18 octobre 2010

Réformes gouvernementales : Continuer à faire payer les mêmes !

La "réforme" des les retraites sera sans nul doute, votée au Sénat comme l'ont déclaré plusieurs membres du gouvernement et l'UMP, allant à l'encontre de la volonté de 71% des français ... Qui risqueraient aussi, de perdre un jour de congé pour financer la dépendance des personnes âgées !

Et ce n'est pas la réunion au siège de l'UMP où des : " dizaines de militants se sont pressés rue La Boétie, à Paris, pour écouter la bonne parole du gouvernement, afin de la propager ensuite ... / ... " (La Voix du Nord) Qui va calmer le jeu !

En effet, bien loin des phrases stéréotypées des responsables de l'UMP, ils sont de plus en plus nombreux à soutenir les manifestations et mouvements de grèves ou de blocage.

Selon un sondage CSA publié lundi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France : " ... / ... le soutien envers le mouvement ne faiblit pas dans la population .... / ... " En effet : " ... / ... les précédents sondages CSA faisaient état de taux de 62% le 7 septembre, 68% le 23, 71% le 2 octobre et 69% le 12"

Dans le détail : " Plus de sept Français sur dix (71%) expriment leur soutien ou de la sympathie pour la journée de grèves et manifestations organisée mardi par les syndicats contre la réforme des retraites ... / ... Interrogés sur cette sixième journée d'action depuis la rentrée, 52% disent la soutenir et 19% éprouver de la sympathie à l'égard de ce mouvement ... / ... " - AFP/Google

Oui mais, il est plus aisé pour le Président et son gouvernement (du moins ce qu'il en reste) d'asséner des messages, sur l'urgence nécessaire à la pérennisation du système de retraites, que leur expliquer, que la rapidité de cette réforme n'est, en réalité, liée qu'à la note AAA de la France. Et que ceux-ci vont payer pour la baisse des cotisations dues à une politique industrielle à l'abandon et des éxonérations de charges sociales aussi massives qu'inefficaces !

On pourra aussi leur rappeler qu'il serait possible de se pencher sur le privilège accordé par le Ministre du Budget en 2007, un certain Jean-François Copé et qui exonère les sociétés : d'impôt sur les plus-values lors de la vente de leurs filiales, à condition de les avoir détenues au moins deux ans ... / ... " et qui a représenté pour l'état : " un manque à gagner de 22 milliards en trois ans" ... / ... " Le Figaro D'autant que : " Trois ans après son entrée en vigueur, plus de 6 200 sociétés ont profité de cette niche fiscale, censée lutter contre les délocalisations ... / ... " - Arrêt sur image

Mais, comme le disait Joseph Caillaux, ministre des finances de Clémenceau, en 1907 : " Faites payer les pauvres ! Bien sûr, les riches ont la capacité de supporter des impôts plus lourds, mais les pauvres sont tellement plus nombreux ..."

C'est dans cette situation "explosive" que : " Le président de l'Agence nationale des service à la personne (ANSP), le député UMP Laurent Hénart " , a proposé samedi : " dans une interview au Journal du dimanche, que les Français abandonnent un nouveau jour de congé pour financer la dépendance des personnes âgées "

Avant de prendre connaissance des ses arguments, rapellons que l'UMP propose également de : " ... / ... Faire payer aux futurs hypothétiques dépendants, environ 15 Euros par mois dès l'âge de 50 ans ... / ... Valérie Rosso-Debord, députée UMP et membre de la commission des lois de l'Assemblée et la présidente de la mission d'information sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes : ... / ... s'appuie sur : " des estimations fournies par les sociétés d'assurance, le montant de la cotisation « dépendance » pourrait avoisiner les 15 euros par mois, pour une rente mensuelle d'environ 500 euros en cas de perte d'autonomie ... / ... " - Slovar sur Marianne2

Alors, quels sont les arguments de Laurent Hénart ?

" Les Français doivent abandonner un nouveau jour de congé et il faut mettre en place un système d'assurance, comme il existe une prévoyance retraite", explique Laurent Hénart. "Je ne pense pas qu'il faille renouveler l'opération "jour férié", trop compliquée à organiser, mais il faudra demander un jour de RTT aux Français"

Jugeant que pour l'instant, la CSG (Contribution sociale généralisée) grève plus le travail que le capital, il estime qu'il " faut donc rééquilibrer son prélèvement en augmentant la taxation du capital ... / ... " - Libération

Taxation du capital, Bonne idée diront certains ! Sauf que celle-ci pourrait être hypothétique en terme ... de taxés, puisque comme nous l'apprend Le Figaro, les plus fortunés prépareraient leurs valises !

" ... / ... Dans les grands cabinets d'avocats, on constate que : "... / ... depuis quelques semaines, les dossiers de délocalisation fiscale se multiplient ... / ... les ménages fortunés sont convaincus que le bouclier va disparaître, mais que l'ISF, lui, perdurera, même si c'est sous une autre forme et peut-être sous un autre nom. En outre, quand bien même l'ISF serait allégé, la fiscalité sur les plus-values et les revenus du patrimoine augmentera ... / ... "

Et le Figaro d'ajouter : " ... / ... Typiquement, il s'agit de personnes qui ont vendu leur entreprise et qui, de ce fait, ne bénéficient plus des exonérations d'ISF pour biens professionnels. Sans bouclier, la facture fiscale deviendrait exorbitante pour eux. La Suisse ou la Belgique n'ont pas de souci à se faire pour attirer les Français… "

Alors, pas de doute, il faudra continuer à faire payer les mêmes ! Au fait, vous faites quoi mardi ?

15 octobre 2010

Social : "1 Français sur 5 se vit dans une position de fragilité sociale "

Le mouvement des entrepreneurs sociaux vient de faire paraître les résultats de son premier "baromètre des priorités sociales des français." Il en ressort beaucoup de souffrance ! Il pourrait néanmoins, devenir un outil incontournable pour ceux qui vont briguer la présidence de la République en 2012 ?


Le MOUVES (mouvement des entrepreneurs sociaux ) selon ses propres mots : " a une double mission : créer une communauté active et ouverte d'entrepreneurs sociaux et d'acteurs partenaires ; porter leurs attentes et leurs solutions dans le débat public et les politiques publiques ... / ..." Créé en 2008, il " vise 1000 adhérents entrepreneurs sociaux fin 2012"

Qui sont ces entrepreneurs sociaux ?

Des associations, des entreprises sous forme de SCOP, des financiers solidaires, des mutualistes, ... c'est à dire les entreprises de l'économie sociale et solidaire.

Leur Président Jean-Marc Borello pose le débat clairement : " La crise amène à réinterroger les modèles économiques dominants et éclaire sous un jour nouveau les pratiques différentes de l’économie sociale et solidaire. Pourtant, la petite musique d’un retour au business as usual, certes plus vert et plus social, se fait de plus en plus forte. Pendant ce temps, les problèmes sociaux et écologiques persistent et s’aggravent ... / ... "

Bien loin des statistiques officielles, des déclarations tonitruantes des politiques, des milieux économiques ou financiers traditionnels, ces entrepreneurs d'un autre type connaissent et affrontent les difficultés d'une partie croissante de la population. Leur expertise dans ce domaine les a amené à réflechir à un instrument de mesure des priorité sociales de leurs concitoyens.

Avec l'aide de TNS Sofres, il ont réalisé le premier baromètre des priorités sociales des français. Ils en ont communiqué les résultats cette semaine. Contrairement à beaucoup d'études qui reposent de plus en plus sur le Web, celle-ci a été effectuée en : " Face-à-face au domicile des interviewés, par le réseau des enquêteurs de TNS Sofres "

Le constat est édifiant : " Le sentiment de précarité des mille Français interrogés pour cette étude s’incarne dans deux chiffres: 71% d’entre eux pensent que la situation sociale a tendance à se détériorer, et ils sont 80% à estimer qu’ils n’ont pas la capacité de faire bouger les choses"

Extraits

Un Français sur cinq en situation de fragilité sociale " ... / ... c’est environ 1 Français sur 5 qui se vit dans une position de fragilité sociale, insatisfait de sa situation sociale personnelle, au global comme dans le détail ... / ...

Des Français individuellement mobilisés mais collectivement résignés

Interrogés sur le plan individuel, 76% des Français disent avoir le contrôle de leur vie, tandis que 6 Français sur 10 estiment que leur situation personnelle reste à peu près stable (61%), et 11% qu’elle s’améliore ... / ... "


La perception de la situation sociale du pays : un contexte particulièrement anxiogène


En septembre 2010, 71% des Français estiment que la situation sociale des Français en général a plutôt tendance à se détériorer. 22% estiment qu’elle reste à peu près stable, et 4% seulement qu’elle a plutôt tendance à s’améliorer.

Fait notable, ce constat est partagé par l’ensemble des catégories de population ; la perception d’une dégradation de la situation sociale des Français est donc homogène, quels que soient les catégories socioprofessionnelles, l’âge ou le niveau de revenu ... / ... "


le MOUVES et TNS Sofres ont choisi de décrypter leurs situations sociales individuelles à travers 18 thématiques de leur vie quotidienne.

Besoins fondamentaux
: sentiment de sécurité, accès aux soins de qualité, disposer d’un logement stable et satisfaisant, capacité de faire face aux charges courantes du logement, capacité à se nourrir comme on le souhaite et accès aux moyens de communication


L'indice de fragilité
s’établit à 12,3% en moyenne (16% chez les employés, 17% chez les ouvriers, 21% dans les familles monoparentales et 24% chez les chômeurs) ... / ...


Besoins économiques
: Capacité à prendre en charge un proche en situation de dépendance, possibilité d’emprunter pour financer ses projets, avoir des ressources ou de l'épargne, capacité à se déplacer de manière satisfaisante, disposer d’un pouvoir d’achat décent


L’indice de fragilité s’établit à 34,8% en moyenne (44% chez les employés, 43% chez les ouvriers, 51% dans les familles monoparentales et 57% chez les chômeurs)

Besoins personnels
: avoir un travail qui apporte satisfaction et perspective, une vie sociale et des loisirs satisfaisants, la possibilité de s’exprimer et participer à la vie citoyenne et publique, la possibilité de se faire plaisir de temps en temps, le fait d’être respecté tel que l’on est, habiter dans un cadre de vie agréable, et la capacité à subvenir à l’éducation et à l’épanouissement de ses enfants.


L’indice de fragilité
s’établit à 14,3% en moyenne (17% chez les employés, 19% chez les ouvriers, 19% dans les familles monoparentales et 22% chez les chômeurs) ... / ... "


Au-delà de ces clivages et de l’influence que chacun peut avoir sur sa propre vie, deux sentiments rassemblent une large majorité de Français vis-à-vis de la situation de leur pays : l’impression que sa situation se dégrade, et surtout la perception d’une impuissance à faire bouger les choses. La moitié d’entre eux (49%) estiment en effet ne pas pouvoir, à leur niveau, faire bouger les choses du tout dans la société, 31% pensent pouvoir le faire très peu, 18% un peu et 1% beaucoup ... / ... "

En fin de compte, cette étude confirme le sentiment de perte de repères et d'incapacité à prendre en main leur avenir que ressentent les français depuis plusieurs années. Et ce n'est pas la "pédagogie" prônée par la majorité présidentielle sur la mondialisation, les droits sociaux, du travail ou de la politique de santé publique qui va les rassurer !

Toutefois, contrairement aux études éphémères, celle du MOUVES est un baromètre qui a vocation (nous l'espérons) a fournir des données actualisées et probablement .... à devenir, un outil incontournable, pour ceux qui vont briguer ... le poste de Président de la République en 2012 !

Les résultats complets de l'étude

Sources et crédits
MOUVES
Youphil
TNS Sofres

14 octobre 2010

Les "patrons voyous" de Molex se payent la tête d'Estrosi et de ses ex-salariés !

Molex dont le DRH déclarait : " Molex est connu dans le monde entier pour ses bonnes relations avec son personnel .. / ... Nous sommes très conscients de nos responsabilités" vient au grand dam de Christian Estrosi et des salariés licenciés, d'annoncer qu'il cessait de financer le plan social prévu !

Molex, ça vous rappelle quelque chose ? Mais oui, cet équipementier américain traité de "patron voyou" par Christian Estrosi et qui entendait fermer son usine de Villemur, pourtant rentable afin de transférer la production en Slovaquie.

Qu'arguait le groupe Molex qui avait racheté l'usine en 2004 à la SNECMA, pour justifier cette fermeture ?

Interview du DRH de Molex Europe, Stéphane Kellar, au journal La Dépêche le 24 octobre 2008

Pourquoi cette fermeture ? Nous devons garder notre compétitivité sur le marché. Le coût du site, le plus élevé d'Europe, des matières premières nous oblige à proposer (sic) la fermeture de l'usine à nos partenaires sociaux ... / ... L'usine faisait pourtant des bénéfices... Nous avons eu des chiffres en hausse, mais rien ne dit que nous n'en aurions pas eu en baisse à l'avenir ... / ... Que va devenir le personnel ? Nous allons discuter avec eux. Molex est connu dans le monde entier pour ses bonnes relations avec son personnel. Nous chercherons les meilleures solutions pour leur reclassement. Nous sommes très conscients de nos responsabilités.

Pour ceux qui l'auraient oublié Christian Estrosi expliquait sur France2 le 15/09/09 qu'il avait trouvé un repreneur partiel et se portait garant d'un plan social correct pour les salariés non concernés par la reprise !

Vidéo à 1'35 : " Pour autant, il faut un plan social qui accorde la dignité et qui indemnise des salariés qui ont subit des conséquences et des préjudices importants ... / ... "


Christian ESTROSI accord sur la reprise de Molex
envoyé par christian-estrosi


Dignité qui avait bien mal commencée !

Comme l'expliquait Le Monde du 06.09.10 " ... / ... Fin mars 2010, à peine arrivé au ministère du travail, Eric Woerth donne l'autorisation à Molex de licencier, contre l'avis de l'inspection du travail, les délégués du personnel de l'usine ... / ... " Dans le même temps : " ... / ... les dirigeants de Molex Toulouse sont condamnés pour "délit d'entrave au comité d'entreprise", et écopent de six mois avec sursis ... / ..."

Et avait soulevé la notion de conflit d'intérêt

" La CGT estime que le ministère du travail n'a pas été objectif dans l'affaire. Et cible Eric de Sérigny. A l'époque, ce cadre supérieur, membre et animateur actif du premier cercle de l'UMP, ami de Patrice de Maistre, aide Eric Woerth notamment dans ses relations avec les entreprises. Or, Eric de Sérigny travaille parallèlement comme consultant pour Athéna, une société de conseil qui aide les avocats de Molex à gérer la fermeture de l'usine ... / ... "

Or, bien que le 16/09/2009 Les salariés de l'usine Molex acceptaient le plan social qui devrait se traduire par 283 licenciements. Ce qui donnait lieu à un communiqué de Christian Estrosi : " qualifiant le dénouement de «positif», et ce «grâce à un plan de sauvegarde de l'emploi de grande qualité ... / ... " - Le Figaro

Or on vient d'apprendre par un communiqué du groupe Molex l'information suivante

" Le groupe Molex a jusqu’à présent accepté d’apporter à la société Molex Automotive SARL les fonds nécessaires afin que cette dernière puisse exécuter ses obligations au titre du Plan de sauvegarde de l’emploi et ce, alors même qu’il n’y était pas tenus ... / ... Le groupe Molex rappelle que le coût par employé du plan de sauvegarde de l’emploi est en moyenne de 100.000 euros par salarié. Or, l’action de 188 anciens salariés de la société Molex Automotive SARL devant le Conseil de prud’hommes de Toulouse visant notamment à obtenir une indemnité exorbitante équivalent à cinq ans de salaire, en plus des sommes octroyées au titre du plan social, démontre que l’attitude conciliante de Molex n’est suivie d’aucun effet. Cette situation consternante a donc conduit la société Molex Automotive SARL à déposer son bilan auprès du tribunal de commerce" - Une communication du Groupe Molex

Cette réaction du groupe Molex tendrait-elle à prouver qu'il n'était pas vraiment "blanc bleu" dans cette affaire et qu'il craignait, par là même, une nouvelle condamnation par le Conseil de prud’hommes de Toulouse ?

En clair : Que signifie le dépôt de bilan pour les salariés licenciés ?

Selon l'actuel "liquidateur amiable" BTGS : " ... / ... la procédure va mener à la liquidation judiciaire et le futur mandataire liquidateur pourra solliciter l'intervention de l'association de garantie pour les salaires (AGS) chargée de se substituer aux entreprises défaillantes ... / .. " - AFP/Google

Et même si Christian Estrosi a immédiatement réagit en déclarant dans un communiqué : " Je ne laisserai pas Molex fuir ses responsabilités et trahir un seul de ses engagements" et exige : " ... / ... du groupe Molex qu'il prenne toutes ses responsabilités en assumant sans délais chacun des engagements pris devant lui ... / ... " tout en expliquant qu'il : " ... / ... entend user de tous les moyens de droit possibles afin que Molex garantisse le paiement des sommes dues aux salariés ... / .. "

Il est assez clair que le Groupe Molex se moque totalement des foudres promises par le Ministre et que c'est l'AGS qui va payer l'addition en son lieu et place !

Christian Estrosi osera t-il ressortir : " ... / ... la menace de demander officiellement aux constructeurs automobiles français de suspendre immédiatement toute commande de matériel incluant des produits fabriqués par Molex " alors que PSA et Renault se disaient peu concernés par cette éventualité ?

En attendant, il est à craindre que cette attitude de Molex ne donne "des idées" à d'autres entreprises peu scrupuleuses, sans que le gouvernement français ne puisse s'y opposer !

Car, à y regarder de plus près, le départ annoncé de Ryanair de Marseille pour avoir été condamné "travail dissimulé" est un autre signe attestant que certaines entreprises entendent bien ne plus se conformer au droit social français et ne font pas grand cas des propos des politiques !

D'autant que les propos de Christine Lagarde sur Europe1 : " ... / ... on a tout intérêt à regarder ce qu’on peut changer" pour éviter que d’autres entreprises étrangères ne quittent à leur tour le territoire français ... / ... " pourraient bien leur donner raison !

Crédit photo
France24

13 octobre 2010

Non, Monsieur le Président, la suppression de l'ISF n'est pas une priorité !

En pleine agitation sociale sur les retraites, le Président a décidé de lancer l'idée d'une grande réforme de la fiscalité. Ainsi François Baroin vient de déclarer que le bouclier fiscal était devenu " un symbole d'injustice" ajoutant que : "s'il n'y a plus de bouclier, il faut avoir le courage d'affronter le dossier, lui aussi symbolique, de l'ISF". Est ce vraiment une priorité ?

Le bouclier "boulet" fiscal, c'est une certitude, est devenu un profond handicap pour la majorité présidentielle. Ce boulet pourrait d'ailleurs coûter très cher lors des prochaines cantonales de 2011 comme l'explique Jérôme Sainte-Marie, directeur général adjoint de l'institut CSA, à Public Sénat, qui prédit : " une facture politique lourde pour l’UMP lors des cantonales "

" ... / ... Il y aura un mécontentement contre le gouvernement, un gros passif, une grosse rancœur qui s’exprimera dès mars 2011. Il y aura une facture politique lourde pour l’UMP lors des cantonales ... / ... La négociation sociale avait été un point fort de Nicolas Sarkozy, notamment avec Bernard Thibault. Il avait surpris en bien l’opinion. Désormais, il n’arrive pas à sauver la face avec syndicats. On est dans un climat de pré-crise sociale. On rentre dans l’évènement et donc l’imprévisible ... / ... "

Dès lors, il est indispensable pour Nicolas Sarkozy dont la côte de popularité est de plus en plus basse nous dit IPSOS, puisqu'il n'obtient que : "... / ... 31% d’avis favorables (-3 points par rapport au mois dernier), contre 65% de mauvaises opinions (+3 points) ... / ... " De trouver les arguments et les idées pour remonter la pente !

Car, s'il n'envisage pas de convaincre les électeurs de gauche, il se doit de reconquérir une partie de son propre électorat et de continuer à courtiser ceux de la droite radicale. Et là aussi, il y a du boulot !

En effet, comme l'écrit IPSOS : " ... / ... Les jugements n’ont d’ailleurs jamais été aussi bas dans son propre camp : 71% d’avis favorables chez les sympathisants UMP, en baisse de 5 points par rapport au mois dernier et de 15 points depuis juillet. Les bonnes opinions chutent également chez les retraités (-8 points à 38%), et chez les proches du Front National (-22 points, 30%). Nicolas Sarkozy a perdu aujourd’hui auprès de l’électorat frontiste tous les gains réalisés depuis le discours de Grenoble ... / ... "

Alors, comment faire, lorsque comme l'écrit L'Express, on a échoué dans toutes les mesures emblématiques promises en 2007 ?

" ... / ... Nicolas Sarkozy avait martelé le 'travailler plus pour gagner plus' lors de sa campagne électorale en 2007, et ce slogan s'était incarné dans la défiscalisation des heures supplémentaires ... / ... le volume d'heures sup' a baissé de 7% en 2009, représentant 676 millions d'heures alors que le gouvernement en espérait au moins 750 millions ... /... la publicité n'a pas encore trouvé sa juste place à France Télévisions ... / ... la police de proximité, supprimée ... / ... " laisse place aux : " Unités territoriales de quartier " qui "font leur retour depuis 2008 - et ont été renforcées cet été ... / ..."

Et bien en établissant une nouvelle priorité : une loi pour réformer la fiscalité en juin 2011!

Or comme l'écrit l'AFP : " ... / ... La réforme fiscale est une question à trois milliards d'euros, à savoir la différence entre le produit de l'ISF (environ 3,5 milliards) et le coût du bouclier fiscal (quelque 600 millions d'euros) plafonnant l'impôt à 50% des revenus déclarés ... / ... " comme nous l'indiquions dans Slovar les Nouvelles du 8 octobre dernier : " Poker fiscal : Comment gagner 678 millions pour mieux perdre 4 milliards ?"

D'autant que les solutions pour rendre indolore la suppression de l'ISF sont aussi diverses que ... peu convaincantes !

" ... / ... Les trois milliards seraient trouvés sur les catégories les plus favorisées", envisage M. Méhaignerie, citant "un impôt sur les revenus du patrimoine et un impôt sur les plus-values immobilières et mobilières. A 18 mois de la présidentielle, M. Méhaignerie exclut de remplacer l'ISF par un impôt sur le revenu, qui pénaliserait les classes moyennes, ou une hausse de la TVA, qui pèserait sur la croissance et la consommation. Il écarte du même coup l'idée d'une "TVA anti-délocalisation" de Jean-François Copé ... / ... " D'autres comme François Fillon émettent l'idée : ".. /... de taxer davantage les plus-values et de relever les droits de succession ... / ... " Ce qui selon Les Echos, reviendrait à : " ... / ... tourner le dos à une réforme emblématique de 2007 ... / ... "

Néanmoins, pendant qu'on phosphore à l'Elysée sur les moyens de faire un très beau cadeau aux plus fortunés des français, il ne faudrait pas oublier que : " Si la pauvreté touche aujourd'hui 1 Français sur 10 (13% des Français vivent en dessous du seuil de pauvreté, selon la dernière étude de l'Insee), 1 Français sur 5 se vit en situation de fragilité sociale ... / ... " comme l'indique le premier baromètre des priorités sociales, établi par TNS-Sofres pour le Mouvement des entrepreneurs sociaux " - Source Ashoka Et qui sera révélé aujourd'hui, 13 octobre

Oui, mais ceux là ne quittent ou ne menacent de quitter la France pour des raisons fiscales et ... ne font pas partie du "Premier Cercle" de donateurs de l'UMP, dont la participation annuelle minimum est de 3000 € - Source UMP

Quoi qu'il en soit, Monsieur le Président, il est clair que cette fois, vous aurez beaucoup de difficultés à nous convaincre que : " ... / ... Bernard Arnault (7ème fortune du monde), Martin Bouygues, Serge Dassault, Vincent Bolloré, Jean-Claude Decaux, Stéphane Courbit, Jean-Claude Darmon, Arthur, Johnny Hallyday, Christian Clavier ... / ... " amis émus et aimés du Fouquet's sont une priorité sociale !

Crédit photo
ICES

12 octobre 2010

Prix Nobel d'économie 2010 : La consécration de la théorie de "la faim ou du taureau"

Le Nobel d'économie 2010 vient d'être attribué à deux américains et un Britannico-chypriote pour leurs travaux sur : " la manière dont le chômage, l'emploi et les salaires peuvent être affectés par la politique économique". Principale conclusion de leur travaux : "plus les allocations chômage sont importantes, plus le taux de chômage est élevé et la durée de recherche d'emploi est longue"

A ne pas confondre avec les autres prix Nobel (chimie, physique, médecine, littérature et paix) mais : Officiellement dénommé "prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel", le Nobel d'économie est le seul, non prévu dans le testament du philanthrope suédois Alfred Nobel." - Radio Canada

Ce qui signifie qu'il serait plus juste de parler de "Prix de la Banque de Suède" que de Nobel d'économie !

Car ce prix a été lancé en 1968 par la Banque centrale de Suède pour lui rendre hommage. Il est à noter que : " ... / ... Les deux tiers des prix de la Banque de Suède ont été remis aux économistes américains de l'école de Chicago, dont les modèles mathématiques servent à spéculer sur les marchés d'actions, à l'opposé des intentions d'Alfred Nobel, qui entendait améliorer la condition humaine. " signalait Le Monde diplomatique cité par Radio Canada

Quels sont les travaux qui ont été récompensés par ce "Prix de la banque de Suède" ?

" ... / ... Les chercheurs se sont affairés à déterminer notamment ce qui fait en sorte que dans une économie, il est possible de retrouver un nombre important de chômeurs alors qu'existent de de nombreuses offres d'emploi ... / ... "

Ceci donnant lieu à une "révélation" : " ... / ... plus les allocations chômage sont importantes, plus le taux de chômage est élevé et la durée de recherche d'emploi est longue .. / ... "

Ce qui fait dire à Yannick L'Horty, professeur d'économie à Paris-Est et chercheur associé au Centre d'études de l’emploi interviewé par 20Minutes : " Quelle influence ces travaux ont-ils pu avoir sur les politiques économiques?

" ... / ... Par exemple, elles ont montré que les intermédiaires, tels que les agences pour l’emploi, jouent un rôle majeur sur le marché du travail ... / ... De même, concernant les allocations chômage, Diamond, Mortensen et Pissarides expliquent qu’elles jouent un rôle important mais ambigu: si elles sont trop généreuses, l’intensité de la recherche sera moindre, tandis que la qualité de l’emploi trouvé sera supérieure ... / ... "

En clair, pour combattre le chômage, il suffit de contraindre tous ceux qui ont perdu leur emploi à prendre n'importe quel job, y compris les plus précaires et surtout réduire à leur plus simple expression la durée et les conditions d'indemnisation ! En résumé, comme le chantait Jean Ferrat : "'il faut parfois choisir la faim ou le taureau"

Le prix Nobel d'économie vient donc récompenser une situation connue et appliquée depuis plusieurs en Grande Bretagne : " ... / ... Les chômeurs touchent une indemnité peu élevée : une cinquantaine de livres (environ 80 euros) par semaine. Ils sont suivis de près, avec contrat à l’appui. A chaque rendez-vous, ils doivent amener des preuves de leurs recherches et toute une gamme de sanctions s’échelonne, du refus de formation au mauvais comportement... / ... "

Ce qui se traduit dans les faits par des situations épouvantables
: " Dans un quartier où le taux de chômage dépasse les 40%, nombreux sont ceux qui tombent dans le piège de l’alcool, de la drogue et de la désocialisation ... / ... Les chiffres du chômage ne tiennent pas compte de ces “inaptes” au travail, trop brisés par la vie, ou bien simplement handicapés ou mères de familles trop nombreuses ... / ... " - France info

Mais, que les sceptiques se rassurent, sur la validité de ces travaux. En effet, comme l'explique Le Figaro, ils peuvent, selon le comité d'attribution du Nobel d'économie : " ... / ... être appliqués à d'autres marchés qui se caractérisent également par la non-immédiateté de la rencontre entre acheteur et vendeur, comme par exemple sur le marché de l'immobilier ... / ... " devant un raisonnement, d'une telle qualité, il serait tout à fait incongru de proposer comme réponse : " certaines dérives dans l'utilisation de la titrisation des créances immobilières aux États-Unis" comme les subprimes ...

Etonnant non ?

11 octobre 2010

Réforme des retraites : Qui ne dira mot consentira !

Pliée la réforme des retraites ? Selon Eric Woerth : " la réforme des retraites n’est pas encore faite" et le ministre d'ajouter : "On se heurte à des manifestations, c’est naturel. On écoute ce qui est dit, mais nous on a un devoir qui est celui du gouvernement" En clair : défile toujours ....

On peut être d'accord avec le projet de loi sur les retraites proposé par le gouvernement. En ce cas, on se contentera d'attendre la fin des débats dans les assemblées et on acceptera de travailler au minimum jusqu'à 62 ans ... sans aucune garantie, bien entendu, que cette "réforme" soit la dernière !

On peut aussi réprouver la méthode employée pour régler le plus vite possible un problème qui concerne plusieurs millions de salariés. Alors qu'en Suède (souvent citée en exemple par les libéraux comme Claude Bébéar qui propose même une suppression totale de l’âge légal de départ à la retraite ) : " Les Suédois ont bien accepté leur propre réforme aussi parce qu’il intervenait au bout de 10 ans de négociation ! " comme l'explique le site Place publique

Cette méthode est également sujette à caution, dans la mesure où, nul ne fait mystère sur le fait que le gouvernement français, sacrifie en premier les salariés, pour continuer à obtenir son AAA auprès des agences de notation : " ... / ... le ministère des Finances espère voir confortée la note AAA, la meilleure possible, dont bénéficie la dette souveraine de la France sur les marchés financiers. "L'évaluation de ce genre de réforme ne peut être que positive par les agences de notation ... / ... " - Investir en juin 2010

Elle est également Injuste, dans la mesure où le marché du travail est en "petite forme" et continue à exclure des catégories entières de la population. Notamment les 50 ans et plus ! Et que les organisations d'employeurs (MEDEF et CGPME), qui ont soutenu cette réforme, se sont limité à publier des "guides de bonne conduite" MEDEF et CGPME contenant des mesurettes pour le maintien des salariés âgés dans l'emploi et pratiquement aucune en ce qui concerne leur embauche !

Le gouvernement le sait puisque comme nous le dit le site actuchomage : " Parmi ses fausses concessions, la création d'une nouvelle allocation pour les travailleurs âgés dont les entreprises ne veulent plus et qui seront obligés de rester chômeurs deux années supplémentaires au lieu de partir tranquillement en retraite ... / ... "

Mais, peu importe. Le gouvernement trouve préférable de charger le plus rapidement possible la barque des salariés plutôt que de voir sa capacité d'emprunt réduite par une dégradation de sa notation !

Bien que le Sénat ait approuvé, vendredi par 186 voix contre 153, le report de l'âge légal à 62 ans et engagé le jour même, l'examen de l'article 6 du projet de loi qui reporte de 65 à 67 ans l'âge permettant d'obtenir une retraite à taux plein quel que soit le nombre de trimestres cotisés, les français restent majoritairement hostile au projet du gouvernement

En effet, s'ils ont largement soutenu les premiers mouvements de grêves et les manifestations. Face à l'hypothèse d'une menace de grève reconductible, ils sont assez sont assez unanimes !

" ... / ... Interrogés sur cette dernière initiative, 61% des Français s'y disent favorables, dont 31% tout à fait favorables. Ils sont 37% à y être opposés mais 79% chez les sympathisants de droite. La journée de mobilisation de mardi est soutenue par 69% des sondés - 34% pour les sympathisants de droite - et 16% s'y opposent ... / ... " - Reuters/Yahoo

Devant une telle attente, François Chérèque (CFDT), a rappellé que : "c'est une des dernières occasions de faire reculer le gouvernement"

Gouvernement qui sera particulièrement attentif, une fois de plus, à la participation aux défilés de demain. Car, la moindre baisse du nombre de manifestants serait immédiatement interprété en haut lieu comme une adhésion à la réforme !

A la manière d'un Xavier Bertrand lors des journées parlementaires UMP : " La réalité, c'est qu' il y a eu un peu moins de manifestants que la semaine dernière parce que nous sommes intimement persuadés que la pédagogie commence à produire ses effets et que les explications du gouvernement sont en train de porter des fruits ... / ... " - Boursereflex

Pour mémoire :

Le 23 septembre, les manifestations ont rassemblé environ un million de personnes selon la police, 3 millions selon la CGT
Le samedi 2 octobre, entre 900.000 (police) et 3 millions (syndicats) - Le Point

C'est donc un jour important que celui de demain. Pour tous ceux qui le souhaitent et le peuvent, la CGT met à leur disposition une carte des manifestations du 12 octobre 2010

Pour ceux qui ne pourraient pas manifester ou faire grêve, il est toujours possible, comme nous l'indiquions dans un précédent article, de faire connaître votre hostilité à cette réforme en adressant un message par mail aux sénateurs de l'UMP ou de l'Union centriste. Message qui au passage, pourrait également aborder, votre intention de vote aux prochaines cantonales qui déterminera ... la future composition du Sénat !


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Siné

08 octobre 2010

Poker fiscal : Comment gagner 678 millions pour mieux perdre 4 milliards ?

Le bouclier fiscal, pourtant déclaré intouchable, pourrait disparaître en 2011, en même temps que l'ISF. Cette idée populaire dans l'opinion, engendrerait cependant, une perte de 4 milliards pour le budget de l'état !

Devenu un boulet électoral, le bouclier fiscal (à 50%), ce symbole du quinquennat, vivrait selon L'Express, ses derniers mois : " ... / ... lors du petit-déjeuner de la majorité mardi matin, à l'Elysée, Nicolas Sarkozy aurait donné son accord pour que les choses évoluent lors du collectif budgétaire qui sera adopté en juin 2011... / ..."

Ainsi, le bouclier fiscal à 50% que candidat Sarkozy déclarait indispensable en 2007 pour faire, entre autre, revenir les expatriés fiscaux, n'aurait-il pas apporté la preuve de son efficacité, face à l'exode des plus grandes fortunes ?

Il faut croire que non, puisqu'en avril 2010, François Baroin, qui venait défendre l'utilité du bouclier fiscal devant commission des Finances de l'Assemblée nationale, était bien obligé de reconnaître que si : " Le gouvernement a(vait) comptabilisé 312 retours d'expatriés fiscaux redevables de l'ISF en 2008, soit 27 % de plus qu'en 2007 ... / ... les départs avaient été de ... 821.

Pour justifier cette situation, il n'avait trouvé que cette "brillante" réponse : " Tant que les expatriés fiscaux n'auront pas confiance dans la stabilité du système, il n'y aura pas de retour significatif " - Orange Finances

Alors, puisque le bouclier fiscal n'a pas donné : " confiance dans la stabilité du système", la majorité présidentielle (avec l'aval du Président) a donc émis une nouvelle idée : Se débarrasser du très impopulaire bouclier fiscal (ce qui en termes de communication politique est excellent) tout en liant sa disparition ... à celle de l'ISF !

Donc : " une centaine de députés UMP ont annoncé qu'ils déposeraient un amendement en ce sens dans le cadre du projet de budget pour 2011, afin de rendre la fiscalité française plus juste, à impact budgétaire neutre "

Neutre ?

Ce n'était pas ce qu'on pouvait lire dans un article du journal Les Echos du 26/05/09 qui expliquait que Bercy avait fait tourner ses ordinateurs pour effecteur une simulation sur la suppression de l'ISF et du bouclier fiscal .

" ... / ... les premières simulations pointent deux inconvénients majeurs. D'abord, la réforme ne serait pas neutre pour les finances publiques. L'impôt progressif ne suffit pas à compenser le manque à gagner provoqué par la suppression de l'ISF, reconnaît Jean Arthuis. L'autre point noir : les foyers disposant d'un patrimoine important gagneraient beaucoup à la suppression de l'ISF, sans forcément pâtir du relèvement de l'impôt sur le revenu. Les contribuables à hauts revenus, mais sans patrimoine, seraient en revanche pénalisés ... / ... "

Ce qui est confirmé par les mêmes Echos dans un article du 5 octobre 2010 : " ... / ... porter le taux marginal supérieur de l'IR de 41 % à 45 % rapporterait moins de 1 milliard d'euros ... / ... "

Que pensent les français de cette "lumineuse" idée ?

C'est BVA qui leur a posé la question. Résultat :

" ... / ... 71% des Français sont pour la suppression du bouclier fiscal (27% sont contre)
64% sont contre la suppression de l'ISF (35% pour) Par contre : 64% sont pour supprimer le bouclier fiscal et l'ISF si le taux d'imposition des personnes dont les revenus sont les plus élevés est augmenté (33% contre) ... / ... " - Source Reuters/Yahoo

Mais, dans le détail, a t-on expliqué à ces français combien coûterait en réalité la suppression de ces deux impôts ?

C'est Le Figaro qui donne la réponse : " ... / ... Le bouclier coûte 678 millions à l'État, l'ISF rapporte près de 4 milliards .... / ... "

Néanmoins, comme l'écrit Le Point : " ... / ... Selon Pierre Méhaignerie, le gouvernement veut attendre la parution, fin décembre, d'un rapport de la Cour des comptes sur la fiscalité européenne. Ce document devrait en effet servir de base à l'organisation d'un "débat" de 4 mois dans le pays sur les spécificités de la fiscalité française. L'occasion de faire de la pédagogie auprès de la population et de préparer le terrain à la suppression simultanée du bouclier fiscal et de l'ISF ... / ... "

Cette prudence aurait-elle un lien avec la méaventure électorale de l'un des prédécesseur de Nicolas Sarkozy ?

En effet, un certain Jacques Chirac ayant supprimé en 1986 l'IGF (ancêtre de l'ISF) et perdu la présidentielle de 1988, n'a plus jamais par la suite évoqué la suppression de l'ISF (rétablit par Michel Rocard en 1989) - Slovar les Nouvelles

Mais son successeur en quête de voix pour 2012, aura t-il cette prudence ?

Après tout, pourrait-on dire à l'Elysée : " que représentent 4 petits milliards à côté des 1.591,5 milliards (fin juin 2010) de dette publique " ... Lorsqu'il s'agit de conserver le pouvoir et de faire payer l'addition à tous les français, au cours d'un deuxième mandat qui sera, de toute façon le dernier ?

Et oui, comme dit Patrick Bruel : "Le plus important au Poker, ce ne sont pas les cartes, c’est ce que vous en faites" ...

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FlickR CC - Justyn

07 octobre 2010

Sécurité des biens et des personnes : Privatisation et sébille au menu ?

En 2008, Nicolas Sarkozy, à l'occasion d'un livre blanc sur "La participation de la sécurité privée à la sécurité générale en Europe ", évoquait une : "coproduction" de sécurité. 2 ans plus tard, entre transferts de compétences et financement par le privé, on peut s'interroger sur l'avenir de la police républicaine

Pour des raisons budgétaires, la police nationale voit ses effectifs et moyens fondre au profit du privé.

C'est ce que constate le Journal La Croix : " Avec une croissance moyenne de 3 % par an, les entreprises du secteur (privé)– qui embauchent aujourd’hui 165 000 salariés – pourraient compter 200 000 agents dans les cinq ans à venir. De quoi, à terme, talonner les effectifs de la police et de la gendarmerie qui, réunis, se chiffrent à 248 000 ... / ... "

Ce qui fait dire à Jean-Jacques URVOAS Maître de conférences en droit public et secrétaire national du PS chargé de la sécurité: " Les engagements de campagne sont reniés et le locataire de l’Elysée n’a plus grand rapport avec le candidat qui proclamait à Perpignan, le 23 février 2007, vouloir « un Etat qui consacre plus de moyens à ses missions régaliennes qui ont été trop négligées ». En 2009, le démantèlement de la maison Police s’amplifie avec une nouvelle réduction de 2 383 ETPT (Equivalent temps plein travaillé), dont 1 432 pour les seuls gardiens de la paix. En 2010, il faudra encore sacrifier 1 329 ETPT, puis 712 en 2011... / ... " "Le baiser de Judas, ou comment Sarko a abîmé la police républicaine"

Exemple de transfert de compétence ?

" ... / ... Aujourd'hui, en plus de leur activité habituelle (patrouilles et enquêtes), les policiers et gendarmes doivent en effet assumer aussi des tâches relevant du domaine de la justice : sécurité des procès, déplacements des détenus ... / ... A partir de janvier 2011, d'après Le Figaro, ces tâches seraient assurées à la fois par des policiers et gendarmes réservistes (retraités)... et par des sociétés privées ... / ... " - Le Post

Mais le privé est déjà bien présent dans d'autres tâches et ... coûte moins cher !

" ... / ... Les pouvoirs publics ont intérêt à transférer un maximum de tâches vers le privé. Et ce, pour des raisons financières, estime Frédéric Ocqueteau, sociologue au CNRS et spécialiste des politiques de sécurité. Un salarié du privé coûte sensiblement moins cher qu’un fonctionnaire puisqu’il est payé à la prestation et sur une base horaire. » Un atout de taille à l’heure des restrictions budgétaires imposées par la révision générale des politiques publiques (RGPP).

Et ne présente absolument pas les mêmes garanties en termes de formation !

Car même si dans le cadre de la loi Loppsi 2, le texte du gouvernement prévoit la création d’un Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps) qui aurait pour but de définir des agréments et un code de déontologie. Dans les faits, nous dit La Croix : " des milliers de salariés travailleraient sans carte. Plus grave, certains seraient des repris de justice. Pour échapper aux contrôles menés par les préfectures, il leur suffit d’opter pour le statut d’auto-entrepreneurs ... / ... "

Encore plus étonnant : Quand l'état fait appel à des financements privés pour la lutte contre le crime !

Peu de gens le savent, mais le 14 septembre dernier, on pouvait lire dans Le Figaro : " Les 1500 agents de la police technique et scientifique sont appelés mardi à leur première journée de grève depuis la création de cette branche, il y a 25 ans ... / ... "

La raison ?

" ... / .... Certains de nos services sont au bord de l'asphyxie. Malgré un doublement des effectifs en dix ans (nous sommes passés de 700 à 1500 environ), nous sommes totalement débordés. Il faudrait que nous soyons encore le double pour répondre aux demandes ... / ... au laboratoire de Lyon, il y a 20.000 prélèvements en attente d'être analysés par mois ... / ... " Ce à quoi il faut ajouter : " ... / ... si l'on veut des bottes coquées pour se rendre sur un incendie, il faut sortir notre portefeuille personnel. Autre exemple : dans certains services locaux de la police scientifique, les collègues doivent attendre qu'un véhicule de la brigade anticriminalité puisse les transporter sur les cambriolages. Il est même arrivé que certains d'entre eux se déplacent avec des personnes venues déposer plainte, en l'absence de véhicules attribués au service ! " - Le Figaro

Et que pensez-vous que Brice Hortefeux, grand défenseur de la sécurité des français leur a obtenu ?

" ... / ... Brice Hortefeux vient de confirmer que sa loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure ... / ... comprendra une disposition visant à impliquer les compagnies d'assurances dans le financement de la police technique et scientifique (PTS) ... / ... " Nous leur avons demandé une contribution volontaire pour la prise en charge des équipements de relevé et d'analyse d'empreintes à hauteur de 6 millions d'euros sur trois ans ... / ... "

Cette disposition inventée par le sénateur UMP Jean-Patrick Courtois, devait fonctionner de la façon suivante : " ... / ... le système imaginé prévoyait que le fonds soit alimenté par une taxe sur les polices d'assurance-habitation comportant une garantie contre le vol. Un impôt déguisé en somme, frappant les bons clients des assurances, sachant que les compagnies n'hésiteraient pas une seconde à répercuter le prix de la taxe sur les primes des assurés ... / ... Flairant la polémique, Bercy et Beauvau ont donc revu le dispositif ... / ... le fonds sera «alimenté par un versement déterminé par convention sur les biens restitués à l'assureur ayant indemnisé le vol desdits biens ... / ... Le sénateur Courtois renchérit : " Grâce au fonds, il y aura plus de recherches ADN, elles coûteront moins cher et seront plus rapides, car les laboratoires investiront dans du matériel plus performant" - Le Figaro

Le tout, bien entendu, à rapprocher de ce que Brice Hortefeux déclarait à Grenoble: " Il y a une réalité simple et claire dans ce pays: les voyous et les délinquants n'ont pas d'avenir car la puissance publique finit toujours par l'emporter " ...


Bibliographie
Sécurité privée "La participation de la sécurité privée à la sécurité générale en Europe"

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Decitre

06 octobre 2010

Pôle emploi : Faire mieux avec ... moins de moyens !

Christine Lagarde l'a annoncé, fin septembre. L'objectif du gouvernement est : " que le taux de chômage repasse sous les 9% d'ici la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy ". Pôle emploi qui est son "bras armé" contre le chômage en a t-il les moyens ?

Le gouvernement et sa majorité le savent : Le discours sécuritaire et anti immigration ne suffira pas à gagner la présidentielle et les législatives de 2012. En effet, comme nous l'écrivions sur Slovar les Nouvelles : La préoccupation N°1 des français est le chômage !

Il va donc falloir rapidement prouver que ce que déclarait Nicolas Sarkozy dans son projet en 2007 est réalisable : " L’ANPE, l’Unedic, les Maisons de l’emploi seront réunies en un seul service public de l’emploi, qui interviendra immédiatement et de manière personnalisée pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de trouver ou retrouver un emploi beaucoup plus rapidement qu’aujourd’hui " - Abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy

Alors, qui de mieux placé pour évoquer le sujet du nombre de chômeurs que Christian Charpy, le patron de Pôle Emploi, qui répondait aux questions de La Tribune le 4 octobre.

La Tribune : Le projet de budget pour 2011 prévoit de reconduire la subvention à Pôle emploi au niveau de 2009 (1,36 milliard d'euros) mais pas les CDD et contrats aidés créés pour faire face à la crise. Est-ce raisonnable alors que le chômage reste toujours haut ?

" Le gouvernement et le conseil d'administration de Pôle emploi avaient acté en 2009 et 2010 une augmentation importante des effectifs, dont il était clairement indiqué qu'ils étaient temporaires. Au budget 2010, le renfort temporaire était de 1.000 CDD ... / ..." qui ne devraient pas être reconduits. Ce qui fait dire à Christian Charpy : " D'où la nécessité pour Pôle emploi de continuer sa réforme et de poursuivre toutes les synergies pour dégager des économies qui peuvent être redéployées sur les demandeurs d'emploi et les entreprises "

Refrain connu du "faire mieux avec moins" ! Mais : Des conseillers de plus en plus saturés !

" ... / ... nous avons des progrès à faire sur la personnalisation et l'intensité de l'accompagnement. Chaque conseiller suit en moyenne 105 demandeurs d'emploi, mais beaucoup en suivent davantage. Nous concentrons les moyens sur ceux qui sont le plus en difficulté, comme les 200.000 en CRP , en CTP ou en accompagnement renforcé. Là, le portefeuille est de un conseiller pour 50 demandeurs d'emploi ... / ... "

50 demandeurs d'emplois pour les CRP ? Le présent rédacteur de l'article et plusieurs de ses contacts réfutent ce chiffre. En effet, il existe une "solidarité" entre conseillers CRP qui fait que lorsque l'un deux atteind un nombre de proche de 90 demandeurs d'emplois, ses collègues prennent en charge les nouveaux inscrits. Or, ma conseillère par exemple est passée de 60 demandeurs lors de mon inscription à 90 moins de 3 mois plus tard !

Sans oublier, bien entendu, le travail des conseillers Pôle Emploi qui gèrent les autres cas et doivent suivre individuellement plus de 300 demandeurs d'emplois au quotidien !

En clair : Rien de neuf sous le soleil du : " service public de l’emploi, qui interviendra immédiatement et de manière personnalisée pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de trouver ou retrouver un emploi beaucoup plus rapidement "

Quelles solutions a mis en place la direction de Pôle Emploi pour pallier à ce manque chronique de personnel ?

Une Newsletter : " ... / ... Cette newsletter doit aider les demandeurs d'emploi à mieux connaitre nos services, à découvrir les secteurs qui recrutent, les modalités de formation, à avoir des informations sur l'indemnisation, etc. tout cela pour mieux les accompagner dans leur recherche d'emploi. Elle sera adressée, les premiers lundi de chaque mois, aux demandeurs d'emploi qui nous ont laissé leur mail ... / ..."

Ceux qui n'en disposent pas pourront toujours planifier l'achat ... d'un ordinateur !

Il ne faut pas oublier non plus : " la consultation des 500.000 demandeurs d'emploi et entreprises sur le fonctionnement de Pôle emploi lancée par Laurent Wauquiez "

Qu'en dit Christian Charpy ?

" Pôle emploi a terminé l'envoi des questionnaires. Laurent Wauquiez présentera les résultats à la mi-octobre. Nous avons déjà un fort taux de réponse. Il dépassera nettement les 10 %, constatés en général pour ce type d'enquête ... / ... Ceci doit permettre d'avoir une vision assez nette du degré de satisfaction des demandeurs d'emploi et des entreprises à l'égard de Pôle emploi et du sentiment d'utilité des services qui sont mis en œuvre mais également d'améliorer la qualité de nos services "

Qu'y avait-il dans ce questionnaire "demandeurs d'emploi" ?

Dans la mesure ou le rédacteur de cet article est chômeur et dispose d'une adresse Email, il a reçu ledit questionnaire dont il vous donne ci-dessous quelques unes des questions.

" Etes-vous satisfait(e) de la façon dont votre dossier est géré concernant vos allocations ?

Etes-vous satisfait(e) de la qualité de l'accueil qui vous est réservé par les équipes Pôle emploi (au téléphone, ou lorsque vous vous déplacez en agence) ?

Lors de vos différents contacts avec les équipes Pôle emploi, diriez-vous de vos interlocuteurs qu'ils sont à votre écoute ?

Avez-vous déjà adressé une réclamation aux services de Pôle emploi ?

Estimez-vous que les démarches pour s'inscrire au chômage sont plus simples à Pôle emploi que lorsqu'existaient encore l'ANPE et les Assedic ?

Et dans l'ensemble, diriez-vous que vous êtes très, assez, peu ou pas du tout satisfait(e) de Pôle emploi (qui est issu de la fusion entre l'Anpe et les Assédic) ?

La crise économique ou l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi explique t-il selon vous que Pôle emploi n'arrive pas à vous satisfaire pleinement ?

On pourra au passage, noter qu'il n'est jamais fait mention de : La quasi impossibilité de joindre son conseiller en cas de litiges ou questions (et le recours quasi automatique au 3949 qui est bien souvent saturé !)

Aveu sans détour, du manque d'effectif qui ne sera, si l'on en croît Christan Charpy, réglé dans les deux ans qui viennent !

Mais si l'on en croît Christine Lagarde qui ne devrait, selon toute vraissemblance ne plus être en charge du dossier après le remaniement ministériel : " Aujourd'hui, on est à 9,3%, il faut qu'on continue à améliorer ce chiffre-là. Si on arrive à passer à 9 et puis, peut-être, un petit peu en-dessous, ce serait formidable " tout en excluant pas : " un peu de tôle ondulée ", c'est-à-dire des rechutes ponctuelles ... / ... " - La Tribune

Les conseillers de Pôle Emploi et les chômeurs, futurs gestionnaires et victimes de la "tôle ondulée" ne pourront qu'apprécier l'idée du "petit peu en-dessous, ce serait formidable", s'il veut bien se concrétiser ... avant 2012 !

05 octobre 2010

Comment Wauquiez "offre" du personnel aux sociétés de vente directe !

Un emploi chez Tupperware, les sous-vêtements Charlott ou Herbalife ça vous tente ? Pour les chômeurs, ça pourrait devenir une réalité, du moins si l'on en croit, l'accord-cadre signé par Laurent Wauquiez au nom de Pôle Emploi et le syndicat de la vente directe.

Cet accord n'est pas le premier, puisqu'il fait suite à celui du 12 mai dernier, où Laurent Wauquiez et la Fédération de la Vente Directe avaient déjà paraphé un premier accord, visant à favoriser la création de 100.000 emplois sur trois ans dans ce secteur

Que disait le premier accord ?

C'est Capital qui nous le présentait en ces termes : " ... / ... L’accord signé, le 13 mai, avec le secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi, Laurent Wauquiez, prévoit de recruter en priorité les jeunes de 18 à 25 ans, les seniors, les femmes, les personnes peu ou pas diplômées ... / ... En échange, Pôle Emploi promet de promouvoir les postes de vendeurs à domicile auprès des demandeurs d’emploi ... / ... L’Etat va enfin financer une "étude prospective" pour dresser un état des lieux du secteur (qualifications, pyramides des âges, perspectives économiques, etc.) ... / ... "

Mais c'est quoi la vente directe (ou à domicile) est-ce vraiment un emploi ?

Vente à domicile, définition de l'APCE :

" ... / ... La vente à domicile se situe entre la distribution classique en magasins et la vente par correspondance. Elle peut revêtir trois formes : le "porte à porte", la "vente par réunion privée" : un particulier réunit chez lui ou chez l'une de ses relations, une dizaine de personnes afin de leur proposer différents produits et d'en faire la démonstration (en général, des articles ménagers, cosmétiques ou vêtements), la vente en réseaux (le marketing multi-niveaux). Le vendeur à domicile indépendant est un professionnel qui effectue la vente de produits ou de services à domicile ou dans des lieux non destinés à la commercialisation (ex. : réunions, excursions) ... / ... " Voir aussi "le statut social et fiscal du vendeur à domicile"

Mais qui sont précisément ces vendeurs ?

" ... / ... Ce sont en majorité les femmes et les seniors qui s'accommodent de ce régime précaire, en complément d'une vie familiale, d'une retraite ou d'un poste à temps partiel. Leur rémunération, constituée exclusivement de commissions sur les ventes, peut varier, d'après la FVD, " de deux cents à plusieurs milliers d'euros par mois, selon le temps que l'on y consacre ... / ... " - Le Point

Et quelles sont les entreprises les plus connues du secteur ?

Amway, les fenêtres K par K, les sous-vêtements Charlott, Tupperware mais aussi des entreprises d'énergie (Direct énergie, GDF Suez), de télévision (Canal+) de téléphonie et d'internet, et quantité d'entreprises de "bien être" comme le très controversé Herbalife (Voir aussi le Forum Atoute.org ou le rapport commandé par l'AFSSAPS en 2009 (Liste complète des adhérents sur le site de la Fédération de la vente directe )

Herbalife, par exemple, dont les propositions sont assez loin de la notion d'emploi revendiquée par Laurent Wauquiez :

# l’occasion d’être votre propre patron # la possibilité de démarrer tout de suite, peu importe votre niveau d’étude # le choix d’une activité que vous pouvez exercer depuis votre domicile – ni bureau, ni magasin, ni stock # La liberté de gérer votre emploi du temps # Un statut légal, défini par la loi: VDI, Vendeur à Domicile Indépendant - Source Herbalife

Mais comme l'écrit Le Figaro : " ... / ... La crise a apporté un éclairage nouveau sur le secteur. Dans un contexte difficile pour l'emploi, ce métier apparaît comme une aubaine ... / ... " La Croix de son côté indique : " ... / ... Le coût de la vie pèse énormément sur les ménages à cause de la crise ... / .... Les femmes sont aussi les premières clientes de la vente directe. « Ça se passe souvent entre copines », raconte Florence Ronceray, mère à 35 ans de trois enfants, qui gagne 300 € par mois en vendant à domicile les objets de décoration ... / ... "

Alors emplois ou cache misère pour améliorer les chiffres du chômage ?

Particulièrement touchés par le chômage, les seniors pourraient bien être les premiers à en "améliorer" les chiffres. En effet, il semble bien que l'accord signé par le ministre les concerne au premier niveau.

Car si le Ministre a largement communiqué sur la nouvelle : " offre Senior +", il est à noter que : " ... / ... Les seniors figurent parmi les "publics cibles" de plusieurs accords signés par l'organisme, comme récemment avec le secteur de la vente directe ... / ... " Magazine Carrière Paperblog citant le journal « La Montagne »

En quelque sorte, une façon "habile" d'éviter qu'une inflation de chômeurs de plus de 55 ans ne vienne contrarier l'allongement de la durée de cotisation et le report de l'âge de la retraite à 62 ans ...


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Femme actuelle

04 octobre 2010

Nicolas Sarkozy et les français n'ont pas les mêmes priorités !

Sécurité, immigration et terrorisme le "tiercé", soit disant gagnant pour 2012 du Président, ne fait plus recette auprès des français qui se préoccupent ... du chômage et de l'avenir des retraites. Mais la chasse aux électeurs continue à battre son plein !

Devant des français révoltés ou désabusés, à l'Elysée, on croyait pouvoir impunément, ressortir le candidat qui a "tué le job de ministre de l'intérieur". En effet, depuis le discours de Grenoble, le programme économique et social est passé à la trappe au profit du tout sécuritaire et du danger de l'immigration. 2012 oblige !

Si ce revirement, qui a pour but avoué, d'aller chercher "avec les dents" non pas ... la croissance, mais les électeurs de droite les plus radicaux, semble fonctionner, il est aisé de remarquer que celui-ci n'atteint pas visiblement pas la majorité de la population qui a d'autres priorités ou valeurs !

Constat : Un Président en quête de voix mais de plus en plus impopulaire !

Impopularité, c'est le terme le plus adapté à la situation puisque, comme nous l'explique Le Parisien du 30 septembre : " En cette fin du mois de septembre, Nicolas Sarkozy est au plus bas depuis juin 2007. Seuls 26 % (- 4 points) des personnes interrogées lui font confiance, alors qu'elles sont 72 %, près des trois quarts, à affirmer ne pas lui faire confiance, plus haut niveau de défiance jamais mesuré par ce baromètre depuis son élection. 2 % des sondés ne se prononcent pas ... / ... "

Peu importe puisque la chasse aux voix semble devenir une obsession !

Ainsi comme l'écrit Le Progrès : " ... / ... Plus délicate pour Nicolas Sarkozy et l'UMP se présente la reconquête des franges centre droit, un peu catho, un peu bourgeoisie moyenne, ou de droite conservatrice sans excès, choquées voire atterrées par le côté bling-bling du Président, ses outrances et ses positions à la hache et les affaires à répétition. L'autre jour à Vézelay, en compagnie du très démocrate-chrétien Michel Mercier, ministre de l'Espace rural, il s'est très directement adressé aux catholiques en revenant sur « le témoignage chrétien de la France ». Cette semaine, il rencontrera le pape à Rome.

Et pendant ce temps là, quelles sont les priorités des français ?

On peut en avoir une idée au travers d'une étude Obea Intraforces pour France Info et le quotidien gratuit 20 Minutes publiée le 3 octobre

Si, selon l'étude, en termes de terrorisme : " ... / ... 79% des Français pensent que cette menace est «sérieuse». Parmi eux, 30% la considèrent même comme «très sérieuse». Pourtant, le risque d’attentat autour duquel le gouvernement a communiqué ces derniers temps n’arrive pas en tête de leurs préoccupations.

Car : " ... / ... le chômage se classe au premier rang des préoccupations des sondés (28,8%) devant l'avenir des retraites (20,8%) et la crise économique (19,9%) ... / ... Viennent ensuite l'insécurité (10,9%), le terrorisme (8,8%), la menace environnementale (6,8%) et l'immigration (4,1%) ... / ... " - 20Minutes

Damned, encore raté ! Maintenant, comment essayer de retrouver un peu de popularité tout en continuant la chasse à l'électorat ?

Et bien, en brandissant la disparition possible du bouclier fiscal, de plus en plus contesté, même dans la majorité présidentielle, tout en préparant l'abrogation de l'ISF, comme se plaisait à l'expliquer Alain MINC (à quel titre d'ailleurs ?) ce matin sur Europe1

Opération qui serait hautement symbolique aux yeux de l'opinion et ôterait un argument à l'opposition mais ... qui serait un désastre pour les finances publiques !

Le coût du bouclier fiscal pour l'Etat a été de 585,6 millions d'euros en 2009 or, hier soir sur M6, François Fillon déclarait que la disparition de l'Impôt sur la fortune représenterait "trois milliards d'euros de recettes de moins pour l'Etat " - L'Express Et Fillon d'ajouter, sans autre précision : " "Dès lors, il faut trouver des recettes alternatives"

Mais après tout, lorsqu'on sait qu'en échange de 3 milliards de baisse de la TVA sur la restauration : " ... / ... Le secteur a créé 29.500 emplois nets, hors intérim, entre le 1er juillet 2009 et le 30 juin 2010 ... / ... " - Nouvel Obs, notre Président pourra toujours dire, façon Mastercard ® : " qu'il y a certaines choses qui ne s'achètent pas, pour tout le reste ..."