10 décembre 2010

Régimes spéciaux : Bataille autour de la retraite des anciens élus de Paris !

" Une réforme des retraites responsable, raisonnable et juste" déclarait Eric Woerth. C'est probablement au nom de cette justice, que le Sénat essaye de maintenir l'exonération d'impôt sur le revenu, des pensions de retraite des élus locaux de Paris ... d'avant 1992 !

Alors que la chasse au niches fiscales et aux avantages particuliers bat son plein dans les assemblées, une information n'a pas fait les gros titres de la presse. Et pourtant elle vaut son pesant d'or : " Le Sénat a retouché dimanche le vote de l'Assemblée nationale, qui avait décidé d'imposer la retraite des élus de Paris d'avant 1992 dont l'ancien président Jacques Chirac (...) " - Public Sénat

Mais encore ?

Et bien, il faut savoir que jusqu'à l'amendement du député Nouveau Centre Charles de Courson déposé en septembre 2010 (et adopté fin novembre), les élus de Paris ayant exercé un mandat avant 1992, étaient exonéré d'impôt sur leur retraite pour leurs droits acquis avant 1992. Cet amendement supprimait cette "particularité" !

Cet amendement faisait suite à une demande de Bertrand Delanoe faite juillet dernier auprès du gouvernement. En effet : " (...) depuis 1992, c'est en effet la ville qui finance les retraites de ses élus - 160 retraites et 90 pensions de reversion -à hauteur de 4 millions d'euros par an (...) " C'est donc Charles de Courson qui s'y est collé. Au delà du privilège injustifiable, le député arguait que : " (...) ces retraites devaient être "considérées comme des traitements et salaires au regard de l'impôt sur le revenu, de la CSG, de la CRDS et des prélèvements sociaux (...) "

A noter que son amendement avait été adopté malgré l'avis défavorable du ministre du Budget, François Baroin. Au nom d'une certaine "nostalgie" chiraquienne ?

En toute logique, le texte est arrivé ensuite au Sénat.

Et c'est Philippe Marini, rapporteur du budget, qui déclarait le 19/08/ 2010 : " le gouvernement doit raboter l'ensemble des avantages fiscaux, quelles que soient les catégories concernées", pour tenir ses objectifs de réduction des déficits (...) - Le Point

Qui a créé la sensation en déposant deux amendements : " (...) qui prévoient de supprimer toute référence spécifique aux élus parisiens et de soumettre à l'impôt sur le revenu les pensions de retraite des élus locaux d'avant 1992 (...) " nous dit Public Sénat

Bien que l'affaire ne soit pas encore terminée, comme l'affirme Boursorama : (...) Assemblée et Sénat devront trancher cette question dans les prochains jours lors de la réunion de la commission mixte paritaire (CMP, 7 députés et 7 sénateurs) chargée d'élaborer un texte de compromis sur le budget 2011 (...) "

Il n'est pas certain que les français puissent s'offusquer, comme François Baroin, d'une possible nouvelle atteinte au pouvoir d'achat des retraités ... de la politique parisienne ! Notamment en ce qui concerne un ancien maire de Paris qui risque une très légère "amputation" d'une partie des 18 781 € de pensions mensuelles ...

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Domas

09 décembre 2010

Fin des subventions publiques : Le Forum des droits de l'internet se saborde !


Le Forum des Droits de l'Internet, faute de subventions publiques, vient d'annoncer sa dissolution. Ce qui, par le fait, rend caduc, le partenariat signé avec la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ... pour l'élection de 2012 !

A quoi servait le Forum des droits de l'Internet ?

Présentation sur son site : " Organisme parapublic de statut associatif créé en mai 2001 avec le soutien des pouvoirs publics. Le Forum est compétent pour les questions de droit et de société liées à l’internet. Son objectif est que les règles de l’univers numérique existantes ou à construire soient connues et respectées de tous ... / ..."

Et pourtant, c'est par un communiqué laconique et un peu amer, que le Forum des droits de l'Internet annonce sa dissolution : " ... / ... le Forum des droits sur l’internet a voté la dissolution anticipée de son association. Isabelle Falque-Pierrotin, Présidente du Forum des droits sur l’internet, a été désignée pour assurer la liquidation. Cette dissolution fait suite à la décision des pouvoirs publics d’interrompre la subvention du Forum à la fin du mois de décembre 2010. Versée par le ministère de l’Industrie, cette subvention complétait les ations des membres et permettait à cet organisme de mener des missions d’intérêt général en matière de droit et d’usages de l’internet ... / ... le Forum des droits sur l’internet était dans l’attente d’une transformation qui n’est pas intervenue ... / ... "

"Transformation qui n'est pas intervenue" ?

"Normalement" nous dit 01.net : " un nouvel organisme consultatif était censé voir le jour, le Conseil national du numérique, et le Forum devait se fondre à l’intérieur. Ce CNN semble être resté lettre morte ... / ..." Elle était pourtant promise en 2008, par le secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique : Eric Besson ... devenu "Ministre auprès de la ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique" qui ne semble pas pressé de lancer un "Conseil national du numérique" !

Si certains comme le site France Numérique, ne porteront pas le deuil, expliquant que : " Le FDI s'est surtout fait connaître pour son service de médiation en ligne, un certain nombre de guides (dont certains de propagande comme le guide "Net Attitude"), mais aussi et surtout par son atonie complète lors de la préparation des lois DADVSI et Hadopi, alors même qu'une de ses missions était de servir à éclairer en amont le travail du législateur ... / ... Elle a également participé à la « Mission Olivennes » dont l'Hadopi a découlé"

On pourra constater que le sabordage du Forum des droits de l'Internet va laisser en plan un certains nombre de sujets sur lesquels il avait travaillé dont : " le Droit de la consommation appliqué au commerce électronique, , Commerce en ligne et produits de santé, le filtrage des sites pédopornographiques par les FAI, la conservation des données relatives à une communication électronique, le télétravail en France et Internet et la communication électorale "

C'est d'autant plus dommage, en ce qui concerne la " communication électorale ", puisque, écrivait le Forum des droits de l'Internet le 24 juin 2010 : " Dans la perspective des prochaines échéances électorales de 2012, le Forum des droits sur l’internet et la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) " avaient " conclu un partenariat "

Quels en étaient les termes ?

" Conscients de la complexité croissante des questions de financements politiques liés à l’internet lors des campagnes électorales, les deux institutions souhaitent partager leurs expertises respectives et collaborer plus étroitement sur les questions majeures de la vie politique ... / ... À chaque élection, nous constatons la progression de la part des dépenses liées à l’internet dans les comptes de campagne » a expliqué François LOGEROT, président de la CNCCFP. « C’est pourquoi la commission souhaite s’appuyer sur l’expertise du Forum afin de mieux maîtriser un domaine en constante évolution » ... / ... Le Forum des droits sur l’internet souhaite engager de nouvelles réflexions en matière de communication électorale sur internet par la mise en place d’un groupe de travail multiacteur associant toutes les parties prenantes dans l’organisation et le contrôle de l’élection mais aussi, dans la conception et la réalisation des campagnes en ligne ... / ... "

Le Forum des droits de l'Internet n'existant plus et aucun autre organisme, susceptible de reprendre l'accord de partenariat n'étant programmé, dans l'immédiat, à vous d'en tirer vos propres conclusions ...


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Forum des droits de l'internet

08 décembre 2010

Emploi des seniors : L'imposture du " vieillir au travail " !

Si Xavier Bertrand promet beaucoup en termes de lutte contre le chômage, il est assez discret sur le devenir des salariés "vieillissants" qui vont devoir batailler pour travailler jusqu'à 67 ans !

" Alors que la réforme sur les retraites prévoit un allongement de la durée de vie active, nombre de spécialistes de la santé au travail s’inquiètent du devenir des salariés vieillissants. Travail de nuit, charges à porter, cadences soutenues : avec l’âge, la pénibilité s’accroît ... / ... " écrivait la Mutualité française dans un édito du 3 décembre 2010

Ce que vient étayer la récente décision de Renault de mettre en pré retraite pour cause de pénibilité 3.000 salariés âgés de 58 ans et plus début 2011sur trois ans - Marianne2 Et même si le gouvernement "cherche la faille juridique" comme nous l'apprennent Les Echos et indique qu'il : "n'apportera aucune aide au plan de retraite de Renault ", force est de constater que la légende du "flamboyant" senior indispensable aux entreprises, vient de mourir au "champ d'honneur" !

Mais, quid de tous les autres salariés qui sont soumis à une usure physique issue de la pénibilité de leur travail ?

La "réforme" des retraites, votée par le parlement a indiqué les termes selon lesquelles un salarié âgé peut continuer à prendre sa retraite à 60 ans : " Le taux d’incapacité requis pour bénéficier du dispositif de compensation de la pénibilité est abaissé de 20% à 10%, à condition de pouvoir justifier du fait que cette incapacité résulte de l’exposition à des facteurs de pénibilité ... / ... Les branches professionnelles ou les entreprises seront incitées à engager des négociations pour proposer à leurs salariés exposés à des facteurs de pénibilité un aménagement pour la fin de leur carrière ... / ... "

Or nous dit la Mutualité Française : " ... / ... D’après l’enquête SVP 50 (pour Santé et vie professionnelle après 50 ans), près des deux tiers des femmes et 57% des hommes travaillent en ressentant des douleurs. Les pathologies rhumatologiques touchent près du quart des salariés de 50 ans et plus. Les pathologies cardio-vasculaires concernent 17% des hommes et 12% des femmes ... / ... Selon les spécialistes de la santé au travail, le dispositif contre la pénibilité retenu par le gouvernement dans le cadre de sa réforme des retraites paraît largement insuffisant pour compenser l’usure prématurée due au travail ... / ... Ce dispositif ne prend en compte que les altérations déjà visibles de l’état de santé, en occultant les effets différés des expositions aux produits cancérogènes ou encore au travail de nuit. Plus de 2 millions de salariés, dont 70% d’ouvriers, sont exposés à un produit cancérogène et le travail de nuit concerne près de 20% des salariés"

Qu'en disait le MEDEF, par la voix de sa présidente (et initiatrice de la la rupture conventionnelle du contrat de travail, dont les seniors sont les premiers concernés )

" ... / ... plus on travaille, plus on crée du travail pour les autres. Plus les seniors vont continuer à rester en activité, plus on peut se donner des chances pour accélérer l’entrée des jeunes sur le marché du travail ... / ... je considère que pour nous, les entreprises, il y a avec cette réforme des retraites, un gros travail qui ne fait que commencer. Nous aussi, nous avons des efforts à mener. Nous aussi, nous avons des changements de comportement à installer ... / ... aller plus loin encore en matière de condition de travail, d’adaptabilité des postes de travail pour les plus anciens ... / ... On est à un tournant. Mais pour bien prendre le tournant, il ne faut pas se tromper sur l’analyse objective de la situation. Et si on arrive à faire cette analyse objective, je pense que l’on peut bien amorcer cette nouvelle ère "

Déclarations à rapprocher de ce chiffre : " ... / ... Au total, 736.100 chercheurs d'emploi de plus de cinquante ans, étaient inscrits fin octobre, soit une hausse de 1% sans activité et de 1,2% en incluant les activités partielles. Sur un an, cela représente pas moins de 15,3 et 15,9% de hausse .. / ... " - Metro ... on perçoit bien; que nous sommes entrés, de plain-pied dans une " nouvelle ère" !

Mais que les plus âgés cessent de s'inquiéter pour leurs handicaps et maladies professionnelles puisque la dernière solution "à la mode" pour ces populations est, de les aider à créer leur entreprise, comme l'explique La Tribune : " S'appuyant sur un sondage CSA, l'APCE (Agence pour la création d'entreprises) fait des propositions afin de développer la création d'entreprises en France par des seniors. Un moyen pour ces derniers d'améliorer leurs revenus, d'éviter le chômage et de valoriser leur expérience ... / .. "

Un regret, toutefois, le sondage n'indique pas si ces "futurs" chefs d'entreprise envisageraient par la suite, d'adhérer au MEDEF. Un oubli de CSA sans doute !

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Ministère du travail

07 décembre 2010

UMP : Le retour du "travailler plus " ... mais pour gagner moins !

Certainement dans le but d'améliorer le pouvoir d'achat, plusieurs voix à l'UMP, dont celle de Gérard Longuet, demandent l'abrogation définitive des 35H00. Ce qui reviendrait selon Xavier Bertrand, qui s'y oppose (provisoirement) à : " faire travailler les Français 39 heures payées 35" !

Beaucoup de parlementaires UMP, et non des moindres, savent qu'il sera quasiment impossible de tenir les engagements pris par le gouvernement sur la réduction des déficits. La TVA sur la restauration et certaines autres niches fiscales, étant intouchables, l'idée, portée par Gérard Longuet et approuvée, par Jean-François Copé, serait de mettre fin aux 35H00 de façon définitive afin de récupérer selon lui : " les 22 milliards d'euros d'allègements de charges liés aux 35 heures "

Seulement, à moins de deux ans de la présidentielle, cette "idée" ne ferait pas les affaires du Président sortant ! En effet, proposer aux salariés de travailler 39 ou 40H00 pour le prix de 35H00 alors qu'on déclarait en 2007

" ... / ... Les prix sont trop hauts et les salaires sont trop bas. Voilà la vérité. On ne peut pas sans risque dissimuler la vérité tout le temps à tout le monde .... / ... Je vois avec plaisir tous ces théoriciens de l'économie qui m'expliquent que le problème du pouvoir d'achat cela n'existe pas, c'est la compétitivité des entreprises. Parfait. Mais comment peuvent elles être compétitives, les entreprises, avec des salariés qui sont eux-mêmes démoralisés et qui ont le sentiment qu'ils ne sont pas payés au juste prix de leur investissement personnel ? ... / ... " - L'Internaute

Est totalement suicidaire. C'est pourquoi Xavier Bertrand, le ministre du travail s'y oppose ... du moins jusqu'à l'élection présidentielle !

" .... / ... le retour aux 39 heures payées 35. Une option rejetée lundi 6 décembre par le ministre du Travail Xavier Bertrand. "Si sortir des 35 heures, c'est enlever les exonérations de charges des entreprises, c'est nuire à leur compétitivité", par rapport à l’Allemagne notamment, a-t-il expliqué. "Ou alors, si sortir des 35 heures, c'est faire travailler les Français 39 heures, payées 35, les salariés ne sont pas d'accord et moi non plus." Et Bertrand de brandir son texte d'assouplissement des 35H00 par l'exonération des heures supplémentaires de la loi TEPA : " On est déjà sorti du carcan des 35 heures" à travers une loi que "j'ai fait voter, en 2008, sur la démocratie sociale" - Challenge

Mais pourquoi cette proposition de Gérard Longuet ?

Certains argueront que c'est la conséquence logique du refus de Nicolas Sarkozy de l'avoir nommé ministre. Ce qui n'est pas une piste à écrater, car, Longuet était totalement persuadé qu'il serait ministre de l'Industrie ou la Défense, qu'il avait même préparé sa succession au Sénat ! - Le Figaro

Cette hypothèse est loin d'être farfelue, lorsqu'on constate qu'alors que Nicolas Sarkozy a indiqué refuser toute augmentation des impôts, Gérard Longuet propose en échange de la suppression du boucleir fiscal et de l'ISF une augmentation de l'impôt sur le revenu : " ... / ... des catégories les plus élevées, pour plus de 250 000 euros par an» et rappelle qu'en Allemagne, «la plus haute tranche est à 45% ... / ..." - Le Parisien

Oui mais direz-vous, il y a peu de chances pour que la proposition d'abrogation des 35H00 soit validée puisque Xavier Bertrand (avec sans nul doute, l'aval de l'Elysée) s'y oppose formellement !

Théoriquement oui, mais ...

Car, le message est clair. Même si Xavier Bertrant reconnaît que : " ... / ... L'outil est là ... / ... très peu d'entreprises l'utilisent ... / ... " Il lâche au passage : " Cela sera un outil de sortie de crise ... / ... " Les Echos Sans en préciser, bien entendu, la date ou ... les modalités ! Pour le savoir, il vous faudra attendre 2012 et craindre une victoire de la droite à la présidentielle et aux législatives ...

06 décembre 2010

Copé lance la "révolution culturelle" de l'UMP au pays du Lotus bleu !

Très étonnement, les medias français ont très peu parlé d'un événement de portée internationale : La création par Jean-François Copé, de de l'antenne chinoise de "Génération France" son club. Pour le reste de sa visite, rien de mieux que son prédécesseur Xavier Bertrand !

On est partagé entre le sourire et la consternation en lisant le reportage du Figaro sur la visite, organisée par Jean-Pierre Raffarin pour le nouveau secrétaire national de l'UMP

" Désormais, le soleil ne se couche plus sur Génération France! Jean-François Copé l'a dit sur le mode de l'autodérision, mais il n'était pas peu fier, samedi à Pékin, de célébrer l'ouverture de l'antenne chinoise de son club. Tout en tenant un bureau politique de l'UMP locale, pour démontrer sa volonté de forcer les caciques du parti à travailler avec les think-tanks. Peut-être parce que le nouveau secrétaire général s'adressait à un parterre de représentants du gratin financier et industriel français et d'étudiants en économie, il a usé et abusé de la métaphore entrepreneuriale pour décrire la révolution culturelle qu'il entend mener rue La Boétie ... / ... un autre représentant de la presse pékinoise a demandé à Copé s'il considérait le poste de premier ministre comme une étape vers celui de président. «Ce n'est pas le lieu pour en parler, a esquivé le patron de l'UMP. Je m'inspire de la sagesse des auteurs chinois, je crois au respect du temps.»

Le journaliste avait il pris connaissance de la chronique : "Rencontre de Premiers Ministres" publiée par Jean-Pierre Raffarin sur son blog ? : "J’ai été très heureux de présenter mon ami le 1er Vice Premier Ministre chinois M. Li Keqiang à mon autre ami Jean-François Copé. La probabilité existe qu’il s’agisse des deux premiers ministres de 2012 ! Chacun dans son pays est en pôle position ... / ... "

Jean-François Copé a profité de cette visite pour lancer un appel à la reconduction du grand timonier qui dirige la France. En effet, il déclaré à Pékin : " se fixer comme objectif de susciter une " levée en masse ", une " mobilisation générale ", pour le président de la République " qui sera notre candidat " à la présidentielle de 2012 " - AFP/Google

Une sorte de " longue marche " avec les socialistes dans le rôle des impies de l'armée nationale du Kuomintang ?

Mais c'est dans la presse chinoise qu'on explique le mieux la visite du "futur Premier Ministre". Exemple, cet extrait de "Chine Actualité"

" Il faut parler de tout avec la Chine, mais surtout avant de parler, il faut écouter et comprendre," a souligné le nouveau secrétaire du parti au pouvoir en France, Jean-François Copé, lors d'une conférence de presse jeudi soir à Beijing ... / ... Les réponses de M.Copé aux questions posées par les journalistes de l'Agence Xinhua (Chine nouvelle) sur son support à la politique chinoise du chef de l'état français sont sans ambiguïtés. "En ce qui concerne la politique menée par Sarkozy envers la Chine, je la soutient totalement", a affirmé M.Copé, en constatant cependant qu'il y avait eu des périodes d'incompréhension entre les deux pays, en particulier suite à la rencontre entre Sarzoky et le dalaï lama .. / ..."

Ledit Dalaï Lama et les tibétains en seront fort aise ! Mais ne se faisaient pas d'illlusion puisqu'on pouvait lire sur le site de France Tibet

" ... / ... En clair, l'UMP n'a rien à dire publiquement sur le sujet ! Pour comprendre ce silence, il faut se souvenir que l'UMP a signé "«mémorandum d'entente» avec le parti communiste chinois dont le Figaro disait qu'il est d'une "portée très générale" mais soulignait que " les deux partis se sont mis d'accord sur des principes, en particulier celui de "non-ingérence dans les affaires intérieures d'autrui ... / ... "

Non ingérence qui semble s'appliquer également au dissident chinois emprisonné Liu Xiaobo, ayant reçu le prix Nobel de la paix 2010 ! Sachant que ce prix lui a été attribué : "pour ses efforts durables et non violents en faveur des droits de l'homme en Chine", on était en droit, de s'attendre à ce que le nouveau "Mao Tse Toung de l'UMP" corrige l'absence de commentaires de son prédécesseur Xavier Bertrand sur le sujet.

Or sur le site de l'UMP, rien de tel sur le sujet depuis le communiqué concernant la libération du Prix Nobel ... 1991 !

Néanmoins, Jean-François Copé a déclaré : " Bien sûr, il ne doit pas y avoir de sujets tabous avec la Chine. Je dis souvent à mes compatriotes, de regarder l'évolution de la Chine comme acteur majeur, avec lequel il faut parler de tout. Mais surtout avant de parler, il faut écouter et comprendre ... / ... " De tout comme de médiation mondiale à laquelle l'UMP envisage d'être le maître d'oeuvre : " ... / ... À plus longue échéance, Copé entend aussi faire de l'UMP le moteur d'une "relation à trois entre l'Europe, la Chine et les États-Unis, au niveau des partis au pouvoir" ... / ... " - Le Figaro

Au delà du fait, diront certains esprits chagrins, que l'industrie française est à l'agonie et que les chinois après avoir bénéficié de transferts technologiques qui leurs permettront à moindre coût de nous envahir de produits ... conçus par notre pays , comment en ce cas hésiter à reconduire Nicolas Sarkozy en 2012, afin de bénéficier des services d'un tel "phénix" à Matignon !


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Tibet de facto

03 décembre 2010

Service Civique : "L'arme de cohésion sociale" du gouvernement est-elle enrayée ?

Nouveau"jouet" de Martin Hirsch, l'agence des Service Civique connait des problèmes de démarrage. Ainsi, on apprend que malgré les engagements de celle-ci, les volontaires n'ont toujours pas été payés !

Martin Hirsch a de l'humour, c'est le moins qu'on puisse dire, puisqu'il déclarait lors d'un déplacement dans une Mission locale : " Je n'ai jamais cessé d'être un militant social, même pendant mes années au gouvernement. Pendant ces trois années en fait, j'ai accompli mon service civique " !

Ce que le "militant social" oublie de dire c'est que le RSA pour lequel il était entré au gouvernement est d'une complexité effroyable (voir le site du Médiateur de la République) à tel point que : " ... / ... au moment de la mise en place du RSA, les autorités s’attendaient à une augmentation des bénéficiaires d’environ 1,2 million au cours de la première année, et 2 millions à terme. On est donc, avec 630.000 nouveaux entrants ... / .. un système intrusif et trop compliqué, comme l’indique le Secours Catholique, qui a constaté que plus de la moitié des personnes éligibles ne font pas de demande. Effectivement la procédure nécessite quantité de déclarations de ressources et de justifications qui rebutent ces personnes ... / ..." IFRAP

Néanmoins, sa mission accomplie, Martin Hirsch a donc décidé de se consacrer à la mise en place du service civique. Celui-ci a été créé, sur mesure : " .. / .. par la loi du 10 mars 2010, après un vote quasi unanime du Sénat " celui-ci étant qualifié, un peu pompeusement, par Martin Hirsch de " Petit miracle républicain" - L'Express

Comment ça fonctionne le Service Civique ?

Présentation sur le site Web de l'agence : " Toute personne de 16 à 25 ans qui souhaite s’engager peut effectuer son Service Civique ... / ... Une mission de Service Civique dure de 6 à 12 mois. Le Service Civique peut être réalisé auprès d’une association, d’une fondation, d’une organisation non gouvernementale à but non lucratif, ou auprès d’un organisme public : collectivités locales (régions, départements, communes), établissements publics ou administrations de l’Etat ... / ... "


Tout ce qu'il faut savoir sur le Service Civique
envoyé par service-civique. -

Dans quelles conditions ?

" Une indemnité de 442,11 € nets/mois est directement versée au volontaire par l'Etat, quelle que soit la durée hebdomadaire de la mission. De plus, la structure d’accueil verse au volontaire une prestation en nature ou en espèce d’un montant de 100,46 €, correspondant à la prise en charge des frais d’alimentation (fourniture de repas) ou de transports.

Cette prestation peut être versée de différentes façons (titre repas, accès à la cantine, remboursements de frais, etc.)
Par ailleurs, les jeunes, bénéficiaires ou appartenant à un foyer bénéficiaire du rSa, ou titulaire d'une bourse de l'enseignement supérieur au titre du 5e échelon ou au delà bénéficient d’une majoration d'indemnité de 100,64 € par mois.

Au total, selon les situations, les volontaires en Service Civique perçoivent entre 542,46 € et 641 €/mois. Le bénéfice de l’aide au logement est conservé pendant le Service Civique. - Service Civique

Fort bien ! Sauf que, comme nous l'apprend le site Lyon Capitale : " .... / ... A Lyon comme un peu partout en France, des volontaires n’ont toujours pas été payés ... / ... "

Encore un problème de caisses vides ou de rigueur budgétaire ?

Non, puisque si l'on en croît le communiqué de presse du 30/09/10, du ministère de tutelle de l'agence, le ministère de la jeunesse et des solidarités actives : " ... / ... Voté en mai dernier, le budget 2010 de l’Agence du Service Civique est fixé à ce jour à 26,3 Millions d’Euros. Il comprend : 24,13 Millions d’Euros de crédits pour l’accueil et les indemnités de mission des jeunes en Service Civique et 1,7 Millions destinés au fonctionnement de l’Agence du Service Civique "

Quelles sont alors les raisons avancées ?

Selon LyonCapitale : " ... / ... La difficulté de mise en place du tout nouveau système serait à l’origine du blocage. L’engorgement de l’institution qui croulait sous les demandes aurait aussi été un facteur aggravant pour la gestion des dossiers. Selon Marion Sessiecq, déléguée territoriale de l’AFEV sur Lyon, ce serait simplement le fait de lourdeurs administratives ... / ... Contactée directement par LyonCapitale.fr, l’Agence du Service Civique assure par la voix de son directeur Jean-Benoit Dujol que tout rentrerait dans l’ordre d’ici la fin de la semaine voir « le début de la semaine prochaine ... / ... "

Du côté des volontaires, la situation est parfois dramatique : " ... / ... Charlotte, étudiante et volontaire à l’AFEV, a eu de gros problèmes financiers. « J’ai eu des problèmes avec ma banque (…) j’ai failli être interdit bancaire » nous explique-t-elle. Pour aider leurs volontaires, les associations ont mobilisé leurs fonds. À l’AFEV, Charlotte a eu une avance de 400. Sa collègue Pauline a elle aussi été au bord du gouffre financier mais elle a pu être soutenue par son entourage : « j’aurais été toute seule, j’aurais eu de vraies difficultés ». De son côté Unis-cité en Rhône-Alpes a octroyé 200 euros à tous ses volontaires ... / ... "

Donc un départ en fanfare pour ces "missions valorisantes" définies de la façon suivante sur le site du gouvernement : " Ce type d’action est pleinement reconnu dans les cursus d'enseignement secondaire et universitaire et dans le cadre de la validation des acquis de l'expérience (VAE). Une valeur ajoutée indéniable dans un curriculum vitae."

Alors, que demande le peuple des 16 à 25 ans volontaires pour le Service Civique, De l'argent ?

Martin Hirsh a bien du batailler contre Jean-François Copé pour éviter de perdre ses 9.200 euros net par mois comme de président de l'Agence » du service civique - La Tribune

Alors, jeunes volontaire, un peu de patience et surtout de l'enthousiasme que diable !

02 décembre 2010

La crise économique cheval de troie de la privatisation de la sécu ?

On doit avoir, en ce moment, les naseaux qui frémissent dans le monde de la bancassurance. En effet, sur fond de crise économique et financière, on recommence à parler de la sécu et évoquant la : "logique assurantielle vs. logique universelle"

Ne cherchez pas, il n'y a tout au plus que 2 ou 3 articles de presse récents, évoquant la possibilité de voir se concrétiser un système concurrentiel à la sécu. Celui publié par Le Point et daté du 1 décembre, résume assez bien, la situation

" ... / ... la majorité pourrait bien amorcer discrètement le débat sur un système concurrentiel. Et alors que la dette française atteindra le record de 87,4 % du PIB en 2012, certains estiment même que le gouvernement est bel et bien en train de préparer le terrain pour une réforme en profondeur. Le 24 novembre, en lançant une "vaste concertation nationale" sur le thème de la dépendance, François Fillon déclarait ainsi que les discussions seraient "élargies à toute protection sociale", notamment dans le but de "fixer la part des régimes obligatoires et complémentaires et diversifier les modes de financement" - sans soulever de vague de protestations particulière. Quelques jours plus tard, la ministre en charge du dossier, Roselyne Bachelot, s'interrogeait dans les colonnes du Figaro sur ce que "pourrait être la part de l'assurance (privée) par rapport à la solidarité". "Les Français devront s'exprimer..."

Oui diront certains mais nous n'en sommes qu'à l'idée d'un débat. Ensuite il faudra émettre des propositions ... Dans ce cas, vous feriez preuve de naïveté ! Car, ces propositions existent déja et sont développées par l'Institut Montaigne depuis bien des années. Notamment dans une étude portant le joli nom de : " Proposition issue de la note "TVA, CSG, IR, cotisations... Comment financer la protection sociale" (Jacques Bichot)- Mai 2006 "

Extraits : " ... / ... L’ère du rationnement approche – à moins, justement, que l’on ne se décide à construire un moteur moderne, adapté à ce qu’est devenue la protection sociale : une production de services, qui relèvent un peu de la redistribution, et beaucoup de l’assurance et de la finance ... / ... " - Institut Montaigne

Seulement, jusqu'à présent, les gouvernements successifs, bien que soumis à un lobbying effréné des compagnies d'assurances, des banques et de leurs Think tanks amis, n'avaient pas cédé sur le tabou, que représente la remise en cause, du "monopole" de la sécu .

Ils n'ont d'ailleurs pas donné suite à ce fameux hoax qui expliquait que la loi européenne mettait fin à ce "monopole". En 2007, comme l'écrivait la Sécurité Sociale sur son site, dans une longue mise au point : " ... / ... Depuis un certain temps, des voix s’élèvent pour soutenir que des textes européens « imposeraient la fin du monopole français de la sécurité sociale ». Sur la base d’arguments fallacieux, ces mouvements incitent les assurés sociaux à quitter la sécurité sociale et souscrire des assurances privées, auprès d’organismes assureurs établis dans d’autres Etats de l’Union européenne ... / ... "

Et la Sécurité Sociale de rappeler les fondements du système d'assurance santé français sur son site

Préambule de 1946 à la Constitution : “ Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité les moyens convenables d’existence.”

Aussi, le premier article du Code de la Sécurité sociale rappelle le principe de solidarité sur lequel s’appuie la sécurité sociale et proclame l’obligation de s’affilier à la sécurité sociale pour les personnes qui travaillent en France : Article L111-1 du Code de la Sécurité sociale : L'organisation de la sécurité sociale est fondée sur le principe de solidarité nationale. Elle garantit les travailleurs et leur famille contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain. Elle couvre également les charges de maternité, de paternité et les charges de famille. Elle assure, pour toute autre personne et pour les membres de sa famille résidant sur le territoire français, la couverture des charges de maladie, de maternité et de paternité ainsi que des charges de famille. Cette garantie s'exerce par l'affiliation des intéressés et le rattachement de leurs ayants droit à un (ou plusieurs) régime(s) obligatoire(s). Elle assure le service des prestations d'assurances sociales, d'accidents du travail et maladies professionnelles, des allocations de vieillesse ainsi que le service des prestations familiales dans le cadre des dispositions fixées par le présent code ... / ... "

Alors, où en est-on ?

Un certain Jean-François Copé, aujourd'hui à la tête de l'UMP ne cachait pas son intérêt pour une notion de mise en concurrence en avril 2010 dans une chronique sur Slate : " Nous devons faire le point régulièrement sur ce qui doit relever de la solidarité nationale et donc de l'assurance maladie d'une part, et ce qui relève de la responsabilité individuelle et des complémentaires santé d'autre part ... / ... la solidarité nationale ne peut pas tout financer..."

A rapprocher d'une phrase trouvée dans le document de l'Institut Montaigne : "Sauver l'assurance maladie" : " ... / ... Il s’agit tout à la fois de repenser les principes de prise en charge (logique assurantielle vs. logique universelle) ... / ... réinventer l’assurance maladie, en pérennisant son financement, en redonnant tout son sens au concept de solidarité et en sortant de la confusion entretenue avec celui de la mutualisation (qui est simplement une technique d’assurance) ... / ... "

Quelques exemples de système "repensé" ?

" ... / ... la création d’une franchise de base annuelle en-deçà de laquelle la dépense de santé serait supportée par l’assuré – ou son assurance complémentaire – tandis que l’assurance maladie obligatoire couvrirait toutes les dépenses supérieures au montant de la franchise ... / ... "

Et de mettre en cause : " le caractère inéquitable et financièrement insoutenable du système de prise en charge des affections de longue durée (ALD)10, qui concerne 1/7e des assurés sociaux mais représente les deux tiers des dépenses d’assurance maladie obligatoire et près de 90 % de leur croissance annuelle "

Il faut noter dans le document de l'Institut Montaigne, quelques questions qui devraient permettre aux parlementaires de la majorité présidentielle, de se distinguer, lors de débats dans les assemblées, dans la cas où une réforme de la Sécu viendrait à l'ordre du jour.

" ... / ... quelles évolutions du partage entre régime obligatoire et régime complémentaire sont envisageables, afin de mettre un terme aux situations sous-optimales de « payeur aveugle » ? Faut-il par exemple transférer intégralement au régime complémentaire la prise en charge des soins dentaires et optiques, pour lesquels le régime obligatoire n’intervient plus que de façon marginale ? Faut-il abandonner le système des ALD au profit d’un système de gestion des « restes à charge » voire d’un « bouclier sanitaire » ville/hôpital qui serait fonction des revenus ? A défaut, comment réformer ce système pour garantir sa soutenabilité ? ... / ... " - Institut Montaigne

En gros, le débat qui vous est proposé est le suivant : Echangeriez-vous un vieux système solidaire et "peu efficace" qui coûte une fortune contre un système de plus plus individualisé bien plus économique et surtout "plus performant" ... qui ferait le bonheur durable des assureurs et banquiers ? Pour lesquels : " 4.589 milliards d'euros d'aides publiques ont été mises à disposition du secteur financier en Europe depuis octobre 2008 ... / ... "- AFP/Google Mais ça c'est un détail !

01 décembre 2010

Pouvoir d'achat : Il n'y aura pas de "coup de pouce" au SMIC !

Selon la DARES, environ 2,3 millions de salariés étaient rémunérés au SMIC au 1 er janvier 2010. Pourtant à peine suffisant, pour s'en sortir, le SMIC ne connaitra pas de "coup de pouce" et son augmentation se limitera au minimum légal !

" ... / ... Les salaires sont trop bas, les revenus sont trop faibles, je veux parler à la France qui travaille ... / ... qui travaille dur et qui trouve pourtant trouve qu'on arrive pas à joindre les deux bouts ... / ... " déclarait le candidat Sarkozy en 2007



Il s'adressait aussi, à tous ceux qui travaillant dur, et ne touchant que le SMIC, n'arrivent toujours pas à joindre les deux bouts. Selon les chiffres de la DARES, ils sont 2,3 millions - Rapport DARES (page 8)

Extrait : " ... / ... résultats des enquêtes Acemo ... / ... Ces enquêtes constituent le seul dispositif permettant d’estimer la proportion et le nombre de salariés des entreprises non agricoles bénéficiant de la revalorisation du Smic, au moment de son relèvement ... / ... et la DARES d'ajouter : " Compte-tenu de la fragilité de la méthode d’estimation, ainsi que de la volatilité importante sur le salaire horaire tel qu’il est estimé à partir des réponses des salariés aux questions posées dans l’enquête Emploi, ces estimations sont à considérer avec prudence. Elles permettent surtout de comparer les différents secteurs entre eux ... / ... ."

Dans quels secteurs trouve t-on le plus de salariés payés au SMIC ?

Les secteurs de l'hôtellerie, de la restauration (deuxième plus grosse niche fiscale - 3 milliards d'euros par an) et du tourisme sont les principaux employeurs de salariés rémunérés au SMIC. Viennent ensuite les secteurs de l’habillement (21 %), du commerce (17 %) ... / ... " - Editions Tissot A noter que les "autres activités de services" qui incluent les services à la personne y figurent de bonne façon Dares (page 5)

Il faut savoir que le taux horaire du SMIC n'est plus revalorisé qu'au 1er janvier depuis janvier 2010. En clair, finie l’augmentation annuelle obligatoire au 1er juillet - Editions Tissot Voir aussi : Augmentation du SMIC horaire en 2010 et depuis 2007 en France

La prochaine revalorisation au 1er janvier 2011 d'après des calculs des Echos : " ... / ... basés sur les chiffres récents du Ministère du Travail et sur l'extrapolation des données d'octobre : la hausse minimale du SMIC se situerait aux alentours de 1,65 % ... / ... " le faisant passer de 8,86 euros à 9 euros brut. Ce qui devrait donner un : " SMIC mensuel net, porté à environ 1072 € " - 365 euros

Devant une telle progression (14 centimes), il ne restait plus, pour ces salariés qu'à espérer que le "Président du Pouvoir d'Achat " dans un élan social, annonce un "coup de pouce" exceptionnel.

Et bien, ce cadeau de Noël avant la date n'aura pas lieu puisque : " Le groupe d'experts chargé de rendre un avis avant que le gouvernement prenne sa décision sur l'évolution du SMIC a remis mardi 30 novembre son rapport au ministre du Travail, Xavier Bertrand. Cette structure ... / ... préconise de s'abstenir de tout coup de pouce, comme l'an dernier ... / ... "

Mais, ce n'est pas tout !

Le rapport des experts ... / ... réaffirme que le SMIC n'est « pas un outil efficace de redistribution du revenu et de lutte contre la pauvreté » et il préconise « d'éviter des évolutions trop rapides du SMIC qui, en faisant peser un risque important sur l'emploi, se retournent contre ceux que le salaire minimum doit protéger ». « Mieux ciblées, les prestations liées au travail sont plus efficaces pour lutter contre la pauvreté au travail », jugent les six économistes ... / ... " - Les Echos


Etonnant non ?

Néanmoins, afin d'améliorer la qualité de leur prochain rapport, nous proposons à : Paul Champsaur (ancien directeur général de l'Insee, président de l'Autorité de la statistique publique) Président du groupe d'experts, Gilbert Cette (Economiste), Martine Durand (OCDE), Francis Kramarz (Chercheur au Crest), Etienne Wasmer (économiste du travail) -Voir Slovar - de renoncer pour une durée d'un an à leurs émoluments. Et de vivre avec 1072 € Net par mois.

Nul doute qu'à l'issue, ils auront une perception différente, sur : " les prestations liées au travail qui sont plus efficaces pour lutter contre la pauvreté au travail "

30 novembre 2010

Emploi des jeunes : Après l'impasse, le "SAS" ?

L'emploi des jeunes est devenu LE nouveau sujet que devraient aborder les partenaires sociaux. La CGPME en profite pour proposer de créer une "Session d’Accès Sécurisée à l’Entreprise", sorte de sélection "zéro défaut" gratuite !

Lancé par François Chérèque à Laurence Parisot, lors d'un débat télévisé, le "chantier de l'accès des jeunes à l'emploi" vient de démarrer, par une première rencontre, entre les deux protagonistes, au siège du Medef à Paris.

Si pour l'instant du côté de la CFDT on attend : " ... / ... des engagements concrets et précis de la part des branches professionnelles ou des entreprises concernant l'emploi des jeunes" du côté du MEDEF on qualifie l'entretien de " " très important, utile et efficace "

Au delà de ce satisfecit, on notera que le MEDEF insiste sur le fait que : " ... / ... les engagements en matière d'emploi des jeunes auxquels pourraient souscrire les patrons ne peuvent être pris qu'"au niveau de chaque entreprise individuellement ou au niveau des branches". "Evoquer des engagements nationaux serait illusoire ... / ... " - AFP/Google

En clair : OK pour une photo devant la presse mais aucun accord national. Ce qui condamne les syndicats de salariés à l'impuissance totale !

En ce qui concerne la CGPME, rien n'indique qu'on se dirige vers une rencontre avec les syndicats de salariés, puisqu'on préfère concentrer toute son énergie sur des rencontres avec : " la ministre chargée de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle Nadine Morano puis avec le ministre du Travail et de l'Emploi Xavier Bertrand le mardi 7 décembre "

Dans ce but, la CGPME a rédigé un document de 33 pages qui comme l'expliquent Les Echos : " ... / ... reprend évidemment les leitmotivs de l'organisation patronale sur la nécessité d'alléger les charges sociales ou encore de supprimer les effets des seuils sociaux ... / ... " Mais surtout propose de créer : " une formule de « session d'accès sécurisée à l'entreprise », SAS en abrégé ... / ... L'idée est de permettre à l'entreprise de « vérifier la pertinence de la candidature afin de réduire les risques de rupture anticipée » et pour le jeune de « conforter son projet professionnel vers un métier identifié ». Le parcours durerait quatre ou cinq jours en démarrant par la « découverte de l'entreprise "

Nous avons lu ce document et tout particulièrement les pages 27 à 29 qui définissent selon la CGPME ce que serait une " Session d’Accès Sécurisée à l’Entreprise "

Concept

un concept d’immersion pratique courte en entreprise.

• La SAS serait proposée par l’entreprise intéressée soit en vue d’un recrutement direct sous forme d’un contrat de travail, soit pour tester une candidature spontanée.

• Concrètement, il s’agirait de favoriser la découverte mutuelle d’une entreprise par un jeune et d’un jeune par une entreprise pour préparer l’insertion professionnelle du jeune qui pourrait ensuite se traduire par un contrat d’apprentissage ou un contrat de professionnalisation ou encore une autre formule destinée à faciliter l’orientation professionnelle d’un jeune, par exemple stage d’au moins trois mois...

Fonctionnement : Demandez le programme !

1er jour : découverte de l’entreprise
- Visite des locaux
- Identification des structures de l’entreprise (direction, services…)
- Connaissance des métiers pratiqués dans l’entreprise

2ème jour (3ème jour) : identification du ou des métier(s) susceptible(s) d’intéresser le jeune et l’entreprise
- Définition du (des) métier(s)
- Compétences requises pour chacun des métiers
- Premier positionnement du jeune par rapport au(x) poste(s) de travail qu’il est susceptible d’occuper.

3ème jour (4ème jour) : identification précise du parcours professionnel du jeune dans l’entreprise
- Formation initiale en contrat d’apprentissage ou formation professionnelle continue en contrat de professionnalisation ou encore sous une autre forme d’insertion professionnelle... / ... .

4ème jour (5ème jour) : formalisation des étapes pour l’insertion professionnelle du jeune selon la formule choisie conjointement par le jeune et l’employeur.
Cette formalisation se fait si le jeune a manifesté sa volonté claire « d’intégrer » l’entreprise et si l’employeur est favorable à cette candidature ... / ...."

Et dans quel cadre juridique ?

- Dispositif fonctionnant selon les termes d’une convention-type simplifiée définie par la branche professionnelle dont relève l’entreprise ou au niveau national nterprofessionnel ... / ...

Et surtout !

- Garantie juridique donnée par l’Administration du Travail de la non responsabilité de l’entreprise concernée en cas d’accident du travail survenant pendant la période de « Session d’Accès Sécurisé à l’Entreprise » (SAS). Cette garantie figurerait dans la convention-type ... / ..."

En résumé : Un test (période d'essai ?) gratuit et légal de 5 jours (pouvant aboutir à un stage) pendant lesquels on pourrait vérifier les capacités du candidat à "encaisser" et s'adapter. Le tout bien entendu "emballé" dans un contrat rédigé par les patrons eux mêmes et sans couverture en cas d'accident !

Nous sommes vraiment impatients de connaître, l'accueil que réserveront Nadine Morano et Xavier Bertrand à ce "SAS" et les suites qu'ils donneront, à cette "nouvelle piste" du "chantier de l'accès des jeunes à l'emploi" !

Crédit photo
Pratique.fr

29 novembre 2010

Europe : Quelques "banksters" valent mieux que des millions de gens dans la misère !

Au plus fort de la nouvelle crise en Europe, certain pays de l'UE voudraient supprimer le volet des aides sociales européennes, ce qui mettrait en danger des associations comme les Restos du Coeur. Que voulez-vous l'aide aux "banksters est prioritaire !

Obéissant aux diktats des agences de notations (qui ont participé activement à la crise économique en ne sanctionnant pas les établissement financiers responsables), les gouvernements, aux abois, ont tous donné des signes aux marchés financiers, notamment en reportant l'âge de départ à la retraite et en sabrant dans les aides sociales.

Tout en se préoccupant en priorité du plan d'aide de 85 milliards d'Euro à l'Irlande destiné à sauver les banques du pays. Dont les grands bénéficiaires de cette "mutualisation des pertes" seront :

" Deux groupes bancaires, Allied Irish Banks (AIB) et Bank of Ireland (BoI), devraient être les grands bénéficaires de cette injection de capital pour leur éviter la faillite. Conséquence directe, les deux banques vont passer dans le giron de l'Etat, ce qui conduira à une nationalisation quasi-totale du secteur en Irlande ... / ..."

Et les perdants seront ?

Il faut savoir que : " Les 17,5 milliards d'euros que devra débourser l'Etat irlandais proviendront (en partie) du Fonds national de réserve pour les retraites ... / ... " - France2

Il va donc falloir pour tous ceux qui vivent dans la plus grande précarité ou ont carrément décroché, se tourner vers les associations caritatives. Or celles-ci risquent de ne pas pouvoir faire appel aux états ou même à l'Union Européenne pour éviter le désastre.

Ainsi en France, François Fillon a lancé pompeusement (l'économique) : "label de Grande Cause nationale pour 2011 "Pas de solitude dans une France fraternelle"

Dans un communiqué de presse de Matignon, publié le 23 novembre, sur le site du Premier Ministre, on peut lire cet appel à ... la générosité des français !

" .... / ... Le Premier ministre François Fillon a attribué le label de Grande Cause nationale pour 2011 au collectif d’associations "Pas de solitude dans une France fraternelle" ... / ... Ce label permet à des organismes à but non lucratif, souhaitant organiser des campagnes faisant appel à la générosité publique, d’obtenir des diffusions gratuites sur les radios et les télévisions publiques ... / ... À la fois symptôme et cause du morcellement des sociétés modernes, trop souvent méconnue, la solitude frappe les populations les plus diverses. Ce mal social, qui touche aujourd’hui plusieurs millions de personnes, est considéré par une très large majorité de Français comme un véritable enjeu de société. La solitude est un facteur de marginalisation et de pauvreté ; elle porte directement atteinte aux valeurs de solidarité qui fondent notre pacte social.

En soutenant par leurs dons le collectif "Pas de solitude dans une France fraternelle", nos concitoyens vont pouvoir encourager les actions engagées contre cette souffrance du quotidien, qui prospère trop souvent dans le silence et l’indifférence. Leur aide pourra aussi se prolonger par un engagement citoyen au service des plus fragiles.

Traduction de ce magnifique appel à la solidarité nationale ! Démerdez-vous, les caisses sont vides !

Oui, diront certains, mais nous avons l'Europe pour qui la solidarité n'est pas un vain mot !

Certes, sauf que : "... / .. Plusieurs pays, dont l'Allemagne et la Grande-Bretagne, veulent que le volet de l'aide sociale - près de 80 millions d'euros pour la France - soit supprimé. Ces pays estiment qu'il appartient aux États d'assurer seuls, sans les fonds européens, l'aide aux plus démunis ... / ... " - Ouest France

Traduction : Chacun sa m.... !

C'est dans ce contexte, en France, que le Week end dernier, la Banque Alimentaire avait déployé ses stands de collecte. Quel en a été le résultat ?

" Près de 12.000 tonnes de denrées, soit 24 millions de repas, ont été collectées vendredi et samedi lors de la collecte nationale des banques alimentaires, soit une hausse de 7 à 8% par rapport à la collecte 2009, selon une estimation rendue publique dimanche ... / ... Les banques alimentaires récupèrent chaque année 25.000 tonnes de denrées dans les grandes surfaces, notamment des fruits et légumes et des produits dont la date de péremption est proche, et 20.000 tonnes auprès des industriels (en raison notamment de problèmes d'emballage). 30.000 tonnes viennent de l'Etat et de l'Europe ... / ..." - TF1/LCI

Et que les Restos du Coeur entament leur 26e campagne. En constatant que les aides de l'état français et de l'Europe risquent de leur faire défaut !

" ... / ... Dans un communiqué, les Restos du Coeur insistent sur la "nécessité absolue de sauver les aides de l'Europe et de l'Etat" ... / ... Cet hiver, à l'occasion de la réforme de la Politique agricole commune (PAC) prévue pour 2013, les Restos demanderont sans relâche au gouvernement français de se battre pour sauver ce programme contre les coups de boutoirs de l'Allemagne et de l'Angleterre ... / ... " AFP/Google

Alors, une fois de plus, les français solidaires mais désabusés, vont mettre la main au porte monnaie. Cependant, ils risquent cette année, de moins priser la vue de membres du gouvernement, qui auraient l'idée de se ruer dans les medias, pour montrer ... leur émotion et leur compassion ... tout se félicitant du formidable dévouement des bénévoles !

Dons aux Restos du Coeur

Crédit image
Xbox passion

26 novembre 2010

Pôle Emploi : Chronique d'une catastrophe annoncée ?

Nicolas Sarkozy avait promis : Un grand service de l'emploi unifié, plus efficace. Force est de constater que les résultats ne sont pas brillants. Un livre écrit par une CDD de Pôle emploi met à nouveau, en cause, son organisation et son fonctionnement. Ce qui n'exonère pas le gouvernement de ses responsabilités !

Christian Charpy, le directeur général de Pôle Emploi, est bien le seul en France à être optimiste sur les chiffres du chômage. Vous me direz, c'est son rôle et ça conditionne aussi son avenir professionnel !

Pour quelles raisons Monsieur Charpy est-il optimiste ?

" ... / ... Nous constatons depuis le milieu de l'année une progression beaucoup plus lente du nombre d'inscrits ... / ... Point positif, les inscriptions sont moins nombreuses aujourd'hui qu'en 2009, a-t-il ajouté ... / ... Tout en précisant qu'il prévoit : " ... / ... que le chômage de longue durée va continuer d'augmenter ... / ..."

Optimisme moyen donc, gommé par l'OFCE, qui estime que : " la reprise devrait s'essouffler en France l’année prochaine en raison des mesures d'austérité. Et le taux de chômage pourrait donc augmenter ... / ..." - 20 Minutes

En bref, les incantations de Xavier Bertrand le nouveau ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé qui a assuré : qu'il mettrait "en oeuvre tous les outils qui existent pour faire baisser le chômage et le faire baisser de manière durable" ressemblent bien, à de jolies paroles électorales ! - AFP/Google

Bien que ce ne soit pas Pôle Emploi et ses salariés qui "fabriquent" les emplois, il n'en reste pas moins que dans les prochains mois, tous les yeux, du sommet de l'état au salarié de base, vont avoir les yeux rivés sur lui ... A condition de lui donner les moyens financiers et surtout humains !

Ce qui ne semble pas le cas puisque le 9 novembre dernier les salariés de Pôle Emploi au cours d'une journé de grève très suivie dénonçaient la suppression de 1 800 postes (1 500 CDD et 300 CDI) - Sud Ouest

C'est justement l'une de ces salariés en CDD qui vient de publier : "183 jours dans la barbarie ordinaire, en CDD chez Pôle emploi". Elle y dénonce, nous dit le JDD : " ... / ... ses mésaventures d'une plume acide, la "cohorte des demandeurs d'emploi exhibant leur mépris", "les objectifs intenables", les collègues transformés en "petits sergents" et les entretiens en "coquilles vides qui se succèdent à des cadences infernales ... / ... " On pourra lire aussi une interview, très intéressante qu'elle a donné au site "LA FUSION POUR LES NULS"

Au delà des réactions humaines de gens soumis à un stress violent, ce qui en ressort, c'est surtout la culture du chiffre réclamée par les politiques, qui craignent pour leur réélection, et continuent à proclamer, qu'il est toujours possible de : "faire mieux avec moins"

Témoin cet extrait d'interview au JDD : " ... / ... L’objectif, c’était 60 demandeurs par conseiller, on en est loin!", reconnaît la directrice. L’agent qui se prénomme Samia dans le bouquin en dénombre bien plus: "J’ai regardé lundi, j'ai failli tomber par terre. J'ai 257 chômeurs actifs, et je suis à temps partiel!" Ses collègues citent des chiffres comparables. Même une jeune CDD, qui n'est là que depuis trois mois et demi, en compte 197. Dans ces conditions, impossible de tenir les objectifs. D’assurer le "suivi mensuel personnalisé" de chaque chômeur. Les plus autonomes sont contactés par téléphone ou par mail. D'autres renvoyés vers des prestataires privés. "On ne reçoit pas les gens comme on le voudrait", soupire un conseiller. "Le nouveau mot d'ordre, c'est d’aller chercher des offres, de visiter les entreprises. Mais on n'a pas le temps", regrette une autre .. / ... "

Encore une fois, un service de l'emploi aussi pointu soit-il ne peut inventer des millions de postes à pourvoir ! Aussi, ne devrait-on pas se tourner plutôt vers ceux qui sont en charge, notamment, de la politique industrielle de la France ?

L'Usine Nouvelle pose d'ailleurs la bonne question : "Quelle sera la politique industrielle d'Eric Besson?" et nous propose de redécouvrir un rapport rédigé par Eric Besson en 2009 ? : " Dix défis pour la France" dans lequel il proposait de : Creuser un peu plus les déficits des comptes sociaux, réaliser une harmonie fiscale européenne, des entreprises, refusée par plusieurs pays de l'UE et faire sortir de terre d'hypothétiques "clusters" d'excellence ! - Usine Nouvelle

10 défis pour la France


Si on en croit le titre du rapport : "France 2025", il faut malheureusement penser, que les salariés et les usagers de pôle emploi, vont devoir apprendre à cohabiter, encore longtemps ensemble. Pour le meilleur et pour le pire !

Bibliographie
183 jours dans la barbarie ordinaire, en CDD chez Pôle emploi
Extraits
Critiques et analyses du livre