- Concernant le financement, les pays industrialisés se sont engagés à Copenhague à apporter une aide de 10 milliards de dollars (6,9 milliards d'euros) par an en 2010, 2011 et 2012 aux pays pauvres pour faire face aux conséquences du changement climatique, comme la sécheresse et les inondations, et développer les énergies non polluantes. A plus long terme, "l'objectif" est de porter cette aide à 100 milliards de dollars par an (69 milliards d'euros) d'ici 2020.

- Le programme REDD (Réduction des émissions résultant de la déforestation et de la dégradation) destiné à protéger les forêts tropicales de la planète ne s'est pas concrétisé, en l'absence d'accord contraignant sur la réductions des émissions de GES.

- Les 193 pays ayant ratifié la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) participent toute l'année à des travaux préparatoires. Chaque année en décembre, les Etats se réunissent pour deux semaines de négociations. La prochaine conférence est prévue en décembre 2010, à Mexico. Il s'agit toujours de trouver un accord prenant la suite du Protocole de Kyoto sur la lutte contre le réchauffement climatique, signé en 1997 et qui expire en 2012. - Source AP/Yahoo

Il faut dire que la conclusion de Nicolas Sarkozy, est, pour une fois très claire : " ... / ... Il a estimé que c'était "le meilleur accord possible" en l'état actuel des choses"

La fête de la communication politique étant finie, même si Chantal Jouanno persiste : Elle dit comprendre l'amertume des ONG de défense de l'environnement. Mais, selon elle, "si Nicolas Sarkozy et Lula, le président brésilien, n'avaient pas exigé un accord politique, nous n'aurions rien eu à l'issue de Copenhague" Il va falloir revenir aux réalités.

Cette réalité qui s'appelle : la taxe carbone.

Taxe que les français vont acquitter en 2010, tout simplement parce que notre Président "vert" a voulu impressionner les autres chefs d'Etat et de gouvernement !

Laurence Parisot a parfaitement expliquée ce matin sur Europe1 le jeu de dupes auquel s'est livré le Président de la République envers les français en préparant le sommet de Copenhague :

"Le Medef était pour "un accord contraignant à Copenhague", a rappelé sa patronne pour qui il y a besoin de "règles du jeu communes", dans ce domaine comme dans d’autres. "Les grandes et moyennes entreprises françaises sont d’autant plus déçues qu’elles ont des engagements contraignants qu’elles ont déjà acceptés" - Source Europe1

Car rapellons le :

A partir du 1er janvier 2010, les consommateurs d'énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) seront soumis à la taxe carbone. Cette nouvelle taxe est destinée à sensibiliser les particuliers et les entreprises sur leur volume d'émission de C02, dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.

La taxe carbone concerne à la fois les ménages et les entreprises. Cependant, seuls les particuliers recevront une compensation directe afin de redistribuer la taxe carbone et la TVA induite qu'ils vont supporter.
Quel coût ?

Le prix de la tonne de CO2 a été fixé à 17 € pour 2010. Concrètement, cela représente :

* 4,5 centimes par litre de diesel (environ 2,3 € pour un plein),
* 4 centimes par litre d'essence (environ 2 € pour un plein),
* 4,5 centimes par litre de fioul domestique,
* environ 0,35 centimes par KWh de gaz naturel (soit près de 60 € par an pour une consommation moyenne de 17 000 KWh).

Le coût moyen de la taxe en 2010 est estimé à 74 € par foyer fiscal.

Exemples.

* Un couple avec 2 enfants habitant en zone rurale, se chauffant au fioul et parcourant en moyenne 18 000 km par an en voiture diesel devra payer 95 € de taxe carbone pour le chauffage et 48 € pour les frais de carburant, soit au total 143 € par an. Le foyer recevra 142 € sous forme de crédit d'impôt.
* Un célibataire non imposable vivant en ville dans un appartement chauffé au gaz et se déplaçant via les transports en commun versera environ 31 € de taxe carbone par an et recevra un crédit d'impôt de 46 €. - Source Le Particulier

Mais, ce n'est qu'un début puisque cette taxe est censée évoluer années après années !

Et hop, encore un petit coup au passage, au pouvoir d'achat et à la compétitivité des entreprises tant mise en avant par le gouvernement et les milieux économiques.

Néanmoins, ce matin, Laurence Parisot, toujours aussi opportuniste, n'a pas manqué de dégainer son sempiternel argument : "La patronne des patrons considère aussi que les allègements de charges sont "nécessaires". Elle estime que malgré les baisses, "nous avons un coût du travail qui reste plus élevé que notre principal partenaire, l’Allemagne".

Ceci bien entendu alors que : "Les exonérations de cotisations de sécurité sociale ont encore augmenté en 2008 à 30,7 milliards d'euros, environ autant que le déficit record prévu pour la Sécurité sociale en 2010, selon des chiffres publiés lundi"

Bon, sauver la planète, c'est loupé, mais continuer à torpiller les comptes sociaux et ouvrir la porte à des mesures drastiques, voir dramatiques comme l'explique Marie-Anne Montchamp, députée UMP du Val-de-Marne :

“Le système de financement de la Sécurité sociale est aujourd’hui dépassé et aboutit à un creusement inéluctable des déficits. ... / ... il faut repenser ce système dans un contexte de croissance molle et d’augmentation du nombre d’inactifs par rapport aux actifs. Le vieillissement de la population française doit en particulier être traité comme un risque à part entière, ainsi que la question de la dépendance. La crise n’explique pas à elle seule le dérapage récurrent des comptes sociaux. Elle a juste créé un effet de seuil qui rend une réforme de fond incontournable.... / ... " C'est tout à fait d'actualité, comme ... le maintien du bouclier fiscal !

Attention à la gueule de bois qui pourrait bien, en 2010, toucher les français, même si la majorité de ceux-ci s'apprêtent à consommer de l'alcool avec modération !

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Paris Match

18 décembre 2009

Les "Nicolas" d'or 2009 : Le palmarès est tombé !

C'est un grand moment pour tous les membres du jury auquel a participé Slovar les Nouvelles

Initié par notre ami Vogelsong, les "Nicolas d'or" récompensent les hommes politiques et de communication les plus "méritants", au travers de leurs actions ou déclarations.

Un petit regret cependant : Plusieurs internautes nous ont fait part de leur déception puisque Frédéric Lefebvre n'a été nommé dans une aucune catégorie !

Cela évitera, néanmoins, qu'il en fasse état sur son blog en recopiant mot pour mot le texte, sur son blog, comme il le fait depuis longtemps (voir Slate)

Bon, allez, assez de parlottes et passons à l'allocution du Président du Jury et aux récompenses !

"L’année 2009 fut de toute évidence une année politique, particulièrement chargée. Les polémiques ont succédé aux réformes et ont rythmé de manière quasi continue la vie médiatique de notre pays.

Dans ce tumulte, la blogosphère a pris part aux débats en produisant plusieurs milliers d’articles. Toujours sur le qui-vive et sans cesse à l’affût des moindres faits et gestes, fulgurances et balivernes de la vie politique.

Pourtant la blogosphère politique reste plus que jamais une constellation brumeuse, un espace exubérant et insaisissable, bref un monde en perpétuelle mutation. Des blogueurs libéraux à ceux prônant le retour au collectivisme, l’interconnexion ne relève pas toujours de l’évidence.


Pourtant au-delà des différences idéologiques et des querelles de clochers, la blogosphère est parfois capable de s'exprimer de concert. A l'initiation du projet cela était notre intime conviction. Mais surtout notre moteur.


Aujourd’hui 35 blogueurs d'opinions diverses participent à l'élaboration et à la remise de sept prix. Ils décernent des comportements d'hommes ou de femmes politiques plus ou moins vertueux, mais marquants.

Les Nicolas d'or ? Pourquoi ?

Les blogueurs ont pensé que puisque les Bourbons avaient leurs Louis d’or, la famille de Nagy-Bocsa méritait bien qu’on lui rende hommage avec l’attribution des Nicolas d’or. De plus quoi que l'on en dise ou pense, N. Sarkozy bat le tempo de la vie politique française. En ce sens nous lui devons au moins ça
"

Le PALMARES !!!!!!!

Le "Nicolas" d'or de la phrase de l'année : Jacques Séguéla : "Si à 50 ans on n'a pas une Rolex, on a raté sa vie" sur France 2, le 13 février 2009

Le "Nicolas" d'or du fantôme politique de l'année : Fadela Amara

Le "Nicolas" d'or du coup d'éclat politique de l'année : Le retour de Daniel Cohn Bendit et le score d'Europe Ecologie aux Européennes

Le "Nicolas"d'or de l'arnaque économique de l'année : La moralisation du capitalisme

Le "Nicolas" d'or du bide politique de l'année : Jean Sarkozy et l'EPAD

Le "Nicolas" d'or du Coup de pelle de l'année : Nicolas Sarkozy : "Les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore les bandits eux ont une morale". (source : Slate )

Le site Internet de l'année : Jean-Luc Mélenchon http://www.jean-luc-melenchon.fr/

Les commentaires du Jury

On avait cru la page du « bling-bling » définitivement tournée, Séguéla l’a remise au goût du jour avec maestria. C’est donc fort logiquement que les blogueurs ont retenu sa phrase devenue culte : « Si à 50 ans, on n’a pas de rolex, c’est qu’on a raté sa vie ».

De l'incandescence à l’obscurité des limbes, il n’y a parfois qu’un pas, allégrement franchi par la fantomatique Fadela Amara. La blogosphère dans sa grande générosité a tenu à saluer la vacuité de son action politique. Elle s'est enfermée dans un palais, et lambine sous les lambris dorés.


Le coup d’éclat politique revient à Dany le rouge pour avoir redonné vie à des Verts aux bords de la crise de nerf. Il a sans nul doute réalisé le coup politique de l’année lors des élections européennes.


En matière de bides politiques, Jean Sarkozy s’est imposé à tous comme une évidence. Sa candidature à la tête de l’EPAD a défrayé la chronique et a même fait vaciller les plus convaincus à l’UMP. Sacrée performance.


Au menu des bluettes racontées au tout grands, "La moralisation du capitalisme" martelée avec trémolo est un chef d'oeuvre du genre. À ce titre, elle a supplanté tout les autres thèmes.


En avril 2009, le Canard enchaîné relatait les propos fleuris que le chef de l'état destiné à nos cousins journalistes : "Les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore les bandits eux ont une morale".

Que pense-t-il des blogueurs ?


Il ne se contente plus d'haranguer les foules, d'emplâtrer les journalistes et ses débatteurs.

J. L. Mélenchon déboule sur le web 2.0. Ergonomiques, bien écrits, photos décalées, il est plébiscité par le geeks de la politosphère.


A l'année prochaine !

Les membres du Jury

Laure Leforestier - Olympe - Le Monolecte - Mrs Clooney - Caréagit - Yann Savidan - H16 - Ruminances - Le Privilegie - Luc Mandret - Frednetick - Antidote - Abadinte - Jean-Paul Oury -
Falcon Hill - Intox2007 - Crise dans les médias - Slovar - Seb Musset - De tout et de rien - Horizons - Le Pavé - Eric Mulhouse - Pensez Bibi - Disparitus - Dedalus - Coucou - Sarkofrance -
Rébus - Partageons Mon Avis - Peuples - Le volontaire - Marc Vasseur - Reversus - Piratage(s)

Bilan du Lipdub des jeunes UMP : Plainte en cours et Xavier Darcos consterné/ridiculisé

Le clip vidéo des jeunes de l'UMP auquel, ont participé, entre autre : Rachida Dati, Valérie Pécresse, Christine Lagarde, Xavier Bertrand, David Douillet, Jean-Pierre Raffarin, ou encore Gilbert Montagné vient faire une première victime dans les rangs des "chanteurs/danseurs" de la majorité : Xavier Darcos le ministre du travail.

Mais dans la mesure ou le ridicule ne tue pas, on nous assure qu'il est toujours bien vivant, mais surtout, selon ses propres mots : "consterné"

Nous ne reviendrons pas sur le contenu du clip des Jeunes Populaires, que nous avons mis en ligne, il y a quelques jours. Par contre, il était intéressant de donner à nos lecteurs quelques informations sur le bilan de cette opération de communication.

On a appris, il y a peu, que les auteurs et défenseurs de la loi Hadopi se sont rendus coupables de piratage, comme nous l'explique Le Nouvel Obs

"La bande-son utilisée par les militants est en effet une reprise d'un morceau de Luc Plamandon de 1976, chantée par la Star Academy québécoise. ... / ... . Dans un communiqué, ceux-ci se défendent en expliquant qu'il s'agit d'un "malentendu" et en annonçant qu'"un accord devrait intervenir dans les prochaines heures consistant notamment dans le versement d’une somme au profit d’une association reconnue d’utilité publique". Ils présentent également leurs "excuses" aux Star académiciens québécois.

Ou le site l'Informaticien

"... / ... De fait, certains confrères estiment que l’UMP devrait débourser environ 30.000 euros à titre de dédommagement. Mais la somme n’est pas encore officielle. En effet, malheureusement habitués à ces "méprises", cette somme est le montant dont s’était acquitté le parti politique pour avoir utilisé sans autorisation un titre de MGMT. Dans l’affaire du clip, l’avocate de Musicor cité par nos confrères de 20 minutes indique qu’un accord devrait être prochainement trouvé mais que le montant est celui de l’affaire MGMT et ne sera pas nécessairement identique. Plus cher, moins cher ? Plus ennuyeuse est la version de l’erreur plaidée par Benjamin Lancar, président des jeunes UMP. Celui-ci avait en effet plaidé l’erreur, la négligence, pour expliquer cette utilisation frauduleuse. Or Musicor indique qu’une demande avait été effectuée par l’UMP en octobre dernier et que celle-ci avait été refusée. Si tel est avéré, il ne s’agirait plus du tout d’une erreur mais d’une volonté de passer en force en dépit du refus de la maison de disque, laquelle précise qu’elle ne tient pas à ce que les compositions de ses artistes soient utilisées à des fins politiques"

Ne rigolez pas tout de suite, puisque les partis et formations politiques sont financés en grande partie sur l'argent des contribuables et que ce sont ceux-ci qui vont régler la plus grande partie de ces : "erreur et négligence" !

Comme il faut bien s'amuser un peu et que comme le dit l'expression : "En France tout finit par des chansons", nous n'avons pas résisté à vous parler des petits tracas du chanteur et danseur Xavier Darcos.

Il semble regretter amèrement d'avoir accepté de participer à ce qui est devenu un désastre en termes de communication et d'image.

En effet, Xavier Darcos est intervenu lors des questions au gouvernement. Il avait décidé d'attaquer l'opposition sur les 35H00 en demandant aux socialistes (qui ne sont plus au pouvoir depuis 2002), quels sont les résultats de cette loi sur la compétitivité de la France et de vanter la brillante "réussite des heures supplémentaires".

"Malheureusement pour lui, le lip dub de l'UMP est encore dans tous les esprits, et l'opposition n'a pas manqué de reprendre sa chorégraphie lors de l'intervention du ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville" Nous dit Zigonet

Nous vous proposons d'en regarder la vidéo

"Alors que la France entière découvrait il y a quelques jours le clip des Jeunes populaires de l’UMP où figurent plusieurs personnalités politiques et ministre, Xavier Darcos se disait "consterné" après l'avoir vu pour la première fois. Il semblerait que ses craintes quant à ses talents de danseur aient été confirmées par l’opposition, qui a décidé d’imiter la chorégraphie du ministre du Travail en pleine Assemblée Nationale" - Adresse de la vidéo



C'est vrai, qu'un monument culturel, comme celui auquel il a participé, ça vous plombe vite une carrière et un destin politique !

On en connaît au moins un qui serait content que les propriétaires des droits de "Changer le monde" refusent une indemnisation et obtiennent le retrait définitif du Clip.

Car, que ce soit dans les négociations avec les partenaires sociaux ou lors de sa prochaine campagne pour les régionales en région Aquitaine, Xavier Darcos doit maintenant s'attendre à voir chez ses interlocuteurs un franc sourire qui risque de saper son autorité "légendaire".

Sources
Zigonet
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Le Post