30 septembre 2011

Députés 2.0 : La démocratie interactive pas vraiment en marche ?

Habilités à légiférer dans le domaine de l'internet et de ses usages, les députés n'y brillent pourtant pas par leur activité ou connaissance. C'est la conclusion de l'étude réalisée par le site Elu 2.0

Lorsque les députés s'emparent du sujet de l'Internet, c'est bien souvent pour fustiger ses contenus ou la protection du droit de la propriété intellectuelle. La plus grande réforme votée par les parlementaires UMP restant Hadopi, que Pascal Nègre (PDG d'Universal Music France) a tenu à remercier pour « (...) son combat courageux (...) » lors de sa très récente convention nationale sur la culture !

Pour ce qui concerne le reste, une simple visite du site de l'Assemblée Nationale suffit, pour se rendre compte de la façon dont de nombreux députés, appréhendent le phénomène. Quelques exemples

Proposition de loi : visant à dispenser au sein des établissements de l’enseignement secondaire une initiation pédagogique et juridique sur les dangers inhérents à l’utilisation d’internet
Culture : diffusion et protection de la création sur internet
Economie : jeux d'argent et de hasard en ligne

Et surtout, la célèbre question du député UMP, André Wojciechowski, qui attirait l'attention du ministre sur : « (...) les dérives de l'anonymat dans les discussions sur Internet. L'évolution constante des réseaux proposés sur le web incite les internautes à communiquer de plus en plus ouvertement sur des sites de discussion. Le couvert d'un certain anonymat laisse s'installer un régime de liberté de parole qui va à l'encontre du droit et occasionne quelques fois des écrits qui peuvent être considérés comme diffamatoires. Afin de rendre plus responsables les utilisateurs du dialogue sur Internet, il lui demande si le Gouvernement envisage de proposer l'instauration de la personnalisation des messageries Internet par l'obligation de déclarer sa véritable identité »

Ce qui prouve que, si pour les citoyens, le Web est devenu un outil de dialogue incontournable, pour beaucoup de parlementaires, il reste un outil de promotion/propagande ou tout simplement ... ignoré ! C'est ce que confirme l'étude du site Elu 2.0 sur l'usage que font nos élus de l'Internet.

Constat ?

79 députés (14%) sans aucune présence Web
110 députés (20%) sans blog (1)
307 députés (54%) ne sont pas sur Facebook et 458 députés (80%) n'ont pas de page Facebook.
451 députés (78%) n'ont pas de compte Twitter
391 députés (66%) n'ont pas de compte vidéo
4 députés seulement ont fait développer une application mobile permettant aux citoyens d'interagir avec eux

(1) Commentaire du site Elu 2.0 cité par Clubic : « seulement 10 % des blogs peuvent être considérés comme des sites 2.0, c'est-à-dire des sites collaboratifs autorisant le partage et le dialogue avec les internautes (zone de commentaires, flux RSS et fonctionnalité de partage des articles sur les réseaux sociaux) »

Carte issue de l'étude : « Les députés et Internet »
permettant de connaître l'activité web des élus


Pierre Guillou, fondateur du site, interviewé par Libération nous livre l'analyse suivante

« (...) les politiques se font de la communication politique : ils sont souvent retranchés dans des méthodes anciennes où, finalement, on délivre une parole qui tombe d'en haut via des médias classiques. Il s'agit encore trop souvent d'une communication unilatérale (...) l'enjeu pour la plupart des députés est de changer leur façon de communiquer. Il s'agit d'ouvrir le débat, de demander aux gens ce qu'ils pensent et d'intégrer leurs réflexions et leurs propositions dans l'élaboration des programmes politiques. C'est une révolution pour l'élu, qui reconnait ainsi ne pas être tout-puissant (...) »

Et bref, il y a du boulot pour les élus qui accepteraient vraiment d'ouvrir le dialogue et de défendre leurs idées avec les internautes/citoyens/électeurs.

Mais, pour tous ceux (et il sont plus nombreux qu'on ne le croît) qui fuient les visites de cages d'escalier ou de marchés dominicaux, se faire interpeller ou critiquer en ligne sera probablement difficile à concevoir et accepter. Et restera toujours plus inconfortable qu'un passage ... bien organisé à la télévision, à la radio ou dans un quotidien ami !

Bibliographie
Etude Elu 2.0
Palmarès des députés sur le Web

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L'Express

29 septembre 2011

Salariés grévistes de la faim attendent Président qui pense aux ouvriers !

Nicolas Sarkozy a récemment lancé : « Mon devoir est de penser aux ouvriers plus qu'à ceux qui ont un statut qui les protège ». Il est dommage qu'il n'ait pas réservé cette déclaration aux ouvriers de Lafarge, en grève de la faim, pour conserver leur usine !

Les derniers propos du Président sur l'attention qu'il porterait : « (...) aux ouvriers, aux salariés et aux cadres qui sont lancés dans la compétition internationale et qui ont besoin du soutien de l'Etat, plus que de penser à ceux qui ont un travail difficile mais qui ont un statut qui les protège » ont été accueillis avec scepticisme et colère.

Au delà de la démonstration électorale, on serait tenté de lui demander pourquoi il n'a pas fait preuve d'une telle détermination, pour aider ou sauver l'emploi des ouvriers de : Grandange, Continental, Molex et tant d'autres, moins connus, mais frappés par les restructurations, plans sociaux ou délocalisation de l'outil de travail ?

Et oui, Monsieur le Président, il ne suffit pas de clamer haut et fort qu'on aime les usines et les ouvriers. Et puisque leur défense, c'est « votre truc », nous vous proposons de vous rendre, au plus vite, auprès des douze salariés du cimentier Lafarge, qui ont arrêté de manger pour protester, contre la fermeture de leur usine de Frangey, dans l'Yonne !

A cas où vous ignoreriez cette affaire, nous vous conseillons la lecture d'un article de Libération qui explique que ces « salariés qui sont lancés dans la compétition internationale et qui ont besoin du soutien de l'Etat » ont décidé de : (...) ne plus s’alimenter plutôt que perdre leur emploi (...) ils se sont directement installés devant le siège de Lafarge Ciments à Saint-Cloud (...) » Ou si vous êtes pressé de regarder la vidéo que BFM leur a consacré.


Mais, si vous mettez en doute les média, vous pouvez aussi prendre connaissance de leur combat sur un blog qu'ils ont créé pour expliquer leur geste

« Avec des bénéfices record, même en période de crise, Lafarge Ciments a décidé de fermer notre usine de Frangey dans l’Yonne. « En surcapacité dans un local de petite taille et qui peut difficilement s’adapter à l’évolution des besoins en nouveaux ciments à faible empreinte environnementale » Voilà, la messe est dite. Langage technocratique, voix du pouvoir et de la force. La direction de Lafarge Ciments a communiqué !

Tous les élus locaux et départementaux, les syndicats ainsi que les représentants du personnel ont travaillé dur et ont sacrifié leur vie de famille afin de prouver que les raisons annoncées par la direction du groupe ne sont pas fondées. Aujourd’hui c’est chose faite! Malgré cela, la direction ne veut pas approfondir et continue à imposer son plan de fermeture.

Nous sommes contre la délocalisation de l’industrie française et la destruction de nos emplois au bénéfice d’investissements à l’étranger et au seul profit des actionnaires.

De plus, nous dénonçons une réorganisation des marchés par les cimentiers français. Notre usine est exemplaire en matière de sécurité, elle est une des plus fiables au monde, elle est propre (norme iso 14001 récemment), novatrice (Frangey est la seule usine au monde à avoir produit le clinker du futur : Aether*) et surtout elle est, et restera rentable dans le futur. Elle ne demande qu’à faire vivre de nombreuses familles et toute une région déjà bien sinistrée.

Jusqu’à maintenant, nous avons toujours été pacifiques dans nos démarches, même quand Lafarge nous a, sans aucune raison, envoyé les CRS! A présent, nous sommes prêts à aller jusqu’au bout pour une chose et une seule : Le retrait définitif du projet de fermeture de notre usine de Frangey!

Nous pensons que vous trouverez dans ce geste la logique, le bon sens et l’humanisme nécessaires à son approbation. Votre soutien nous est précieux »

Voilà, Monsieur le Président, une occasion unique d'aller à la rencontre de salariés qui luttent pour garder leur emploi, et donc privilégient la valeur travail que vous asséniez dans votre programme de 2007 !

Mais accepterez-vous un déplacement, qui n'aurait pas été plannifié par vos services, et au cours duquel vous ne pourriez pas faire de déclaration tonitruante, sur votre bon bilan, et au cours duquel il serait difficile d'expliquer que vous êtes le défenseur de ceux « qui se lèvent tôt », de « la France qui souffre et dont on ne parle jamais » ?

Sachez toutefois que des salariés grévistes de la faim attendent un Président qui pense aux ouvriers ! A bon entendeur ....

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Le blog des grévistes de la faim de Frangey

28 septembre 2011

Les bonnes idées « pouvoir d'achat » de l'UMP : 1 euro de prime à l'arrestation !

Henri Leroy, le Maire UMP de Mandelieu-La Napoule vient provisoirement de prendre la tête du classement des idées les plus saugrenues de l'UMP. Il propose à ses policiers municipaux une prime de 1 euro, pour chaque arrestation réussie, grâce à la vidéo surveillance.

Mandelieu-La Napoule vous connaissez ?

Ville de 20 200 habitants, sa population est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (35,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (27,3 %). Elle arrive au 23 rang du palmarès des 50 villes les plus riches de France au sens de l’ISF.

Selon un conseiller municipal d'opposition de gauche, c'est une sorte de : « réserve de gens aisés ». En effet, son maire Henri Leroy qui, lorsqu'on lui parle de logements sociaux répond : « Je ne veux pas faire de HLM » pour ce faire, il préfère payer les amendes, pour non respect de la loi SRU.

Vous imaginez bien que dans ce contexte, la sécurité est l'arme électorale préférée du maire qui s'est doté d'une police municipale disponible 7 jours sur 7 et 24H00 sur 24 et bien entendu d'une surveillance vidéo de pointe.

Quels sont les effectifs de la police municipale de Mandelieu-La Napoule ?

Selon le site web de la ville, les effectifs sont de :

3 cadres : Direction administration, 3 agents administratifs,
42 policiers municipaux,
9 agents de Surveillance de la Voie Publique (ASVP) surveillent les parkings et la zone bleue,
7 agents affectés au Centre Superviseur Urbain de la Vidéosurveillance plus l'administrateur
11 agents municipaux affectés à la sécurité des établissements ERP ou assimilés
(Établissement Recevant du Public : Palais des congrès Europa, Estérel Galery, Parking Ecureuil)
3 agents sécurité école

Et comme rien n'est trop beau pour protéger les biens et les personnes habitant la commune, le maire a récemment inauguré la rénovation du centre de vidéo-protection.

C'est au cours de celle-ci qu'il a lancé l'idée qui lui vaut « l'oscar » du mois des idées saugrenues de l'UMP : « il a promis une prime d'un euro chaque fois que l'un de ses agents du centre de vidéo-protection permettrait l'arrestation d'un délinquant en flagrant délit » nous explique Nice Matin

Comment Henri Leroy justifie t-il cette idée « pouvoir d'achat » pour ses policiers municipaux ?

« L'esprit de cette opération que nous mettrons en place d'ici la fin de l'année, c'est de dire aux agents : Vous avez participé efficacement à la sécurité des usagers, nous désirons vous récompenser. Et d'attribuer une prime à la méritocratie à la fin de l'année » Il a d'ailleurs justifié cette idée aux Grandes Gueules de RMC, réitérant qu'il ne fallait y voir : « (...) qu'une volonté de féliciter et d'encourager au mérite son équipe municipale de sécurité (...) »

Il est bien évident que la rétribution faramineuse d'un euro, proposée par le maire a déclenché un tollé chez les policiers municipaux, qui ont immédiatement fait savoir qu'ils jugeait la proposition vexatoire, et refusaient de se transformer en chasseurs de primes.

« Les policiers municipaux devront donc faire un effort particulier pour déceler parmi les personnes circulant dans la ville, celles qui pourraient faire l’objet d’une suspicion puis d’une arrestation pour crime ou délit (...) Le maire souligne que pour cette année, la Police municipale a permis l’arrestation de 49 personnes présumés coupables de crimes ou délits contre plus de 200 en 2004 l’année de l’installation du centre de surveillance urbain par caméras » indique, sous anonymat, un policier municipal qui ajoute avec humour : « le maire ne précise pas si c’est du HT ou du TTC »

Les habitants interviewé par M6, sont hilares ou désabusés, de savoir que les opérateurs pourraient au mieux se partager environ 150 euro par an, alors que la nouvelle installation a coûté plus de 900 000 euro !


Le Maire a néanmoins tenu à rassurer ses policiers, puisque cette prime à l'arrestation n'est, selon lui, pas figée et pourrait évoluer : « J'ai annoncé le minimum mais nous allons refaire nos calculs sur la question et nous verrons à combien s'élèvera cette prime… » En effet, dans la vidéo, il laisse entendre qu'il pourrait aller, jusqu'à ... 2 euro !

Inutile de dire que nous attendons avec impatience, l'idée saugrenues de l'UMP du mois d'octobre et ne pouvons que regretter que notre Président n'ait pas pensé à un portefeuille de ministre pour cet élu inventif, économe et fervent défenseur du : « travailler plus pour gagner plus » !


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RTL

27 septembre 2011

Retraite à 67 ans : Laurence Parisot fan de l'idée de François Fillon !

Les chiffres du chômage du mois d'août, sont une fois encore désastreux pour les seniors. Ceux-ci voient la durée de leur inactivité augmenter. Néanmoins, Laurence Parisot est enthousiaste à l'idée de leur faire attendre 67 ans pour partir à la retraite.

Xavier Bertrand a fait profil bas sur les chiffres du chômage du mois d'août. Se limitant à saluer une : « évolution positive » sur le front de l'emploi, « malgré un net ralentissement de la croissance depuis plusieurs mois » Ce tout petit satisfecit ne résiste néanmoins pas à l'analyse des données fournies par le Ministère de l'emploi et Pôle Emploi.

En effet, si on note un recul de 0,1% des demandeurs d'emploi en catégorie A : « En additionnant les demandeurs de catégorie B et C, qui exercent un activité réduite, la hausse du chômage en août est de 0,5%, soit 20.200 personnes de plus en un mois, pour atteindre 4.148.200 (...) » Mais plus grave, la durée du chômage augmente : le nombre de d'inscrits à Pôle Emploi depuis plus d'un an progresse de 0,6% par rapport à juillet pour remonter à 1.581.300 en août. « Un chiffre sans précédent depuis novembre 1999 selon les statistiques du ministère du Travail » précise Boursier.com

De quelle ampleur est cette augmentation ?

« (...) En un an, le nombre de demandeurs inscrits depuis deux à trois ans a augmenté de 25 % et ceux inscrits depuis plus de trois ans de 19,8 % (...) » indique Eric Heyer de l'OFCE qui précise que la catastrophe annoncée ici à plusieurs reprises du chômage des seniors s'accélère : « (...) Entre juillet et août, le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a augmenté de 0,9 %. Sur un an, ils ont même grimpé de 13,5 %. « On constate les effets de la réforme des retraites (...) 40.000 personnes qui auraient dû sortir de la population active au début de l’été y sont restées. » - France Soir

Si on ajoute à cela le rapport OIT-OCDE, qui indique clairement que : « la crise économique mondiale pourrait se traduire par une pénurie massive d'emplois » Et que selon le rapport : (...) il sera impossible à court terme de combler le déficit d'emplois accumulés pendant la crise, qui s'élève à plus de 20 millions (...) » Rapport complet en anglais

Force est de constater que les seniors n'arriveront pas à se maintenir dans l'emploi, jusqu'à leurs 65 ans pour obtenir une retraite sans décote. Tout comme il sera illusoire de faire croire que les moins âgés auront la capacité de cotiser 42 ou 43 ans, pour obtenir un taux plein. A moins, bien entendu, de partir à la retraite au delà à 67 ans ou plus ! Seulement, les français, conscients qu'ils seront tous un jour des salariés seniors ... au chômage, espèrent partir avant leurs 67 ans, quitte à toucher une pension minorée pour cause de décote !

D'où la brillante idée de François Fillon de repousser l'âge légal de la retraite à 67 ans. Idée qui a provoqué un tollé ... sauf au Medef, où on clame son enthousiasme !

C'est vrai qu'un nouveau report de l'âge légal de la retraite salué par une organisation d'employeurs qui ne fait aucun effort, contrairement à ses promesses, pour recruter des seniors est du meilleur goût !

Mais Laurence Parisot qui n'en est pas à une contradiction ou une provocation près, n'en a cure. Invitée de RMC pour présenter son dernier livre, se plaindre des charges, de l'indolence des politiques face à la crise financière, et réclamer le transfert de l'assurance maladie vers d'autres sources de financement que les entreprises, elle en profitait (14 eme minute de la vidéo) pour approuver la proposition de François Fillon sur le report de l'âge légal de la retraite à 67 ans, indiquant au passage que c'était une excellente idée et que, après tout : « quand on aura 67 ans en 2030, on sera dans un état de santé, un état physique comparable à 62 ans aujourd’hui »


Rappelons, qu'alors que l'âge légal vient de passer à 62 ans, plus de 800 000 seniors sont au chômage en 2011. Combien seront-ils au regard du rapport OIT-OCDE en 2030 si l'âge légal de départ était fixé à 67 ans ?

Ce n'est cependant pas le problème de Laurence Parisot qui estime que c'est : « une excellente idée et une bonne réponse à la crise actuelle (...) »

Excellente idée ? A condition, madame Parisot de respecter les engagements du Medef en contrepartie du report de l'âge de la retraite, comme en 2008 : « Le MEDEF s’engage pleinement à tout faire pour augmenter le taux d’emploi des seniors dans le secteur privé (...) » et en 2009 : « (...) L’emploi et le maintien dans l’emploi des seniors font partie des objectifs prioritaires (...) Rompre avec la culture de la sortie précoce d’activité est une nécessité, ne serait-ce que pour faire face aux enjeux démographiques et préserver les régimes de retraite (...) Pour y parvenir, une véritable révolution des esprits a été ébauchée et doit se poursuivre (...) »

Ce qui, si l'on s'en réfère aux accords sur l'emploi des seniors, signés par les entreprises, est pour l'instant est un leurre. Mais que serait le Medef sans votre mauvaise foi légendaire ?


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Alvinet

26 septembre 2011

Aides aux buralistes : Suite des cadeaux pré électoraux du gouvernement ?

Conséquence des hausses du prix du tabac, les revenus des buralistes (survivants) ont augmenté de 57% en huit ans. Partant de ce constat, le gouvernement a décidé de leur allouer 320 millions d'Euros. Une décision opportune à quelques encablures de la présidentielle !

Tout le monde connaît la TVA réduite sur la restauration dont la remise en cause a été classée taboue par le Président et son gouvernement. En ce qui concerne les bureaux de tabac, on connaît également la politique du gouvernement qui ne cesse d'augmenter les prix, officiellement au nom du plan cancer, officieusement pour engranger de nouvelles recettes et qui devant la grogne des buralistes n'a cessé de leur accorder des aides financières de compensation.

Or cette fois-ci, le gouvernement à la recherche d'économies budgétaires avait décidé de ne plus allouer d'aides aux buralistes. C'était sans compter sur la proximité des élections de 2012 qui a attendrit, semble t-il, le gouvernement au point de leur proposer une aide de 320 millions d'Euros !

De plus en plus en plus de clients s'arrangent pour faire leurs emplettes de tabac hors de France. Au point que, affirme la confédération des buralistes sur son site Web : le marché parallèle représenterait : « (...) déjà à prés de 20% de la consommation totale (...) Confédération qui demandait : « (...) la mise en place d’un plan d’urgence de lutte contre toutes les formes du marché parallèle (...) » Oubliant au passage de signaler que : « (...) les revenus tirés par les buralistes de la vente du tabac avaient augmenté en moyenne de 57% en huit ans et que le chiffre d'affaires du secteur (près de 1,6 milliards d'Euro ) a progressé de 3,3% entre 2008 et 2009 et que la prochaine augmentation des prix va leur rapporter 80 millions d'Euro supplémentaires (...)» nous expliquait Le Parisien dans son édition du 24 septembre.

Le gouvernement soucieux de la grogne qui pourrait bien se traduire dans les urnes, a réagit positivement à la demande de sanction du marché parallèle, le 14 septembre dernier.

En effet, Valérie Pécresse, la Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'Etat, s'est fendue d'un communiqué digne ... de la lutte anti terroristes : « La lutte contre les trafics de tabacs et de cigarettes constitue une priorité de la douane. Un plan d'action ministériel vise à renforcer la lutte contre les réseaux criminels qui distribuent les produits de contrebande (...) Elle a rappelé les dix mesures phares du plan d'action ministériel entré en vigueur le 1er septembre 2011 (...) » , extraits :

« (...) le déploiement de lecteurs automatisés de plaques d'immatriculation pour lutter contre le trafic de cigarettes par voie routière
(...) le renforcement des actions et des moyens de Cyberdouane afin de mieux identifier les expéditeurs de cigarettes à l'étranger et l'interception des colis dans les centres de fret express et de tri postal
(...) l'inscription de la lutte contre les trafics de cigarettes parmi les priorités des groupes d'intervention régionaux (GIR) (...) »

Ce qui n'a pas suffit à calmer les buralistes qui outre être passés de 35 585 en 2002, à 28 052 en 2010 (Source Parisien/Ministère du commerce et de l'artisanat) avaient pris goût aux aides versées en 2004 et 2008 qui représentaient tout de même 1 milliard d'Euro !

Ce qui fait que L’Etat et les buralistes ont signé un troisième Contrat d’avenir, destiné à soutenir les débitants de tabac confrontés à une baisse de leurs revenus, pour un montant de 320 millions d'euros.

En quoi consiste ce nouveau contrat d'avenir ?

« (...) Les buralistes continueront à bénéficier d'une remise compensatoire, attribuée en fonction de la diminution du chiffre d'affaires du débit de tabacs concerné, plafonnée à 50.000 euros (...) Par ailleurs, et en raison de son efficacité avérée en matière de réduction du nombre de sinistres et de vols, le dispositif actuel de subvention triennale accordé aux buralistes sera majoré de 50%, pour atteindre 15.000 euros HT. Il leur permettra de sécuriser et de moderniser leur débit de tabac (...) » Concernant les buralistes établis en milieu rural : « (...) Une prime de service public de proximité est ainsi spécialement créée, pouvant atteindre 1.500 euros, dont le versement est conditionné au respect des engagements pris en matière de diversification (vente de timbres fiscaux, timbres amendes, presse...) »

Un contrat d'avenir à caractère ... électoral ?

C'est ce que laisse entendre le Parisien qui indique que : le président de la confédération des buralistes a plaidé sa cause directement auprès de Nicolas Sarkozy en personne. Et précise que l'entourage de Valérie Pécresse déclare, sans rire, qu'il n'a pas été fait de cadeau aux buralistes !

Non, cette mesure est avant tout destinée à préserver nos territoires, puisque comme l'indique la confédération des buralistes : Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, s'est exprimé à leur congrès sur le mot d'ordre suivant : « Pas de ruralité sans les buralistes »

Où trouvera t-on ces 320 millions, alors que le Premier Ministre ne cesse de nous expliquer que nous devons nous serrer la ceinture ? Peut être une fois de plus auprès des mutuelles que le gouvernement et l'UMP ont pris pour cible préférée ? En attendant, on ne peut que constater que l'adage : « servez-vous tant qu'il en reste encore » reste la règle d'or de nos gouvernants ! Mais que ne ferait-on pour garder les clés du pouvoir encore cinq ans !


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Saphirnews

23 septembre 2011

Manifestations du 11 octobre : Fillon va t-il relancer l'intersyndicale ?

François Fillon va t-il réussir à réunifier les syndicats en vue de la journée du 11 octobre prochain. Sa sortie sur la retraite à 67 ans pourrait en effet faire réfléchir la CFDT, qui avait torpillé l'idée d'une journée unitaire !

Le 16 septembre dernier, l'intersyndicale était à l'agonie, la CFDT et l'UNSA s'opposant à toute action nationale concertée, en vue de la journée d'action interprofessionnelle contre les mesures de rigueur du gouvernement. Le syndicat de François Chérèque ayant indiqué que : « le principal souci des salariés est actuellement le risque d'éclatement de la zone euro, pas le plan Fillon »

Or, ce « coup de main » au gouvernement aura été bien mal récompensé puisque la CFDT, qui est un des interlocuteurs principaux de François Fillon, depuis la réforme de 2003, vient d'apprendre que celui-ci, sans leur en parlé (semble t-il ?) a annoncé publiquement l'idée de placer l'âge légal de la retraite en France à 67 ans !

Même si tout le monde sait que cette annonce a été lancée pour plaire aux marchés et conserver à tous prix la note AAA de la France, elle a provoqué un émoi dans le monde syndical :

La CGT : « C'est illusoire de vouloir copier l'Allemagne. On s'opposera bien entendu à toute velléité d'augmenter de nouveau l'âge de départ en retraite ou d'augmenter la durée de cotisation »

FO : « si on va dans ce sens, il faut tout rediscuter (...) On ne peut pas avoir une protection sociale self-service en prenant les options européennes qui tirent vers le bas »,

CFTC : « l'annonce du Premier ministre est très mal venue: les salariés sont déjà anxieux, les conditions de travail ne sont pas bonnes, le moral est bas »

On pourra regretter que la réaction de Jean-Louis Malys pour la CFDT ne soit pas à la hauteur de la provocation de François Fillon : « C'est une déclaration très inopportune et provocatrice, on sort d'une réforme et on veut en rajouter une couche » tout en espérant que la centrale de François Chérèque manifestera dans les jours à venir, un peu plus d'agressivité à l'égard d'un pouvoir qui se moque d'elle et ... des tous les salariés !

Rendez-vous dans les jours à venir pour savoir si la CFDT et l'UNSA modifieront leur décision sur la journée du 11 octobre, et cesseront d'expliquer aux salariés que : « leur principal souci est actuellement le risque d'éclatement de la zone euro, pas le plan Fillon »

A vous lire, voir ou entendre sur le sujet, monsieur Chérèque !


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Le Post

22 septembre 2011

L'âge légal de départ la retraite à 67 ans : Le futur cadeau de Fillon aux français ?

La convergence fiscale entre la France et l'Allemagne a bon dos ! C'est au nom de celle-ci que François Fillon aimerait aligner progressivement l'âge légal de la retraite en France sur celle de l'Allemagne. C'est à dire 65 puis 67 ans ! Une façon de pousser les salariés vers des retraites par capitalisation ?

Beaucoup de gens ignorent ou ont oublié que c'est François Fillon, alors Ministre des Affaires Sociales, en 2003, qui a été le premier à remettre en cause le système des retraites. L'une des mesures phares de cette réforme était : « (...) un allongement de la durée de cotisation soit 40 ans en 2008 pour les fonctionnaires et pour l'ensemble des actifs à 41 ans en 2012. ( Détail complet sur Wikipedia)

Et même si c'est Eric Woerth dont ne nom est associé à celui de la réforme de 2010, il n'en était pas moins ministre de François Fillon qui l'a largement supervisée.

Résultat de l'opération : L'âge légal de la retraite est de 62 ans pour ceux nés à partir de 1956 et l'obtention du taux plein est passé de 65 à ... 67 ans. Ce qui signifie que, compte tenu de l'état exécrable du marché de l'emploi, pour les plus de 55 ans (+ de 800 000 chômeurs) il y a fort à parier que ceux-ci, choisiront majoritairement de partir avec une décote (voir Comment s’applique la décote par Notre Temps ). D'où pour beaucoup des retraites de misère après plus de 40 ans passés au travail !

Mais ce n'était, semble t-il, pas assez pour notre Premier Ministre qui vient d'utiliser l'argument de la convergence fiscale entre la France et l'Allemagne pour proposer de fixer l'âge de départ à la retraite à 67 ans !

Sur quoi s'appuie Fillon ?

En Allemagne nous dit TF1/LCI : « (...) l'âge légal de la retraite n'est pas de 62, mais de 65 ans. Et il va passer graduellement à 67 ans, en vertu d'une réforme votée en 2007 et destinée à éviter l'écroulement d'un système mis à mal par une espérance de vie toujours plus longue et un rétrécissement de la population active. Ce recul se fera toutefois très progressivement, pour atteindre effectivement 67 ans aux alentours de 2030 »

Et que propose t-il ?

« (...) Il faudra aller vers un temps de travail commun, il faudra aller vers un âge de retraite commun, il faudra aller vers une convergence progressive de l'organisation économique et sociale de nos deux pays, car c'est la clef de la survie et du développement de la zone euro et du continent européen (...) » Rien que ça ?

Ce que ne dit toutefois pas François Fillon, c'est que, précise Le Monde : « (...) l'Allemagne a programmé de relever progressivement de 65 à 67 ans entre 2011 et 2029 l'âge minimum de la pension. Mais même à cette date, les Allemands pourront continuer à partir à la retraite à 63 ans s'ils ont cotisé trente-cinq ans (...) » et non pas 41 ans révisables comme l'a décidé le gouvernement français !

Vous voyez une différence ? Fillon non !

Si jamais ce projet devait voir le jour, il est évident que de nombreux salariés, sachant qu'ils ne pourront pas attendre leurs 67 ans, chercheraient à se créer un complément de retraite privée destinée à compléter la décote qui leur serait appliquée pour départ anticipé. C'est déjà possible aujourd'hui, mais pas obligatoire.

Or, en mai 2010, Laurence Parisot patronne du MEDEF ( accessoirement administratrice de la BNP) auquel la Fédération française des société d'assurances et la Fédération Bancaire Française sont adhérentes, proposait de rendre OBLIGATOIRE, pour tous les salariés, une partie de capitalisation : « (...) Nous devons aujourd'hui nous demander comment mettre en place, en plus de ce que nous pourrions garder du système par répartition, un nouveau dispositif très incitatif, voire obligatoire, de système par capitalisation »

C'est vrai que lorsqu'on se souvient que l'OCDE écrivait : « (...) En raison de la forte baisse des Bourses en 2008, les fonds de pension ont vu la valeur de leurs investissements reculer de 23% en 2008, soit de quelque 5.400 milliards USD au total dans les pays de l’OCDE (...) » et que l'on observe l'actuelle situation financière et monétaire de l'Europe et des Etats Unis, on est tout de suite rassuré pour son épargne, qui devrait être immobilisée pendant 20, 30 ou 40 ans !

Oui mais, rappelons le : Si les français se constituaient tous une épargne retraite personnelle, il pourraient faire l’impasse sur les dernières années de cotisation ! Ce qui dans ce cas, arrangerait le gouvernement qui pourrait s'en emparer pour justifier un gel des pensions et ... permettrait aux établissements financiers de récupérer, une partie de l'épargne de précaution des français, qui refusent de placer leur argent en bourse !

Si c'est ce que François Fillon définit par : la clef de la survie et du développement de la zone euro et du continent européen , nous pensons qu'il est vraiment temps pour les français d'avoir la générosité de lui offrir, ainsi qu'aux élus de l'UMP ...un pot de départ à la retraite anticipée, en 2012 !


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L'Expansion

21 septembre 2011

Comment l'UMP envisage de faire les poches des mutuelles et de leurs adhérents !

Afin de récupérer 1,2 milliards d'Euro, le gouvernement et l'UMP ont augmenté la taxe sur les contrats de santé. Ce qui a été très mal vécu par les mutuelles et leurs adhérents. L'UMP furieuse d'apprendre que les mutuelles répercuteraient l'augmentation sur leurs tarif, menace d'en rajouter une couche !


Il semblerait que parler à Nicolas Sarkozy d'augmentation des impôts le rend hystérique. Mais, n'en déplaise à celui-ci et à l'UMP, les dernières taxes votées par ses parlementaires sont des impôts nouveaux qui vont amputer le pouvoir d'achat des français !

Et ça, en pré période électoral ça la fout mal ! C'est pourquoi lorsque les députés UMP ont voté le relèvement de la taxe sur les contrats responsables, qui rappelons le, outre représenter plus de 90% des contrats souscrits par les français, étaient issus d'une demande du gouvernement sur la responsabilisation des patients, ils étaient persuadés que les mutualistes, afin de ne pas pénaliser leurs adhérents, se serviraient de leurs profits pour que la taxe soit indolore. En clair ni vu ni connu !

Sauf que les mutuelles qui ne sont pas des entreprises capitalistiques puisque l'intégralité des fonds détenus qu'elles détiennent appartiennent à leurs adhérents et surtout que les mutuelles qui ont déja donné en 2008, ne voyaient pas pourquoi elles serviraient de caution pour une opération à caractère politicien.

Elles ont donc annoncé qu'elles répercuteraient intégralement l'augmentation de la taxe sur leurs tarifs. Le Président de la Mutualité Française Etienne Caniard a été parfaitement clair, l'augmentation due à la taxe allait toucher de plein fouet : « (...) les populations fragiles, les personnes les plus malades, les familles modestes, les familles monoparentales, les personnes âgées ( ...) » qui s'orienteraient : (...) vers des contrats minimums (...) » et indiquait que : « (...) Au lieu de se rendre chez son médecin, l'assuré attendra que la maladie ait évolué pour aller se faire soigner aux urgences de l'hôpital. Ce qui coûtera encore plus cher à la collectivité (...) »

Et donc, que cette situation serait de l'entière responsabilité du gouvernement et de l'UMP !

C'est était visiblement trop pour l'UMP, qui a décidé de se venger ! En effet, la députée UMP Valérie Rosso-Debord : « (...) a indiqué mardi qu'un amendement serait déposé la semaine prochaine au projet de loi sur le financement de la sécurité sociale en 2012 pour taxer les réserves des mutuelles, dont elle juge que le mode de gestion ne va pas dans le sens de l'intérêt de leurs cotisants (...) » arguant que ces réserves sont : « (...) cinq à six fois au delà de leur niveau obligatoire (...) »

Au delà de l'habituelle loghorrée, issue des communicants appointés par l'UMP, on pourra trouver étonnant que madame Rosso-Debord prenne les mutuelles pour une niche fiscale, comme le font remarquer les mutualistes de la région PACA, qui en feront leur slogan de manifestation

Par ailleurs, voir l'UMP qui a validé depuis le début la politique fiscale du gouvernement, avec les résultats déficitaires que l'on connaît est assez farce. En effet, comme l'explique Etienne Canniard : « (...) les mutuelles sont pratiquement les seuls acteurs économiques à avoir traversé la crise financière sans encourir le moindre reproche (...) » Or, entendre madame Rosso-Debord déclarer que les mutuelles : « (...) ont un mode de gestion patrimonial, qui n'est pas dans l'intérêt de leurs cotisants (...) » montre sa totale méconnaissance du statut mutualiste et une mauvaise foi à toute épreuve !

Oui, mais faire passer le gouvernement et l'UMP pour des destructeurs du pouvoir d'achat et des naufrageurs de la santé des français à une encablure de la présidentielle et des législatives a un prix que madame Rosso-Debord a voulut signifier aux mutualistes !

Prix qui ne concerne pas la TVA sur la restauration, plus grosse niche fiscale, défendue bec et ongles par l'UMP. Mais comme tout le monde le sait: Un bon repas vous éloigne du médecin !

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20Minutes

20 septembre 2011

L'envie de mourir pour la patrie, critère d'obtention de la nationalité française pour l'UMP ?

Connaissez-vous la dernière lubie de l'UMP ? Exiger des personnes qui souhaitent acquérir la nationalité française, un serment par lequel elles seraient prête à mourir pour la patrie au cas ou celle-ci serait en danger !

Le 22 février 1996, nous dit la Documentation Française : « (...) le Président de la République annonce au cours d’un entretien télévisé une profonde réforme de la Défense reposant sur trois axes (...) » Dont un qui a changé la vie de millions de jeunes français : le passage à l’armée de métier. Jacques Chirac l'expliquait ainsi : « (...) Le service militaire a été créé en 1905, comme vous le savez, à une époque où il fallait des poitrines à opposer à d'autres poitrines -si j'ose dire - face à un danger extérieur (...) Cette époque est complètement révolue. Nous n'avons plus besoin d'appelés, de gens faisant leur service militaire » Cette décision mettait également fin à l'obtention de la nationalité française pour ceux de ceux qui né hors de France ou de parents étrangers avaient effectué leur service militaire dans notre pays.

Depuis, le débat sur les bienfaits perdus de la conscription comme : le brassage, l'intégration, la camaraderie et ... les beuveries, revient régulièrement sur devant de la scène. Or, on a oublié qu'entre ceux qui bénéficiaient d'un piston leur permettant de se retrouver proche de chez eux ou planqués dans un état major quelconque, qui obtenaient d'être réformés sur certificat médical de complaisance ou qui par leur naissance n'étaient pas obligés de répondre à l'appel. Tout le monde avait finit par reconnaître que le système était très loin des valeurs et de l'esprit de 1905.

Donc exit le service militaire, et place au service civique, cher à Martin Hirsch qui pour l'instant est toujours en rodage, et ne plait pas à tous ceux qui regrettent le temps des : « poitrines à opposer à d'autres poitrines »

Toujours est-il qu'à l'UMP on regrette visiblement cette époque, si l'on en croît 20 Minutes. En effet, dopé par le succès des troupes françaises en Lybie et persuadé que les électeurs seront sensibles à l'action de Nicolas Sarkozy dans le domaine de la défense, les élus de l'UMP, tiennent mardi : « (...) une convention sur la défense (...) » au cours de laquelle ils pourraient proposer une nouveauté aux demandeurs de la nationalité française !

Selon 20 Minutes, cette proposition issue des trente que compte annoncer l'UMP, on en trouve une franchement hallucinante : « (...) l' UMP souhaite que les personnes qui acquièrent la nationalité française fassent « allégeance aux armes » de la France. En clair, il s’agirait d’une déclaration ou d’un serment dans lequel l’acquéreur s’engagerait à se battre du côté de la France en cas de conflit armé (...) « Il y a des pays dans lesquels cela va de soi », rétorque Hervé Mariton, conseiller politique de l’UMP. « La France n’est pas simplement un mode de consommation, c’est l’adhésion à un projet qui mérite d’être défendu », assure François Cornut-Gentille, secrétaire national à la réforme des armées (...)

Or, rappelle 20Minutes, dans la mesure où la France a fait le choix d'une armée de métier et que nul conflit ne nécessite comme en 1914 ou en 1939 la mobilisation générale, on se demande bien d'où sort cette idée parfaitement saugrenue !

La bonne question serait plutôt : Combien de français ont envie de mourir pour la nation ? Et dans ce cas, les résultats pourraient bien être désastreux pour nos cocardiers bellicistes de l'UMP. Mais pourquoi pas envisager, aussi, de demander aux français réfugiés fiscaux en Belgique, au Luxembourg ou en Grande Bretagne, par exemple, de s'engager à revenir sur le sol national pour le défendre les armes à la main ?

Mais dans l'immédiat, on se demande si pour ces aspirants à la nationalité française il ne faudra pas envisager de : s'engager par écrit à prendre sa carte à l'UMP en cas où le mouvement serait en danger et pourrait perdre les élections ?

Après tout, le slogan de 2007 n'était-il pas : Ensemble tout devient possible ?

16 septembre 2011

Intersyndicale : La CFDT saborde la journée d'action du 11 octobre !

Les négociations de l'intersyndicale, en vue d'une journée d'action interprofessionnelle, le 11 octobre contre le plan antidéficit du gouvernement, sont un échec. La CFDT et l'UNSA s'opposant à toute action nationale concertée !

« Qui ne dit mot consent » dit le proverbe. En clair qui reste silencieux ou peu revendicatif face à une situation ne pourra en aucun cas nier par la suite son adhésion à celle-ci !

C'est ce que le gouvernement pourrait arguer aux syndicats de salariés qui ont décidé à l'issue de la dernière réunion de l'intersyndicale de ne lancer : « Aucun appel à la grève ou à des arrêts de travail pour manifester contre le plan antidéficit du gouvernement »

En effet, selon Les Echos, la CFDT soutenue par l'UNSA a réitéré : « (...) son opposition à un appel à des manifestations et des grèves, jugeant que « ce n'est pas la réponse adaptée à la situation et à l'attente des salariés » Conclusion : « Il reviendra donc aux troupes de décider au cas par cas des actions »

Car selon la CFDT : « le principal souci des salariés est actuellement le risque d'éclatement de la zone euro, pas le plan Fillon »

Donc, exit la mobilisation nationale portant sur des revendications pourtant approuvées le 1er septembre 2011, par la CFDT et l'UNSA. Et qui devait être défendue lors de la journée du 11 octobre prochain :

« (...) Abandonner la taxation des complémentaires santé ; supprimer les exonérations et la défiscalisation des heures supplémentaires ; conditionner toute aide publique à son efficacité sociale et économique, aux politiques sociales dans les entreprises.
• Mettre en œuvre la taxe sur les transactions financières.
• Faire de l’emploi, en particulier celui des jeunes, une priorité. Stopper les suppressions d’emplois dans la Fonction publique.
• Soutenir le pouvoir d’achat notamment des plus bas revenus et réouvrir les négociations salariales dans les entreprises et la Fonction publique pour réduire les inégalités notamment entre les femmes et les hommes (...) »

Ce qui n'empêche pas Marcel Grignard, secrétaire général adjoint, et négociateur de la CFDT, de souhaiter que la journée du 11 octobre soit réussie, tout en proposant comme moyen d'action : « D'aller à la rencontre des salariés pour leur expliquer la position de la CFDT » !


Aller à la rencontre des salariés pour leur dire quoi ?

Que le gouvernement et le Medef n'ont pas cédé un pouce de terrain aux demandes de la CFDT ?

Car, que reste t-il de la main tendue de François Chérèque à Laurence Parisot lors des grèves et manifestations sur les retraites ? ou de la réunion ( qui a remplacé le « sommet social » réclamé par la CFDT) avec François Fillon ?

Ou tout simplement leur expliquer à la façon Coluche, que la CFDT : « C'est celui qui fait le moins grève ... donc, on gagne plus »

Ou plus plus prosaïquement, que la CFDT, dont le réformisme n'a pas fait ses preuves ces quatre dernières années, préfère ne pas mettre la pression de la rue sur le gouvernement, dans l'attente du résultat incertain des élections de 2012 ?

Et pour finir, leur expliquer, le plus sérieusement du monde, qu'en fin de compte, leur principal souci est : « le risque d'éclatement de la zone euro, pas le plan Fillon » ?

Succès assuré !

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L'Express

15 septembre 2011

Apprentissage : Les belles campagnes de communication du gouvernement ?

Cheval de bataille du gouvernement contre le chômage des jeunes et des seniors, les contrats d'apprentissage, d'alternance et de professionnalisation sont en chute libre. D'où l'apparente discrétion de Nadine Morano et Xavier Bertrand sur le sujet ?

Contrairement à ce qu'affirmaient Xavier Bertrand et Nadine Morano, l'apprentissage et les contrats de professionnalisation, présentés comme la clé contre le chômage des jeunes, n'ont visiblement pas la cote auprès des entreprises.

Témoin, cet article d'Educpro du 8 septembre dernier : « Après un mois de juin 2011 catastrophique, qui avait enregistré une baisse de 44% des contrats d’apprentissage par rapport à juin 2010, le mois de juillet n’aura pas redonné le moral aux acteurs de l’apprentissage : les chiffres du ministère du travail soulignent ainsi pour le mois de juillet 2011 une baisse de 60% sur les contrats de professionnalisation et de 20% sur les contrats d’apprentissage… »

Et pourtant, le 5 mai 2011, Nadine Morano lançait en fanfare la campagne de communication sur l’apprentissage. Cette campagne faisait suite au : « (...) plan exceptionnel en faveur de l’emploi et de la formation, notamment en direction des jeunes (...) » avec pour objectif : « (...) de porter le nombre de jeunes formés par l’alternance de 600.000 à 1 million à terme (...) »

Détail des outils de communication utilisés

Une campagne radio à destination des jeunes et de leur famille sur Europe1, Virgin, RFM, RTL, Fun radio, Nrj, Chérie FM, les Indépendants, RMC et France Inter.
Une campagne de bannières Internet à destination des jeunes et des chefs d’entreprises
Une page dédiée aux jeunes et une page dédiée aux chefs d’entreprises sont publiés sur le site www.emploi.gouv.fr.
Deux dépliants à destination des chefs d’entreprises à télécharger sur le site www.emploi.gouv.fr

Or, écrivaient Les Echos, le 7 septembre : « (...) Il est évidemment trop tôt pour faire des pronostics sur la campagne 2011-2012, mais il est clair qu'elle a mal démarré. C'est d'autant plus inquiétant que le 1 er mars sont entrées en vigueur l'exonération de charges pour l'embauche d'alternants supplémentaires pour les PME de moins de 250 salariés et l'aide de 2.000 euros sur les contrats de professionnalisation pour les plus de 45 ans, qui n'ont pour l'instant été utilisées que pour 10.000 contrats au total (...) »

A la question de ces mêmes Echos, adressée à Nadine Morano : « Les formations en alternance n'ont toujours pas décollé. N'êtes-vous pas inquiète ? » Celle-ci, tout en relativisant les résultats était bien obligée de reconnaître, à demi mots, que les résultats sont assez médiocres : « (...) il nous faut évidemment aller plus loin. Sous l'impulsion du Premier ministre, nous appelons à la mobilisation générale. Septembre et octobre seront cruciaux pour les formations en alternance (...) » et de proposer d'organiser avec Xavier Bertrand ... une grande campagne de communication à destination des entreprises !

Si elle est aussi efficace que la première, ça promet ! Mais, il ne faut pas jeter la pierre au gouvernement, puisque celui-ci a pris une décision importante en ce qui concerne l'avenir des apprentis !

Ceux-ci seront heureux d'apprendre qu'un arrêté du 3 août mais publié le 6 septembre au Journal Officiel indique : « Pour l'application du présent article, l'assiette mensuelle est calculée sur la base de 151,67 fois le montant horaire du SMIC en vigueur au 1er janvier de l'année au cours de laquelle est versée la rémunération. »

Ce qui signifie en clair que cet arrêté va réduire : « (...) le nombre de trimestres validés par les apprentis pour leur retraite. C’est un effet collatéral de la réforme des retraites de 2010 : l’assiette mensuelle de cotisations des apprentis sera désormais calculée sur la base des 35 heures (au lieu de 39) , ce qui, d’après FO, devrait faire perdre 1 ou 2 trimestres aux apprentis (...) »

La CFDT, citée par le site boulangerie-patisserie.net, de son côté affirme que : « (...) 50 000 jeunes salariés seront dans cette situation chaque année (...) »

Or, cette mesure, nous apprend WK-RH avait reçu : « (...) un avis négatif rendu par les administrateurs, tant syndicaux que patronaux (...) »

Mais, affirme t-on au cabinet de Xavier Bertrand : « La crise des finances publiques a accéléré la publication de cet arrêté » Tout en reconnaissant que : (...) L’État, qui compensait cette exonération de charges, réalisera ainsi une économie non pas de 70M€, comme annoncé en 2010, mais de 100M€ en année pleine »

Et ça, il a fort à parier que Nadine Morano qui déclare, la larme à l'oeil : « (...) Je me félicite que, aujourd'hui, 65 % des jeunes déclarent avoir envie de suivre une formation en alternance, que 91 % des parents se déclarent prêts à la recommander à leurs enfants (...) » en fasse un élément de communication pour la prochaine campagne sur l'apprentissage !


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Ministère du travail et de l'emploi