17 avril 2012

Même les DRH doutent des « accords compétitivité-emploi » du Medef !

Alors que Laurence Parisot se déclare impatiente de négocier avec le prochain gouvernement les accords-compétitivité emploi rebaptisés « employabilité compétitive », les DRH font part de leur réserve sur l'application d'une telle mesure !

Après avoir déclamé son amour au Président candidat pour son quinquennat, selon Reuters : Laurence Parisot serait « dans les starting-blocks pour la nouvelle législature » Le Medef étant : « impatient d'ouvrir les travaux de la prochaine législature, notamment la protection sociale et les réformes structurelles (...) »

Quelles sont-elles ?

Selon Laurence Parisot : « Quatre chantiers seront abordés : marché du travail et « employabilité compétitive », modernisation du dialogue social, qualité de vie au travail et égalité hommes-femmes, ainsi que protection sociale et grandes réformes structurelles liées à l'avenir de la protection sociale (...) »

« Employabilité compétitive » késako ?

Et bien, c'est semble t-il, une expression plus valorisante et surtout moins compréhensible des « accords compétitivité-emploi » qui se résument par : « baisse temporaire des salaires pour garder son emploi » et plus simplement : un chantage permanent à l'emploi !

En effet, comme nous vous l'avons déjà expliqué, la mise en place de tels accords consisterait à forcer les salariés à accepter un baisse temporaire de leurs salaires pour garder leur l'emploi. De plus : « (...) Ces accords s'imposeraient automatiquement aux salariés, sans nécessité de signer des avenants individuels au contrat de travail comme actuellement (...) »

Ce qui signifierait au passage que les réfractaires, seraient licenciés. Mais, selon le Medef, il ne s'agirait pas de licenciement pour faute ou de licenciement économique, une troisième voie, lui garantissant le versement d'indemnités et le droit à un préavis, restant à trouver ...

C'est dans ce contexte que les DRH de l'ANDRH ont publié leur baromètre « Défis RH», sur les propositions de réformes du marché du travail des principaux candidats à la présidentielle

Ils y évoquent les accords « compétitivité-emploi » qui figurent dans les propositions de Nicolas Sarkozy à l'initiative de l'UIMM et du Medef. Et là, surprise : « Ils sont réservés sur les accords « compétitivité-emploi » avec baisse de salaire, proposés par Nicolas Sarkozy : 19% seulement des DRH les jugent pertinents (...) Les DRH appréhendent de négocier ce type d'accord avec les syndicats, explique Jean-Christophe Sciberras, président de l'ANDRH et DRH France de Rhodia. Ils savent qu'en France il est très difficile de baisser les salaires sauf à passer par le chômage partiel. J'interprète donc leur réponse ainsi : ils trouvent que la mesure est intéressante mais ils savent par expérience qu'elle sera compliquée à mettre en œuvre »

Ce qui en clair signifie : Mesure inapplicable qui risque de déclencher des conflits sociaux ! Mais que les salariés ne se réjouissent pas trop vite, puisque les DRH de l’industrie automobile sont ... 63% à la plébisciter.

Au delà de ce désaccord, les DRH retrouvent le Medef sur un certain nombre de points comme : les exonérations de cotisations sociales, faisant toutefois la fine bouche (48%) sur les contrats de génération proposés par François Hollande, préférant utiliser intensivement les ruptures conventionnelles (81%) pour se séparer de leurs salariés seniors, tout en étant hostile (54%) à un retour à la retraite à 60 ans !

Salariés, vous êtes prévenus, il va falloir être vigilants et ... combatifs !


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Challenge

16 avril 2012

Les droits de l'homme : Sans intérêt pour M. Le Pen et N. Sarkozy ?

Amnesty International a invité les candidats à la présidentielle à répondre par écrit à son appel pour un meilleur respect des droits humains en France. Seuls Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy ont refusé de répondre !

Pour ceux qui l'auraient oublié, en 2007, les droits de l'homme étaient largement présents dans les discours de Nicolas Sarkozy. Témoin ces citations lors de celui Congrès de l'UMP du 14 janvier 2007.

« Je veux être le Président de la France des droits de l'homme. Chaque fois qu'une femme est martyrisée dans le monde, la France doit se porter à ses côtés (...) Ma France, c'est celle de tous les Français sans exception. C'est la France de Saint-Louis et celle de Carnot, celle des croisades et de Valmy. Celle de Pascal et de Voltaire. Celles des cathédrales et de l'Encyclopédie. Celle d'Henri IV et de l'Edit de Nantes. Celle des droits de l'homme et de la liberté de conscience (...) Ma France, c'est une nation ouverte, accueillante, c'est la patrie des droits de l'homme. C'est elle qui m'a fait ce que je suis (...) »

Résultat : En 2011, la mesure de « l’indice démocratique » dans 165 états indépendants du monde classait la France « Patrie des droits de l’homme » en 29e place, entre l’Afrique du Sud et la Slovénie. Pas de quoi pavoiser !

Profitant de l'élection présidentielle de cette année, Amnesty International a souhaité soumettre à tous les candidats un formulaire qui : « (...) invite chaque candidat à relever les défis d’un meilleur respect des droits humains en France en cochant ses recommandations. Ces défis, au nombre de dix portent sur des domaines clés de l’action politique dont la lutte contre les violences conjugales, la garde à vue, le droit d’asile ou le commerce des armes (...) »

Le 12 avril dernier Amnesty a publié sur son site les réponses des candidats. Nous vous les donnons ci-dessous.

« Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou ont fait l’effort d’être concrets et concis, ils se sont engagés de manière nette en cochant les 10 cases proposées.

Nicolas Dupont Aignan a également fait l’effort d’être concret et concis mais il ne s’est engagé que sur la moitié des 10 points ;

François Bayrou, Nathalie Arthaud, François Hollande ont préféré répondre sous forme de courrier et ont argumenté leurs positions et leurs engagements

Jacques Cheminade s’est excusé par courrier de ne pouvoir répondre et nous a adressé son programme et sa profession de foi : « en espérant que vous puissiez y trouver un certain nombre de réponses à vos interrogations »

Quant à Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy, si vous souhaitez connaître leurs réponses, nous vous proposons de regarder la copie d'écran ci-dessous.

Amnesty International, indique que les deux candidats n'ont pas répondu malgré de nombreuses relances ! L’absence de réponse de ces deux candidats « est alarmante sur l’intérêt qu’ils portent à la défense de la dignité humaine en France », ajoute la présidente d’AIF, Geneviève Garrigos.

Nous sommes parfaitement d'accord avec ce jugement surtout en ce qui concerne celui qui affirmait : « Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’homme au nom de nos intérêts économiques. Je défendrai les droits de l’homme partout où ils sont méconnus ou menacés (...) »

Oui, mais doit-on, dans le cadre d'une élection difficile où la chasse à la moindre voix va être déterminante, indiquer des positions qui risqueraient d'être considérées comme «droit-de-l'hommiste » par les électeurs de Marine Le Pen ? La question reste ouverte ...


Sources : Amnesty International
Appel Election Présidentielle 2012 - Réponses des candidats
10 engagements pour un meilleur respect des droits humains en France

13 avril 2012

Formation des chômeurs : Le rapport que le Président candidat voudrait oublier !

Nicolas Sarkozy avait chargé Gérard Larcher l'ancien président du Sénat d'un rapport sur la formation. Or sa présentation à la presse a été annulée pour cause de divergences profondes avec les idées du Président candidat !

En février 2012, Nicolas Sarkozy fidèle à son adage : « les droits ne vont pas sans devoirs » proposait, afin de lutter contre le chômage, de soumettre à référendum l'obligation pour les chômeurs de suivre une formation qualifiante, puis d'accepter la première offre d'emploi correspondant au métier pour lequel il aura été nouvellement formé.

Bien que, faisait remarquer le blog Question(s) Sociale(s) les contours de cette obligations soient mal définis puisque : « (...) définie par un mystérieux "comité national" (?) qui, avec des chefs d'entreprise et des syndicalistes, identifiera les secteurs d'avenir créateurs d'emplois (...) » et que de nombreuses voix s'élevaient pour expliquer que la formation n'est pas la panacée contre le chômage, l'idée continuait de faire son chemin, tant dans le discours du Président candidat que dans celui de l'UMP.

Dans la foulée, Nicolas Sarkozy chargeait Gérard Larcher l'ancien Président UMP du Sénat, d'un rapport : « (...) sur une refonte « radicale » de la formation professionnelle, en vue de réorienter vers les chômeurs une partie des 30 milliards dépensés chaque année (...) »

Rapport qui a été remis le 6 avril dernier à Nicolas Sarkozy et qui porte le nom de : « La formation professionnelle : clé pour l'emploi et la compétitivité »

Et là, surprise : La présentation à la presse a été annulée !

Selon le secrétaire général de l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis) devant laquelle devait être présenté le rapport : « cette annulation serait due à un désaccord entre Gérard Larcher et le chef de l’État sur les mesures préconisées »

La Gazette des Communes nous donne quelques explications sur cet escamotage médiatique

« (...) le rapport Larcher ne reprend pas du tout les principales propositions du candidat Nicolas Sarkozy pour un éventuel prochain mandat (...) Gérard Larcher n’évoque à aucun moment la question d’un référendum sur l’indemnisation et la formation des demandeurs d’emploi. Il ne propose pas non plus d’obliger ces derniers à accepter une offre d’emploi après avoir suivi une formation (...) Personne ne doit être pénalisé si une formation dûment suivie ne débouche pas sur un emploi faute d’emploi effectivement disponible (...) L’ancien président du Sénat ne semble pas non plus penser que la formation soit la solution miracle face au chômage (...) »

Bilan : « le sénateur prône simplement « une meilleure coordination des acteurs » et « une simplification des structures »… Et la Gazette des Communes de conclure : « Nul ne sait ce que va devenir cet énième rapport. Mais tout ça pour ça… »

En clair, une proposition mal fagotée, ayant abouti à une perte de temps pour plus de 5 millions de personnes inscrites à Pôle Emploi, qui, s'ils elles ont échappé provisoirement à un dispositif incohérent, n'ont toujours pas de solution en vue à court ou moyen terme.

Chapeau les artistes conseillers du « Président courageux et qui protège » !


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Rue89

12 avril 2012

Usine PSA d'Aulnay s/Bois : Les impossibles promesses du Président candidat ?

Nicolas Sarkozy a reçu à son QG de candidat une délégation de salariés PSA d'Aulanay s/Bois dont l'usine pourrait fermer. Il s'est engagé à tout faire pour sauver le site. Or ce pseudo sauvetage dure depuis juin 2011 !

Contrairement aux salariés d'ArcelorMittal Florange qu'il exigeait de recevoir à l'Elysée, les salariés de l'usine PSA d'Aulnay s/Bois, en Seine Saint Denis, ont été reçus par Nicolas Sarkozy à son QG de campagne. Et pourtant, leurs problèmes se ressemblent puisque dans les deux cas, ils risquent de voir disparaître leur outil de travail.

Que leur a t-il promis ?

Il s'est engagé : « (...) à organiser une réunion tripartite entre la direction de PSA, les syndicats et le ministre de l'Industrie Eric Besson (...) » Ajoutant : « Je me suis engagé à voir le président de PSA et à tout faire pour qu’on puisse sauver le site d’Aulnay »

Au delà de la réaction que certains classeront dans la catégorie ... opportuniste, il est utile de rappeler que ce volontarisme aurait pu faire son effet depuis un certain temps. En effet, le gouvernement est en contact avec la direction de l'entreprise depuis juin 2011, suite à la présentation par la CGT du groupe PSA d'un document indiquant une fermeture envisagée du site en 2014 !

A cette époque, Eric Besson n'hésitait pas, après avoir rencontré le patron de PSA, à déclarer : « Je suis rassuré (...) Philippe Varin m’a indiqué l’inverse de ce qu’a dit la CGT hier et m’a montré le document de travail sur lequel le syndicat a fondé son intervention. Le président du groupe m’a expliqué que c’était là un document de travail qui n’avait pas eu d’application opérationnelle et qui n’avait donc pas été suivi d’effet (...) » Néanmoins, le patron de PSA ne cachait pas à la presse que des études sur le devenir du site étaient en cours.

Le 26 octobre 2011, nous apprenait Le Point : « Le ministre de l'Industrie, Éric Besson, va s'entretenir avec le président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, alors que le constructeur automobile pourrait supprimer 5 000 emplois en Europe »

Le 18 novembre 2011, Philippe Varin était reçu par Nicolas Sarkozy à l'Elysée ... pendant 1/2 heure. Selon un communiqué de la présidence : « le patron de Peugeot-Citroën avait affirmé au chef de l'Etat, que son plan ne comporterait aucune mesure de licenciements, ni mesure d'âge et ne remettra pas en cause l'empreinte industrielle du groupe en France (...) »

Pour en arriver aujourd'hui à la réception des représentants des salariés de l'usine PSA au QG de campagne du Président devenu candidat. Ceux-ci étant venu selon leurs propres mots de : « mettre le président-candidat devant ses promesses», rappelant que Sarkozy s'était engagé en octobre « à prendre le dossier de l'emploi d'Aulnay en main »

Et cette fois-ci plus question de gagner du temps, comme l'a expliqué le délégué CGT : « (...) Des paroles, on en entend beaucoup, mais les paroles s'envolent, nous on veut des garanties écrites. On joue notre peau »

Mais il ne fait nul doute que le Président candidat, qui aura déclaré pendant cinq ans « aimer les usines », va leur prouver son attachement en téléphonant au patron du groupe PSA puis, s'engager par écrit sur l'avenir de l'usine d'Aulnay S/Bois ...


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Libération

11 avril 2012

La situation de Pôle Emploi continue de se dégrader un peu plus !

Il y a encore peu, le Président considérait la fusion de l"ANPE et de l'ASSEDIC comme une des plus belles réussites. Une enquête réalisée auprès du personnel de Pôle Emploi montre que loin de s'arranger la situation continue de se dégrader !

Le 18 février 2009, le gouvernement publiait sur son site un communiqué relatif à la fusion de l'ANPE et des Assedic. On pouvait y lire : « (...) La loi du 13 février 2008 relative à la réforme de l'organisation du service public de l'emploi crée un nouvel organisme chargé d'assurer l'accueil, l'inscription, l'indemnisation et l'accompagnement des chômeurs. Chacun d'eux aura un interlocuteur unique et, à terme, les agents s'occuperont en moyenne de 30 demandeurs d'emploi contre 60 actuellement (...) »

Ce tableau idyllique était présenté par un clip toujours disponible sur le portail du gouvernement.

Or devant l'accroissement brutal du nombre de chômeurs à temps complet ou partiel, on est très vite passé à 50, 70 et largement plus de 100 demandeurs d'emplois par agent, pour en arriver comme la conseillère de votre serviteur à plus de 350 dossiers en 2010 !

On ajoutera à cette situation catastrophique une politique du chiffre qui a conduit Pôle Emploi à radier nombre d'inscrits pour des raisons parfois limites comme nous l'expliquions sur Marianne2 et dont le site Recours radiation donne de nombreux exemples.

Sans oublier bien entendu la dématérialisation des courriers envoyés aux inscrits qui dans un premier temps avait déclenché une explosion des radiations administratives

Alors, quelle est vraiment la situation de Pôle Emploi à quelques semaines de l'élection présidentielle ?

Pour le savoir il est nécessaire de prendre connaissance de la consultation nationale Pôle Emploi effectuée auprès du personnel entre le 21 février et le 9 mars 2012 d'où il ressort que : « 63% des agents pensent que la situation de Pôle emploi va plutôt en se dégradant »

Quelques chiffres extraits de l'étude disponible sur le site La Fusion pour les Nuls

Quatre agents Pôle emploi sur dix (39%) seulement estiment disposer des outils pour bien faire leur travail
La motivation au travail a diminué chez 48% des sondés
Pour qualifier leur état d'esprit, l'adjectif confiant arrive en dernière position (7%), loin derrière partagé (27%) et "sceptique" (23%)
45% des sondés réclament d'abord du temps pour gérer les dossiers complexes

Ce à quoi s'ajoute des difficultés en termes d'outil informatique, de documentation, d'objectifs, ...

Sans compter, indique Le Point : « Depuis une enquête sur les risques psycho-sociaux de janvier 2010 menée par le cabinet Isast, dans laquelle près des trois quarts des répondants déclaraient être en situation de travail tendue, il n'y a pas eu d'enseignement tiré, selon Colette Pronost, secrétaire générale du SNU-Pôle emploi »

Alors, que faire au moment où plus de 5 millions de français sont inscrits et que le chômage devrait continuer à augmenter du fait des ruptures conventionnelles toujours plus nombreuses et des plans sociaux retardés par Xavier Bertrand ... pour des raisons électorales ?

Il est clair que ce ne sont pas les 1000 embauches en CDD d'un an promises par le Ministre du Travail, sachant que les premiers recrutements ont commencé en février, qui vont améliorer la situation !

Il est donc plus qu'urgent de redéfinir les missions et l'action de Pôle Emploi. et de changer certaines méthodes comme le propose Michel Abhervé. Tout d'abord mettre fin à certaines méthodes : « (...) les salariés de cette institution qui sont, dans leur très grande majorité, motivés par leur travail soient écoutés, respectés alors qu’ils sont devenus, de plus en plus, des éxécutants, stackhanovistes du reporting, au service d’une hiérarchie hypertrophiée bien peu fonctionnelle (...) Une forme d’”Etats généraux” des salariés devrait être rapidement organisée (...) »

Mais aussi : « (...) permettre une réelle expression des usagers de Pôle emploi, ne prenant pas la forme d’une consultation biaisée pour tenter de démontrer à tout prix leur satisfaction majoritaire (...) »

Nous ajouterons : Que les actuels pouvoirs publics cessent de répéter à l'envie que les demandeurs d'emploi ne font pas assez d'efforts pour sortir de leur condition, afin de récolter quelques voix dans les urnes !

Etude IPSOS/Pôle Emploi

10 avril 2012

Pour Sarkozy, le problème des banlieues se résumerait-il au fait religieux ?

François Hollande ayant dédié ses dernières visites à des quartiers en difficulté, le Président candidat a décidé de se rendre à Drancy, dans le 93. Mais pourquoi a t-il choisi ce département pour mettre en valeur le fait religieux ?

Depuis le début de la campagne présidentielle, Le Président candidat n'avait effectué aucun déplacement dans des quartiers défavorisés. Pourtant, piqué au vif par les déplacements de François Hollande, il n'a pas hésité à déclarer : « Je suis très impliqué dans la vie des quartiers, depuis longtemps (...) »

Faisait-il référence au plan Marshall des banlieues promis en 2007, devenu « Plan Espoirs Banlieue » qui, comme le faisait remarquer le Bondy Blog : « Adresse introuvable ». Voilà ce que votre moteur de recherche vous indique lorsque vous tentez de vous connecter à l’adresse : http://wwww.espoir-banlieues.fr/ » était enterré en grande pompe en 2011 par Maurice Leroy son ministre de la ville ?

Mais dans la mesure où son principal concurrent l'avait devancé, il était nécessaire de montrer que « le Président qui protège » s'intéressait même vaguement aux résultats de sa politique de la ville !

Donc aujourd'hui Nicolas Sarkozy était à Drancy. Et quels sont les thèmes que le Président candidat : « très impliqué dans la vie des quartiers (...) » a souhaité aborder ?

Education, emploi, sécurité des habitants, services publics ? Allez, ne cherchez pas, le Président candidat a plaidé pour ... un « islam de France »


Il a, nous dit BFM : « (...) réitéré sa proposition de former les imams en partie dans les universités, notamment pour tout ce qui relève de l'instruction civique et des valeurs de la République (...) »

Tout d'abord, avoir choisi la Seine Saint Denis pour y distiller ce genre de message est contraire à la diversité de ce département ou une très grande majorité n'adhère pas aux valeurs religieuses ?

Mais surtout, c'est un retour à peine voilé au discours du Latran où le Président/chanoine d'une république laïque déclarait : « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé »

Ou : « (...) un homme qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent. La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie de prêtres, n’ont pas rendu les Français plus heureux (...) »

Cette intéressante visite, selon le Blog Elysée Jardin aurait été : « (...) tenue secrète jusqu'au bout, mais annoncée sur Twitter par Salima Saa (...) la secrétaire nationale de l'UMP au développement urbain (...) » Ce qui permettait aux journalistes d'être présent pour le show présidentiel !

En ce cas, monsieur le Président pourquoi jouer au fanfaron en affirmant que François Hollande n'a : « pas une seule idée pour les banlieues » alors que votre visite était opportuniste et surtout choquante sur le fond ?

Mais, n'ayez aucun doute, celle-ci ne trompera personne. Et surtout prouvera, si celà était nécessaire, la qualité de votre implication, vis à vis des quartiers et de leurs habitants !

06 avril 2012

Pauvreté et insécurité : Les chômeurs et précaires ne sont pas des privilégies !

Le Président candidat et l'UMP ont pris l'habitude de stigmatiser les chômeurs et précaires. Arguant récemment que le montant de leurs indemnités était une entrave à leur retour à l'emploi et qu'il suffirait de leur procurer une formation pour éradiquer le problème du chômage.

Ce discours destiné à flatter un électorat âgé ou ou conquérir l'électorat droitier s'applique désormais à plus de 5 millions d'inscrits à Pôle Emploi qui sont accusés régulièrement de mener une vie de rentiers.

Or, le Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP) qui vient de publier un document de 70 pages sur la situation des chômeurs et précaires sur l'année 2011 s'inscrit en faux contre les images d'Epinal que les élus de droite essayent régulièrement d'imposer.

Extrait : « (...) Quelles sont les ressources monétaires des personnes sans emploi ? La question dans sa banalité paraît appeler des réponses simples. Pourtant, c’est un grand étonnement de découvrir que les rapports et études sur le sujet sont rares et lacunaires. En particulier en provenance des institutions qui ont pour première responsabilité la situation des chômeurs : Unédic, Pôle emploi, ministère du travail (...) Cette absence de documentation permet des approximations qui laissent courir une rumeur tenace : les chômeurs sont des privilégiés. Leur situation sur le plan monétaire serait à ce point avantageuse que cela les dissuaderait de rechercher un emploi (...) »

Une réalité bien loin des contes et légendes entretenus par l'UMP et son candidat !

En effet : « (...) le chômage est le facteur essentiel de pauvreté. L’Insee le confirme en ce qui concerne le revenu des ménages (...) selon le portrait social 2011 de l’Insee, ils sont six millions à toucher moins de 750 € par mois. Une personne en chômage de longue durée qui a perdu ses droits à l’allocation chômage percevait en 2011 environ 15 € par jour (...) »

Du côté des précaires, cible permanente, puisque classés dans les assistés la situation n'est pas meilleure !

« (...) Même punition pour les six millions de travailleurs précaires, victimes de la politique de flexibilité voulue par le patronat et encouragé par le gouvernement qui gagnent moins de 750 € par mois. A comparer avec le ce que les statisticiens de l’Insee appellent le seuil de pauvreté, soit un revenu (données 2009 non réactualisées depuis) de 954 € par mois. Le seuil de pauvreté, déjà bien inférieur au smic, mais que désormais nombre de travailleurs n’atteignent pas faute de travailler en CDI à temps plein (...) »

Au delà de ces chiffres qui parlent d'eux mêmes, le MNCP aborde des sujets bien connus des chômeurs et précaires mais totalement esquivés ou oubliés par les institutions et ceux qui les dirigent.

En effet, la pression de Pôle Emploi qui agite la radiation systématique et n'accepte de dialoguer avec vous qu'au travers d'un répondeur téléphonique ou de courriers électroniques. Les factures qui s'accumulent. Et surtout l'impression d'être seul face à tous les problèmes dans la mesure où être chômeur, c'est ne plus avoir de représentation collective !

Fragilité, isolement et angoisse qui peuvent mener à la dépression ou même au suicide et pourtant ne semble pas concerner les pouvoirs publics, la majorité des syndicats de salariés ou les organisations patronales.

Face à tous ces problèmes qui ressemblent à un puits sans fond, pour ceux qui sont au chômage ou dans la précarité, le rapport du MNCP a l'avantage de mettre sérieusement le sujet sur la table ! Aux politiques de s'en saisir s'ils en ont l'envie et la volonté !


Rapport sur l'état du chômage en 2011


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Faujour

05 avril 2012

Les marcheurs d'ArcelorMittal demain à Paris : Bienvenue les gars !

Accusés par le Président candidat de faire de la politique, les ouvriers marcheurs d'ArcelorMittal Florange partis le 28 mars arrivent demain à Paris avec pour seul slogan : « L'acier lorrain vivra »

Le 29 mars dernier, Slovar s'associait, au travers d'un billet, à la marche d'une vingtaine de salariés d'ArcelorMittal de Florange.

Pour ceux qui l'auraient oublié, confrontés à une possible fermeture de leur aciérie, les ouvriers sont mobilisés et en lutte pour conserver leur outil de travail et leurs emplois.

Mais, le 9 mars, les négociations avec la direction était dans l'impasse : « (...) La réunion de facilitation organisée vendredi sous l'égide de l'État entre la direction et les syndicats pour mettre fin au blocage de l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) s'est terminée sur un constat d'échec, ont annoncé les syndicats (...) Ils ne nous ont même pas garanti par écrit une poursuite de l'exploitation jusqu'au 31 mars 2013, a regretté le responsable de la CFDT, Édouard Martin (...) »

Signalons au passage que contrairement à l'usine Lejaby à Yssingeaux, les ministres en charge du travail et de l'industrie avaient d'autres priorités !

Excédés, les ouvriers montaient à Paris le 15 mars pour se rendre au QG de campagne du Président candidat où ils furent reçus par les gendarmes mobiles et aspergés de gaz lacrymogène.

Refusant d'abandonner, une vingtaine d'ouvriers décidait le 28 mars de marcher de Florange à Paris : « (...) Vêtus de survêtements bleus sur lesquels on pouvait lire « L'acier lorrain vivra », une vingtaine de métallos ont entamé vers 9 h mercredi matin une marche de l'acier sur Paris » Leur démarche était simple mais concrête : « Nous marchons dans l'espoir de pouvoir sauver les 5.000 emplois de Florange en expliquant aux populations la situation de notre usine (...) »

Or, demain après 340 kilomètres qui n'ont pas brisé leur détermination, ils ont choisit d'arrêter leur marche place du Trocadéro à Paris. Un concert de soutien, place de Varsovie, auquel participeront : Zebda, Didier Porte, Pascal Douane, RIC et Bernard Lavilliers.

Probablement que le Président candidat « qui aime les usines » et vantait « la France qui se lêve tôt » fustigera ces salariés et syndicalistes qui font de la politique.

Nous, nous préférons leur dire : Votre marche et votre combat sont nôtres. Et surtout : « Bienvenue à Paris les gars ! »


En savoir plus sur le combat et la marche des ArcelorMittal de Florange


04 avril 2012

Accords compétitivité-emploi : Ce que Nicolas Sarkozy et le Medef vous cachent !

Au prétexte que les syndicats ont bloqué sa proposition d'accords compétitivité-emploi, Nicolas Sarkozy s'en prend violemment aux syndicats qui lui rendent bien. Mais savez-vous vraiment ce qu'impliquerait l'application de ces accords pour les salariés ?

Il est bien loin le temps où Nicolas Sarkozy, le tout nouveau président élu réunissait les syndicats de salariés. Il parlait alors d'organiser de nombreuses conférences sociales et, réaffirmait : « (...) à plusieurs occasions qu'il ne voulait pas mettre les organisations syndicales en difficulté, qu'il souhaitait réformer le pays par le dialogue (...) »

En effet, cinq ans plus tard, les tensions sont extrêmes et les attaques du Président candidat contre les syndicats de salariés sont quasi quotidiennes.

Même si le candidat affirme que les syndicats sont sortis de leur rôle et font à tort de la politique, il est assez probable que ces derniers payent leur refus de céder aux propositions du patronat, reprises par Nicolas Sarkozy, lors du sommet de crise, rebaptisé sommet social.

De quel ordre étaient ces propositions ?

Si certaines mesures étaient réclamées par les syndicats eux-mêmes, et ont été bien accueillies comme : Le développement du chômage partiel grâce à des simplifications administratives et des crédits budgétaires supplémentaires, ils avaient clairement flairé le piège des accords compétitivité-emploi.

Inutile de préciser que Laurence parisot au nom du Medef avait trouvé cette réunion : « très riche » notamment sur : « la question de l'emploi en partant des besoins de l'entreprise »

Problème : A quelques mois de la présidentielle, les syndicats refusaient à juste titre d'aborder le sujet des accords compétitivité-emploi, dans des délais aussi brefs, bloquant toutes les velléités du Président.

Mais, direz-vous : ça changerait quoi dans la vie des salariés ces accords ?

La CGT a mis en ligne sur son site un tableau édifiant qui vous explique les différences entre l'actuelle situation et celle que connaitraient les salariés au cas ou les accords s'appliqueraient (voir ci-dessous)

Cliquez sur l'image pour l'agrandir
CGT qui précise que : « (...) le Medef indique clairement que les dirigeants et actionnaires ne seront pas contraints de faire le même effort que les salariés ! En clair, pendant que les salariés voient leur rémunération baisser, celles des dirigeants restent intactes et les actionnaires continuent à toucher des dividendes ! Au final, les entreprises pourraient donc baisser les rémunérations pour augmenter leur profit ! (...) »

Et la CGT de conclure : « Bel exemple de justice sociale ! »

Eh bien, si pour un syndicat, s'opposer à ce genre de mesures c'est faire de la politique, nous, on en redemande !


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Le Figaro

03 avril 2012

Pour le SAMU Social : Un « cauchemar de femmes » ... sans issue ?

Le dernier centre d'hébergement d'urgences pour femmes d'Ile de France va t-il fermer ses portes ? Le SAMU social qui en a la responsabilité ne veut pas y croire. Et pourtant à quelques jours de la présidentielle aucune solution ne se fait jour !

Le 30 mars dernier, l'épouse du Président candidat évoquant son rôle dans la campagne présidentielle, déclarait au JDD que : Si Nicolas Sarkozy n'est pas réinvesti dans ses fonctions de président, elle s'occupera de sa fondation. Et de confier vouloir « aider Stefania Parigi, la directrice du Samu social, qui crée des Maisons des femmes pour héberger les plus fragiles »

Faisait-elle référence au fait qu'en 2011 : « 4.086 femmes sans abri isolées ont appelé au moins une fois le 115 de Paris et 16.082 nuitées ont été attribuées à des femmes en centre d'hébergement d'urgence, précise le Samusocial de Paris, dont les équipes de maraude ont rencontré 601 femmes au moins une fois dans la rue » ?

Que n'en a t-elle parlé à son Président de mari direz-vous ?

Elle l'aurait probablement fait, mais, affirme t-elle : « On m’a prêté une influence que je n’ai pas, que je ne veux pas avoir, qui ne me correspond en rien »

C'est dommage car Stefania Parigi, la directrice générale du Samu social de Paris, dont on trouve une interview sur le site de la Fondation Carla Bruni Sarkozy, tirait le signal d'alarme en juillet 2011 sur Marianne2 où elle déplorait le projet du gouvernement de réduire de 25 % le budget du Samu social !

Comble d'ironie, le dernier centre d'hébergement d'urgence dédié aux femmes en Ile-de-France, est menacé de fermeture le 31 mai prochain !

Etant visiblement abandonné par le gouvernement, le SAMU Social vient en désespoir de cause de mettre en ligne un court métrage : « Cauchemar de femmes », réalisé par le cinéaste Frédéric Schoendoerffer ( en même temps qu'une pétition) montrant que les femmes SDF, isolées et en situation de grande précarité, sont souvent victimes d'agressions.

Notons au passage que l'initiative de ce film revient à Publicis partenaire de longue date du SAMU Social et dont le patron, Maurice Levy, soutien de Nicolas Sarkozy connaît quelques turbulences à cause de sa rémunération pour 2012.

Néanmoins, la détermination de ces proches du Président n'aura pas permis dans l'immédiat de sauver du centre d'hébergement d'urgence pour femmes dont la fermeture est malheureusement programmée pour le 31 mai prochain.

Mais ne doutons pas que le Président Candidat profitera des derniers jours de campagne pour trouver, à défaut de l'avoir fait pendant son quinquennat, une petite enveloppe financière destinée à sauver les 52 places dédiées aux femmes en détresse ...

02 avril 2012

Présidentielle : Laurence Parisot réinvente la menace ... soviétique ?

Laurence Parisot qui craint une victoire de la gauche à la présidentielle, essaye d'affoler le bon peuple avec la menace de ministres communistes au gouvernement. Et pourquoi pas les chars soviétiques à Paris ?

Gênée aux entournures par l'affaire Maurice Levy, du nom du patron de Publicis qui va toucher 16 millions d'€ de rémunération en 2012, Laurence Parisot a suggéré « une refonte du code Afep - Medef en matière de rémunération » Proposition hautement humoristique, vous en conviendrez, puisque l'actuel président de l'Afep est ... Maurice Levy !

Donc, selon la patronne du Medef, il n'y a pas lieu à polémique, sachant qu'elle a expliqué qu'en termes de rémunérations outrancières il y avait : « de nouvelles idées et de nouvelles pratiques à trouver » en clair sujet clos !

Non, ce qui préoccupe au plus haut point, Laurence Parisot c'est la possible défaite de son champion, Nicolas Sarkozy, à la présidentielle !

Champion qu'elle encensait dans une récente interview aux journal Les Echos : « (...) Il a été un leader remarquable dans les moments de crise les plus dramatiques que nous avons traversés. Il a également accompli un travail décisif pour renforcer la compétitivité hors prix de la France, avec les réformes de l'université, du crédit impôt-recherche, de la taxe professionnelle, les investissements d'avenir et les pôles de compétitivité. La suppression de la taxe professionnelle et le relèvement de l'âge de départ à la retraite sont aussi des mesures essentielles que nous appelions de nos voeux (...) »

Jugeant toutefois que ce cri d'amour était insuffisant, elle a décidé de ressusciter les vieux discours anti gauche du CNPF, l'ancêtre du Medef, en demandant : « Est ce que ça veut dire qu'on aura des ministres communistes si François Hollande était élu ? »

Pour mémoire, François Ceyrac, président du CNPF, à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle de 1981, appelait les chefs d'entreprise à rejeter le programme commun : « (...) M. Ceyrac appelle les chefs d'entreprise, placés devant un choix fondamental de société, à rejeter le programme commun pour choisir de libérer le dynamisme des entreprises (...) »

On notera au passage qu'en 1981, le CNPF soulignait : « (...) la nécessité de conduire un politique de l'emploi plus dynamique, de desserrer les contraintes qui paralysent les entreprises et d'alléger leurs charges fiscales et sociales (...) » comme quoi, le patronat a de la suite dans les idées ...

Pour en revenir à notre amie Laurence, elle se déclare effrayée à l'idée du programme de Jean-Luc Mélenchon qui, selon ses dires : « (...) installerait une modalité de contrôle de l'économie et pas seulement de l'économie, peut-être comme on n'en a jamais vu » ajoutant, au passage : « qu'elle a remarqué lors de la manifestation de la Bastille que certains manifestants qui avaient des piques et des visages dessus ! »

Et de conclure que la France risque l'asphyxie si le candidat socialiste, allié à celui du Front de gauche, est élu.

Pas mal essayé, mais peut mieux faire !

En effet, pourquoi ne pas avoir proposé une libre interprétation des dix plaies d'Égypte qui pourraient frapper les français, au cas où, ils oseraient ne pas réélire Nicolas Sarkozy ? A savoir :

Les eaux des fleuves de France changées en sang,
Une invastion de grenouilles, de moustiques, de mouches et de bêtes sauvages dans toutes les régions socialistes
La mort des troupeaux
L'apparition d'ulcères sur les bêtes et les gens
la grêle et les sauterelles
Puis les ténèbres qui recouvriront le pays !

Si après ça, le candidat de son coeur n'est pas réélu ...