17 novembre 2009

Commission d'enquête sur les 6 694 000 € de sondages : L'Elysée et la majorité présidentielle vous saluent bien !

Plus de 6 millions d'€ !

Pour vous qui cherchez à savoir si les nouilles sont moins chères chez Leclerc ou chez Lidl, franchement ça vous cause pas !

Et oui, vous vous dites, on peut en faire des choses avec tant d'argent ! Surtout quand on sait, par exemple, le montant du RSA :

- une personne seule : 454,63 euros
- deux personnes : 681,94 euros
- trois personnes : 818,33 euros

Soit pour ceux qui ont besoin d'une voiture, qui ont des petits moyens et se sont résolus à acheter une LOGAN by Renault : environ 9 000 véhicules

Bon, là, "ça cause mieux", comme on dit !

Et bien c'est cette somme que notre Président à dépensé pour "sonder" l'opinion de 2008 à 2009 en y ajoutant les prévisions pour 2010 !

Dans un contexte de crise, de caisses vides, de deficit chronique, de mesures drastiques pour limiter les dépenses de sécurité sociales et de fiscalisation de tout ce qui bouge (excepté les niches fiscales et son ami le bouclier) on se demande vraiment si ceux qui nous gouvernent ont vraiment conscience de la valeur de l'argent ou s'ils se foutent carrément de notre gueule !

Retour sur image :

Epinglé l'été dernier par la Cour des comptes pour des sondages publiés dans la presse et facturés à la présidence de la République, l'Elysée a communiqué à l'Assemblée nationale les factures des enquêtes commandées en 2008 et 2009. L'Elysée a fourni ces factures après l'audition par la commission des Finances de l'Assemblée le 13 octobre de Christian Frémont, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy.

Le budget sondages de l'Elysée s'est élevé à 3,281 millions d'euros en 2008, à 1,989 million en 2009 et il est estimé à 1,424 million pour 2010, dit un rapport du député Jean Launay (PS) sur les crédits de l'Elysée publié il y a dix jours.

L'opposition avait demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire et surprise :

Comme l'expliquait Marianne2 du 10 novembre dernier : "Le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a en effet décidé de prendre ses responsabilités en donnant son accord à la poursuite de la procédure visant à ouvrir une commission d'enquête parlementaire. Une idée du Parti socialiste que l’exécutif — on le comprend — ­aurait aimé voir enterrer. Vendredi dernier, Michèle Alliot-Marie, en sa qualité de Garde des sceaux, se chargeait de jouer les fossoyeurs et excluait la possibilité d'un contrôle parlementaire sur la présidence de la République, jugeant cette démarche inconstitutionnelle. En vain donc et c'est désormais à la commission des lois de l'Assemblée nationale de se prononcer"

On attendait, donc, avec impatience, la réponse de la commission des Lois de l'Assemblée nationale !

Or, nous avons appris par un communiqué de Reuters France que : "la commission des Lois de l'Assemblée nationale a déclaré irrecevable mardi la demande de création d'une commission d'enquête sur les sondages financés par l'Elysée, suivant en cela le gouvernement"

Pour ceux qui auraient encore la naïveté de voir cette affaire éclater au grand jour, le "suspense" est maintenu pour quelques heures : "Le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, aura toutefois le dernier mot sur cette demande émanant du groupe socialiste. Il pourrait se prononcer dans les heures qui viennent"

Le président de la commission des Lois, Jean-Luc Warsmann (UMP), a, lui, justifié cette décision.

"Le seul objectif de cette proposition de résolution n'était pas de contrôler les comptes de l'Elysée, ils le sont déjà par la commission des Finances, c'était tout simplement de s'en prendre à la personne du président de la République et de le mettre en cause", a-t-il dit. "Le devoir de la commission des Lois a été de constater que vouloir utiliser une commission d'enquête pour mettre en cause la responsabilité du président de la République, c'est contraire à la Constitution", a-t-il ajouté.

Conclusion : Continuez à chercher à savoir si les nouilles sont moins chères chez Leclerc ou chez Lidl. Il faudra bien se résigner à payer les enquêtes d'opinion de notre Président ...

Sources
Yahoo/Reuters
Crédit et copyright dessin
Goubelle

16 novembre 2009

Emploi : Le gouvernement et les seniors dans l'impasse ... patronale !

Nous vivons plus vieux, c'est pourquoi nous devons travailler plus longtemps ! C'est le constat croisé entre le gouvernement et les organisations d'employeurs.

Et pourtant, dans le domaine de l'emploi des "fin de carrière", on ne peut pas dire que la France se soit jamais distinguée ! Crise économique aidant, la situation de ceux qu'on a baptisé les seniors, est devenue cauchemardesque.

En effet, lorsqu'on approche les 50 ans ou qu'on les a dépassés, le moindre plan social ou la fermeture de son entreprise ont pour effet de vous transformer en une sorte "d'inadapté social " dont on vante l'expérience, le savoir faire et dont personne ne veut !

Engagé dans son programme de "réformes", le gouvernement nous assène quantité de déclarations, par lesquelles, il annonce, en autre : Qu'il prépare en 2010 un allongement de la durée de cotisation, ce qui se traduira par des carrières plus longues , tout en se montrant solidaire des entreprises. Les entreprises de leur côté, se montrent, elles mêmes, solidaires des idées du gouvernement, sans pour autant avoir envie de recruter ... ceux qui doivent travailler plus longtemps ...

Eternelle métaphore de la "patate chaude" !

Le Medef étant assez discret sur le sujet et s'étant contenté par la voix de sa Présidente de déclarer : "... / ... Nous demandons à considérer la question de l'âge légal de départ à la retraite", rappelant que selon les derniers calculs du conseil d'orientation des retraites, cela pourrait être 63,5 ans... / ... " Source AFP/Google Le plus prolixe sur le sujet, est la CGPME qui est censée représenter (quoi que le Medef, chasse de plus en plus sur ses terres) les TPE et PME

Communiqué public du 22 mai 2009

"Emploi des seniors : un premier pas vers une politique de quotas - La publication en catimini du décret infligeant une pénalité, à hauteur de 1 % de leur masse salariale, aux entreprises employant au moins 50 salariés ne se préoccupant pas suffisamment de l’emploi des seniors est une mauvaise manière. Face à un véritable problème de société nécessitant une évolution des emplois, des employeurs et des Pouvoirs Publics, le Gouvernement, à défaut d’autres idées, en est réduit à sanctionner. La mise en oeuvre d’une politique de quotas, qui ne dit pas son nom, est une erreur. Le pas est franchi. Veut-on demain interdire aux chefs d’entreprise de décider librement qui ils embauchent ? - Source CGPME

Pour ceux qui auraient du mal à lire entre les lignes : Nous, CGPME, ne sommes pas là pour faire du "social" et vous demandons de vous démerder avec ces gens, qui, s'ils sont utiles pour acheter nos produits ou services, n'ont rien à faire dans nos bureaux ou usines !

Alors, Madame CGPME, les seniors, on en fait quoi, on les pique ou on les noie ? Au frais du contribuable bien entendu ...

Et pourtant, en 2008, la CGPME était mieux disposée et espérait amadouer le gouvernement et la majorité présidentielle (dans laquelle elle compte quelques soutiens et amis). et ne pas être mis à contribution sur ce : "véritable problème de société nécessitant une évolution des emplois, des employeurs et des Pouvoirs Publics"

Communiqué publié le jeudi 26 juin 2008 et adressé à Xavier Bertrand (alors Ministre du Travail) :

Emploi des seniors : 15 propositions de la CGPME remises à Xavier Bertrand Le taux d’emploi des plus de 55 ans est en France de 38% contre 43% en moyenne en Europe. Cette situation n’est pas, à notre sens, irréversible si notre pays prend un certain nombre de mesures favorisant aussi bien le maintien dans l’emploi des seniors que leur retour à l’emploi, et s’adressant tant aux salariés qu’aux employeurs.

La CGPME a donc remis ce jour à Xavier BERTRAND, Ministre des Affaires Sociales des propositions positives susceptibles de faire évoluer la situation actuelle en privilégiant l’incitation sans céder à la facilité de la sanction porteuse de nombreux effets pervers. ... / ... " Intégralité disponible sur le site de la CGPME

Tout est dit dans le : "susceptibles de faire évoluer la situation actuelle en privilégiant l’incitation sans céder à la facilité de la sanction porteuse de nombreux effets pervers" ...

Sachez néanmoins, que ces propositions sont un chef d'oeuvre de jésuitisme, dont nous vous donnons ci-dessous quelques "savoureux" exemples du type "YAKA" dont la confédération est friande :

"Un grand nombre de concours permettant d’accéder à terme à des emplois dans la fonction publique sont conditionnés à un âge limite. Ainsi, par exemple, le troisième concours d’accès à l’ENA est fermé (sauf conditions particulières) aux candidats âgés de plus de 40 ans. Ce type de discrimination n’a pas lieu d’être"

"Le système de dispense de recherche d’emploi pour les chômeurs indemnisés (âgés de 57,5 ans et plus et, sous certaines conditions, d’au moins 55 ans) concerne près de 400 000 personnes. Il est incohérent de prétendre favoriser le retour à l’emploi des seniors tout en conservant ce type de disposition"

"Le CDD pour le retour à l’emploi des seniors, institué par l’Accord National Interprofessionnel du 13 Octobre 2005, n’a pas véritablement démarré. Il devrait faire l’objet d’une information supplémentaire et plus ciblée, notamment pour les PMI et les entreprises exportatrices. Il devrait également faire l’objet d’une incitation financière pour l’employeur, au moins dans les entreprises de moins de 250 salariés. ... / ... "

Pour mémoire : Le CDD senior est paru au Journal Officiel par le biais du décret n° 2006- 1070 du 28 août 2006. Il concernait « toute personne âgée de plus de 57 ans, inscrite depuis plus de trois mois comme demandeur d'emploi ou bénéficiant d'une convention de reclassement personnalisé » ... / ... Résultats des courses : 20 contrats signés en treize mois et demi. « Les contrats seniors avaient été mis en place entre le patronat et les syndicats, vous voyez le brillant succès ... 20 ont été signés », a ironisé le ministre de l'époque Xavier Bertrand, sur les ondes de France Inter. Et d’ajouter « il faut changer de logique ». .../...

"Organiser des forums de recrutement spécifiques au cours d’une « semaine de l’emploi des seniors » ... / ... Cette manifestation pourrait, en particulier, être financée par la « nouvelle institution nationale » chargée d’assurer la gestion du réseau unique, issu de la fusion de l’ANPE et des ASSEDIC et par l’Agence Nationale pour l’Emploi des Cadres (APEC)"

Comprenant que ses propositions avaient fait long feu, la CGPME, a donc, comme nous vous l'expliquions plus haut, décidé de passer à l'offensive et de refuser toute contrainte de la part des pouvoirs publics. Quitte à bloquer tout processus de recrutement des plus de 50 ans !

Ainsi : "La CGPME fustige une nouvelle fois les mesures en faveur de l’emploi des handicapés et des seniors. A partir du 1er janvier 2010, les entreprises de plus de 50 salariés qui n'ont pas conclu un accord ou mis en place un plan d'action en faveur des seniors seront pénalisées à hauteur de 1 % de leur masse salariale.

A partir de la même date, les sociétés employant plus de 20 salariés, mais dont l’effectif n’atteint pas les 6 % de salariés handicapés, seront elles aussi pénalisées
"

Comment ça, nous obliger à employer les "boulets" âgés et handicapés ? Il faudrait voir à voir, comme l'explique la CGPME : "... / ... La CGPME pointe du doigt cette mesure qui risque selon elle de fragiliser encore plus les petites entreprises. « L’erreur du gouvernement a été de mettre sur le même plan les PME de 50 salariés avec les grandes entreprises de 10 000 salariés, qui disposent d'un service de ressources humaines suffisantes », estime Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire-général de la CGPME.

Ajoutant, avec cette pointe (involontaire ?) d'humour : "Pour Gontran Lejeune, président du CJD, les entreprises paient le dysfonctionnement du dialogue social. « Les partenaires sociaux n’arrivent pas à se mettre autour d’une table, l’Etat se retrouve donc obligé de prendre le relais » considère-t-il. - Source l'Entreprise

Nous ajouterons de notre côté : Comment mettre en cause le dialogue et les partenaires sociaux, alors que la loi ne fait pas obligation de syndicats ou de dialogue social dans les entreprises de moins de 50 salariés et que la CGPME est un farouche opposant à l'arrivée des syndicats dans les entreprises de moins de 50 salariés ou même de la syndication des ses salariés !

Où en est-on, alors que Xavier Darcos, est en train de négocier, sur la mobilisation des représentants des branches professionnelles et des syndicats dont la dernière réunion remonte au 3 novembre dernier ?

C'est le journal Le Monde qui fait le point

"... / ... Xavier darcos recensait dans sa besace mille accords d'entreprise sur l'emploi des seniors, et sept accords de branche. Une maigre moisson, à quelques semaines de l'échéance fatidique : au 1er janvier 2010, les sociétés d'au moins 50 salariés devront avoir négocié un dispositif en faveur des seniors, avec un objectif chiffré de maintien dans l'emploi des plus de 55 ans ou de recrutement des plus de 50 ans ; dans le cas contraire, elles s'exposent à une pénalité équivalant à 1 % de la masse salariale.

... / ... Malgré la contrainte, une bonne part des entreprises renâclent. Dans une enquête menée en octobre par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, 45 % des 300 employeurs franciliens interrogés déclarent que la réglementation ne pas va les conduire à engager des actions pour les seniors.

"C'est une énième obligation qui, de plus, tombe en pleine crise, explique Stéphane Béal, directeur adjoint du département droit social du cabinet d'avocats Fidal. Au-delà, les responsables des ressources humaines (RH) se montrent réticents à négocier des dispositions qui leur semblent aller dans le sens contraire des attentes des salariés et de certains syndicats."

... / ... L'étude conduite à l'automne par le cabinet de conseil Mercuri Urval ne révèle guère de surprise ... / ... Seuls 20 % d'entre eux ont l'intention de mettre en oeuvre des mesures pour favoriser l'embauche. Et quand il s'agit de mettre un objectif chiffré sur le papier, les entreprises freinent des quatre fers ... / ... " - Source Le Monde

Car, argument imparable d'un employeur : "les seniors se remettent peu en question : "Leurs prétentions salariales ne sont pas évaluées en regard du poste proposé, mais par rapport à leur ancienne paye" et oui, ces "salopards" ne sont pas d'accords pour mettre de 30 à 35 ans d'expérience au service d'une entreprise qui leur propose ... le SMIC !

En clair, nous allons vers une impasse identique pour les handicapés et les seniors ! Les entreprises dans leur grande majorité payeront pour "être tranquilles" et les pouvoirs publics n'auront qu'à inventer de nouveaux dispositifs pour "gommer" des statistiques ces inadaptés du travail ...

Alors, à qui Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy donneront-ils raison ? Et, se donneront-ils vraiment les moyens d'inverser une tendance que les entreprises refusent d'inverser ?

Le choix va s'avérer difficile, car les seniors votent dans leur grande majorité et risquent d'envoyer l'UMP aux oubliettes politiques. Et pour un élu, envisager le chômage : "Pas de ça lisette" !!!!

Crédit dessin
NA




Maintien des privilèges fiscaux : Le député David Douillet en pôle position !

David Douillet, député, aime le sport, les sportifs, la fiscalité légère qui doit leur être appliquée ainsi que le bouclier fiscal : "... / ... Le tout nouveau député UMP des Yvelines a expliqué que le bouclier fiscal était « une chose importante notamment pour motiver les gens à continuer à travailler (…) J’ai fait partie de ceux qui ont choisi de rester ici dans mon pays, contrairement à certains sportifs, chanteurs, acteurs… « . Et de reprendre l’image de la libération fiscale : « Au mois de septembre, je commençais à gagner de l’argent pour moi ». David Douillet s’est ainsi prononcé contre l’amendement UMP qui prévoit d’exclure la CSG et la CRDS du bouclier fiscal ... / .. " Source Contribuables

Fidèle à ses propos, il vient d'apporter la preuve de son engagement pour les sportifs "qui souffrent". Et pourtant, l'information n'a pas fait les grands titres de la presse, à part un entrefilet dans le Parisien de samedi et du JDD : "David Douillet a salué vendredi soir la décision du Sénat de repousser de six mois la suppression du Droit à l'image collectif (DIC)"

C'est vrai qu'au moment où dans la majorité présidentielle, on en finit pas de se congratuler, sur l'adoption de la fiscalisation des indemnités d'accident du travail, il était indispensable de "donner un coup de pouce" fiscal à : 1.444 sportifs dont, 658 footballeurs, 625 rugbymen, 142 basketteurs et 20 handballeurs !

C'est quoi le Droit à l'image collectif

" ... / ... Son fonctionnement, organisé par l'article L.222-2 du Code du sport, est simple. Les sociétés sportives sont autorisées à verser à certains de leurs joueurs, à côté du salaire, des revenus spéciaux correspondant à la commercialisation de l'image collective de l'équipe. Et cette portion de revenus, le DIC, qui n'est pas regardée comme un salaire, n'est pas soumise aux cotisations du régime général de la sécurité sociale, à l'exception de la CSG et de la CRDS ... / ... "Source Le Monde

Or, les députés avaient adopté un amendement de l'UMP Marc Le Fur supprimant dès 2010 cet avantage dont l'échéance était prévue jusqu'ici à la mi-2012. La Cour des comptes l'avait épinglé dans son rapport 2009, dénonçant un manque à gagner de plus de 30 millions d'euros pour les finances publiques.

Hurlement en cascade des clubs professionnels : " ... / ... Dans un communiqué, l'association nationale des ligues professionnelles (football, rugby, basket-ball et handball) ont pour leur part exprimé leur "stupéfaction" devant le vote des députés et ses conséquences "désastreuses". ... / ... Selon elles, 1.444 sportifs - 658 footballeurs, 625 rugbymen, 142 basketteurs et 20 handballeurs - bénéficiaient cette année du DIC, un dispositif qui permet de facto d'exonérer jusqu'à 30% de leur rémunération brute de toute cotisation du régime général de la Sécurité sociale.

Les clubs professionnels ont tout de suite trouvé des soutiens contre cet amendement, notamment

La secrétaire d'Etat aux Sports, Rama Yade ainsi que deux anciens champions siégeant à l'Assemblée nationale sous les couleurs UMP, David Douillet et Jean-François Lamour

Jugeant que le sort fiscal de 1.444 sportifs était une priorité, le "gentil" secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, se prononçait immédiatement pour que cet avantage soit rétabli au Sénat.

Quels étaient ses arguments ?

"On dit depuis des années et des années qu'on n'arrive pas à avoir des clubs de football qui sont au niveau des meilleurs européens et on sait pourquoi : on est plus taxé qu'ailleurs, ils sont plus pénalisés qu'ailleurs en matière de salaires et je pense que cet avantage était nécessaire," ... /... "Au moment où on va présenter la candidature de la France à l'Euro 2016 (de football), n'envoyons pas de contre-message : je pense qu'en politique, il faut de la cohérence et que l'adoption de cet amendement est une entorse à cette cohérence," ... / ... "Je souhaite qu'au Sénat, on puisse revenir sur cet amendement et que le gouvernement fasse part de son accord pour qu'on revienne sur cet amendement" ... / ... ". Source Reuters France

Donc, on pouvait lire dans le JDD du 14 novembre :

"Le Mouvement populaire a annoncé samedi dans un communiqué qu'il saluait l'adoption par le Sénat "d'un amendement visant à repousser pour l'été prochain la suppression du droit a l'image collectif". Ainsi, explique l'UMP, les clubs professionnels ne subiront pas "les graves désagréments d'un changement trop rapide de législation". "Il est à espérer que ce changement de législation, et donc de ressources, n'entraînera pas des destructions d'emplois dans les clubs professionnels et que les pouvoirs publics ouvrent bientôt une profonde réflexion sur la compétitivité des clubs et sur les moyens d'aider le sport français à se développer encore davantage" conclut le parti.

Par contre, nul ne sait, à l'heure ou nous publions cet article, si, comme les restaurateurs, les 1.444 sportifs concernés ont reçu un bulletin d'adhésion à l'UMP ...

"le gouvernement suivra l'amendement que proposera le groupe UMP. C'est juste et c'est courageux" a déclaré Eric Woerth. Jean-François Copé (soutenus par Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde, et Xavier Bertrand) à lui expliqué que cette disposition "constituait une question d'équité", tous deux évoquant ... la fiscalisation des accidents du travail.

Vous trouvez ça parfaitement inique ?

Dites donc, vous ne feriez-vous partie de ceux qui souhaitent envoyer un contre message : "Au moment où on va présenter la candidature de la France à l'Euro 2016" ?

Vous me chanterez dix Marseillaise et copierez cent fois la phrase : "Je ne suis pas un bon patriote et je ne mérite pas mon identité nationale"




13 novembre 2009

Réformes : le corporatisme se porte bien à l'Assemblée Nationale !

Doit-on se montrer aussi intransigeant avec un député spécialiste de l'absentéisme à l'Assemblée Nationale qu'avec un accidenté du travail, absent de son lieu de travail (pour des raisons un peu différentes) ?

En ce qui concerne les accidentés du travail, Jean-François Copé est formel, fiscaliser les indemnités d'accident du travail est :

" Une mesure fiscalement équitable" ... / ... Ces indemnités constituent "un revenu de remplacement et non une réparation d'un préjudice, car elles sont calculées non pas en fonction du préjudice subi, mais en fonction du salaire". Elles doivent donc être traitées comme "tous les revenus de remplacement (chômage, retraites, arrêts maladie, congés maternité)" - Source Les Echos

Tout cela, bien entendu, au nom de la REFORME !

Le Gentil Xavier Bertrand le clame sur tous les tons : " .. /... Depuis deux ans et demi la France change. Elle change vraiment. Et elle va continuer à changer. Jamais elle n’a autant été réformée ... / ..." et d'ajouter : " ... /... Depuis deux ans et demi ce sont quatre-vingt-dix réformes qui ont été mises en œuvre. Il n’est pas question de se mettre en pause », souligne le secrétaire général de l’UMP pour qui ces réformes ont opéré des « changements concrets dans la vie quotidienne des Français... /..." - Source UMP

Donc, selon l'UMP et son secrétaire général TOUS les français auraient à subir la réforme !

Alors, comment va t-il nous expliquer ce que le journal Le Monde qualifie de : "Tollé général à l'Assemblée pour quelques poignées d'euros" et qui concerne " le refus, toutes tendances confondues de subir une retenue de 25 % sur le montant de leur indemnité de fonction, soit 352 euros par défaut de présence" ?

Car l'Assemblée a décidé de céder à la réforme en modifiant son règlement. Dans les modifications, il y en a une qui, comme le dit Jean-François Copé, pour les accidentés du travail, semble être : "une mesure équitable".

Le 12 juin 2008, le même Jean-François Copé dans un discours, dont le thème était : "Innovons pour la justice sociale" déclarait : "En politique, le confort, c’est de s’enfermer dans ses certitudes et de répondre toujours la même chose quels que soient les problème ... / ... " - Source UMP

C'est probablement pour éviter de "s’enfermer dans ses certitudes et de répondre toujours la même chose quels que soient les problèmes" que le 27 mai 2009: " ... / ... Plusieurs amendements ont été entérinés, comme celui qui durcit les sanctions à l'encontre des députés ne participant pas régulièrement aux réunions des commissions permanentes.Tout député sera financièrement sanctionné s'il est absent sans justification au-delà de deux fois par mois à la commission à laquelle il appartient. Il se verra frappé d'une retenue de 25% du montant mensuel de son indemnité de fonction .... / ..." Source Nouvel Obs

Car, un hit-parade des députés a été publié, qui va des plus invisibles aux hyperactifs. Les chiffres sont éloquents: on dénombre 142 députés qui sont intervenus moins de 10 fois en séance ou en commission depuis juin 2007 (ce classement comptabilise notamment le nombre d’interventions en séance publique et le nombre d’interventions en commissions). Et, tout récemment, lors du vote de l’examen de la loi HADOPI à l’Assemblée nationale, les membres de la majorité ont été pris en flagrant délit d’absence.- Source le Blog Dalloz

Bon, mesure qui semble bien équitable, sans toutefois "casser quatre pattes à un canard direz vous !

Néanmoins, la lecture du JDD du 29 Avril 2009 aurait pu nous mettre la puce à l'oreille : "... / ... Mais d'ores et déjà, des membres de la commission des lois ont estimé que l'amendement avait de fortes chances d'être assoupli lors de l'examen de la réforme du règlement. Les exceptions permettant d'échapper aux sanctions seraient alors plus nombreuses. L'autodiscipline restera encore la règle principale "

Seulement, de façon discrète mais ostensible, les députés ne l'ont pas entendu de cette oreille et comme nous l'explique Le Monde, ils ont fait bloc pour refuser cette ""réforme pour, mieux se concentrer sur d'autres ... ne les concernant pas !

"Rarement l'Assemblée nationale avait connu telle levée de boucliers... tant sont exceptionnelles les causes propres à déchaîner une réprobation générale, de la droite à la gauche. Un vent de fronde ? Pis, une tempête, un déluge de protestations, associant dans une même croisade députés de la majorité et de l'opposition.

Et les adjectifs de fuser. "Humiliant", estime Michel Terrot (UMP, Rhône). "Intolérable", tonne François Loncle (PS, Eure). "Insupportable", renchérit André Schneider (UMP, Bas-Rhin). "Pas acceptable", s'insurge Alain Néri (PS, Puy-de-Dôme). "Déshonorant", s'emporte Jean-Claude Guibal (UMP, Alpes-Maritimes). "Ridicule", estime François Asensi (PCF, Seine-Saint-Denis). "Absurde", juge Jean-Michel Boucheron (PS, Ille-et-Vilaine). "Attentatoire à la dignité", s'indigne Henri Plagnol (UMP, Val-de-Marne)... "C'est parfois l'honneur d'un responsable politique que de savoir dire non", a assené M. Loncle, tandis que Lionnel Luca (UMP, Alpes-Maritimes) appelait à "réagir de manière collective". "Nous devons entrer en résistance", a ni plus ni moins réagi Patrick Balkany, député (UMP) des Hauts-de-Seine. Bigre ! ... / ... Chacun a trouvé de bonnes raisons de refuser de se plier à la contrainte de l'émargement à l'entrée de la salle ... / .. "

Vous pouvez lire le compte rendu officiel de ces débats sur le site de l'Assemblée Nationale (Commission des affaires étrangères - Mercredi 21 octobre 2009 - Séance de 10 h 15 - Compte rendu n° 7 - Présidence de M. Axel Poniatowski, Président)

Dans lesquels, vous pourrez découvrir quelques morceaux d'anthologie comme :

"Henri Plagnol. J’ai été l’un des rares, en séance publique, à dénoncer le scandale que représentait cette mesure, attentatoire à la dignité, qui remet en cause l’indépendance des députés et dont je ne suis pas sûr qu’elle ne soit pas inconstitutionnelle. Les parlementaires ne doivent pas être soumis à quelque pression que ce soit et nous n’avons pas à nous excuser. Je m’y refuse et l’on s’honorerait tous à faire de même. En conséquence, soit les autres commissions sont solidaires de la nôtre et l’on réussit à casser ce système, soit le président de la commission décide que l’on ne l’appliquera pas. Sinon, je ne vois plus l’intérêt d’être député ... / ... "

ou

"François Rochebloine. Heureusement que le ridicule ne tue pas, sans quoi nous serions tous morts ! J’ai signé la liste d’émargement en entrant dans la salle par réflexe. Il me semble qu’il faudrait que le Président adresse un courrier aux membres du Bureau pour faire part de notre consternation. Je crains comme notre collègue Hervé Gaymard que nos séances s’allongent à cause de la multiplication des interventions dont le seul objectif est d’améliorer les statistiques que les médias commentent. Qu’adviendra-t-il des absences liées à la participation à des réunions de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe ou de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ? Je crois moi aussi que seuls les électeurs ont le droit de juger notre travail"

Il faut dire que quand on est, en plus du mandat de député : Maire d'une ville de 72955 habitants et Membre du conseil général, Président de conseil général, ou membre pluridisciplinaire comme ce député frondeur :

Groupe d'études :
Co-Président : - Tauromachie
Vice-Président : - Contrefaçon - Musique
Secrétaire : - Tibet
Membre : - Adoption - Aéronautique - Agro-alimentaire et filière agricole - Alimentation et santé - Amiante - Appellations d'origine - Artisanat et métiers d'art - Arts de la rue - Automobile - Biocarburants - Cancer et causes sanitaires nationales - Cheval - Chimique - Cinéma et production audiovisuelle - Construction et logement - Dépendance - Emergents - Energies - Enfant - Ethique et dopage dans le sport - Forêt - Français de l'étranger - Frontaliers - Fruits et légumes - Hôtellerie, restauration, loisirs - Humanitaire - Inondations - Internet, audiovisuel et société de l'information - Jardins, paysages et horticulture - Maladies orphelines - Médicament et produits de santé - Parcs nationaux et régionaux - Pauvreté, précarité et sans abri - Pénibilité du travail et maladies professionnelles - Pics pétroliers et gaziers - Population et développement - Portuaire - Presse - Prisons et conditions carcérales - Professions de santé - Professions libérales - Route et sécurité routière - Ruralité - Santé environnementale - Sectes - Sida - Sport et éducation sportive - Tabac - Textile - Tourisme - Toxicomanie - Trufficulture - Viticulture - Vols de nuit et nuisances aéroportuaires

Groupe d'amitié :
Président : - Burkina Faso
Vice-Président : - Canada - Mauritanie - Serbie
Secrétaire : - Azerbaïdjan - Côte d'Ivoire - Croatie - Macédoine - Mali - Philippines - Tunisie

Groupe d'études à vocation internationale :
Vice-Président : - Taïwan

Sources : Assemblée Nationale

Comme la TRES GRANDE MAJORITE des députés, on finit par avoir un emploi du temps peu compatible avec une présence convenable à l'Assemblée Nationale.

Bon, citoyens électeurs, en clair, les réformes, c'est pour le petit peuple, qui a été assez bête de croire, en votant pour des députés que ceux-ci était en charge des notions de solidarité, d'égalité et d'équité !

D'ailleurs, mesdames et messieurs les députés, nous ne manquerons pas d'être attentifs lorsque vous voterez la réforme des retraites des salariés, probablement en 2010, alors que vous n'avez que légèrement modifié votre régime spécial de retraite (Source Politique.net ou Agoravox) et comptons sur vous pour faire évoluer ou aligner votre régime de retraite dans le même sens que celui des autres français ...

Ceux que nous montrons du doigt, vont s'empresser de parler de "populisme", mais nous leur rappellerons, que comme le déclarait Nicolas Sarkozy dans son programme électoral de 2007, nous sommes en droit d'attendre la "démocratie exemplaire"promise.

Ce qui signifie, qu'un élu de la nation se doit de s'appliquer, comme n'importe quel citoyen français, les lois et règlements qu'il a voté !

A défaut, nos fiers élus, pourront toujours entonner la Marseillaise ... pour donner le change !




12 novembre 2009

"Mossieur" Charles balance et envisage de faire sauter la République !

C'était tout à l'heure, vers 15H00 que Charles Pasqua a pris la parole au cours d'une conférence de presse destinée à expliquer qu'il n'est en aucun cas responsable des faits dont on l'accuse dans ce qu'on appelle "l'AngolaGate". Ou tout du moins, qu'il n'était pas le seul à devoir rendre des comptes !

La diffusion de cette conférence de presse était en direct sur Public Sénat. Vous pensez bien que l'équipe de Slovar était devant son écran.

Terminé les postures "à la Fernandel", le ton était grave et déterminé. S'il ne nous a pas convaincu, on peut en tous cas être certains que le message qui était venu transmettre était clair : Si je tombe, je ne tomberai pas tout seul !

Quels sont les moments forts de cette conférences de presse ?

D'entrée, il balance les noms de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin !

"J'accuse Jacques Chirac de n'avoir pas assumé ses responsabilités. Il en est de même pour Dominique de Villepin. Tous deux ont manqué à leur devoir", dénonçant un comportement "inacceptable". Il affirme que : "Les plus hautes autorités de l'Etat étaient au courant" du rôle d'intermédiaire d'Arcadi Gaydamak", et ne fait aucun mystère sur une somme de 900 000 F remise par l'Elysée pour aider à la libération des pilotes français tombés en Bosnie.

Il précise d'ailleurs que : "Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Jacques Foccart, Hervé de Charette, Charles Millon" étaient au courant en décembre 1995" !

Après avoir insisté lourdement sur les noms de Chirac et De Villepin, et exonéré, suite à la question d'un journaliste, Nicolas Sarkozy, qui selon lui n'était pas destinataire des qu'il n'était pas destinataire des rapports de la DGSE, il lance son missile : "il propose l'idée d'une pétition auprès des parlementaires pour obtenir la levée du secret-défense dans toutes les affaires de ventes d'armes depuis 2002, et veut également la constitution d'une commission parlementaire "qui pourrait être présidée par le président de la Cour des comptes", Philippe Séguin.

Sans changer de ton, il souhaite que l'actuel président de la République "ne s'oppose pas à la levée du secret défense dans les affaires de ventes d'armes mais qu'il la facilite"

Puis, il a accepté de répondre aux journalistes présents.

Si on a pu l'entendre évoquer laconiquement les mots : Clearstream et Pakistan, pendant la conférence de presse, il a, par contre, refusé de répondre aux questions des journalistes qui selon ses mots : "n'avaient pas de lien avec sa conférence de presse"

Peux t-on dire que cette conférence de presse marque le début de la fin pour la 5 eme République ?

Si Charles Pasqua va jusqu'au bout, c'est probable. Car celui qui fut dans tous les coups depuis 1959 pourrait bien sortir des dossiers sur tout le gratin politique de droite dont il a été souvent le parrain

En 1959, il est avec Jacques Foccart et Achille Peretti l'un des créateurs du Service d'action civique (SAC), organisme de protection, « police privée » du gaullisme visant à lutter contre les actions terroristes de l'OAS, en pleine effervescence et en pleine illegalité lors de la guerre d'Algérie. Les membres du SAC, fortement liés au Milieu, sont auteurs de nombreux « coups de main ». C'est une finalité du service d'ordre du RPF, créée par le général de Gaulle.

Tiens, justement, Foccart, qu'il cite dans sa conférence de presse ...

Mais n'oublions pas que Monsieur Charles a : fondé le RPR en 1976, qu'il a préparée avec Marie-France Garaud et Pierre Juillet. Organisateur en chef de l'élection présidentielle de 1981 pour Jacques Chirac dont il a été auparavant le conseiller personnel avec Marie-France Garaud.

Mais, les ennuis ont commencé en 1991, lorsqu'il a crée son propre mouvement : Demain la France. Trop de liberté nuisait à l'expansion du RPR d'un certain Jacques Chirac.

A noter que lorsqu'en 1992, il préconise le "non" au référendum sur le traité de Maastricht, son principal colistier est : Philippe Séguin

Enfin, Charles Pasqua a longtemps été président du conseil général des Hauts-de-Seine de 1988 à 2004, fonction pour laquelle il a pressenti, un certain : Nicolas Sarkozy, pour lui succéder.

Ce serait donc, la première fois qu'un politique qui a oeuvré dans l'ombre pendant des années mettrait le feu aux poudres ?

Ira t-il vraiment jusqu'au bout ?

Car comme chantait Brassens : "La suite serait délectable" !!!!" Mais n'en rigolez tout de même pas, car comme le disait Coluche : "C'était avec votre pognon" ...

Coaching dans les entreprises : Plus con tu meurs !

Comment survivre dans un contexte de tensions et de concurrence exacerbées par la crise économique et comment motiver ses salariés dans cette lutte pour la survie ?

Ce sont deux question que se posent de plus en plus les entreprises.

Les solutions pourraient être sommes toutes assez simples :

Payer correctement les collaborateurs et les intégrer dans les processus de décisions.

Ces deux mesures semblent toutefois, malheureusement les dernières auxquelles beaucoup d'entreprises n'envisagent pas d'avoir recours. Non, nous assistons plutôt, au retour des stages ou séminaires de motivation par ... le jeu, l'effort ou même la trahison !

En effet, on assiste de plus en plus au retour des méthodes de coaching destinées à "souder" les équipes et à renforcer leur résistance au stress et à l'échec. Quand il ne s'agit pas d'une "habile" façon de préparer la liste des "maillons faibles" pouvant faire partie des prochains licenciements, pardon : ruptures conventionnelles ou plus simplement de les faire partir en "aidant" leurs collègues à "comprendre" que ceux-ci sont un handicap à la bonne marche de l'équipe et qu'un peu de pression ...

Certains se souviennent de quelques films savoureux sur ces méthodes de gestion des ressources humaines comme : "Que les gros salaires lèvent le doigt" où Jean Poiret est le patron d'une compagnie d'assurances, qui invite pour un week-end tous ses employés dans sa maison de campagne. Mais derrière ce qui semble être une récompense, ce patron cynique cherche avant tout à déterminer lesquels de ses cadres qu'il devra licencier afin de préserver son entreprise.

La scène finale des chaises musicales est un chef d'oeuvre de monstruosité !



Mais revenons aux derniers "chics patronaux" de coaching

Le Journal du Net Management nous donne les dernières tendances de ce business : "Pour mobiliser l'énergie de chaque collaborateur, l'amener à tirer le meilleur de lui-même, seul ou en équipe, les entreprises ne reculent devant rien. Le jeu, le corps, le danger, la nature deviennent tour à tour les révélateurs du potentiel de cadres, parfois blasés par les traditionnelles activités de team building ou de coaching "

Sous le titre : "Coaching : ces idées originales que l'on peut vous proposer" vous pouvez découvrir ce qui se fait de mieux en ce moment :

Legos

" ... / ... Chacune des briques est investie par le groupe d'une signification métaphorique. Par exemple, une roue symbolisera l'avancée d'un programme, une brique sans couleur, la transparence." Les participants doivent répondre par une construction en Legos à une question, par exemple "Comment récupérer les parts de marché perdues". Lors du débriefing, guidé par le coach, un référentiel commun se dessine peu à peu. Reste à trouver ensuite une réponse commune à partir de ce qui a été fait.

Slam

" ... / ... Se placer dans le registre poétique permet de mieux laisser parler l'imaginaire, d'être plus proche du ressenti des collaborateurs, témoigne Nadia Robinet. On sort du registre rationnel." Les sessions sont conduites par un animateur slam et un coach. Le premier donne les bases de l'écriture slam. Les participants se lancent alors dans leur création, seuls ou en équipe, autour d'un thème. "... / ... "

Héros

" ... / ... On utilise le détour métaphorique du mythe pour faire discuter les participants et les inciter à trouver des idées nouvelles, précise Stéphane Longeot. La musique permet de mieux entrer en résonnance avec ce qui les touche profondément." A chaque besoin, un opéra : la Clémence de Titus pour le courage managérial, Israël en Egypte pour la conduite du changement, La Flûte enchantée pour la créativité... Le stage commence par l'écoute d'un solo du héros ... / ... "

Poker

" ... / .... Alternant théorie et pratique, des stages d'un jour à une semaine permettent à de petites équipes de progresser dans leur métier de manager, de commercial, de dirigeant... L'occasion également de passer un moment ludique et d'apprendre les règles du jeu de cartes le plus en vogue du moment ... / ... "

Clown

" ... / ... Nous accompagnons les stagiaires dans la découverte de leurs talents créatifs. Nous les aidons aussi à sortir de ce personnage qu'ils se sont modelés dans la vie de tous les jours", explique Pierre Baillon, coach clown. Concrètement, les participants sont invités à créer leur propre clown, en se déguisant, se maquillant et en n'oubliant pas le nez rouge derrière lequel ils se protègent et rappellent aux autres qu'ils ne sont pas au bureau ... / ... "

Catastrophe

Un séminaire d'entreprise idyllique qui tourne au drame. Tel est le point de départ du team building dit du "scénario catastrophe", imaginé sur mesure par l'agence 10Torsions. Comme cette soirée d'incentive à Londres chez un lord, qui tourne court lorsque l'équipe est refoulée de l'Eurostar au beau milieu de la campagne anglaise. "L'idée est d'inciter les collaborateurs à prendre des décisions sur leur propre initiative, sans hiérarchie, et à révéler leur leadership", décrypte Olivier Bourgeois, gérant de l'agence. Bien entendu, tout cela finit bien pour les participants, généralement par une activité de team building plus classique ... / ... "

Militaire

Bien des compétences à développer quand on est un gradé de l'armée sont proches de celles demandées à un responsable hiérarchique en entreprise, en témoigne le nombre de militaires qui se reconvertissent à des postes de managers dans le privé. Pourquoi ne pas forcer le trait et envoyer ses équipes en stage commando pendant quelques jours ? C'est ce que propose l'organisme DCI Campus, filiale de Défense Conseil International spécialisé dans le transfert de savoir-faire militaire. Organiser l'évacuation d'un blessé pour tester son leadership, s'extirper collectivement d'un bunker fermé pour renforcer l'esprit d'équipe, se déplacer sur un filin au-dessus du vide pour apprendre à canaliser son stress... "

Trahison

" ... / ... L'agence 10Torsions a ainsi imaginé des jeux en apparence classiques mais dans lesquels se glisse un "traître". "L'objectif est de montrer au collaborateur comment circonscrire l'élément à problème, comment négocier avec lui pour que l'action du groupe puisse continuer sans encombre", détaille Olivier Bourgeois. Et de lui faire prendre conscience des mécanismes de défense destructeurs qu'il pourrait mettre en œuvre s'il était ainsi menacé dans la vraie vie.

Oui, mais c'est assez cher ! Mais que les petits budgets se rassurent, il y en a pour toutes les bourses : le JDN nous présente aussi

La construction de radeau

Un plan de construction, un budget initial et le savoir-faire de vos collaborateurs en matière de gestion de projet : c'est tout ce dont ils auront besoin pour bâtir en équipe leur embarcation. L'organisation du chantier, la négociation des matières premières, la gestion du temps et des ressources sont de leur responsabilité durant cette activité ludique et en plein air. Le défi : parvenir à traverser le plan d'eau sans couler ! - Prix : à partir de 60 €/personne

Des ateliers de djembés

Se laisser entraîner par les rythmes endiablés des percussions africaines, lors d'une séance d'initiation en groupe, permet de combler bien des fossés entre les membres d'une équipe. Tel est en tout cas le pari de ces ateliers de djembés. C'est aussi un bon exercice pour développer la cohésion de groupe... et la concentration individuelle ! Une alternative plutôt exotique au classique atelier de chant...

Une "Murder Party"

Se glisser, l'espace d'une soirée, dans la peau de Sherlock Holmes et faire la lumière sur sa seule enquête encore non résolue : tel est le principe d'une "murder party"... Par équipes, les collaborateurs sont amenés à mobiliser leurs neurones autour de petites énigmes de logique conduisant à l'assassin. Le tout dans le contexte convivial d'un dîner. Une activité ludique qui permet autant d'impliquer les équipes que de les récompenser pour leurs bons résultats- Prix : environ 2.150 € pour 80 personnes, 3.750 € pour 200.

SPLENDIDE comme disait Jim Carry dans The Mask !

Néanmoins, nous n'avons pas trouvé les concepts suivants :

- Une semaine en prison centrale
- Survivre avec 200 calories par jour
- Habiter dans un centre de rétention
- Vivre à 4 avec 400 € par mois
- Comment trouver des trucs formidables dans les poubelles

Ni

- Comment améliorer son pouvoir d'achat
- Travailler plus et gagner la même chose

Bon, pour les deux derniers, il faudra voir directement avec Coach Nicolas, mais, pour les autres, nul doute que les créatifs les ont déjà, dans les cartons, pour le plus grand bonheur ... de leurs clients employeurs et le plus grand malheur ... des salariés qui les subissent !

Crédit et copyright images et photo
Telio
Hydroglisse
Thêatre improvisation




10 novembre 2009

Les belles histoires de la République : Le soldat Sarkozy était membre du "Groupe rapide d'intervention"

Nicolas Sarkozy et son équipe de communicants aiment les belles histoires et surtout celles qui peuvent donner une stature internationale. Contrairement à ce qu'il a fait écrire sur sa page Facebook, il n'était pas à Berlin le 9 novembre lors de l'ouverture du mur comme nous l'explique Le Monde

" Le chef de l'Etat a certes lancé ce lundi : 'Wir sind Berlin' ('nous sommes Berlin'). Mais berlinois, il ne l'était pas vingt ans plus tôt, contrairement à ce qu'il a affirmé dans un texte publié dimanche 8 novembre. Sur sa page Facebook, le président de la République a livré le récit de 'sa' nuit du 9 novembre 1989, à Berlin, en compagnie d'Alain Juppé. 'Nous décidons de quitter Paris (...) pour participer à l'événement qui se profile. Arrivés à Berlin-Ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s'est déjà amassée à l'annonce de l'ouverture probable du Mur', raconte le chef de l'Etat, qui explique comment il est allé à Berlin-Est via Checkpoint Charlie et a rencontré par hasard François Fillon ... / ... "

Au point où on en est, d'ici peu, nous apprendrons qu'il a fait son service militaire en Allemagne et pourquoi pas à Berlin, et qu'il a contribué à saper le communisme durant 1 an. Ou alors, qu'il était affecté à une mission de surveillance particulièrement dangereuse. Cette fois-ci pourtant, ça risque d'être plus difficile car beaucoup de gens connaissent le parcours du soldat Sarkozy.

Le rédacteur du présent article a deux mois d'écart avec le Président et comme la majorité des jeunes de notre époque, nous avons du nous plier à la conscription. Le pire, si je puis dire, était d'être affecté dans les FFA (Forces françaises en Allemagne). Ceux des FFA continuaient l'occupation d'une partie de l'Allemagne au titre de la deuxième guerre mondiale. voir carte ci-dessous.

En fait d'occupation, nous étions, comme nos collègue affectés en France occupé à tuer ... le temps et à subir une forte hostilité des gens, surtout les plus jeunes.

C'est dans les FFA qu'on trouvait des "semi discipliniares " ou "disciplinaires" dans lesquels on trouvait pêle-mêle, des contestataires (cadeau des RG), des fortes têtes et quelques pauvres types. A vous passer le goût de la nation et de la vie en communauté ! Certains moins nombreux étaient affectés à Berlin Ouest, où, si la vie de caserne était moins dure, la tension et le nombre de permissions ne rendait pas le séjour fabuleux.

Enfermement et désoeuvrement, c'est surtout ce qu'on retenus les appelés du contingent. Ce sont des sensations que, tous, partagent avec le Président qui a déclaré alors qu'on lui posait une question sur sa fibre militaire : "Je n'ai jamais aimé être enfermé dans une caserne, même pendant mon service militaire!"

Aurait-il connu les "disciplinaires" ou une affectation particulièrement pénible ?

Adepte de l'ascenseur social et chantre de l'égalité des chances, et surtout ardent défenseur des qualités de chacun, il est évident pour tous les français qu'il n'a obtenu aucun passe droit !

Alors, où était-il et qu'a t-il fait ?

"Après ses classes, effectuées au Bourget (Seine-Saint-Denis) en décembre 1978, pistonné par Charles Pasqua, il est affecté à la BA 117, dans le quartier de Balard, à Paris. Il appartient au Groupe rapide d'intervention (GRI), qui n'a rien d'une force spéciale : le GRI s'occupe de la propreté... Tous les matins, de 6 à 9 heures, Sarkozy passe la cireuse -la polish machine- dans les halls de l'état-major de l'armée de l'air.

"Il était gondolier de couloir", s'amuse un ancien condisciple. "Il sortait aussi les poubelles, précise un autre. Il était prêt à faire n'importe quoi, pourvu qu'on lui foute la paix." Le reste de la journée était libre. Une belle "gâche" que lui avait refilée un ami, aujourd'hui avocat. Sarkozy pouvait donc continuer ses études de droit et exercer son mandat de conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, conquis en 1977.

Tous se souviennent d'un garçon plein d'allant, cordial et déconneur. "Malgré le 'y' de son nom, il avait persuadé un adjudant moyennement intelligent qu'il était corse!" rapporte un camarade. Pendant les classes, Sarkozy et Eric Raoult -lui-même conseiller municipal du Raincy à l'époque, aujourd'hui député maire UMP- avaient prétexté un conseil municipal pour échapper à une séance de vaccination, qui mettait souvent les appelés KO. Raoult raconte: "Nicolas a pris le micro à la centrale de contrôle pour s'adresser à eux: 'Je m'appelle Nicolas Sarkozy, l'un de vos collègues. Comme nous n'avons pas été vaccinés, Eric et moi vous souhaitons un prompt rétablissement.' Déjà, à 22 ans, il parlait au nom des autres..." - Source L'Express et Nouvel Obs

Tout de même, il a eu quelques copains de chambrée sypathiques : " ... / ... Hughes Dewavrin, PDG de Pomona (175ème fortune de France), Olivier Barre, fils de Raymond et Eric Raoult, le futur député UMP. Tous habitant Neuilly .. / ... " - Source Bakchich

Pourtant dans ses biographie, on peut lire : "Après avoir obtenu sa maitrise de droit privé en 1978 , il est appelé au service national, puis entre à l'institut d'études politiques de Paris" Source Presidentielle 2007 sans plus ...

C'est vraiment dommage de ne pas y avoir fait figurer "Groupe rapide d'intervention", car sans explication spécifique, ça colle pile poil à la façon du Président de gérer la France. Dommage aussi qu'il ne soit pas resté : "plein d'allant, cordial et déconneur" ...

Crédit carte
Berdold
Crédit photo
L'internaute
L'Express

Valery Giscard d'Estaing : De l'Académie Française au prix "Trop virilo"

Valery Giscard d'Estaing ne sera jamais Président de l'Europe, et il le regrette !

Néanmoins, il a intégré l'Académie Française le jeudi 16 décembre 2004. Son discours de réception (Il succédait à Léopold Senghor) même s'il ne restera pas dans les annales de la coupole, montrait déjà la qualité de l'homme de lettres qui pourtant, injustice suprême, n'avait pas encore reçu de prix littéraire. .

Si son discours de réception est assez "académique", on peut trouver quelques perles du genre : "Le hasard, grand ordonnateur de l’Histoire et de nos vies personnelles, m’a fait croiser à plusieurs reprises la trace – la piste dirait-on en Afrique – du président Senghor." ou ce rappel à son passé de grand chasseur de gibiers exotiques : "Je me trompais sur lui, en me tenant trop à son apparence. Par la suite, j’ai eu, dans l’exercice de mes fonctions, beaucoup d’autres occasions de le rencontrer et de l’apprécier. Mais il me fallait le connaître mieux encore. Pour cela, je suis allé le chercher en Afrique. J’ai passé une semaine au Sénégal sur les lieux de son enfance et de sa vie publique ... / .. " Aucune plainte d'éléphant ou animal locaux n'ayant été déposée l'époque, on en restera aux supputations ...

" Mesdames et Messieurs de l’Académie,

puisqu’il est convenu de s’adresser ainsi à vous : J’ai besoin de votre indulgence !

Je ne possède ni l’art, ni la manière, d’un discours académique ! Lorsque j’ai commencé à réfléchir, l’été dernier, à celui que je devrais prononcer, j’ai ressenti simultanément une angoisse et un grand bonheur.

Une angoisse d’abord.

... / ... Après avoir lu les discours prononcés sous cette coupole, habilement rassemblés et présentés par Monsieur Jean-Denis Bredin, je vois bien comment je pourrais les commenter, avec admiration ou amusement. Je ne vois guère ce que je pourrais y ajouter.

J’ai entendu personnellement deux d’entre eux, du temps où ma fonction m’autorisait à franchir la porte de bronze : le discours d’accueil de la première femme admise dans votre Compagnie, Madame Marguerite Yourcenar, reçue par mon parrain d’aujourd’hui, Jean d’Ormesson, dont l’immense talent se déployait avec un bonheur visible, pour rendre hommage à un événement aussi innovant, et ressenti à l’époque comme provocant ; et le discours du ministre-écrivain Alain Peyrefitte, accueilli par le grand ethnologue Lévi-Strauss.

Ces discours m’avaient émerveillé. Je recevais avec délices le chatoiement des idées, la fine broderie de la rhétorique, les jeux de mots et le jeu des mots, l’ironie, dans son gant de miel.

... / ... Lorsque l’éventualité de mon entrée à l’Académie française a été évoquée, il y a dix-huit mois, je siégeais, pieds et poings déliés, tant mon énergie lui était consacrée, à la Convention européenne. Cette tâche me passionnait au point d’y consacrer toute ma capacité d’attention, car je voyais en elle la chance, unique dans une vie et unique dans une époque, de faire avancer l’organisation de ce continent porteur des plus brillantes civilisations qu’est l’Europe.

... / ... Alors, après l’angoisse, surgissait un grand bonheur ! Dans la brume qui entourait encore ce projet, il m’a semblé que le soleil du Sud venait d’ouvrir une percée lumineuse : j’aurais la chance d’avoir à évoquer devant vous, Madame, devant les membres éminents de l’Académie française, et devant l’opinion publique sénégalaise et française, la mémoire du Poète-Président.

M’y voici ! ... / .. " - Source Académie Française

Et bien, l'injustice qui frappait l'ancien président de la république, ancien président de la Convention européenne et écrivain amoureux du : "chatoiement des idées, la fine broderie de la rhétorique, les jeux de mots et le jeu des mots, l’ironie, dans son gant de miel", vient d'être distingué par le prix "Trop Virilo" pour son dernier ouvrage.

Le prix Très Virilo" ?

"Le Prix Virilo récompense un roman francophone publié dans l’année ayant touché le jury par son audace littéraire, sa justesse, ou toute autre qualité faisant sens.

Il est accompagné du prix Trop Virilo qui récompense la plus belle poussée littéraire de testostérone parue dans l'année. Le jury est mixte mais doit voter en homme et porter la moustache.

Communiqué des membres du jury :

" Les nominés étaient :

- Parquet flottant de Samuel CORTO (Denoël)
- L'Hyper Justine de Simon LIBERATI (Flammarion)
- La Princesse et le Président de Valery G. d'ESTAING (De Fallois/ X.O)
- La Confession négative de Richard MILLET (Gallimard)
- Cadence de Stéphane VELUT (Ch. Bourgois)
- Kata Sutra, la vérité crue… de N.DAAM, E. DEFAUD, T. LECOQ
J. SABROUX, E. PHILIPPE (Ja. Duvernet)

Attendu que ni Soral ni Zemmour n'ont écrit cette année,
Attendu que nous avons pour la première fois un immortel dans les finalistes, qui n’a écrit un livre que pour ruiner la sortie des mémoires de Chirac
Attendu que l’autre but de ce livre est de pérorer qu’il aurait pu coucher avec Lady Di,
Attendu que la seule différence avec la réalité c’est que dans la vraie vie, Anne Aymone n’est pas morte
Et considérant que ce livre est meilleur que « la princesse et le baroudeur », de Robyn Donald (éditions Harlequin),

LE PRIX TROP VIRILO 2009 est attribué au premier tour à Valéry Giscard d'Estaing, pour LA PRINCESSE ET LE PRESIDENT. - Source Le blog du Prix Virilo

Ce prix devrait sans nul doute marquer à jamais celui qui veut tant laisser une trace indélébile dans l'histoire de la France par ses actions, faits et gestes

Allez, un petit air d'accordéon pour fêter ça ?


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Paris Match

09 novembre 2009

Eric Zemmour : "Ce qui préoccupe les Français, c'est bien sûr leur identité nationale, "plus que de trouver un travail"...

Et oui, on peut encore aujourd'hui, en France proférer de telles inepties ou provocations. Et ça ne remonte pas à si longtemps, puisque c'était lors de la dernière de "On n'est pas couché"

Bien que nous ayons indiqué à plusieurs reprises que nous boycotterons l'initiative médiatico électorale du gouvernement, il nous était impossible de laisser passer des propos que même les plus ultras de l'UMP n'osent pas tenir !

Eric Zemmour fait partie avec Éric Naulleau de la nouvelle race de flingueurs qui est censée faire le bonheur des télespectateurs de l'émission du samedi soir On n'est pas couché, animée par Laurent Ruquier; Comme le dit Wikipedia : "Le ton employé est toujours courtois mais direct ("viril mais correct" pour reprendre l'expression de l'intéressé); le fonds de leurs critiques, sans aucune langue de bois, peut s'avérer extrêmement déstabilisant pour l'invité(e), qui voit parfois son œuvre (littéraire, musicale, etc.) complètement broyée"

Eric Zemmour, dont l'agressivité et les certitudes l'empêchent d'écouter tout opposant à ses idées ou points de vue, serait, selon lui, un expert en identité nationale

Quelques exemples de son expertise ?

" Il s'est prononcé en faveur de l'amendement Mariani sur les tests génétiques concernant les candidats au regroupement familial. Partisan de la tradition assimilationniste française, il s'oppose vivement à l'immigration « de masse », et au modèle actuel d'intégration des immigrés, qu'il juge trop peu exigeant envers ces derniers.... / ... En novembre 2008, il accorde au mensuel Le Choc du mois un interview où il compare l'immigration à un « tsunami démographique » - Wikipedia , ce qui lui vaut aujourd'hui d'être repris par une flopée de sites du Front National, dont cette phrase, qu'Eric Zemmour prétendra (comme lui répètent ses victimes) certainement : "extraite de son contexte" ...

"Eric Zemmour rapporte aussi le contenu de son face à face avec Brice Hortefeux, ce dernier lui ayant avoué avoir renoncé à toute assimilation des populations immigrés à la culture française au profit de l’intégration, qui consiste à conserver sa culture d’origine. Ce à quoi le collaborateur de Laurent Ruquier a réagi en lui jetant à la figure : " Vous ne faîtes pas votre boulot. Vous avez honte de votre ministère! " - Source Fédération FN Nord Flandre

On pourrait aussi citer cette merveille : "... / ... C'est la «brésilianisation» qui nous menace : ségrégation raciale, milliardaires à foison et appauvrissement de la classe moyenne. Misère du monde aux portes des antiques cités. La, Défense sera notre Brasilia. Et la Seine-Saint-Denis, nos favelas"

Sans oublier ce haut fait dont Marianne2, comme tant d'autres s'était fait l'echo : "... / ... Dans un débat diffusé sur Arte le 13 novembre dernier, et consacré au métissage, Eric Zemmour a évoqué la «négation des races» qui a selon lui succédé à la «sacralisation des races». Et de déclarer à une invitée de l'émission : «J'appartiens à la race blanche, vous appartenez à la race noire».

Nous vous donnons ci-dessous, la réponse aux internautes qui avait été à l'époque publiée par Vendredi Hebdo :

"Chers amis internautes, si charmants, si délicats, si mesurés, je vous propose de signer une large pétition pour que l’Académie française supprime avec éclat de son dictionnaire le mot race, puisque c’est au nom de ce mot maudit qu’Hitler a fait assassiner des millions d’êtres humains. Et pendant qu’on y est, je propose que soient rayés du dictionnaire les mots religion - coupable des guerres de religion et de l’horrible saint-Barthélémy- le mot nation - responsable des guerres de la Révolution et de l’Empire, les mots égalité et communisme, pas modestes en massacres.

On ne dira plus « personne de race noire », mais « personne riche en mélanine »; « homme de race blanche » sera de même proscrit, remplacé par « personne pauvre en mélanine ». La seule utilisation de ce mot honni sera désormais autorisée pour « race humaine », qu’on appelait autrefois espèce humaine. On savait que l’espèce humaine était unique depuis Adam et sa côte, tandis que les Evangiles avaient remis le couvert universaliste : «il n’y aura plus de Juifs, il n’y aura plus de Romains.» Cela ne suffit pas. On inversera donc le sens des mots espèce et race, pour que la paix soit, qui est le souverain bien. Ceux qui persisteront ainsi à défendre la hiérarchie des races seront des espécéistes.

Par exception, l’usage du mot race sera autorisé pour glorifier le président Obama, que son nom soit sanctifié. Ainsi, Patrick Lozès, président du CRAN, Conseil Représentatif des Associations noires de France, a pu déclarer qu'«Obama est notre président», ce qui prouve que la solidarité raciale - pardon, espéciale- est supérieure à ses yeux énamourés à la solidarité nationale. Imaginons un odieux président du CRAB, conseil représentatif des associations Blanches, qui déclarerait : Poutine est notre président.

SOS-racisme devra changer de nom: SOS-espécéisme. Jean Baudrillard avait relevé qu’il existait SOS-Baleines et SOS-Racisme, les premiers voulaient sauver les baleines, et les seconds, sauver les racistes, pour conserver leur magnifique sentiment de supériorité morale.

Hitler fondait sa politique criminelle de hiérarchie des races sur des travaux scientifiques qui avaient classé, distingué, hiérarchisé les formes de crânes, de nez et de lèvres. Aujourd’hui, on nie l’existence des races en se fondant sur des travaux scientifiques qui attestent que les êtres humains ont en commun 99% de leur ADN, mais qui redécouvrent des «types biologiques» ressemblant furieusement aux races d’antan. A chaque fois, on fonde un projet politique sur une science qui évolue sans cesse. Laissons les scientifiques dans leurs laboratoires. La race pure était le projet délirant d’Hitler; la religion du métissage est le graal assigné à notre époque. Mais métisser quoi ? Des races! Quelle horreur ! Des espèces, voyons.

Chers amis internautes, précipitez-vous pour voir Les Précieuses ridicules de Molière. Vous adorerez" - Eric Zemmour

Et bien, pour le plus grand plaisir de ses aficionados et le plus grand désespoir ou la plus grande colère de ceux qui détestent sa logorrhée permanente, il a remis ça lors du dernier : "On n'est pas couché" voir vidéo ci-dessous



Sil a pu pérorer face à Nathalie Dessay et Kool Shen, il était moins vaillant contre l'étonnant Frédéric Lopez qui a mis en avant sa "névrose"

Dites Monsieur Ruquier, franchement, vous ne croyez pas que vous devriez un peu contrôler certains de vos snipers, ou alors avouer, ce qui serait regrettable, lorsqu'on connaît vos positions personnelles, que l'audimat est plus fort que tout, même des pires cauchemars verbaux ?

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Mirador
Fluctuat : Identité nationale cherche identité visuelle : le concours




Communiqué de Robert Hue et du Mouvement Unitaire Progressiste

Les fidèles de Slovar les Nouvelles savent que nous recevons régulièrement des communiqués de partis, mouvements ou élus politiques. Lorsque ceux-ci évoquent des pistes pour l'avenir de la gauche, nous vous les soumettons, sans pour cela y ajouter un ou plusieurs commentaires.

Cette fois-ci, c'est Robert Hue qui nous a envoyé un communiqué au nom du Mouvement Unitaire Progressiste. Nous vous le diffusons, ci-dessous, dans son intégralité.



Le Mouvement Unitaire Progressiste

Madame, Monsieur, Cher(e) Ami(e),

Après les élections européennes, j’ai pris l’initiative, avec d’autres personnalités d’horizons différents, de lancer un appel pour un pacte unitaire. Des centaines d’hommes, de femmes, d’élus (es), l’ont signé, déclarant « agir pour rassembler les uns et les autres dans l’élaboration commune d’une alternative progressiste au néolibéralisme, d’un programme de profonde transformation sociale. Un projet qui puisse un jour prochain être porté au gouvernement, et qui s’inspire directement des aspirations, des revendications et des luttes de toutes les forces vives de notre pays ».

Cette contribution aux débats de la gauche a suscité dans les partis et hors d’eux, des réactions, des échanges, des prises de positions dont il se dégage une forte demande d’unité.

Mais force est de constater qu’au niveau des états-majors, la désunion perdure, voire s’aggrave parfois.

Alors que la situation appelle à réagir avec force, à la fois pour contrer la politique de Nicolas Sarkozy et pour proposer aux Françaises et aux Français un projet progressiste audacieux de transformations politiques, économiques et sociales, la gauche n’est toujours pas au rendez vous.

La gauche a besoin d’idées nouvelles.

Pour des millions d’hommes et de femmes de gauche, de démocrates, d’élus (es), de syndicalistes appartenant ou non à des partis politiques, il apparaît aujourd’hui utile et urgent de se retrouver, hors du carcan partisan, dans un mouvement politique, démocratique, unitaire, progressiste, écologique et humaniste. Dans un mouvement de type nouveau.

C’est pourquoi, avec un certain nombre d’amis (es) qui partagent cette conviction, nous venons de créer le Mouvement Unitaire Progressiste.

Le Mouvement Unitaire veut contribuer à la construction d’une société nouvelle, post capitaliste, fondée sur le progrès social, la préservation du potentiel humain et écologique de la planète, le développement de la recherche et de l’éducation, la démocratie politique et économique, la suppression de toutes les armes de destruction massive.

C’est donc un mouvement de transformations profondes de la société.

Nous voulons redonner du sens aux progrès multiformes et proposer un contrat pour une nouvelle croissance.

Notre ambition est d’être le PGCM de la gauche : le plus grand commun multiplicateur… Multiplier les forces, les idées, les voix, les actions. Voilà la mission que nous nous assignons.

Le Mouvement Unitaire rassemblera toutes celles et tous ceux qui veulent proposer une véritable politique de gauche, de progrès, de lutte contre les inégalités, pour l’emploi, une croissance verte, le bien être, la connaissance ; pour une Europe sociale et démocratique.

Le Mouvement Unitaire ne rejette pas les adhérents des autres partis, mouvements et formations politiques progressistes. Au contraire, il offre à tous, dans et hors parti, dans les syndicats ou non … un espace de liberté, de débats, de propositions et d’actions politiques sur le terrain et dans les urnes, sans exclusive.

Nous sommes et nous serons à l’écoute des propositions avancées par les syndicats et le mouvement associatif, comme nous retiendrons ce qui émane des partis de gauche et des écologistes et qui nous paraît aller dans le sens de nos objectifs.

L’appel au pacte unitaire de juin dernier proposait cinq axes pour l’action et la réflexion :

- La définition d’une nouvelle éthique de la République et de la vie publique

- L’approfondissement de la démocratie sociale et citoyenne

- Le combat pour une mondialisation solidaire et pacifique

- La reconstruction de notre société autour des principes de justice sociale, d’égalité, d’accès universel aux savoirs et à la culture

- La conception d’un modèle de développement économique qui soit à la fois progressiste, écologique et social

C’est dans le sens de ces principes que le Mouvement Unitaire Progressiste entend inscrire son action. Aujourd’hui, toute politique doit, selon nous, reposer sur trois piliers : la démocratie, le partage et la sécurité. Ce triptyque fait directement écho à la devise de notre République : Liberté, Egalité, Fraternité. Il s’inscrit dans le choix majeur du progrès solidaire.

C’est à une confédération progressiste et démocratique que le Mouvement Unitaire entend consacrer ses efforts. En tant que formation politique, notre mouvement s’inscrit pleinement dans les institutions démocratiques et républicaines et, à ce titre, il sera présent, dans toutes les échéances électorales de notre pays.

Madame, Monsieur, Cher(e) Ami(e),

Le Mouvement Unitaire Progressiste peut avoir la force et le destin que notre volonté commune saura lui donner, j’invite toutes celles et tous ceux qui partagent cette volonté politique à nous y retrouver.

Robert HUE
http://www.mouvementunitaire.fr/