01 octobre 2010

Exclu Slovar : Interview Gérard Filoche "Une vraie retraite à 60 ans c'est possible"

Les manifestants devraient être encore très nombreux demain pour refuser une réforme des retraites injuste, mais sur laquelle le Président refuse toute négociation.

Alors, terminé la retraite à 60 ans ? Gérard Filoche qui avait écrit un livre sur ce sujet a accepté de répondre à mes questions.

Interview exclusive diffusée en intégralité

Slovar : Gérard, les éditions JC GAWSEVITCH republient le livre que tu avais co écrit avec Jean-Jacques Chavigné : " Une vraie retraite à 60 ans c'est possible". Peux tu nous dire à quelle date est paru ce livre ?

Gérard Filoche : Ce livre a été conçu avec Jean-Jacques Chavigné dés que Sarkozy a viré sa cuti, et renoncé, contrairement à ce qu’il avait déclaré, à maintenir la retraite à 60 ans. Ecrit pendant que nous préparions l’appel dit “Attac-Copernic”, il est paru le 16 avril quelques jours après que ce dernier ait été lancé le 7 avril.

C’est dire si nous l’avons pensé comme un instrument militant : sous forme de “dix questions, dix réponses” il balaie tout le spectre des mensonges gouvernementaux et propose une alternative pour garder une retraite à 60 ans sans un an de plus ni un euro de moins. Chaque soir de meetings unitaires, à parti du succès de la Bellevilloise le 6 mai 2010, nous avons proposé ce livre aux participants et il est devenu ainsi ce qu’on appelle un succès de librairie, notre éditeur JC Gawsevitch, n’en revient pas encore. Le petit dessin que m’a donné mon ami Siné qui est au dos du livre, est maintenant repris à des centaines de milliers d’exemplaires partout dans le pays.


Slovar : Quelles sont les raisons qui te l'ont fait écrire ?

GF : Des millions de français, qui pourtant savent décrypter et résister dans leurs consciences, sont victimes d’une campagne médiatique acharnée de type désinformation totalitaire. Sarkozy ment. Fillon ment. Woerth ment. On a affaire à un véritable truquage éhonté de l’information, des chiffres, des “arguments”. C’est atterrant de bêtise ce qu’ils expliquent sur TF1, dans les grands médias aux ordres, mais ils n’hésitent pas ils le font : bourrage de crâne, contre-vérités, manipulations, ils osent tout de façon incroyable !

Ils refusent le débat aussi bien avec les syndicats qu’ils ont méprisé, que dans les télés ou à l’Assemblée nationale où ils ont réduit le temps de parole de l’opposition à 20’. Sarkozy a imposé la procédure d’urgence, profité des vacances, organisé toutes sortes de diversions médiatiques que c’en est insupportable dans une république, vis à vis de la démocratie, vis à vis de citoyens majeurs.

Alors en plus des mobilisations et grèves appelées par les 8 syndicats unis les 23 mars, 29 mai, 24 juin, 7 septembre, 23 septembre, et de celles à venir, nous avons organisé avec Attac Copernic et les 268 signataires universitaires, intellectuels, associatifs, syndicalistes, politiques, plus de 400 meetings dans tout le pays. Dans de tels meetings, il y a des milliers de militants et de gens en colère, on développe nos idées et on est applaudi. Mais cela ne suffit pas : la diffusion d’un livre, aussitôt après, est un moyen de continuer, de renforcer les arguments, les convictions, de poursuivre en profondeur, voilà pourquoi on a écrit.

Slovar : En quoi ce livre est-il "actuel" ?

GF : " Parce qu’en dix questions, dix réponses, il balaie toutes les arguties sur la prétendue “crise démographique”, la prétendue “crise économique” qui obligeraient à piller le niveau de nos retraites durement acquises. Il n’y a aucune contrainte démographique et la France est même trés bien placée, car elle a le taux le plus élevée d’Europe de naissances. L’allongement de l’espérance de vie est fragile et n’est, hélas, pas si élevé, qu’ils le prétendent : de toute façon, ça ne modifie pas la biologie du corps humain entre 55 et 65 ans.

Les plus belles années de la retraite sont entre 60 et 65 ans. Les plus dures années au travail sont entre 60 et 65 ans. Le travail devient dur pour tout le monde au milieu de la cinquantaine. Et notre livre a été le premier a donner plein d’arguments – aujourd’hui largement repris par tous dans tous les meetings - comme le fait que l’espérance de vie en bonne santé est en moyenne de 63 ans pour les hommes et de 64 ans pour les femmes.

Et nous avons expliqué et justifié sans ambiguïté que la retraite n’était pas une épargne mais le fruit d’une cotisation basée sur les salaires, une partie du salaire mutualisée, mise dans un pot commun et redistribuée en direct, de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite, en temps réel, sans spéculation possible. C’est un salaire continué. Nous expliquons qu’il ne faut pas tomber dans le piège des assurances individuelles et fond de pensions, ils vous prendront vos sous et les dilapideront aux iles Caïman dans les caves à subprime et autre hedge fund : ne leur donnez rien, pas un centime, il n’y a pas d’issue individuelle à la retraite.

Enfin nous décortiquons le danger de la retraite dite “a points”, les inégalités produites envers les femmes et les précaires, et dénonçons les baisses planifiées du niveau des retraites du fait de l’allongement inatteignable des annuités cotisées obligatoires.

Slovar : Est-il vraiment possible de maintenir les retraites à 60 ans à taux plein ?

GF : Evidemment, rien, rien, rien n’oblige à la remettre en cause, il faudrait même permettre la retraite à 55 ans dans le bâtiment par exemple. Qui n’a vu qu’un ouvrier de 55 ans devant son marteau piquer, avait peu d’espérance bien qu’ayant coûtés toute sa vie. Travailler plus c’est mortifère, il faut travailler mieux, moins tous. Il y a l’argent disponible : si on cesse de faire des dizaines de milliards de cadeaux au CAC 40, aux 500 premières familles, d’exonérer de 42 milliards de cotisations les patrons, de permettre des niches fiscales comme celle de Copé sur les transferts de société qui coûte a elle seule 22 milliards (4 fois plus que le fameux bouclier fiscal).

Bien sûr, la France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal redistribuées à ceux, les salariés, 92 % de la population active qui les produisent. Même le COR (conseil d’orientation des retraites a calculé qu’avec 0,30 points de hausse des cotisations sociales pendant la période difficile de 2010 à 2036, on pouvait faire face et maintenir les prestations à 60 ans, avec 75 % de reversement, indexé sur les salaires, sans retraite inférieure au Smic, et calculée sur les 10 meilleures années ou sur les 36 derniers mois. Il faut redonner aux salaires la part qu’ils méritent, partager le travail et adapter les cotisations pour garantir les retraites, nous démontrons dans notre livre que c’est possible et viable. Tout dans notre livre est sourcé, chiffré, détaillé.

Slovar : Crois tu possible de faire céder le gouvernement et Sarkozy alors que ceux-ci affirment vouloir aller jusqu'au bout ?

GF : C’est comme dans le temps des dévaluations. Ils disent toujours qu’ils ne dévalueront jamais... une heure avant de dévaluer.

En avril 2006, Chirac est allé jusqu’à promulguer la loi du CPE... en demandant qu’elle ne s’applique pas.

Sarkozy est isolé en dépit de toutes les sales diversions qu’il a tenté d”organiser cet été et en cette rentrée (Roms, immigration, insécurité, écoutes téléphoniques, mensonges sur Woerth-Bettencourt, l’affaire Karachi, etc...). Les diversions ont toute échoué dans l’opinion. L’UMP est divisée, seul le Medef et le Cac 40 le soutient à 100 %. Il fait le fier à bras, alors qu’en un un pays normal il y aurait des élections anticipées.

Mais autour de lui, bien qu’il fasse le sourd, truque les chiffres et manipule les grands médias à ses ordres comme TF1, les vagues de manifestants et de mécontents montent, Sarkozy est déjà mouillé jusqu’à la cheville, on va le mouiller jusqu’aux genoux.

Ca monte chaque jour, on fait plusieurs meetings par soir et on manifeste et fait grève encore les 2 et 12 octobre. Bernard Thibault ne vient il pas de déclarer solennellement que “la grève reconductible ne peut absolument pas être exclue” ?

Merci Gérard et bonne manif !

Liste des manifestations du 2 octobre (Source CGT)


"Une vraie retraite à 60 ans, c'est possible"
Editions Ed. JC GAWSEVITCH

Dialogue social dans les TPE : Représentativité contre lobbying ?

Le 4 juin dernier, Slovar vous racontait comment, la CGPME et le MEDEF, bien aidés en celà par Jean-François Copé, avaient réussit à faire passer à la trappe le projet de "dialogue social" dans les TPE. Le sujet revenait, cette semaine, au parlement, sur fond ... d'affrontement entre organisations patronales !

Le MEDEF et la CGPME voulaient la peau des "commissions paritaires territoriales". Après un très fort lobbying allant, comme nous l'expliquions jusqu'à : menacer les députés UMP de voter à l'extrême droite : " ... / ... les élus UMP, ont peur de la sanction électorale que pourraient leur infliger les petits patrons lors des prochaines élections, présidentielle et législatives, si jamais ils votaient ce texte. "Beaucoup ont été très explicites sur ce point", confirme un député ... / ... " - Source Slovar

Les parlementaires UMP s'étaient donc mobilisés pour les faire disparaître et vider de tout son sens cette partie du projet de loi !

Fureur des syndicats de salariés et de l'UPA qui avaient cosigné le texte et profonde gène de la part d'Eric Woerth qui avait pourtant : " finalisé le projet de loi sur le dialogue social et la représentativité des syndicats dans les très petites entreprises" - Creation d'entreprise

Or, comme l'expliquaient Les Echos : " le projet de loi traitant du dialogue social dans les très petites entreprises (moins de onze salariés) revennait au Parlement. Composée de sept sénateurs et d'autant de députés, une commission mixte paritaire (CMP) se tiendra jeudi pour tenter de trouver un compromis sur un texte âprement débattu, en particulier entre la majorité et le gouvernement ... / ... " l'objectif étant de trouver un compromis qui ne semblait pas si difficile puisque selon les termes du député UMP Dominique Dord : " C'est beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Même dans la version d'origine, ce n'était pas la mer à boire…"

Résultat des courses ?

Oublié : " la création (facultative) de "commissions paritaires territoriales", chargées de vérifier l'application des accords collectifs et d'apporter une aide en matière de dialogue social aux salariés et employeurs des TPE "

Et remplacé par : " ... / ... Les rapporteurs UMP du texte au Sénat et à l'Assemblée, Alain Gournac et Dominique Dord, ont contourné "l'obstacle" au sein de la majorité en s'appuyant sur l'autre volet du texte, voté lui sans heurts : organisation tous les 4 ans d'un scrutin régional pour mesurer l'audience des syndicats dans les TPE) .... / ... "

Les réactions

Jean-François Copé : " La spécificité des TPE a été prise en compte puisqu'aucune structure nouvelle n'a été créée. Le dialogue social direct au sein de l'entreprise et des instances déjà existantes reste donc privilégié ... / ... "

Laurence Parisot (Medef) a salué : "un compromis honorable" qui constitue "un immense soulagement pour les TPE ... / ... "

CGPME : " Le résultat est là : les TPE échapperont à une nouvelle forme de bureaucratie permettant aux syndicats de salariés de se voir attribuer un droit de regard là où ils ne sont pas présents"

Inutile de dire que du côté des syndicats de salariés l'amertume est grande : " ... / ... Le texte de la CMP reste ainsi "très éloigné de l'ambition" portée par la CFDT. Malgré les "limites" du texte, la centrale de François Chérèque entend "agir pour qu'il soit pleinement mis en oeuvre" - Daily Bourse

En clair : Sujet clos et remerciements à l'UMP !

Mais la CGPME ne compte pas en rester là puisqu'elle aimerait "régler ses comptes" avec l'UPA, l'organisation patronale regroupant les artisans. En effet, dans son dernier communniqué "triomphant" elle écrit : " ... / ... La CGPME voit a ainsi reconnue son action en faveur des TPE et des artisans, loin des querelles de ceux, UPA en tête, qui ont oublié leur raison d'être : simplifier la vie des chefs d'entreprises qui prennent des risques pour créer emplois et richesses.

Nul doute que les artisans auront à coeur lors des prochaines élections aux Chambres des Métiers, en apportant leurs suffrages aux listes Artisans de notre Avenir (ADNA), soutenues par la CGPME, de rejoindre à leur tour le camp de ceux qui considèrent que la proximité est le meilleur moyen de garantir un véritable dialogue social "

Réponse de l'UPA par communiqué interposé : " ... / ... L’UPA regrette en revanche le débat contre productif qui a consisté pour certaines organisations, il est vrai peu informées des réalités des entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité, à diaboliser le dialogue social"

ça sentirait pas un peu la poudre ? Il faut dire que la CGPME a un contentieux avec l'UPA qui remonte à 2005

Un important rapport de la DARES sur les organisations patronales en France et en Europe nous l'explique en page 76 : " ... / ... Un conflit a ainsi opposé la CGPME et l'UPA sur la question de la représentativité dans l'artisanat ... / ... le Conseil d'Etat, le 9 février 2005, a statué que la CGPME n'était pas représentative des professions artisanales au plan national. La CGPME ne peut donc pas présenter de liste aux élections des Chambres de métiers et de l'artisanat ... / ... " et le rapport de préciser que : "Le MEDEF et la CGPME se seraient, en outre, « étranglés de stupéfaction » à la proposition de l'UPA, qui souhaite que la question de la représentativité patronale soit posée, et l'audience des organisations patronales mesurée ... / ..."

Ce qui signifie que ne pouvant officiellement intervenir dans le dialogue "artisans gouvernement", la CGPME a réussi à réduire à néant à l'issue d'un bras de fer, de plus de 8 ans, l'accord entre les syndicats de salariés et l'UPA, en activant la piste du Président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale : Jean-François Copé !

Ce sont donc des organisations patronales représentant majoritairement des entreprises de plus de 11 salariés, mais possédant beaucoup plus d'appui politiques, qui ont eu gain de cause !

Au fait, c'est pour quand, un vrai débat au parlement sur : la question de la représentativité et l'audience des organisations patronales " ?


Bibliographie
UPA : "Les contrevérités du MEDEF et de la CGPME"

Crédit image
UPA

30 septembre 2010

Budget 2011 : Les enseignants, policiers, militaires perdants, mais le Premier ministre gagnant !

Pour le budget 2011, Nicolas Sarkozy appliquera le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Tous les ministères vont donc être touchés à quelques exceptions, dont : Les services du Premier Ministre ... qui vont recruter !

C'est un dossier du Figaro " Budget : les ministères gagnants et perdants" qui le révèle : " Le gouvernement vise 31.638 suppressions de postes en 2011 via le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. L'Éducation, la Défense et le ministère du Budget sont particulièrement touchés" Et Le Figaro d'ajouter : " ... / ... Sur trois ans, de 2011 à 2013, ce sont plus de 97.000 postes qui seront supprimés (avec -33.000 suppressions de postes programmées en 2012 et -33.100 en 2013) ... / ... "

Dans le détail, quels sont donc les ministères les plus touchés, et à quelle hauteur ?

Le Figaro indique dans un tableau, le nombre de réduction de postes, ainsi que le "plafond des autorisations d'emplois " par ministère

Ministères qui perdent des postes

Education nationale : - 16 000 - plafond des autorisations : 968 194
Défense : - 8250 - plafond des autorisations : 301 341
Intérieur outre mer et collectivités locales : - 1597 - plafond des autorisations : 282 755
Budget comptes public et réforme de l'état : - 3127 - plafond des autorisations : 142 466
Ecologie développement durable et mer : - 1287 - plafond des autorisations : 62 371

Quels sont les ministères qui recruteront ?

Conseil et contrôle de l'état : +40 - plafond des autorisations : 5 580
Justice et libertés : + 400 - plafond des autorisations : 75 825
Et
Services du Premier Ministre : + 15 - plafond des autorisations : 3 529 ... / ... " Liste complète sur Le Figaro.fr

+ 15 personnes pour les services du Premier Ministre ?

C'est d'autant plus étonnant que celui-ci dispose déjà d'une équipe pléthorique qui "doublonne" en grande partie avec celle du Cabinet et des services du Président de la République

Car le Premier Ministre dispose déjà :

D'un Cabinet
Du Secrétariat général du Gouvernement
De nombreuses autres instances administratives rattachées au Premier ministre afin de l’assister dans la direction de l’action gouvernementale
Des moyens d’information du public (SIG , Documentation française, JO, ...)
D' Administrations de missions :
-Centre d’analyse stratégique
-Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (DIACT)
-Secrétariat général des affaires européennes (SGAE) - Source Vie Publique

Quant à savoir où ces 15 postes sont à pouvoir ?

Néanmoins, si le Premier Ministre souhaite faire des économies, on pourra toujours lui conseiller de s'interroger sur l'opportunité d'avoir 6 "conseillers techniques Presse"

En clair : Quelques ministères durement touchés, comme l'enseignement, qui va payer le prix fort. Mais quelques douceurs pour Matignon et pour la justice, afin d'éviter, que les magistrats ne deviennent trop turbulents.

On notera aussi que dans cette période de discours sur la sécurité et de lutte contre le terrorisme que l'intérieur et la défense perdent des postes de façon significative ! S'apprêterait-on à l'Elysée, au Ministère de l'Intérieur ou à la Défense à nous expliquer une fois de plus, qu'on va " faire mieux avec moins" ?

Pas forcément si l'on en croit Le Point qui nous apprend que la France : " La France pourrait autoriser le mercenariat "

C'est à dire ?

" ... / ... le gouvernement se prépare à réintroduire le mercenariat dans le droit français. Interdite depuis 2003, l'attribution à des entreprises privées employant des hommes en armes de missions "régaliennes", donc réservées en principe à l'État et à ses armées ... / ... C'est d'ailleurs avec la bénédiction de la présidence de la République que, dans le plus grand secret, un groupe de travail se réunit chaque semaine au SGDSN (secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale) depuis plusieurs mois pour étudier cette question ... / ... le SGDSN a soutenu la mise sur pied d'un colloque le 30 septembre. Il sera "fermé", c'est-à-dire interdit à la presse ... / ... "

C'est certainement ce que voulait dire le candidat Sarkozy en 2007 en déclarant : " je m’engage à maintenir notre effort au moins à son niveau actuel, afin de disposer de forces armées bien entraînées, bien équipées et aptes à assurer la protection de notre territoire ... / ... et s’il le faut loin de nos frontières ... / ... " - Source Abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy

Oui, mais bon ....

Crédit et copyright photo
France Soir

29 septembre 2010

Pénibilité : Quand Morano et Woerth nous jouent "Oui-Oui" à l'usine !

Eric Woerth reste inflexible sur la réforme des retraites : "Sur le texte lui-même, il va continuer d'évoluer, mais il va être voté dans son équilibre actuel ". Histoire de faire un coup de communication, il est allé tester son discours, accompagné de Nadine Morano ... dans une usine.

On a peu communiqué, à par L'Express, sur la visite du ministre du Travail, et de Nadine Morano, le mercredi 22 septembre dans la petite usine de matelas "Le Lit National" , au Pré Saint-Gervais.

Et c'est dommage ! Car, cela nous permet de voir à quel point les deux ministres se sont montrés "à l'aise" dans cet environnement ouvrier. Nadine Morano ne cachant pas sa gène ou ... son ennui, comme le montre la vidéo.

Si L'Express, laisse entendre que les ministres ont pu dialoguer avec les ouvriers (en majorité des femmes ) on pourra constater que Nadine Morano n'a pas profité de cette occasion pour expliquer aux ouvrières qu'elle : " ... / ... n'était pas favorable au maintien à 65 ans l'âge de départ à la retraite à taux plein pour les femmes ayant eu trois enfants au moins ... / ... " - Comme l'expliquait Le Figaro

De son côté, le dialogue entre Eric Woerth et les salariés est resté du domaine symbolique puisque, après avoir ressassé son habituel discours ... devant la caméra : " On passera de toute façon plus de temps à la retraite puisqu'on vit plus longtemps. Alors, il faut adapter les postes de travail ... / ... "

Il s'est fait présenter par la chef d'entreprise les "adaptations" qui se résument à des " sièges ergonomiques", qui ressemblent à s'y méprendre à .... des fauteuils de bureau à roulette.


Pénibilité du travail: Woerth et Morano à l'usine
envoyé par LEXPRESS. -

Extraits de dialogues entre Eric Woerth et une ouvrière

Eric Woerth : " vous êtes assise ? " Vous faites ça depuis longtemps ? "
Réponse : " ça fait dix ans "
Eric Woerth (se tournant vers la chef d'entreprise) : " ça demande un sacré coup de main hein ! "

Puis, n'oubliant pas pourquoi il est venu, il se dirige vers la caméra pour évoquer : la "prévention sur la pénibilité" ! et de déclarer : " on a réussi à l'inscrire dans la loi la pénibilité. Parce que c'est au coeur de la loi ... / ... nul ne peu contester qu'on prend bien en compte la pénibilité, que c'est un nouveau droit social que le gouvernement intègre à la réforme des retraites"

"Nouveau droit social" que le gouvernement intègre à la réforme des retraites ?

Que dit le texte, sur la pénibilité, dont le site NetPme diffuse de larges extraits

" ... / ... les assurés dont l’état de santé est dégradé à la suite d’expositions à des facteurs de pénibilité pourront, eux aussi, bénéficier dès l’âge de 60 ans d’une retraite à taux plein, quelle que soit la durée d’assurance effectivement accomplie. Sont concernées, les personnes atteintes d’une incapacité permanente dont le taux sera fixé par décret (en principe à 20 %) résultant soit d’une maladie professionnelle, soit d’un accident du travail ... / ... Le salarié devra également établir que l’incapacité permanente dont il est atteint est directement liée à l’exposition à ces facteurs de risques professionnels. Pour cela, une commission pluridisciplinaire sera chargée de valider les modes de preuve apportés par l'assuré et d'apprécier l'effectivité du lien entre l'incapacité permanente et l'exposition aux facteurs de risques professionnels ... / ..."

Et quid de la "prévention sur la pénibilité"

" ... / ... les salariés qui occupent des postes de travail pénibles pourront bénéficier d’allègement de charge de travail, en cas d’accord de branche. A titre expérimental, jusqu'au 31 décembre 2013, un accord collectif de branche pourra créer un dispositif d'allégement ou de compensation de la charge de travail des salariés occupés à des travaux pénibles ... / ... "

Il est à noter que la nouvelle pénalité de 1 % à la charge des entreprises en faveur de la prévention de la pénibilité ne concernera que celles : " .... / ... dont l’effectif est au moins égal à 50 salariés, ou appartenant à un groupe dont l’effectif comprend au moins 50 salariés et comptant une proportion minimale (fixée ultérieurement par décret) de salariés exposés à des facteurs de risques professionnels et qui ne seraient pas couvertes par un accord ou un plan d’action relatif à la prévention de la pénibilité ... / ... ' - Net PME - ‎27 sept. 2010‎

Ce qui devrait ravir les dirigeants du "Lit National" dont l'effectif déclaré en 2009 est de ... 47 ! - Source Societe.com. Et ... tous les salariés de TPE/PME dont les employeurs pourront passer outre cette "prévention sur la pénibilité" sans aucune sanction.

En effet : " nul ne peu contester qu'on prend bien en compte la pénibilité, que c'est un nouveau droit social " !

28 septembre 2010

Réforme des retraites : UNEDIC pour les uns et capitalisation pour les autres !

Le gouvernement et sa majorité l'on déclaré : Ils ne reculeront pas devant le report de l'âge de la retraite. Problème : Que faire des plus de 55 ans dont la majorité sont sortis de l'emploi ? Solution : Plomber les comptes de l'UNEDIC et imposer à tous une part ... de capitalisation !

François Fillon, semble avoir trouvé une solution pour les travailleurs âgés, dont la majorité sont sortis de l'emploi et qui vont devoir attendre deux ans de plus pour partir à la retraite : Reporter sur l'UNEDIC de 440 et 530 millions d'euros en 2018 !

Le 9 septembre dernier, François Fillon indiquait que : " le gouvernement allait mettre en place une nouvelle allocation pour les travailleurs âgés qui ne peuvent pas partir à la retraite malgré tous leurs trimestres de cotisation, faute d'avoir atteint l'âge légal de départ ... / ... " Cette allocation devant prendre le relai de l'Allocation équivalent retraite (AER) qui joue ce rôle. Et d'ajouter : " ... / ... Les partenaires sociaux qui gèrent l'assurance chômage vont devoir intégrer dans la convention assurance chômage" la réforme des retraites dans la prochaine convention de l'assurance chômage ... / ... " - AFP/Google

Autrement dit faire payer par l'UNEDIC une partie du problème du report de l'âge de la retraite ! Et de combien ?

Comme l'explique La Tribune reprise par l'AFP, l'UNEDIC a testé deux scénarios : " ... / ... deux scénarios ont été testés pour la période 2010-2018 ... / ... l'un à taux d'emploi inchangé ; l'autre tenant compte d'une augmentation du taux d'emploi d'un point.

Premier cas : " ... / ... la facture pourrait vite grimper et atteindre près d'un demi-million d'euros selon les calculs des experts de l'Unédic à l'horizon 2018 ... / ... Selon ce scénario, l'impact net pour l'assurance chômage s'élèvera à 230 millions d'euros en 2015, 480 millions en 2016, avant de se "stabiliser" à 530 millions d'euros à partir de 2017.

Deuxième cas : ... / ... Les auteurs de la note de l'Unédic tablent sur un relèvement du taux de l'emploi à 60 ans de un point entre 2010 et 2018 ... / ... A partir de 2018, ce relèvement se traduirait par un coût évalué à 440 millions d'euros au lieu de 530 millions dans l'hypothèse précédente ... / ... "

Forts de ces évaluations, que pensent l'UNEDIC et les syndicats ?

" ... / ... Il est hors de question que l'assurance-chômage paie les conséquences de la réforme des retraites », prévient Gaby Bonnand (CFDT), le président de l'Unedic ... / ... Les syndicats pointent les risques : " Comme le Medef ne veut pas augmenter les cotisations chômage et qu'il est même envisagé dans la réforme des retraites de les baisser pour augmenter les cotisations retraite, on irait forcément vers une baisse des droits des chômeurs" explique Eric Aubin, qui siège à l'Unedic pour la CGT ... / ... - Les Echos

Et justement, qu'en pense le MEDEF ?

" ... / ... Interrogée sur RMC, Mme Parisot a estimé qu'il était "trop tôt pour dire" si la réforme des retraites allait coûter plus cher à l'assurance chômage, après avoir jugé ... qu'elle "provoquerait des bouleversements" Et d'ajouter avec le plus grand enthousiasme : " ... / ... "On va d'autant plus facilement financer que tout le monde va travailler plus longtemps, donc vous avez un équilibre. Il va falloir faire des modélisations, étudier les impacts ... / ... " - Boursorama

En bref, une catastrophe annoncée dont personne ne veut assumer les conséquences !

Nous employons à dessein le terme "catastrophe", dans la mesure ou les députés ont adopté dans une quasi indifférence, un des articles du projet gouvernemental : " ... / ... portant sur l'allongement de la durée de cotisation, qui, du fait de la réforme de 2003, devra désormais tenir compte de l'allongement de l'espérance de vie.

Article 4 : " Cet article prévoit notamment que les assurés devront savoir dès 56 ans le nombre de trimestres qu'ils devront accumuler pour bénéficier d'une retraite à taux plein ; afin que la durée d'assurance calque l'allongement de l'espérance de vie, il prévoit ainsi que la durée de cotisation soit fixée par décret à compter de la génération née en 195"- La Tribune

Pour tous les autres, qui s'inquiéteraient de ces mesures et leur conséquences, la réponse pourraient être ... la capitalisation retraite, vous expliquera t-on, chez les assureurs, les banquiers et ... les députés de l'UMP.

En effet, comme le faisait remarquer L'Express : " Ce n'est pas le cœur de la réforme des retraites 2010. Pourtant, des amendements aménageant les produits d'épargne retraite par capitalisation ont été adoptés en commission dès le premier jour des débats à l'Assemblée nationale ... / ... " Et L'Express d'ajouter : "Reste à voir si ces amendements passeront l'ensemble des étapes d'adoption de la loi "

Néanmoins, à la lecture d'une "opportune" étude, réalisée par l' Association Française de la Gestion Financière publiée le 30/03/2010 et qui disait : " ... / ... Le PERCO constitue un outil d’épargne retraite parfaitement adapté en supplément des régimes par répartition ... / ... Aujourd’hui, toutes les grandes entreprises ou presque l’ont mis en place. L’enjeu maintenant sera de l’implanter dans les TPE et les PME et d’inciter les salariés à y faire des versements pour que le taux d’adhésion augmente ... / ... " mon petit doigt me dit ... que oui !

Crédit dessin
PESSIN

27 septembre 2010

Jean-François Copé "expert" en "travailler plus et mieux" veut la mort des 35H00 !

Selon Jean-François Copé : " Il faut remettre sur la table la question des 35H00" il précise d'ailleurs : " ça n'a pas de sens de dire travailler plus si l'on ne dit pas en même temps travailler mieux" Avis d'expert de cet : Avocat d'affaires, député maire, et Président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale ?

N'oublions pas non plus : Membre de droit du bureau du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques, membre de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation (Nos députés ) à l'Assemblée.

Ce à quoi, nous ajouterons : Possible futur secrétaire général de l'Union pour un mouvement populaire. Puisqu'il le confirme : "J'ai fait, au président, une offre de service" - Le Figaro

Comme on peut le voir, Jean-François Copé est un Stakhanoviste du mandat électif doté, de surcroît, d'une " force de travail" peu commune puisqu'elle lui permet également, d'exercer ses talents d'avocat d'affaires au cabinet Gide-Loyrette-Nouel. En bref, un exemple ou comme l'écrivait avec humour le magazine Capital : " Député le jour, avocat d'affaires la nuit "

C'est certainement au nom de ce Stakhanovisme et de cette "force de travail" qu'il déclaré au Dimanche soir politique (iTélé-Le Monde-France Inter-Dailymotion).: " ... / ... qu'il voulait remettre "sur la table" la question des 35 heures. "Je pense que ce débat doit être mis sur la table"... / ... Nous y avons contribué avec la loi qui a été votée au début du quinquennat qui prévoyait de détaxer les heures supplémentaires en charges sociales" ... / .... Encore une fois, ça n'a pas de sens de dire travailler plus si l'on ne dit pas en même temps travailler mieux .. /. ... " - Le Monde

Outre que l'activité économique actuelle et les carnets de commande des entreprises ne le justifient pas, il faut quand même noter que les premières victimes de cette "initiative"qui mettrait fin au : "travailler plus pour gagner plus" du Président, seraient les salariés ! En effet, le retour à 39 ou 40 heures aurait comme principal effet de ... supprimer les heures supplémentaires !

Mais, les heures supplémentaires coûtent cher : " Quatre milliards d'euros. C'est, selon la Cour des comptes, le manque à gagner pour l'Etat - en recettes sociales et fiscales - occasionné par le dispositif d'exonération de charges et de défiscalisation des heures supplémentaires mis en place fin 2007 ... / ... " - Le Monde

Plus précisément : " les allégements de charges pour compenser les 35 heures, plus les exonérations liées aux heures supplémentaires coûtant entre 15 et 20 milliards par an" - Le Figaro

Et là, il y aurait des économies à faire pour le budget de l'état !

Ce qu'oublie Jean-François Copé dans sa démonstration, c'est que 15 à 20 milliards, c'est le montant de l'exonération de : " l' impôt sur les sociétés sur les plus values à long terme des cessions de titres de participation" dont : " 6200 entreprises ont bénéficié" instituée par un amendement de ... Jean-François Copé !

Ceci n'ayant bien entendu rien à voir avec le fait que le cabinet Gide-Loyrette-Nouel soit spécialisé dans " le droit fiscal auprès des groupes internationaux " Car comme l'écrivait Capital en Mai 2009 la fonction de Jean-François Copé chez Gide-Loyrette-Nouel est : " d'user de son influence pour faire de la médiation entre les sociétés françaises et des états étrangers" pour ... 200 000 euros d'honoraires fixes par an, tout de même !

Ce serait, en effet, faire un mauvais procès à notre "Stakhanoviste" qui nous donne son exemple/modèle : Les chinois : " ... Cette flamme que j’ai vue dans les yeux des Chinois, nous avons perdu l’habitude de la voir dans le regard des Français ... / ..." Et pour les jeunes français, il ajoute : " ... / ... l’étude que la fondation pour l’innovation politique a réalisée en 2008 sur les jeunesses du monde face à l’avenir. Il en ressortait que les Chinois de 16 à 29 ans sont beaucoup plus confiants que les jeunes Français du même âge ... / ... " - Interview à Slate

Comment en ce cas, ne pas s'incliner et accepter (ou même réclamer !) un retour à des semaines de 39, 40 et pourquoi pas 48H00 comme l'autorise un accord entre les 27 membres de l'Union européenne. Voir mieux, puisqu'il est, en effet : " possible d’avoir dans de nombreux cas une durée maximale de 60, voire de 65 heures, pour les employés acceptant à titre individuel de déroger aux 48 heures " - Contribuable.org

Et voir, enfin, briller dans les yeux des français : "Cette flamme" que Jean-François Copé nous décrit si bien ...

24 septembre 2010

Parisot : Les entreprises ne sont pas seules responsables des inégalité de carrières hommes/Femmes !

Laurence Parisot a fustigé sur Europe1, les inégalités dont sont victimes les femmes y compris dans leur vie professionnelle. Mais, a affirmé, qu'il n'est pas question que : "les entreprises soient les seules responsables de cette situation scandaleuse ..."

Ce qui est "épatant" avec Laurence Parisot, c'est que d'interviews en interviews, elle ne nous déçoit jamais ! En effet, elle essaye à chaque fois de nous expliquer, avec une voix dépassionnée, que le MEDEF est une sorte de "société philanthropique", et que, ce sont les méchants politiciens et les citoyens/salariés de ce pays qui refusent le paradis "libéral et sans entraves" que celui-ci leur propose.

Chacun a en mémoire son discours sur la rupture conventionnelle : " La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? " (Slovar/Marianne2) qui a permis aux entreprises de se débarrasser à bon compte de salariés.

Bilan au 10/09/2010 : " La part des entrées en assurance chômage suite à rupture conventionnelle a connu une hausse significative, jusqu'à représenter 9,7% des motifs d'entrée au 1er trimestre 2010" Et encore plus fort : Alors que le MEDEF soutient mordicus, l'allongement de la durée de cotisation pour les droits à la retraite : " Pour les plus de 50 ans, ce motif représente une part plus importante, soit 11,8% des entrées" sur la même période, et pour les 55-60 ans, cette part est encore supérieure, à 17%... / ... " - Daily Bourse

Qu'à celà ne tienne, depuis le début du quinquennat, ce que MEDEF veut, le gouvernement et sa majorité le fait ... sans remord !

Dernier combat en date pour Laurence Parisot, qui se qualifie de " libérale mais aussi féministe" : S'opposer à toute modification du projet de loi sur les retraites qui permettrait aux femmes ayant élevé trois enfants de ne pas attendre d'avoir 65 et 67 ans pour percevoir leur pension à taux plein.

Sur ce point, le gouvernement et le MEDEF font cause commune. Néanmoins, Eric Woerth qui cherche des justifications pour "faire passer" ce volet du projet, a mis en cause la responsabilité des employeurs, dans les inégalités de salaires entre hommes et femmes : " pour lui la plus grosse injustice est l’écart de salaire en les femmes et les hommes" - Presse du Web

Réponse de Laurence Parisot : " ... / ... Baisser l’âge légal de départ à la retraite des femmes par rapport aux hommes, cela équivaut à entériner cette inégalité de fait ... / ... Puisque les femmes vont travailler moins longtemps, celà veut dire moins de belles carrières que les hommes ... / ... il n'est pas question non plus " que les entreprises soient les seules responsables de cette situation scandaleuse alors que bien souvent cela commence ailleurs dès l'école ou dans le foyer "... / ... " - Europe1



Transmis aux femmes, retraitées du secteur privé qui touchent une retraite de 825 Euro en moyenne, contre 1 400 pour les hommes ... Mais, il ne faut désespérer, puisque madame Parisot, lors d'une prochaine interview pourrait bien proposer, pour des raisons d'égalité, d'aligner le montant de la retraite des hommes ... sur celui des femmes ...

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Paris Match

23 septembre 2010

Record de faillites d'entreprises en France : Novelli dégaine son "Plan Biz" ta mère !

Hervé Novelli pavoise ! Grâce à lui on pourra devenir auto entrepreneur à partir de 16 ans. Cette "nouveauté" lui permet de faire l'impasse sur les 63.730 faillites d'entreprises enregistrée sur les douze derniers mois à fin août 2010 et qui représentent un perte de 240.000 emplois !

S'il n'en reste qu'un ce sera lui ! Hervé Novelli : " ... / ... estime que le libéralisme n'est pas dépassé. Bien au contraire. En période de sortie de crise, après la nécessaire intervention de l'Etat, il convient de libérer l'initiative individuelle ... / ..." - Challenge

Et la dernière innovation qui va "libérer l'initiative individuelle" ce sont les : Nouvelles mesures permettant de créer son entreprise dès 16 ans

En effet, nous expliquent Les Echos : " à partir du 1er janvier 2011, les mineurs de 16 à 18 ans pourront créer leur entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) ainsi que leur auto-entreprise à responsabilité limitée (AERL). Ce dernier régime permet de combiner la simplicité du régime de l’auto-entrepreneur avec la protection du patrimoine personnel apportée par l’EIRL ... / ... "

Créer une entreprise est quelque chose de sérieux mais néanmoins, les services d'Hervé Novelli ont voulu présenter celle-ci sur un ton "potache" et "rigolard" en créant une mini série sur le Web : Plan Biz.

Présentation par Rue89 : " Deux ados maladroits (déjà vus dans le film « Neuilly sa mère ») et une blonde à forte poitrine : voilà les héros du premier épisode de « Plan Biz »... / ... La vidéo a été présentée en avant-première ce mardi à Bercy par le secrétaire d'Etat chargé du commerce et des PME, Hervé Novelli. ... / ... « Bubu et Toufik sont les prochains Steve Jobs et Bill Gates. En tout cas ils y croient dur comme fer. Il ne leur reste plus qu'à en convaincre le reste du monde ... / ... "


"Plan Biz" Episode 1 - Non d'emprunt
envoyé par PlanBiz. -

Ah l'auto entreprise ! Selon l'INSEE, depuis janvier 2010, il aurait été enregistré 244 982 demandes de créations sous le régime de l’auto-entrepreneur. Donc, si l'on prend ces chiffres, au premier degré, il y aurait 244 982 nouvelles entreprises ayant créé ... un emploi.

Or si on prend connaissance de l'étude réalisée par l'assureur-crédit Euler Hermes qui ne prennent pas en compte les auto-entrepreneurs, on constate que : " En cumul sur les douze derniers mois à fin août 2010, le nombre de défaillances atteint 63.730, soit un niveau équivalent à celui de la même période à fin août 2009 (63.733), et correspond à environ 240.000 emplois"

Et même si Euler Hermes prévoit qu'en : " 2011, le nombre de défaillances d'entreprises diminuerait de 5% tout en demeurant à un niveau élevé de 62.700" Il précise que : " ... / ... les entreprises de 10 à 50 salariés et celles dont le chiffre d'affaires est compris entre 500.000 euros et deux millions d'euros " sont celles qui continuent : "à enregistrer encore des hausses de défaillances sur la période ... / ... " C'est à dire les TPE et PME qui représentent le plus grand nombre d'entreprises en France !

Et l'étude de conclure : " Trop fragile et modérée, la poursuite de la reprise de l'activité à l'horizon 2011 risque d'être insuffisante encore pour de nombreuses entreprises qui, malgré les sévères ajustements réalisés tout au long de la crise en matière de stocks, d'effectifs et d'implantations, auront épuisé toutes leur ressources"

Sans oublier de préciser, (à destination d'Hervé Novelli ?) : " L'envolée des créations d'entreprises sur la période récente viendra aussi nourrir les statistiques de défaillance, les jeunes entreprises étant plus susceptibles de déposer le bilan que les plus anciennes ... / ... " - Reuters/Yahoo

Néanmoins, lors de la soirée "jeunes entrepreneurs" à destination des jeunes de 16 à 23 ans, le "lou ravi" du libéralisme a repris le slogan, cher à Patrick Sébastien : "Osez". De son côté, Jean-Claude VOLOT, Président de l’Agence pour la création d’entreprises s'est lancé dans la métaphore : " Dans la vie, tout est risque. Vous ne pourrez jamais tout contrôler. Alors, plongez dans la piscine et nagez . En omettant, bien entendu, de préciser que la baignade ... ne sera pas surveillée ! Mais, il convient avant tout de : "libérer l'initiative individuelle" ...

22 septembre 2010

Prise en compte de la pénibilité : Le tour de passe passe du MEDEF et de l'UMP !

Le MEDEF a tout fait depuis 2003, pour "torpiller" les négociations sur la pénibilité au travail devant, aboutir à un départ en retraite anticipé, pour ceux, dont l’usure professionnelle réduit l’espérance de vie. Le gouvernement et l'UMP sont en train de valider cette "résistance" en lui donnant gain de cause !

Lors des débats, sur la réforme des retraites, à l'Assemblée Nationale, le mercredi 16 juin 2010, on a pu découvrir, quelles étaient les pistes, envisagées par le gouvernement et les députés de la majorité présidentielle sur la prise en compte de la pénibilité.

Nous passerons rapidement sur un propos d'Eric Woerth, qui avec sa délicatesse habituelle a déclaré : " On pourrait bien sûr dire que tous les métiers, que le travail en général, comme la vie d’ailleurs, sont fatigants ; c’est vrai que quand on est éveillé, c’est plus fatigant que lorsque l’on dort ! "

Pour revenir sur un passage important de son intervention : " Mais nous devons prendre en compte la véritable pénibilité au travail, c’est-à-dire les séquelles dues au métier, constatées par un médecin ... / ... La pénibilité se mesure évidemment sur des critères médicaux ... / ... Ils ont un rôle à jouer, sachant que je conçois bien que la pénibilité doit également être traitée tout au long de la vie au travail. Nous allons travailler avec l’ensemble des médecins du travail, des ergonomes, des psychothérapeutes sur ce dossier ... / ... "

A rapprocher des propos tenus par Laurence Parisot dans une interview, sur le même sujet, qu'elle avait accordée au journal Les Echos à la veille de la mobilisation contre la réforme des retraites le 7 septembre



Extraits : " ... / ... si on considère que la pénibilité est inhérente au travail, on va vers un déclassement de notre pays. En revanche si on considère qu'il peut y avoir des cas particulier, des situations individuelle des circonstances ou un travail est pénible, on peut s'engager avec les partenaires sociaux dans une démarche de prévention et d'amélioration constante des conditions de travail mais en aucun cas il ne faut laisser la possibilité d'approche qui équivaudrait à des préretraires spécifiques par catégories, ou par métier ou type d'activité ... / ..."

Retour à l'Assemblée pour la réponse de Jean-marc Ayrault à Eric Woerth : " ... / ... Vous répondez à la question de la pénibilité par une réponse médicale. Mais, elle existe déjà : c’est l’invalidité ! "

Mme Marie-Christine Dalloz. UMP : " ... / ... D’une part, sur le plan préventif, la mise en œuvre d’un carnet de santé individuel est essentielle. Elle permettra, en effet, de déterminer, selon l’exposition aux risques du salarié et la durée de cette exposition, si une réorientation professionnelle est nécessaire. ... / ..."

Or ce que dit le texte, modifié par l'Elysée qui a ramené de 20 à 10 % taux d'incapacité n'est pas aussi simple :

1/ Il faudra avoir été exposé pendant plusieurs années à des conditions de travail particulières (horaires décalés, exposition au bruit, port de charges lourdes, substances toxiques...). 2/ L'incapacité devra être directement liée à ces facteurs de risque, ce qu'une commission d'experts, composée de médecins et de représentants des partenaires sociaux, déterminera. - RMC

Et justement, que dit Laurence Parisot au sujet du corps médical ? : " ... / ... Les médecins n'ont pas été beaucoup consulté. Il faudrait en parler un peu plus aux médecins du travail mais entendre aussi l'avis de l'académie de médecine sur un sujet ou les compétences médicales de l'entrepreneurs et du syndicaliste sont assez limitées"

Ce qui est amusant, lorsqu'on apprend que le Conseil National de l'ordre des Médecins, s'étonne de ne pas avoir été consulté : " Si vous regardez le site du Conseil national de l'ordre des médecins, à la date du 16 septembre, il y a un texte qui dit que l'Assemblée nationale a voté une importante réforme de la santé au travail ... / ... Ils disent qu'ils s'étonnent de l'absence de toute concertation, ce qu'ils regrettent vivement, alors qu'ils demandent depuis six mois à être reçus par le ministère ... / ..." Bernard Salengro, secrétaire national de la CFE-CGC le 17.09.10 - Le Monde

Ce qui est "amusant" aussi ce sont les amendements façon "cavalier parlementaire" qui ont été ajoutés par des députés UMP et qui concernent la médecine du travail et baptisés par Rue89 : "Médecine du travail : la « réforme low-cost » d'Eric Woerth "

" ... / ... Recours à des médecins de ville pour certains salariés, Possibilité aux internes en médecine de remplacer les médecins du travail pendant leurs congés. Et les infirmières verraient leur métier évoluer, avec la création d'une spécialité en santé du travail, qui permettrait la « délégation de tâches » des médecins aux infirmières ... / ..."

Ce qui fait dire au docteur Mireille Chevalier du SNPST (Syndicat National des Professionnels de la Santé au Travail) : " si les représentants des employeurs organisent et orientent les missions des professionnels de santé, il n'est plus du tout sûr que ces derniers pourront jouer pleinement leur rôle de prévention, il n'est plus du tout sûr qu'ils seront écoutés. C'est le Medef qui a dicté cet amendement ... / ... Il aurait fallu augmenter les moyens de la médecine du travail et soutenir l'indépendance et l'initiative des personnels tout en renforçant le contrôle de l'État. Or, avec ces amendements, c'est le contraire qui est fait ... / ... " - La Provence

Au fait, vous faites quoi le 23 septembre ?


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La Dépêche
Stressinfo

21 septembre 2010

France : La pauvreté comme angoisse ou ... comme avenir ?

Hier, Nicolas Sarkozy a plaidé, à l'ONU, pour un projet de taxe sur les transactions financières en vue de renforcer la lutte contre la pauvreté. Au même moment, on apprenait qu'un tiers des Français dit avoir déjà vécu une situation de pauvreté !

Nicolas "Tobin" Sarkozy semble avoir les idées et le porte monnaie généreux, au sommet sur les objectifs du Millénaire pour le développement à l'ONU. Il faut dire que ces dernières semaines, la France est montrée du doigt, par la majorité des pays de la planète pour sa politique d'expulsion et ses propos envers les roms et les déclarations assimilant immigration et délinquance

Désireux de redorer son blason, entaché par les très nombreuses affaires de gouvernance : Woerth/Bettancourt/Wildenstein/Hippodrome de Compiègne/micro partis, Indemnisation de la Ville de Paris par les fonds de l'UMP et par la calamiteuse réforme des retraites ou le très injuste bouclier fiscal, Nicolas Sarkozy propose de sortir le monde le la misère de la même façon qu'il envisageait ... de réformer en 2009, le capitalisme : Par des déclarations tonitruantes.

En effet, il a lancé à la tribune du sommet : " Nous n'allons pas prendre prétexte de la crise pour faire moins ... / ... En tant que futur Président du G20 et du G8, nous nous battrons pour développer cette idée : elle est essentielle et c'est notre crédibilité qui est en jeu ... / ... Au nom de quoi nous ne demanderions pas à la finance de participer à la stabilisation du monde en prélevant sur chaque échange financier une taxation infime ? .. / ..." - Les Echos

Déclarations qu'il faut, toutefois relativiser puisque : " Paris, qui s'était engagé à consacrer 0,5% de son revenu national brut en 2007 et 0,7% en 2012, n'en est qu'à 0,43% actuellement. Et la déclaration finale du sommet, déjà rédigée et fruit d'un compromis onusien, ne comporte aucun engagement chiffré ni calendrier... / ... " - 20Minutes

Beaucoup de français auraient aimé entendre, ces magnifiques envolées, face à leur situation qui est loin d'être parmi les meilleures. Car au de là de la misère effective, les populations ont besoin d'un avenir qui les éloignerait de cette seule perspective. Or, l'avenir, les français le perçoivent en gris foncé ou même en noir et ce quelque soit les âges ou les catégories socio professionnelles !

Nous avons pour référence une étude réalisée les réalisé les 9 et 10 juillet par Ipsos pour le Secours populaire français.

" ... / ... Interrogés sur leur situation personnelle, une majorité de sondés (53%) disent avoir été proches de connaître la pauvreté. Parmi eux, 33% affirment l'avoir affrontée et 20% ne pas l'avoir connue.

"Nous assistons en ce moment à un raz-de-marée de la misère. Ce sondage est le reflet de ce qui se passe réellement dans la vie", a déclaré le président du SPF, Julien Lauprêtre ... / ... Nous avons de plus en plus de personnes âgées, de familles monoparentales et de travailleurs pauvres. Nous avons aussi un phénomène nouveau, des petits artisans, petits commerçants "

Et l'étude d'ajouter : " Si les personnes aux revenus modestes (55%) ou peu diplômées (70%) restent surreprésentées parmi ceux qui ont connu ou connaissent la pauvreté, l'institut Ipsos relève une hausse de la part des 35-44 ans et des hommes, frappés par l'aggravation du chômage ces deux dernières années... / ... 84% des Français estiment que les générations à venir seront plus exposées au risque de pauvreté que la leur, dont 53% pensent que ce risque est "beaucoup plus élevé ... / ... " - L'Express

Le pire "symbole" de cette angoisse et de ce manque d'avenir se trouve chez les jeunes générations !

" ... / ... Particulièrement touchés par la crise, les jeunes adultes ne sont pas épargnés par la crainte de la précarité, bien au contraire : un jeune sur deux (50%) se dit angoissé et un sur trois (38%) en colère lorsqu'il pense à sa situation actuelle et à son avenir ... / ... Désabusés, peinant à se projeter dans l'avenir, beaucoup considèrent que les études et les efforts ne paient plus ... / ... 70% des jeunes interrogés estiment que la société ne leur accorde pas une place assez importante et un sur deux (50%) doute que les études garantissent une insertion plus facile dans le monde du travail ... / ..." - AFP/Google

Si on y ajoute ceux qui, âgés de 55 ans et plus, sont au chômage ou vont s'y retrouver et seront doublement pénalisés par le report à 62 ans de la retraite. Ou les mères de 3 enfants qu'Eric Woerth qualifie de : "deux fois moins concernées par le minimum vieillesse ce qui veut dire concrètement qu'il ne s'agit pas des femmes aux revenus les plus modestes ! " - L'Express

On perçoit clairement, comment ce gouvernement définit ... l'avenir des français !

Pourtant, en 2007, Nicolas Sarkozy déclarait au journal La Croix : " Depuis 1984, la pauvreté ne baisse plus dans notre pays. Et si l’on déplace le critère de la pauvreté en retenant le seuil de 60 % du revenu médian plutôt que 50 %, cela fait passer des millions de Français sous le seuil de pauvreté, dont un million d’enfants ... / ... La première, c’est que la lutte contre la pauvreté, en particulier celle des enfants, soit une priorité du prochain quinquennat.

Ma deuxième priorité sera de faire du travail la principale voie de sortie de la pauvreté. Le plein-emploi pour chacun, avec des emplois à temps complet correctement rémunérés, est possible dans notre pays ... / ...

Ma troisième priorité est l’éducation.

" ... / ... je propose de diviser par deux le nombre d’élèves dans les ZEP et de créer des internats de réussite éducative dans toutes les villes afin de permettre aux enfants défavorisés de bénéficier des meilleures conditions de travail pour réussir ... / ... "
Source(s) - Interview dans La Croix (13/03/07) - Abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy

Promesses tenues, comme vous pouvez le constater !

Néanmoins, notre Président qui a le sens du "challenge" et qui affirmait haut et fort salle Gaveau en mai 2007 : " Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas" aura probablement à coeur de faire distribuer à tous les français, le célèbre, mais oublié, porte clés électronique : "Sarkothon" Porte clés, qui leur permettra de savoir combien de temps il reste au Président pour tenir ses promesses ...


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Paristectonic

20 septembre 2010

L'Europe vue par Marini (UMP) : " J'aurais préféré que le Luxembourg n'existe pas "

A l'UMP on a une vision de l'Europe surprenante ! Ainsi, le Sénateur UMP Marini a déclaré qu'il : " aurait préféré qu'en 1867 Napoléon III et Bismarck aient un entretien qui débouche autrement et que le Luxembourg n'existe pas " en référence aux propos, certes excessifs, de Viviane Reding sur les expulsions de roms

Cette "saillie" n'est pourtant pas isolée puisqu'elle faisait suite au brillant : " si les Luxembourgeois voulaient les prendre (les roms) il n'y avait aucun problème " de notre Président - Le Point

On est bien loin de 2007, lorsque Nicolas Sarkozy déclarait : " Je suis un Européen convaincu. Je sais jusque dans ma propre histoire ce qu’il en a coûté à l’Europe d’être divisée. ... / ... L’Europe ... / ... doit défendre les droits de l’homme, la démocratie, la protection des plus faibles, la solidarité ... / ... " - Abécédaire Nicolas Sarkozy

Qui pour défendre la position de la France, sur les expulsions de roms, au niveau européen ?

Au niveau européen nos seuls soutiens sont : " ... / ... l'Italie et la République tchèque" qui " ont jusqu'ici affiché publiquement leur soutien inconditionnel à la politique française à l'égard des Roms" - Le Monde Silvio Berlusconni à même évoqué, le 15 septembre, un : " axe franco-italien, sur le renvoi des Roms dans leur pays d'origine ... / ... " - Courrier International

La position et les déclarations de la France à l'encontre de la commission européenne et du Luxembourg, s'appuient sur la moindre confiance des français, vis à vis de l'Europe et de ses institutions. En se référant, bien entendu au rejet en en 2005, du Traité constitutionnel.

Or, à l'époque, l'UMP de Nicolas Sarkozy avait : " adopté à une majorité de 90,8 % une motion appelant à un "oui franc et massif", "lucide et exigeant" pour le référendum du 29 mai 2005 sur le traité constitutionnel européen... / ... " - Fil info france

Mais, élections obligent, celui qui a obtenu, par la suite, la validation et la mise en place du traité de Lisbonne, compte aujourd'hui sur "l'Euroscepticisme" des français pour ... couvrir ses dérapages. Une "habile" façon de ressusciter le débat sur "l'identité nationale" mais, cette fois-ci avec l'Europe comme adversaire ?

Or, il semble, que cette "stratégie" ne fonctionne plus vraiment auprès des français, puisque, selon une étude réalisée par l'IFOP pour Sud Ouest, on s'aperçoit que la théorie du "village gaulois" est obsolète : " 71% des personnes interrogées jugent que l’image de notre pays à l’étranger s’est dégradée au cours des dernières semaines, seuls 2% des répondants jugeant que l’image de la France s’est améliorée. 27% estiment qu’elle n’a pas changé "

Et l'étude de citer : " ... / ... Parmi les épisodes marquants de ces dernières semaines, la politique de démantèlement des camps de Roms sur notre territoire a, sans doute, contribué à accentuer le sentiment de dégradation de l’image du pays... / ... Ce sentiment majoritairement partagé d’une dégradation de l’image de la France à l’étranger au cours des dernières semaines se vérifie pleinement auprès de l’ensemble des catégories de population interrogées ... / ... "

Mais comme l'affirme Philippe Marini, le Rapporteur Général de la commission des finances au Sénat, (très en pointe sur la suppression de l'ISF) : il faut résister au : " Diktat européen " et à la " Technocratie de Bruxelles qui n'est pas pas dans le temps démocratique " tout en rappelant son attachement à la règle des 3% de déficit, exigés par ... la même commision européenne ! - France Culture

C'est au cours de ce passage sur France Culture que Philippe Marini s'est distingué en déclarant qu'il : " aurait préféré qu'en 1867 Napoléon III et Bismarck aient un entretien qui débouche autrement et que le Luxembourg n'existe pas". Se concentrant in fine sur sa critique du Luxembourg, Philippe Marini a jugé que c'était "très confortable d'être ministre ou commissaire représentant le Luxembourg". "C'est la situation la plus heureuse que l'on puisse espérer en Europe. Le Luxembourg, ce pays qui n'a même pas besoin de recouvrer ses impôts" - TF1 LCI

Même si Luc Chatel : " ... / ... a aussi pris ses distances avec le sénateur UMP Philippe Marini ... / ... Je ne suis pas sûr que l'urgence du moment soit de réfléchir aux contours des frontières actuelles de l'Europe ... / ... " - Le Monde. Le mal est fait et il va falloir "ramer sévère" pour recoller les morceaux avec un des pays fondateurs de l'Union européenne !

En effet, comme l'explique L'essentiel (presse luxembourgeoise) : " Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, n'a pas mâché ses mots, dimanche, après les déclarations de Philippe Marini. " Si ce Marini était devant moi, je lui rappellerais qu'Hitler en son temps avait tenté de redresser ce qu'il appelle la "faute de Bismarck".... / ... Le Luxembourg avait su défendre sa souveraineté, son indépendance. Et nous, nous n'avions pas Pétain! ... / ... La déclaration de M. Marini est zéro sur le plan humain; double zéro sur le plan culturel; triple zéro sur le plan européen ! ... / ... Qu'il aille chez Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, pour voir s'il n'a pas besoin d'un conseiller politique"

De son côté, Audrey Somnard, dans Le Quotidien (Journal luxembourgeois) écrit : " ... / ... L'immigration montre qu'elle est sans aucun doute un sujet plus qu'épineux pour l'Europe. Comme à son habitude, l'équipe de Sarkozy préfère jouer la polémique médiatique pour détourner l'attention de ses concitoyens des véritables problèmes. Les Français sont habitués et ne se laissent plus prendre au piège. Alors on s'en prend au Luxembourg pour créer un écran de fumée et faire oublier le problème de la stigmatisation des Roms en France.

Comme avec un enfant capricieux, il faut parfois savoir ne pas répondre aux provocations. Les historiens auraient sans doute fort à faire s'il fallait justifier l'existence de chacun des pays européens. Produire de tels propos alors que la Belgique se débat actuellement pour tenter de garder un semblant d'unité est tout simplement petit. Et venant d'un pays aussi grand que peut l'être la France, c'est dommage ... / ... "

Et d'ajouter, en citant une internaute : " Comment une grande nation peut-elle produire de pareils imbéciles? C'est bien ce que la majorité des Français doit se demander " ... Effectivement !