08 juin 2012

Les 10 et 17 juin : Le changement c'est dire #AuRevoirUMP !

Même si les enquêtes et sondages donnent une belle avance aux candidats de gauche pour les législatives, il n'est pas question de se démobiliser. Après avoir dit #AuRevoirPresident le 6 mai, les 10 et 17 juin ajoutons y #AuRevoirUMP !




Les sondages n'ont jamais fait une élection. C'est une réalité. Néanmoins, les instituts de sondages sont pour une fois assez d'accord, la gauche devrait l'emporter aux législatives et être majoritaire à l'Assemblée Nationale. C'est ce que nous explique le site d'Europe1

« (...) Les trois instituts TNS Sofres, Ipsos et OpinionWay convergent, en effet, très largement sur le niveau d'intentions de vote en faveur des principales forces politiques. Selon eux, le PS et les divers gauche obtiendraient entre 31,5-32 % des voix, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) entre 5 et 5,5% tandis que le Front de gauche se situerait dans une fourchette 7,5-8%, l'extrême gauche 1 à 1,5%.A droite, l'UMP et ses alliés engrangeraient entre 33,5 et 35% des voix. Enfin, en embuscade, le FN serait en mesure de s’octroyer, selon ces trois instituts de sondages, entre 15 et 16% des voix (...) »

Néanmoins, pas d'excès d'optimisme ! Il ne devra pas manquer une voix aux candidats de gauche ! Afin de motiver, si cela est nécessaire, les électeurs, nous avons décidé de leur remémorer quelques hauts faits d'armes dont l'UMP et ses partenaires ont été responsables durant les 5 années de mandat de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement. 

La taxation des indemnités d'accident du travail : En 2009, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale proposait de taxer les indemnités journalières liées aux accidents du travail, expliquant que pour lui il était inique de ne pas les taxer alors que toutes les autres indemnités journalières l'étaient !

La prise en compte de la pénibilité dans la dernière réforme des retraites: Véritable imposture puisque : L'assuré doit avoir été exposé pendant au moins dix-sept ans à des facteurs de risque dont la liste est précisément établie. De plus, sur les 30 000 départs annoncés pour pénibilité par le gouvernement, seules  466 demandes ont été prises en compte ! 

La lente dégradation de Pôle Emploi par manque de moyens et de ressources humaines !

La stigmatisation systématique des chômeurs et précaires. Qui a oublié le cancer de l'assistanat de Laurent Wauquiez ? 

La rupture conventionnelle qui est devenue un outil pour se séparer des salariés seniors et éviter les plans sociaux

Les taxes diverses sur la santé ayant conduit un français sur deux à à repousser certains soins pour de simples mais concrètes raisons économiques

La prime dividende dite prime aux salariés dont le montant devait être de 1000 € et qui finalement a bénéficié à très peu de salariés pour des montants allant de 7 à 300 €

La liquidation programmée, en concertation avec le Medef de la médecine du travail  

Sans oublier ce qui devait être leur chef d'oeuvre  : Les accords compétitivité-emploi réclamés à cor et à cri par les organisations patronales, véritable légalisation du chantage à l'emploi et  qui devait permettre aux employeurs de moduler le temps de travail à la baisse, en imposant de travailler plus de 35 heures sans revalorisation salariale 

Et ce sont les députés de cette majorité qui a été au pouvoir de 2007 à 2012 qui comme Nathalie Kosciusko-Morizet et viennent réclamer : « (...) une majorité la plus large possible pour l'UMP aux élections législatives pour rééquilibrer les pouvoirs après l'élection de François Hollande à la présidence (...) » qui pourraient en cas de démobilisation revenir au pouvoir ?

Alors, si vous êtes vraiment las de leurs idées et propositions, les 10 et 17 juin, n'oubliez pas d'aller voter pour dire #AuRevoirUMP et surtout que : Le changement c'est maintenant !



07 juin 2012

M6 « Patron incognito » : Patron cherche à vivre le frisson de la vie de ses salariés

A mi chemin entre « Vis ma vie » et « Secret Story » : « Patron incognito » présentée ce soir sur M6 permet à un patron de découvrir la vie de ses salariés. Un grand frisson patronal qui ne l'a pas obligé à vivre avec le salaire de ses collaborateurs.



Verra t-on bientôt à la télévision, Martin Bouygues manier la truelle, Bernard Arnault penché sur une machine à coudre, Henri Proglio réparer une ligne électrique, Laurence Parisot téléphoner à des français pour connaître leur opinion, ou Nicolas de Tavernost le patron de M6 faire l'accueil des visiteurs ?

C'est la question qu'on peut se poser à l'annonce de la nouvelle émission de téléréalité de M6 : « Patron incognito »

Alors que les partenaires sociaux et le gouvernement sont pleinement investis dans la «  conférence sociale » voulue par François Hollande et que les organisation patronales sont toutes griffes dehors contre une augmentation du SMIC, M6 lance ce soir une nouvelle émission de téléréalité qui s'intéresse aux rapport entre patrons et salariés, adaptation d'une émission britannique « Undercover Boss »

En quoi consiste « Patron incognito » ?

Le concept est présenté sur le site web de M6, et ressemble comme l'écrit Libération à s'y méprendre au « Merci patron », le hit des Charlots dans les années 70. C'est le PDG de UCAR qui a accepté de jouer le rôle et qui a été présenté aux salariés comme : « (...) un chômeur de 53 ans en contrat de réinsertion avec Pôle Emploi, ce qui justifie ... la présence des caméras »

Extraits

« (...) Pour la première fois en France, un patron va tenter une expérience incroyable. Il va redescendre en bas de l’échelle et travailler une semaine dans son entreprise, incognito.

Il va abandonner son statut de PDG et son confort de vie pour redevenir un simple apprenti dans sa propre entreprise (...) Pendant cinq jours, le patron sera sous couverture et va apprendre un métier par jour  (...) À la fin de l’expérience, le patron va révéler sa véritable identité. Comment ses salariés vont-ils réagir en découvrant que c’était le grand patron ?(...) En cette période de crise, chaque patron se doit de connaître au mieux son entreprise et les conditions de travail de ses salariés. Pour s’immerger au coeur de sa société, notre patron incognito va travailler dans plusieurs services avec des équipes différentes (...) Au delà de son entreprise, le patron va pouvoir aller à la rencontre de ses salariés sans la barrière du lien hiérarchique. Quelles images se font-ils de l’entreprise ? Adhèrent-ils aux choix de la direction ? Arrivent-ils à concilier travail et vie privée ? ( ...) À la fin de l’expérience, les employés qui ont côtoyé le patron sans le savoir seront réunis au siège. L’heure pour le patron de leur dévoiler un à un sa véritable identité (...) Quelles leçons employés et patron vont-ils tirer de cette expérience ? »

Outre le fait que Jean-Claude Puerto-Salavert le PDG du loueur low cost UCAR s'offre une belle publicité gratuite pour son entreprise, on ne pourra qu'être choqué par la vulgarité d'un tel concept auquel a adhéré ce patron !

Tout d'abord, utiliser ses salariés à des fins de divertissement télévisuel est à notre sens, proprement inadmissible. Car, dans le cas de « Patron incognito » pas de plages de sable fin ou de tentatrices comme dans « l'île de la tentation » mais simplement un employeur qui s'amuse à découvrir le travail qu'effectuent ses salariés pour gagner leur vie. Et qui aura probablement de belles histoires à raconter à ses amis patrons ou DRH le soir au dîner !

De plus, quelle est la valeur de cette immersion pendant laquelle notre PDG a continué à toucher son salaire et au gré de ses déplacements n'a certainement pas eu à se poser la question de trouver un logement décent pour lui et sa famille !

Bien entendu, il n'est pas prévu que les salariés puissent à leur tour s'amuser à jouer au patron d'UCAR. La plaisanterie a ses limites !

Ce programme semble t-il cartonne aux Etats-Unis, et dans une trentaine de pays. Il ne tient qu'à vous de lui offrir un score d'audience déplorable afin de l'envoyer définitivement aux oubliettes de l'audiovisuel ... 



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06 juin 2012

Financement politique : Le « trèfle » à quatre feuilles du Parti Radical ?

En difficulté de financement depuis sa brouille avec l'UMP le Parti Radical a conclu un accord avec un obscur mouvement écologiste qui lui a permis de renflouer ses caisses. Ainsi va la politique en France !





En termes de financements politiques exotiques, on connaissait la technique du Nouveau Centre d'Hervé Morin, dont les élus de métropole sont adhérents au parti polynésien FETIA API. Ce qui lui permet d'encaisser plus d'un million d'€ par an. Le Parti radical de Jean-Louis Borloo est allé moins loin pour faire son montage, puisqu'il a eu recours à un parti écologiste quasi inconnu : Le Trèfle, situé à Marseille !

En octobre 2011, après avoir fait durer le suspense sur sa candidature à la présidentielle, Jean-Louis Borloo jetait l'éponge. La raison officielle étant que : « (...) la dynamique des centres ne s’est pas créée : ni sur le projet, ni sur les hommes (...) » Officieusement mais de façon plus crédible, nous vous expliquions comment l'UMP afin de décourager sa candidature avait décidé de suspendre son aide financière au Parti Radical.

Or, outre que cet argent était vital pour la candidature de Borloo, il l'était également pour le fonctionnement du Parti Radical, puisqu'il participait au financement de toutes les autres campagnes électorales.

Même si l'UMP a accepté après le retrait de Borloo, de débloquer au compte goutte le montant de l'aide initiale, il était clair que le Parti Radical qui cherche à exister, et à concurrencer le Nouveau Centre d'Hervé Morin, souhaitait disposer d'une autonomie financière.

L'affaire a été révélée en février dernier par Rue89 mais est passée assez inaperçue : « (...) Privés d’argent par l’UMP, Jean-Louis Borloo et le Parti radical ont passé discrètement un accord financier et électoral avec un petit parti écologiste, Le Trèfle. Ils vont ainsi récupérer 800 000 euros, à temps pour les législatives (...) »

Elle a été relancée par Le Progrès qui nous donne les détails de ce montage qui n'honore pas le système électoral et démocratique français !

« (...) L’ancien ministre de l’Environnement a donc fait affaire avec http://www.letrefle-nehna.fr/ Le Trèfle-Les Nouveaux Écologistes. Ce petit parti est issu de plusieurs formations créées par Bernard Manovelli, qui avait le premier compris l’intérêt de la loi aux législatives de 1993. Le Trèfle a maintenu la tradition, multipliant les candidatures aux législatives, jusqu’en 2007. C’est à ce titre qu’il a reçu cette année 155 222,14 €, pour être précis.

L’accord entre le Parti radical et le Trèfle est simple : les dix-neuf députés et sénateurs proches de Jean-Louis Borloo ont adhéré au Trèfle, lui ouvrant la part du financement politique octroyée en fonction du nombre de parlementaires – en l’occurrence, 802 338,73 €, aussitôt reversés au Parti radical (...) les candidats radicaux ne porteront pas l’étiquette du Parti radical, mais celle de l’Urcid (Union des radicaux, centristes, indépendants et démocrates)
que dénonçait très récemment Hervé Morin dans une interview au JDD, et qui va pouvoir précise Le Progrès : (...) encaisser l’aide publique correspondant à ces législatives 2012 (...) »

Avouez qu'on est bien loin des déclarations main sur le coeur du type : « Mon seul but est d'être utile de servir mon pays ». En effet, ces montages sont détestables qu'ils soient employées par la droite, la gauche ou le centre !

C'est d'ailleurs François Bayrou, ancien ami d'Hervé Morin et de Jean-Louis Borloo qui l'exprime le mieux : « (...) On multiplie donc les pseudo-partis et les pseudo-groupements et des candidats qui n'en sont pas vraiment uniquement pour cette raison. Tout cela est anormal et il faudra le changer (...) » Parfaitement d'accord !

Reste à savoir comment le Modem financera son fonctionnement et les prochaines campagnes électorales en cas de lourde défaite aux législatives. Car, tout le monde n'a pas la chance de trouver un « trèfle » à quatre feuilles pour continuer à exister ! 


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05 juin 2012

Salaires : Pour Martin Hirsch mieux vaut augmenter le RSA que le SMIC !

Selon Martin Hirsch, il serait préférable d'augmenter le RSA et pas le SMIC, car cette solution ne pénaliserait pas l'emploi, et serait plus économe pour les finances publiques. Ceux très nombreux qui touchent 1 096,94 € net par mois apprécieront !




Bien que le Comité national d’évaluation du Revenu de solidarité active ait indiqué dans son dernier rapport que le RSA ne remplit par sa mission, dans la mesure où : « (...) les effets sur l’emploi ne sont pas discernables et la réduction de la pauvreté est fortement limitée (...) » Cela n'empêche par Martin Hirsch son créateur de continuer à défendre et surveiller son « enfant chéri »

En effet, alors qu'il occupe toujours les fonctions de président de l'Agence du service civique qui n'est pas un succès foudroyant, il vient de décider prendre la parole dans le débat sur ... l'augmentation du SMIC.

On peut lire ses propositions dans une tribune publiée sur Les Echos

« Il existe incontestablement un problème de pouvoir d'achat des salariés les plus modestes, auquel il faut apporter une réponse. Mais le moyen apparemment le plus simple, l'augmentation du SMIC est-elle la méthode la plus efficace dont disposent les pouvoirs publics ? Il nous semble qu'il y a une alternative qui mériterait au moins d'être discutée et précisément expertisée à l'aune des questions suivantes : comment toucher les salariés les plus en difficulté ? comment ne pas pénaliser l'emploi ? comment être le plus économe pour les dépenses publiques ?

(...) Il existe désormais un instrument plus efficace, mieux ciblé : le revenu de solidarité active, justement conçu pour améliorer les ressources des salariés modestes sans peser sur le coût du travail. En augmentant le barème du RSA, il est possible d'aider davantage les salariés à temps partiel subi et ceux qui ont des charges de famille (...) Le coup de pouce du SMIC a une valeur de symbole. Il est cependant aussi symbolique, au sens de négligeable, pour les salariés les plus modestes. Si une promesse se doit d'être honorée, il serait néanmoins de bonne politique de mettre sur la table des partenaires sociaux un scénario alternatif ou complémentaire incluant le RSA, en l'illustrant par des cas types sur les familles et les salariés à temps partiel (...) Ce gouvernement, attentif à la parité et à la cause des femmes, sait bien que la plupart des salariés à temps partiel subi sont des femmes, ainsi que les foyers où une femme élève seule son enfant. Recourir au RSA, plutôt qu'à un coup de pouce dilué sur le SMIC, c'est prendre le parti des femmes et de la parité des revenus, là où il se pose de la manière la plus aiguë, en bas de l'échelle des salaires (...) »

Etonnant non comme raisonnement ? D'autant plus que ce qu'oublie Martin Hirsch c'est qu'avec sa démonstration il n'y aurait que 445.000 foyers concernés alors qu'une augmentation du SMIC concernerait directement plus de 2,5 millions de salariés nous explique L'Expansion

Ajoutons à celà la très pertinente remarque de FO qui signale que le : « niveau actuel, 1.100 euros net, n'est pas bien éloigné du seuil de pauvreté, 954 euros »

Mais le problème de Martin Hirsch n'est pas de s'occuper des salariés qui touchent le SMIC, il est plutôt de montrer du doigt son augmentation au fait qu'elle : « (...) surenchérit le coût du travail des personnes les moins qualifiées, celles qui sont le plus menacées par le chômage (...) » Ce qui est à priori faux puisque : 2,7 millions de salariés sont payés au Smic en France, dont 500.000 dans la Fonction publique et ne sont pas dans leur grande majorité peu ou pas qualifiés !

On pourra regretter que Martin Hirsch n'ait pas encore donné son avis sur la dernière déclaration de Laurence Parisot qui s'oppose comme lui à une augmentation du SMIC puisqu'elle : « empêcherait les embauches ». Celle-ci propose l'idée suivante : « qu'un salarié ayant passé un certain nombre d'années au SMIC bénéficie d'un entretien de carrière et d'une éventuelle réorientation »

En tous cas, si l'entretien et l'éventuelle réorientation aboutissent au chômage (rupture conventionnelle ?) suivi à terme du RSA, Laurence Parisot et Martin Hirsch pourront toujours converser courtoisement  de l'augmentation du RSA afin d'être : « le plus économe possible pour les dépenses publiques »


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04 juin 2012

Candidature à la tête de l'UMP : A qui le tour ?

L'UMP aura t-elle bientôt plus de candidat à sa présidence que d'élus aux législatives ? En effet, après Alain Juppé, c'est au tour de Bruno Lemaire et de Jean-Pierre Raffarin d'envisager de devenir le patron de l'UMP. A qui le tour ? 




Gros temps à l'UMP où tout le monde veut la place de Jean-François Copé. La contestation actuelle est telle qu'elle pourrait vite tourner à l'émeute au cas où le résultat des législatives serait très mauvais. Il ne fait en effet nul doute que les adversaires de l'actuel patron de l'UMP ne se priveront pas de lui imputer la responsabilité de la défaite.

Or, les premiers résultats du vote des français de l'étranger et qui étaient considérées comme quasi acquises pour l'UMP sonnent comme un début de glas, puisque les candidats du PS et d'EELV sont en tête dans sept circonscriptions sur onze à l'issue du premier tour.

Et comme en politique la maxime : « Malheur aux vaincus » a encore plus de de force qu'ailleurs, il est clair que nombreux sont les ambitieux à l'UMP qui se voient déjà aux commandes du mouvement en remplacement de Jean-François Copé !

François Fillon a été le premier à annoncer ses intentions dans une interview où il regrettait que : « depuis le départ de Nicolas Sarkozy, il n'y (ait) plus, à l'UMP, de leader naturel » l'entourage de l'ex premier ministre se faisant un plaisir de rappeler que : « Jean-François Copé n'a pas été élu par les militants » Alain Juppé, même s'il a mollement démenti ses déclarations à Paris Match, se verrait bien reprendre les rênes d'un parti qu'il a créé et dont il a été le patron jusqu’en 2004.

Ce à quoi il faut désormais ajouter Bruno Lemaire. L'ancien protégé de Dominique de Villepin, ex ministre de l'agriculture, rédacteur du programme de l'UMP et spécialiste en pouvoir d'achat (Voir Slovar du 25/05/2012 ) n'a pas exclu de briguer la direction du parti pour faire valoir ses positions.

Comme si cela ne suffisait pas, il faut noter que Jean-Pierre Raffarin interrogé sur France Info sur son éventuelle candidature à l'UMP, a répondu que : « Rien n'était à exclure »

Mais, ne soyons pas restrictifs. Dans la mesure où le « gentil » Xavier Bertrand se verrait bien à l'Elysée en 2017. Que NKM avait fait part à Jean-François Copé de de sa candidature aux présidentielles de 2017, que Laurent Wauquiez croit également à ses chances, et qu'il est assez probable que la Droite Populaire et les libéraux d'Hervé Novelli ne restent pas inactifs, sans oublier l'Association des amis de Nicolas Sarkozy qui rêve secrètement d'un retour du maître, nous ne devrions pas manquer de candidatures dans les semaines à venir. 

Alors, lorsque Jean-François Copé, François Fillon et Xavier Bertrand exhortent les français à ne pas donner tous les pouvoirs à la gauche, il serait plus juste de leur demander pourquoi, alors qu'ils les ont déjà eu à plusieurs reprises, les français leur ont repris peu à peu.

Et surtout, pourquoi ils feraient preuve de mansuétude à l'égard d'un parti qui, si cela continue, aura probablement bientôt, autant si ce n'est plus, de candidat à sa présidence que d'élus aux législatives ?


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01 juin 2012

Législatives : La fausse interview « rebelle » d'Hervé Morin ?

Dans une interview au JDD, Hervé Morin règle ses comptes avec certains de ses anciens alliés de l'UMP et annonce une violente recomposition du centre dont il espère bien être bénéficiaire avec l'aide ... de l'UMP !  




« Jean-Christophe Largarde a un comportement de voyou et se déplace avec des racailles. Rachida Dati est la plus grand menteuse de la République. Fillon n'a pas vraiment de convictions ». Voila résumées quelques déclarations chocs d'Hervé Morin dans sa dernière interview au JDD. Le patron du Nouveau Centre serait-il devenu un rebelle ?

Bien que l'échéance des législatives approche à grand pas, on a peu entendu les leaders du centre droit ces dernières semaines. Si l'UMP de son côté, compte limiter la casse grâce au redécoupage adroit d'Alain Marleix, il n'en n'est pourtant pas de même pour les élus centristes qui confrontés à des rivalités internes et plus exposés, risquent de payer au prix fort la défaite de Nicolas Sarkozy.

Le Modem et son Président François Bayrou survivront-ils ? Rien de moins certain. En effet, comment continuer à être entendu avec de moins en moins d'élus, et surtout si le grand chef ne siège pas à l'Assemblée Nationale

Du côté du Parti Radical, si Jean-Louis Borloo est particulièrement silencieux, Hervé Morin a décidé de mettre les pieds dans le plat dans une interview au JDD. Et de quelle façon !    Extraits

A la question : Comptez-vous vous représenter à la tête du Nouveau Centre ?

Il répond : « (...) Je n’ai pas l’intention d’abandonner le travail de reconstruction que j’ai entamé. Ne confondons pas l’initiative de quelques individus avec les militants (...) Lors de ce dernier Congrès, nous avions été les témoins d’un comportement de voyou de la part de Jean-Christophe Lagarde, avec des racailles (...) Quoi qu’il en soit, nous verrons, après le 17 juin, qui sera encore vivant sur le champ de bataille (...) »

Vers un massacre à la tronçonneuse au Nouveau Centre ? : « (...) j’exclus ceux qui ont signé en faveur d’une organisation politique encore secrète, l’Union des radicaux, centristes, indépendants et démocrates (Urcid). Une organisation dont on ne connaît pas le début de la signification politique (...) »

Concernant Rachida Dati : « (...) On lui donne la parole, on se demande pourquoi. Je ne comprends pas la fascination qu'elle exerce. C'est la plus grande menteuse de la République (...) »

Sur l'UMP : « (...) A l’UMP, le courant humaniste depuis 2002 n’a jamais existé. Pour l’instant, toutes les grandes responsabilités ont été confiées aux anciens RPR (...) »

Sur François Fillon : « (...) Je ne suis pas capable de définir ce que propose François Fillon (...) j'ai rarement entendu l'ancien Premier ministre s'exprimer sur des sujets de fond ces cinq dernières années (...) »

Mais alors, nul dans l'ancienne majorité présidentielle ne trouverait grâce aux yeux d'Hervé Morin ?

Peut être quand même Jean-François Copé avec lequel il a toutefois quelques sujets où il n'est « pas en adéquation » Cette mansuétude, qu'il dément mollement, n'a bien entendu rien à voir avec le fait qu'il aura besoin dudit Copé, au cas ou celui-ci resterait à la tête de l'UMP,  pour obtenir entre autres, des subsides pour faire fonctionner son mouvement politique !

Néanmoins, nous ne doutons pas qu'au cas où François Fillon prendrait les commandes de l'UMP qu'Hervé Morin n'attendrait pas longtemps pour venir lui proposer d'incarner un grand courant humaniste. A condition d'être rapide car au Parti Radical ou à la Gauche Moderne on est dans le même calcul.

Comme quoi être rebelle a toujours ses limites surtout lorsqu'on est centriste ...


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31 mai 2012

Les bonnes idées de l'Europe : Pour diminuer le chômage précarisons tous les salariés !

La Commission européenne tient sa solution pour réduire le chômage : Faire disparaître les contrats de travail de type CDI afin de fluidifier le marché du travail. Ce qui reviendrait à transformer tous les salariés en précaires. Génial !




A défaut d'avoir évité la transformation de l'Europe en une passoire pour tous les produits en provenance d'Asie, ce qui a détruit des millions d'emplois sur le continent, la Commission Européenne a décidé de se pencher sur le nombre alarmant de chômeurs. Il faut dire que  leur nombre en Europe est d'environ 24 millions.

A la question : Qui est responsable du chômage ? La Commission a trouvé le coupable : « (...) les lourdeurs juridiques du contrat de travail qui entravent, selon elles, la reprise de l’emploi (...) »

Et d'où sort ce « brillant » raisonnement ?

Le journal La Marseillaise nous donne quelques explications : « (...) Au niveau européen, la grande bataille d’une commission rompue aux méthodes libérales est d’améliorer la compétitivité des entreprises. Celle-ci passerait d’abord par une baisse du coût du travail. Or, le droit du travail est là, un obstacle. Définir la durée légale du travail et dans la foulée les heures sup’ qui en découlent, le type de contrat à respecter, cadrer les licenciements et les indemnités chômage .. seraient autant de frein à la productivité (...) Estonie, Slovaquie ou République Tchèque ont assoupli leur marché spontanément. Pour les récalcitrants, la crise a été un opportun « bâton » : Grèce, Espagne, Portugal et Italie se sont ainsi vu imposer une baisse des salaires, une chute du nombre de jours indemnisés, une facilité à licencier (...) »

Or, la France n'ayant pas élu Nicolas Sarkozy qui proposait de mettre en place des accords compétitivité-emploi dont l'objectif était de remettre en cause le contrat de travail, la Commission a décidé de mettre en demeure le nouveau Président et son gouvernement de : (...) revoir « le haut niveau de protection » du CDI (...) pour favoriser l'emploi durable (...) » Défense de rire !

Où on voit ressurgir le concept de contrat de travail unique à droits progressifs !

Très curieusement, l'idée serait de généraliser un seul et même : « (...) contrat de travail pour tous, sans limitation de durée, dans lequel le salarié accumule des droits en fonction de son ancienneté (...) »

A noter que cette idée fait le bonheur de Jean-Christophe Sciberras le Président l'Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH). Qui le justifie de la façon suivante : « Lorsqu'il y a des tensions, les entreprises commencent leurs ajustements sur les intérimaires et les CDD. Il nous semble plus juste d'offrir à tous les salariés le même contrat indéterminé, tout en garantissant à l'employeur la possibilité de s'en séparer plus simplement »

Beau comme du Laurence Parisot non ?

Il l'expliquait beaucoup plus clairement au Figaro en Juin 2011 en y ajoutant une finesse : « simplifier le Code du travail » sans oublier de se féliciter du succès de la rupture conventionnelle qui a l'avantage d'éviter ... certains plans sociaux et ... leurs obligations.

En résumé, la Commission européenne qui subit les assauts répétés des lobbies patronaux européens, comme Business Europe, dont le Medef est le correspondant français,  n'a fait que réclamer ce que tous les patrons d'Europe souhaitent voir se mettre en place.

Mais finissons plutôt sur ce décryptage de Maryse Dumas Secrétaire confédérale de la CGT qui vous donnera un avant goût de « bonne idée »

« (...) A priori, le principe d'un contrat de travail unique pour tous les salariés nous paraît très séduisant (...) Or, ce nouveau contrat de travail unique rend caduque toute la législation sur les licenciements: pas de contestation possible du motif du licenciement, pas de consultation des représentants du personnel, pas de plan social ni d'obligation de reclassement pour les employeurs. Les licenciements seraient facilités et les entreprises, dédouanées de leurs responsabilités vis-à-vis des salariés et des bassins d'emploi (...) L'utilisation des CDD est juridiquement encadrée. L'entreprise n'a pas le droit d'utiliser la précarité comme une forme d'emploi permanent (...) »


A vous de choisir votre version !

30 mai 2012

Petroplus : Les salariés en lutte ont un visage et une histoire !

« Les Petroplus » font partie des salariés qui se battent pour conserver leur emploi. Deux photographes ont décidé de les soutenir et leur rendre hommage en mettant en ligne le visage de ceux qu'on considère de plus en plus comme des variables d'ajustement économique !




Quelle tête ont les salariés qui se battent pour conserver leur emploi ? Qui pour parler de leur combat et de l'énergie qui les anime ? Dans la majorité des cas, à part leurs proches nul ne le sait. C'est pourquoi deux photographes Martin Flaux et Bruno Maurey qui ont côtoyé les salariés en lutte de Petroplus ont lancé à leurs côté un projet : « Donnons un visage à la crise » qui a abouti à un site Web, sur lequel on peut découvrir les portraits de ces 550 salariés, dont les média ont beaucoup parlé, il y a quelques mois, avant ... de passer à autre chose !

Pourquoi les salariés de Petroplus sont-ils en lutte ?

L'affaire Petroplus, c'est celle d'un groupe de raffinage pétrolier suisse possédant cinq raffineries en Europe, dont une en France à Petit-Couronne, près de Rouen, qui n'a pas réussi à trouver un accord avec ses créanciers et s'est mis en faillite. 

En attendant qu'un repreneur sérieux se présente, la raffinerie de Petit-Couronne a été arrêtée ce qui mettait en cause 550 emplois. Cette affaire, comme celle des ArcelorMittal, s'était invitée pendant la présidentielle. Nicolas Sarkozy s'étant rendu sur place en tant que Chef de l'état. Il annonçait à l'époque, hors caméra : « (...) Je suis quelqu'un de parole. C'est signé » avec Shell » Avant d'ajouter : « Je ne dis pas que ça sauve la raffinerie, mais c'est signé, ça donne du boulot pour 6 mois »

Entre temps, on apprenait par l'intersyndicale qu' Eric Besson qui avait beaucoup communiqué et gesticulé sur le redémarrage, mais avait préféré se rendre à un mariage plutôt que le transmettre à son successeur, ne lui avait en fin de compte laissé qu'un dossier quasi vide. Chapeau les artistes !   

Quelle est actuellement la situation de Petroplus Petit-Couronne ?

Le Point nous explique que : « Les administrateurs judiciaires de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen, n'ont pas reçu d'offre ferme de reprise en l'état, alors que le délai de dépôt des dossiers expirait vendredi soir, mais des négociations se poursuivent, a indiqué la direction du site (...) »

Néanmoins, les salariés veulent continuer de croire que leur combat aboutira favorablement. C'est pourquoi ils sont particulièrement fiers du site Web qui leur a été dédié et sur lequel, sans exhibitionnisme, ils arborent un sourire de complicité avec les internautes visiteurs.

Sourire que vous pouvez leur rendre en postant, si vous le souhaitez, votre portait sur le site. Leur combat peut être également soutenu au travers d'une pétition disponible sur le site.

En attendant que le nouveau Ministre du Redressement productif se montre plus efficace que celui de l'industrie du précédent gouvernement, les salariés toujours mobilisés considèrent que : « (...) quelle que soit l’issue de la lutte, il leur restera ce patrimoine, cet aspect humain de la crise » déclare Martin Flaux l'un des photographes.

Quant à nous, nous leur souhaitons de revoir leur usine redémarrer rapidement et qu'aucun d'eux, ne manque à l'appel ce jour là !

Les550 sur Twitter


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29 mai 2012

Législatives : Les cathos traditionalistes tête de pont du FN ?

Des sites dirigés par des cathos traditionalistes multiplient appels et pétitions pour que candidats et électeurs de l'UMP votent Front National en cas de duel PS/FN. Leurs cibles : Les homosexuels et des députés UMP ou du Centre sortant jugés « non conformes »






Si nul ne s'interroge sur la position politique de la mouvance qui se réclame du catholicisme traditionaliste, il est intéressant de connaître leur position à quelques jours du premier tour des législatives. En fait, ceux-ci on décidé de faire pression pour que les dirigeants de l'UMP qui ont pour l'instant refusé toute alliance nationale ou locale avec les candidats du Front National, revoient leur copie.

Cette pression s'exerce essentiellement sur le Net où des sites comme Chrétienté.info, les Nouvelles de France ou le Salon Beige multiplient les appels et les pétitions.

Sur le site Nouvelles de France : « site internet 2.0 développé par des journalistes et des internautes de droite, libéraux et conservateurs » on peut lire et signer la pétition suivante : « La France est majoritairement à droite. Les récentes élections présidentielles l’ont encore confirmé. Malgré cela, le candidat socialiste l’a emporté. Pour une unique raison : les états-majors politiques de droite obéissent aux diktats de la gauche et des médias « bien-pensants » et refusent toute entente entre les différentes tendances de la droite française (...) Il n’est pas tolérable que cette alliance, si facile à gauche, soit interdite à droite (...) Nous vous demandons de constater qu’il existe plus de différence entre un homme de droite et un socialo-communiste qu’entre deux hommes de droite (...) Électeurs de droite, nous vous demandons, à vous qui dirigez les formations politiques de droite, et qui êtes élus grâce à nous, de préférer l’entente à droite à l’alliance avec la gauche. Nous ne pouvons pas admettre que la France soit abandonnée à une minorité d’agitateurs sectaires et irresponsables simplement parce que les élus de droite préfèrent obéir à leurs adversaires que suivre leurs électeurs (...) »

Sur le Salon Beige : « (...) laïcs catholiques, dans la tranche d'âges 20-40 ans (...) Fidèles au Pape, au Magistère de l'Eglise (...) » on peut lire le texte suivant :

« (...) Tout doit être fait en juin pour éviter une telle majorité, dont dépendrait notamment la légalisation de l'euthanasie, la redéfinition du mariage et, si elle est massive, l'extension du droit de vote aux étrangers (...) Concernant le FN : (...) si une alliance au niveau national semble tout à fait improbable, voire peu souhaitable si elle est faite dans la précipitation, une normalisation des relations entre les deux partis est indispensable au succès de l'un comme à l'autre (...) L'aile gauche de l'UMP, qui appelle à voter PS plutôt que FN en cas de non-maintien du candidat UMP, devra quant à elle faire face aux conséquences électorales de son choix. Rappelons que 6 électeurs de l'UMP sur 10 - et autant au FN - soutiennent une entente entre ces partis »

Mais il n'y a pas que « l'aile gauche de l'UMP » qui est visée dans les propos tenus sur le blog Salon Beige. Il y a aussi des candidats de droite et du centre soupçonnés de future collaboration avec un gouvernement et une majorité de gauche !

On peut en effet trouver une liste des : « députés sortants de la droite et du centre anti-mariage et/ou pro-euthanasie »

Extrait : « A la veille des législatives, nous avons renoncé à mettre à jour notre classement de 2010 afin de concentrer notre attention sur les députés de la droite et du centre qui risqueraient le plus de voter avec la gauche sur les deux grands projets de destruction sociétale qui se profilent à l'initiative de cette dernière: la dénaturation du mariage et la légalisation de l'euthanasie.

Sont répertoriés ci-dessous:

Les députés qui ont voté le 14 juin 2011 une proposition de loi socialiste voulant redéfinir le mariage en y incluant deux personnes de même sexe ("X") ou qui se sont volontairement abstenus ("A"), valant approbation du principe de la redéfinition.
Les députés qui ont co-signé la proposition de loi N°857 du 7 mai 2008 voulant légaliser l'euthanasie (...) »

Même si le site ne donne pas explicitement de consigne pour faire battre ces députés, les commentaires des internautes vous permettront de comprendre comment ce document va être largement diffusé dans les circonscriptions des députés candidats et quel choix est proposé aux électeurs pour les faire battre.

Pour finir, nous vous conseillons la visite édifiante du site Catholiques en campagne qui écrit : « (...) le nouveau président de la république porte un programme dangereux pour la culture de vie et la simple morale naturelle (...) C’est pourquoi le collectif Catholiques en Campagne, au sortir de l’élection présidentielle, lance une nouvelle campagne pour les législatives 2012. Il a élaboré un questionnaire destinés aux candidats de ces législatives, afin de savoir quelles sont les positions de ceux qui se présentent pour nous représenter à l’assemblée (...) Ont-ils mesuré les conséquences du mariage pour les paires homosexuelles et des mères porteuses ? (...) »

En résumé, si un candidat de droite souhaite bénéficier des voix des électeurs catholique traditionalistes, il est nécessaire qu'il soit opposé : A l'euthanasie, au mariage homosexuel et à l'adoption accordée aux couples homosexuels ainsi qu'au remboursement total de l'avortement et bien entendu, s'engage ... à se désister pour le candidat du FN, s'il se trouve en duel au deuxième tour, face à un candidat de gauche !

Le tout étant comme le déclare le président du CNIP que : « l’intérêt national nécessite d’avoir une Assemblée nationale majoritairement à droite le soir du 17 juin »

A méditer, à la droite républicaine comme à gauche ...



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Le Figaro

28 mai 2012

Medef : Echangerait plans sociaux contre flexibilité et précarité ?

Le Medef prétend que les nombreux plans sociaux en cours et à venir ne sont que la conséquence de la perte de compétitivité de la France. Objectif : Essayer d'obtenir la flexibilité des salariés que lui promettait Nicolas Sarkozy !  




Même si Laurence Parisot s'en défend, le nombre de plans sociaux camouflés pendant la durée de la campagne présidentielle et qui ressortent, est considérable. En effet, ce sont pas loin de 45 000 emplois qui sont menacés de disparaître.

Ce chiffre fournit par la CGT qui s'est livrée à un minutieux travail de recensement  et qui sera  livré mardi au gouvernement, est à peine contesté par Laurence Parisot qui déclare : « (...) Il n'y a pas plus de plans sociaux que l'an dernier, de plans sociaux retenus ou de choses cachées (...) » dénonçant : « peut-être » un habillage politique de la part de la CGT (...) »

Et Laurence Parisot de désigner les coupables : La baisse de compétitivité et le possible retour de la retraite à 60 ans pour certains salariés ! 

Quels sont ses arguments ?

A propos des plans sociaux : « (...) Ce qui est annoncé ou en préparation n'est malheureusement que la conséquence de cette perte de compétitivité (...) lutter contre les licenciements, c'est d'abord favoriser l'embauche. Et donc éviter toute mesure économique et sociale qui freine les embauches (...) »

Et quelle est donc cette mesure  économique et sociale qui freine les embauches ?

Hé bien, semble t-il, c'est le financement du projet du gouvernement de permettre aux salariés ayant commencé à travailler tôt de partir à la retraite à 60 ans. C'est pourquoi, elle stigmatise : « (...) le danger d'ajouter des charges nouvelles aux entreprises » Ben voyons !

Pour être plus concret, il est nécessaire de prendre connaissance d'un court article du Figaro dans lequel Laurence Parisot explique les objectifs que son organisation s'est fixée

« (...) Lors d'une conférence de presse, Mme Parisot a souligné qu'avec le ministre du Travail, Michel Sapin, qu'elle a rencontré lundi, elle n'a aucune divergence sur l'organisation d'une conférence sociale (...) pour elle, le thème prioritaire qui doit y être abordé est celui du marché du travail. Nous devons avoir le courage, dans l'esprit de concertation qui anime le président de la République, d'aborder le fonctionnement du marché du travail (...) Alors que le gouvernement va abandonner la TVA sociale, Mme Parisot s'est dite favorable à une augmentation de la CSG afin de réduire les charges sur les entreprises (...) » ajoutant sans rire que : « (...) La modernisation du dialogue social et la qualité de vie au travail sont les deux autres thèmes qu'elle souhaite aborder lors de cette réunion (...) »

Résumons-nous. Ayant acquis la certitude que le programme du Medef, qui préconisait entre autre, la mise en place d'accords compétitivité-emploi permettant aux entreprises de moduler à volonté les horaires et salaires de leurs employés, le durcissement des conditions d'indemnisation des chômeurs porté et le transfert d'une partie des cotisations sociale des entreprises vers l'impôt, soutenus par l'UMP et le candidat Sarkozy ne pourraient pas être imposés aux salariés, quoi de mieux qu'un beau chantage aux licenciements pour faire essayer de faire céder l'actuel gouvernement ?

Et puis, tant qu'à faire, pourquoi ne pas remettre sur le tapis le contrat de travail unique à droits progressifs qui fragiliserait les salariés en CDI sans pour autant apporter de solutions durables à ceux actuellement en CDD ou intérim, mais tellement avantageux pour les entreprises puisqu'il leur de licencier plus facilement à un coût dérisoire ?

Ce qui signifie, à destination du gouvernement et des salariés : Medef échangerait plans sociaux contre flexibilité et précarité !

Et que se passerait-il au cas ou le gouvernement accepterait de suivre le Medef dans ses réflexions ?

Une précarisation généralisée du salariat dans la mesure où à l'exception de quelques salariés jugés stratégiques et qui se verraient proposer des conditions exceptionnelles, le reste de la population alternerait entre courtes périodes d'emploi et plus ou moins longues périodes de chômage le tout bien entendu sans réel filet de sécurité.

Mais direz-vous, pourquoi seuls les salariés seraient-ils mis à contribution. Les actionnaires ne pourraient-ils pas aussi être contributaires en cas de difficulté des entreprises ?

Sachez que selon madame Parisot, ce n'est pas à l'ordre du jour, puisque : « (...) le Medef indique clairement que les dirigeants et actionnaires ne seront pas contraints de faire le même effort que les salariés ! En clair, pendant que les salariés voient leur rémunération baisser, celles des dirigeants restent intactes et les actionnaires continuent à toucher des dividendes ! Au final, les entreprises pourraient donc baisser les rémunérations pour augmenter leur profit ! (...) »

A suivre, avec attention, dans les jours et semaines à venir ...


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25 mai 2012

Et si vous essayiez de vivre avec le SMIC Monsieur Le Maire ?

Selon l'ancien ministre le l'Agriculture, ces sont les augmentations du SMIC qui sont responsables de l'augmentation ... du chômage. Lorsqu'on connaît le bilan du gouvernement auquel il appartenait en termes d'emploi on pourrait presque en rire !





Comme on dit chez moi : Si les salariés acceptaient d'être bénévoles, c'est certain qu'il y aurait beaucoup moins de chômage. A rapprocher de ce qu'a déclaré Bruno Le Maire chez  iTELE : « Les augmentations du Smic depuis plusieurs années ont contribué à l'augmentation du chômage »

Même si Bruno Le Maire n'était pas l'un des ministres les plus médiatiques du gouvernement Fillon, il ne faut pas oublier qu'il était le rédacteur du très droitier projet 2012 de l'UMP. Dans lequel, au passage, il préconisait : La mise en place d'un code pénal spécifique pour les mineurs, avec sanctions dès 12 ans !

C'est lui qui mercredi dernier encore nous rejouait le couplet du vrai travail contre l'assistanat : « (...) Le vrai travail, ça veut dire les gens qui prennent leur voiture le matin pour se rendre dans leur entreprise, leur usine, leur exploitation, qui travaillent toute la journée, rentrent le soir et ont encore mille choses à faire pour leur famille, pour eux-mêmes, pour gérer leur foyer. C'est la différence avec ceux qui vivent des revenus de l'assistance (...) »

Le problème, c'est qu'un nombre de plus en plus important des salariés français : « qui prennent leur voiture le matin pour se rendre dans leur entreprise, leur usine, leur exploitation, qui travaillent toute la journée, rentrent le soir .... » touchent le SMIC et n'arrivent pas à joindre les deux bouts !

C'est donc en pensant à eux que monsieur Le Maire a déclaré : « Les augmentations systématiques du Smic depuis plusieurs années ont participé à l'augmentation du chômage dans notre pays (...) Pour moi, la priorité, c'est la défense de l'emploi et la défense de notre production (...) »

Référence aux accords compétitivité-emploi et au transfert des cotisations patronales vers l'impôt réclamés à cor et à cri par le Medef qui, celà ne vous étonnera pas, fait une crise de nerfs dès qu'il est question d'augmenter le SMIC au fait que : « Si on continue d'étrangler les entreprises, on se prive du surplus de création de richesses qui vous apporterait le surplus de recettes » et exerce une fois de plus son chantage habituel : « Tout mouvement au-delà de la simple valorisation économique du smic, tout coup de pouce trop généreux aurait un impact considérable et négatif sur l'emploi »

Oubliant de préciser comme le fait remarquer le blog Dans le collimateur : « (...) que la France produit, à euros constant, le double de richesse par rapport à 1981 (prés de 2000 milliards) pour seulement 10% de population en plus (...) » Ce dont les actionnaires se félicitent d'ailleurs !

Néanmoins, les Smicard seront contents d'apprendre que Bruno Le Maire trouve que la taxe exceptionnelle sur l'SF sur laquelle réfléchit le gouvernement relève : « toujours de la même logique... qui mènera la France dans le mur »

Même si ces salariés pourront grincer des dents en apprenant que le Président Sarkozy cher à Bruno Lemaire a pu gaspiller pour 9,4 millions euros de sondages et études sur : DSK, Le Pen, les écologistes et l'islam ou sur l'avis des français sur : « son mariage possible avec Carla Bruni »

Mais que ces mêmes Smicards se rassurent puisque le candidat à la députation dans l'Eure qui même en cas de défaite, ne connaîtrait pas les affres du salaire minimum, reconnaît : « qu'il n'est pas facile de vivre en France aujourd'hui avec un Smic »

Mais que ne ferait-on à l'UMP pour : «  les gens qui prennent leur voiture le matin pour se rendre dans leur entreprise, leur usine, leur exploitation, qui travaillent toute la journée, rentrent le soir et ont encore mille choses à faire pour leur famille, pour eux-mêmes, pour gérer leur foyer » et ... qui touchent le SMIC  !


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